L’économie du signe
Publié le 28 août 2009
Untel travaille «trois jours semaine». La bataille des plaines d’Abraham a eu lieu en «dix-sept cinquante-neuf». L’autobus passe «à sept». L’établissement est géré par «l’équipe école».
La preuve, linguistique cette fois, qu’il n’y a pas de petites économies.
9 réactions sur L’économie du signe
L’équipe-école (il y a un trait-d’union dans les documents que je reçois de la CSDM) est une création particulièrement douloureuse. C’est d’une laideur totale, ça se prononce mal et… ça ne veut rien dire. Qui fait partie de l’équipe de l’école? Juste les profs? Les profs et les professionnels en contact avec les enfants? Tous les adultes de l’école? Les adultes et les enfants?
Mystère. Lorsque ce barbarisme disparaîtra, je sais déjà que je me sentirai soulagée.
Où l’équipe-école se rassemble-t-elle ? [...]
À la radio ce matin : «expérience terrain».
La FRIJQ met elle-même la main à la pâte : elle économise les articles et autres mots de transition (entre «intermédiaires» et «jeunesse»). [...]
[...] L’économie des mots de liaison sévissait déjà (p. 156-159). [...]
Il y a ces mots qu’on économise, dont j’ai eu l’occasion de parler. [...]
Un autre cas de ces économies lexicales qui nous entourent ?
J’ai déjà eu l’occasion de parler apocope lexicale (diff pour difficile, confo pour confortable) et apocope syntaxique (C’est moi, l’équipe école). [...]
[...] Une préposition, est-ce si coûteux ? [...]