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	<title>L’Oreille tendue &#187; Accent &amp; prononciation</title>
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	<description>« Nous n’avons pas besoin de parler français, nous avons besoin du français pour parler » (André Belleau).</description>
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		<title>Non, Solange ne te parle pas québécois</title>
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		<pubDate>Fri, 18 May 2012 09:29:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoît Melançon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Accent & prononciation]]></category>

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		<description><![CDATA[Le 16 avril, sur YouTube, nouvelle capsule de la série Solange te parle : Solange te parle québécois. À la première écoute, l’Oreille tendue avait trouvé fort réussi le passage, bière aidant, d’un accent parisien à un accent québécois, et bien choisies les expressions employées (bain là, nécessairement, dans le fond). Qu’on en juge. Dès sa [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le 16 avril, sur YouTube, nouvelle capsule de la série <em>Solange te parle</em> : <em>Solange te parle québécois</em>. À la première écoute, <em>l’Oreille tendue</em> avait trouvé fort réussi le passage, bière aidant, d’un accent parisien à un accent québécois, et bien choisies les expressions employées (<a href="http://oreilletendue.com/2012/03/26/bain-la/"><em>bain là</em></a>, <a href="http://oreilletendue.com/2009/12/17/changement-capital/"><em>nécessairement</em></a>, <em>dans le fond</em>).</p>
<p>Qu’on en juge.</p>
<p><center><iframe width="560" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/wrM53tIktwA" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></center></p>
<p>Dès sa sortie, la vidéo a été largement commentée, par exemple sur <a href="http://solangeteparle.com/2012/04/16/solange-te-parle-quebecois/">YouTube</a> ou sur le blogue <a href="http://www.entouscas.ca/2012/04/du-francais-quebecois/"><em>En tous cas</em></a>.</p>
<p>Plus récemment, Hugo Dumas lui a consacré un article chagrin, «Solange te parle sans accent», dans <em>la Presse</em> du 10 mai 2012 (cahier Arts, p. 8). Il décrit d’abord la série <em>Solange te parle</em> et, s’agissant de <em>Solange te parle québécois</em>, il rappelle que Solange s’appelle en fait Ina Mihalache et qu’elle a vécu 19 ans au Québec avant de s’établir en France. Dumas est «extrêmement perplexe» devant la volonté d’Ina Mihalache de refuser, dès l’adolescence, l’«accent québécois» — comme s’il n’y en avait qu’un — au profit de l’«accent français» — bis. Il déplore qu’elle ait cessé de parler «en québécois pure laine», qu’elle se soit débarrassé «de son parler québécois», qu’elle ne parle plus «notre langue» : «se travestir vocalement à ce point, c’est troublant», écrit celui qui affirme pourtant ne pas «vouloir jouer au psy à cinq sous».</p>
<p>Laissons Dumas à ses états d’âme, mais insistons sur une chose, qui unit le journaliste et la comédienne : l’un et l’autre se trompent quand ils disent que la seconde a délaissé sa «langue maternelle», que, pour elle, c’est une «langue morte». Solange ne parle qu’une langue, le français, tantôt avec un accent, tantôt avec un autre. <a href="http://oreilletendue.com/2009/07/22/la-la/"> Il n’existe pas de langue qui s’appellerait «le québécois».</a></p>
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		<title>Journal de Paris (et de Twitter)</title>
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		<pubDate>Mon, 14 May 2012 09:51:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoît Melançon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Accent & prononciation]]></category>
		<category><![CDATA[Gastronomie & décoration]]></category>
		<category><![CDATA[Néologie]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Radio]]></category>
		<category><![CDATA[Sport]]></category>
		<category><![CDATA[Sur la route]]></category>
		<category><![CDATA[Télévision]]></category>

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		<description><![CDATA[Quelques jours en France ? L’Oreille tendue ne se détend pas, et elle échange avec ses correspondants sur Twitter. 4 mai 2012 Arrivée à Paris ce matin. Première constatation linguistique : «Merci», c’est fini; «Merci beaucoup» a pris sa place. Commentaire (expérimental) de @variations_zoo : «j’ai fait l’expérience ce matin, ça marche ». C’est le Monde qui le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Quelques jours en France ? <em>L’Oreille tendue</em> ne se détend pas, et elle échange avec ses correspondants sur Twitter.</p>
<p>4 mai 2012</p>
<p>Arrivée à Paris ce matin. Première constatation linguistique : «Merci», c’est fini; «Merci beaucoup» a pris sa place.</p>
<p style="padding-left: 30px;">Commentaire (expérimental) de <a href="http://twitter.com/variations_zoo/status/198693231968530433">@variations_zoo</a> : «j’ai fait l’expérience ce matin, ça marche <img src='http://oreilletendue.com/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':-)' class='wp-smiley' /> ».</p>
<p>C’est <em>le Monde</em> qui le dit : <em>out</em> les <em>lepénistes</em> et les <em>frontistes</em>. Les électeurs du Front national sont désormais des <em>marinistes</em>, du prénom de la fille et héritière politique de Jean-Marie Le Pen (5 mai 2012, p. 15). Marine a évincé son papa ?</p>
<p style="padding-left: 30px;">Commentaire (lexicoculinaire) de <a href="http://twitter.com/iericksen/status/198503128839102465">@iericksen</a> : «On parlera bientôt de marinés et de marinades.»</p>
<p>5 mai 2012</p>
<p>La loi française veut interdire «Mademoiselle» sur les formulaires officiels. La loi ne s’applique pas (encore) dans les cafés.</p>
<p style="padding-left: 30px;">Commentaire (préventif) de <a href="https://twitter.com/#!/cvoyerleger/status/198823898308018176">@cvoyerleger</a> : «On l’utilise encore au Québec même après X années d’absence des formulaires. Ce sera long. Et certaines femmes y tiennent.»</p>
<p>6 mai</p>
<p>Larguez les amarres est une librairie, rue de la Gaîté, spécialisée en marine, voyages et aviation. Elle a dû fermer quelques jours. La raison ? Un «dégât des eaux». Injustice immanente ?</p>
<p>À la télé, en cette soirée électorale : «Je suis absolument dans la voiture d’Henri Guaino.»</p>
<p style="padding-left: 30px;">Commentaire (interrogatif) de <a href="http://twitter.com/MelAbdelmoumen/status/199427676921008128">@MelAbdelmoumen</a> : «L’Oreille a-t-elle remarqué, chez les journalistes tv français, cette confusion étonnante de l’“eh bien” et de la virgule ?», suivi d’un <a href="http://twitter.com/MelAbdelmoumen/status/199430807763427328">exemple</a> : «F. H. est rentré, eh bien, chez lui. Il a voulu, eh bien, dit-il, saluer la foule. N. Sarkozy, eh bien, quant à lui, etc.»</p>
<p>Métro, Étoile-Nation, 23 h 45 : «Bon quinquennat, M’sieurs-dames», dit le chanteur à la guitare.</p>
<p>7 mai</p>
<p>Chronique mode : la Parisienne confond rarement leggings / collants et pantalon. Ce sont les filles de <a href="http://gofugyourself.com/"><em>Go Fug Yourself</em></a> qui seraient fières d’elles.</p>
<p>Ce soir, à la Comédie-Française, <em>Une puce, épargnez-la</em>, de Naomi Wallace, traduction de Dominique Hollier. On y apprend qu’en langage de matelot une femme à la poitrine plantureuse aurait «de la voile».</p>
<p>8 mai</p>
<p>Consultation linguistique auprès d’une Parisienne de 16 ans. Expressions à la mode à Lutèce ?</p>
<p style="padding-left: 30px;">1. Vous croisez quelqu’un que vous connaissez; vous saluez; on ne vous répond pas. Vous levez la main en classe; on ne vous voit pas. Dans un cas comme dans l’autre, vous venez de «prendre un vent».</p>
<p style="padding-left: 60px;">Commentaire de <a href="http://twitter.com/beloamig_/status/199990199546159104">@beloamig_</a> : «Je suis ce producteur de vents, archimyope.»</p>
<p style="padding-left: 60px;">N.B. On entend aussi <em>se prendre un bache</em>.</p>
<p style="padding-left: 30px;">2. <a href="http://oreilletendue.com/2012/03/09/reponse-a-michel-dumais-genre/">@mdumais</a> sera heureux d’apprendre que le mot «genre» est (aussi) populaire à Paris.</p>
<p style="padding-left: 60px;">Confirmation, sur Twitter, par <a href="http://twitter.com/MrJeg57/status/200693053906894849">@MrJeg57</a> : «Expressions passablement énervantes, à bannir au plus vite : “Dire de la merde”, “genre”, “style”, “t’es sérieux, là ?”, «Et pis tout”, “trop”.»</p>
<p style="padding-left: 30px;">3. Le <a href="http://fr.wiktionary.org/wiki/bolos"><em>bolos</em></a> — prononcé avec des <em>o</em> graves — est, entre autres choses, un bouffon, mais pas congénital. Qui est <em>bolos</em> ne l’est généralement que temporairement. Du moins, c’est ce qu’on lui souhaite.</p>
<p style="padding-left: 30px;">4. Le <em>casso</em> (ou <em>cassos</em>) est un <em>bolos</em> en bien pire : son état est permanent. L’origine de ce substantif, très péjoratif, est peut-être à chercher du côté du <em>cas social</em>. Il paraît être proche de l’<a href="http://oreilletendue.com/2011/08/26/vieillir-prematurement/"><em>ortho</em></a> québécois.</p>
<p style="padding-left: 30px;">5. Qui <em>se tape une barre</em> rit beaucoup.</p>
<p style="padding-left: 30px;">6. Ce gâteau est <em>une tuerie</em> ? Il en a été question <a href="http://oreilletendue.com/2012/05/11/divergences-transatlantiques-021/">ici</a>.</p>
<p style="padding-left: 30px;">7. Vous vouliez voir un film, mais, quand vous vous présentez au cinéma, il vient de quitter l’affiche ? Vous étiez absente de l’école le jour où il y avait des frites à la cantine ? Vous avez, bien sûr, le <em>seum</em>.</p>
<p style="padding-left: 30px;">8. L’historique <em>ta gueule</em> pourrait être avantageusement remplacé par <em>stéve</em>.</p>
<p>9 mai</p>
<p>Métro Mairie d’Ivry-La Courneuve, 10 : des lycéens révisent à haute voix leurs notes de cours sur l’identité sexuelle. Une pensée pour <a href="http://denisdutton.com/bad_writing.htm">Judith Butler</a> ?</p>
<p>10 mai</p>
<p><em>L’Oreille</em> se rend à la salle Charles-Trenet de la maison de Radio-France pour assister à un enregistrement du <a href="http://www.franceinter.fr/emission-le-masque-et-la-plume"><em>Masque et la plume</em></a>. Jérôme Garcin, l’animateur de cette émission de radio, joue de la distinction <a href="http://oreilletendue.com/2010/03/26/une-weltanschauung-dans-un-adjectif/">deuxième / second</a>. <em>L’Oreille</em> devrait-elle se réjouir ?</p>
<p>«Vous avez voté ?» demande l’un. «Je l’ai fait par acte citoyen», répond l’autre. La manie du <em>citoyen</em> adjectivé est universelle.</p>
<p>11 mai</p>
<p>Le signe de l’américanisation de la France ? Pas la langue. La dimension des portions au restaurant.</p>
<p style="padding-left: 30px;">Commentaire (inquiet) de <a href="http://twitter.com/dionnecharles/status/201041950336483328">@charlesdionne</a> : «Dès que le doggie bag aura été popularisé, on pourra craindre le pire pour la France !».</p>
<p>Ma voisine : «Nous allons prendre seulement une entrée, un plat et un dessert, avec un pichet de rouge.» L’adverbe ravit.</p>
<p>Histoire d’être dépaysée, <em>l’Oreille tendue</em> regarde, à télé française, un match de hockey (Canada-Finlande). Les commentateurs de Sport+ s’en donnent à cœur joie : «Mikko Koivu est monstrueux depuis le début du match»; «Dion Phaneuf se fait manger par le capitaine finlandais»; «L’équipe canadienne se fait bouger par les Finlandais»; «Les Canadiens sont dominés dans tous les compartiments du jeu.» Ça change de <a href="http://oreilletendue.com/2010/10/10/le-zeugme-du-dimanche-matin-2/">Benoît Brunet</a>. (Cela dit, «incroyable» sévit ici aussi.)</p>
<p style="padding-left: 30px;">Commentaire (jaloux) de <a href="http://twitter.com/NieDesrochers/status/201057098249945089">@niedesrochers</a> : «OUATE?!? Pourquoi on diffuse pas ça ici??? #SoiréeTéléÀOuagadougou #TropInjuste».</p>
<p>«Du pipi de chat», disait-il à son téléphone. «Du pipi de chat», insistait-il. <em>L’Oreille tendue</em> décida de ne pas le contredire, et de rentrer chez elle.</p>
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		<title>Divergences transatlantiques 021</title>
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		<pubDate>Fri, 11 May 2012 09:17:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoît Melançon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Accent & prononciation]]></category>
		<category><![CDATA[Divergences transatlantiques]]></category>
		<category><![CDATA[Numérique]]></category>

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		<description><![CDATA[Votre gâteau est bon ? Au Québec, il pourra être écœurant. En France, ce sera une tuerie. Autrement dit, ce qui est dégoûtant peut ravir et l’assassinat peut donner la vie. *** Brèves remarques sur ces deux mots. Dans la Belle Province, le mot écœurant, quand il est mélioratif, se prononce souvent é—cœu—rant, avec trois accents [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Votre gâteau est bon ? Au Québec, il pourra être <em>écœurant</em>. En France, ce sera une <em>tuerie</em>.</p>
<p style="text-align: left;" align="center">Autrement dit, ce qui est dégoûtant peut ravir et l’assassinat peut donner la vie.</p>
<p style="text-align: center;">***</p>
<p>Brèves remarques sur ces deux mots.</p>
<p>Dans la Belle Province, le mot <em>écœurant</em>, quand il est mélioratif, se prononce souvent <em>é—cœu—rant</em>, avec trois accents toniques. Exemple d’utilisation : «[Les] photos sont écœurantes» (<em>la Presse</em>, 10 août 2001).</p>
<p>Selon des sources parisiennes proches de <em>l’Oreille tendue</em>, la <em>tuerie</em> est fréquemment alimentaire, mais pas seulement. Ce qu’elle désigne est <em>génial</em> et <em>tout le monde se l’arrache</em>.</p>
<p>Le jour même où <em>l’Oreille</em> découvre l’existence de ce mot, elle lit ceci <a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article2910">chez François Bon</a> : «Puis l’autre tuerie (mais pourquoi les autres ne le font pas ? – ni même iPad, même si fonctions proches…), l’adresse e-mail attachée à votre bécane.» Merci, François, de la confirmation.</p>
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		<title>Fil de presse 013</title>
		<link>http://oreilletendue.com/2012/05/02/fil-de-presse-013/</link>
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		<pubDate>Wed, 02 May 2012 09:25:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoît Melançon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Accent & prononciation]]></category>
		<category><![CDATA[Dicos]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire de la langue]]></category>
		<category><![CDATA[Numérique]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Typographie]]></category>

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		<description><![CDATA[Des livres sur la langue ? Il y en a pour tous les goûts. Pour ceux qui se sentent menacés : 11 + 1 propositions pour défendre le français de Xavier Combe (Paris, L’Harmattan, 2011, 68 p.). Pour ceux qui n’ont pas peur : Aventures et mésaventures des langues de France d’Henriette Walter (Paris, Honoré Champion, coll. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Des livres sur la langue ? Il y en a pour tous les goûts.</p>
<p>Pour ceux qui se sentent menacés : <em>11 + 1 propositions pour défendre le français</em> de Xavier Combe (Paris, L’Harmattan, 2011, 68 p.).</p>
<p>Pour ceux qui n’ont pas peur : <em>Aventures et mésaventures des langues de France</em> d’Henriette Walter (Paris, Honoré Champion, coll. «Champion classiques. Références et dictionnaires», 5, 2012, 304 p. Préface de Jean Pruvost).</p>
<p>Pour ceux qui aiment les lettres qui bougent : <em>Anagrammes renversantes</em> d’Étienne Klein et Jacques Perry-Slakow (Paris, Flammarion, 2011, 105 p.).</p>
<p>Pour ceux qui sont attentifs à leur corps : <em>Histoire des expressions populaires relatives à l’anatomie, à la physiologie et à la médecine</em> d’Édouard Brissaud (Genève, Slatkine reprints, 2012, 350 p. Réimpression de l’édition de Paris, 1899).</p>
<p>Pour ceux qui veulent bien prononcer : <em>De la prononciation française depuis le commencement du seizième siècle, d’après le témoignage des grammairiens</em> de Charles Thurot (Genève, Slatkine reprints, 2012, 2 vol., 1540 p. Réimpression de l’édition de Paris, 1881-1883).</p>
<p>Pour ceux qui défendent la francophonie : <em>Privilège et rayonnement du français du XVIIIe siècle à aujourd’hui</em> d’Axel Maugey (Paris, Honoré Champion, coll. «Champion Essais», 12, 2012, 280 p.).</p>
<p>Pour ceux qui ont voté ou qui vont voter : <em>les Élections ou comment «s’eslire quelque manière de vivre» ?</em> de Jean Pruvost (Paris, Honoré Champion, coll. «Champion. Les mots», 2012, 144 p.); <em>Paroles, paroles : formules de nos politiques</em> de Frédéric Pommier (Paris, Seuil, 2012, 202 p.); <em>les Mots du spectacle en politique du </em>collectif Théocratie (Montreuil-sous-Bois, Éditions Théâtrales, 2012, 94 p.).</p>
<p>Pour ceux qui savent ce que ponctuer veut dire : <em>Esthétique de la ponctuation</em> d’Isabelle Serça (Paris, Gallimard, 2012, 307 p.).</p>
<p>Pour ceux qui surfent incognito : <em>Se nommer pour exister. L’exemple du pseudonyme sur Internet</em> de Marcienne Martin (Paris, L’Harmattan, coll. «Nomino ergo sum», 2012, 220 p.).</p>
<p>Pour ceux qui causent «américain» : <em>Dictionary of American Regional English</em> (cinquième et dernier volume, Cambridge, Harvard University Press, 2012).</p>
<p>Pour ceux qui veulent se rappeler le bon vieux temps : <em>Manuel des difficultés les plus communes de la langue française, adapté au jeune âge, et suivi d’un recueil de locutions vicieuses</em> de Thomas Maguire (Québec, Fréchette &amp; cie, 1841; <a href="http://www.gutenberg.org/ebooks/38913">édition numérique</a>, Project Gutenberg, 2012). Dans un ouvrage récent, Chantal Bouchard a longuement analysé ce manuel (<em>Méchante langue. La légitimité linguistique du français parlé au Québec</em>, Montréal, Presses de l’Université de Montréal, coll. «Nouvelles études québécoises», 2012, 178 p.).</p>
<p>Pour ceux qui apprécient l’<a href="http://oreilletendue.com/2011/07/19/sixieme-article-d%e2%80%99un-dictionnaire-personnel-de-rhetorique/">anaphore</a> : <a href="http://www.univ-rouen.fr/irshs/users/purh/spip.php?article647"><em>Anaphore et anaphoriques : variété des langues, variété des emplois</em></a>, collectif sous la direction de Camille Denizot et Emmanuel Dupraz (Rouen, Publications des universités de Rouen et du Havre, coll. «Cahiers de l’ERIAC», 4, 2012, 370 p.).</p>
<p>Pour ceux qui veulent apprendre de nouvelles langues : <em>From Elvish to Klingon. Exploring Invented Languages</em>, collectif sous la direction de Michael Adams (New York, Oxford University Press, 2011, 304 p.).</p>
<p>Pour ceux qui tendent l’oreille : <em>Mots en toc et formules en tic : petites maladies du parler d’aujourd’hui</em> de Frédéric Pommier (Paris, Seuil, coll. «Points. Le goût des mots», P2721, 2011 [2010], 216 p.).</p>
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		<title>Divergences transatlantiques 019</title>
		<link>http://oreilletendue.com/2012/04/11/divergences-transatlantiques-019/</link>
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		<pubDate>Wed, 11 Apr 2012 09:23:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoît Melançon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Accent & prononciation]]></category>
		<category><![CDATA[Divergences transatlantiques]]></category>
		<category><![CDATA[Lectures recommandées]]></category>

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		<description><![CDATA[Le bricoleur — le québécois comme les autres — le sait : avant d’appliquer la peinture de finition, il faut préparer les surfaces. En langage de chantier, au Québec, on dit «un primer» pour désigner la peinture à mettre avant la peinture de finition, et on prononce à l’anglaise : praïemeur. Si on veut éviter l’anglicisme, on [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le <a href="http://oreilletendue.com/2010/06/09/toi-mon-associe/">bricoleur</a> — le québécois comme les autres — le sait : avant d’appliquer la peinture de finition, il faut préparer les surfaces.</p>
<p>En langage de chantier, au Québec, on dit «un primer» pour désigner la peinture à mettre avant la peinture de finition, et on prononce à l’anglaise : <em>praïemeur</em>. Si on veut éviter l’anglicisme, on parle d’un «apprêt».</p>
<p>D’où l’étonnement de <em>l’Oreille tendue</em> devant la phrase suivante, qui se trouve dans <em>J’ai débranché</em> de Thierry Crouzet (2012) : «Bien sûr, c’est un primaire à l’eau» (p. 226).</p>
<p>Coup d’œil au <em>Petit Robert</em> (édition numérique de 2010), à «primaire» : «Techn. <em>Peinture, couche primaire</em>, appliquée sur le support nu (opposée à <em>de finition</em>). • N. f. <em>Une primaire d’accrochage</em>.»</p>
<p>Pour récapituler : «primer», «apprêt», «primaire» au masculin, «primaire» au féminin — pour un seul type de peinture.</p>
<p>Les voies du Rénovateur sont parfois impénétrables.</p>
<p>Référence</p>
<p>Crouzet, Thierry, <em>J’ai débranché. Comment survivre sans internet après une overdose</em>, Paris, Fayard, 2012, 306 p.</p>
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		<title>Convergence transatlantique</title>
		<link>http://oreilletendue.com/2012/03/28/convergence-transatlantique/</link>
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		<pubDate>Wed, 28 Mar 2012 09:21:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoît Melançon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Accent & prononciation]]></category>
		<category><![CDATA[Lectures recommandées]]></category>
		<category><![CDATA[Numérique]]></category>

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		<description><![CDATA[Thierry Crouzet (@crouzet) quitte Internet pendant six mois. Il en tire un livre, J’ai débranché (2012). L’Oreille tendue, elle, en tire (notamment) ceci : J’ai l’habitude d’être le clown de service. Il a suffi qu’un jour je quitte le Midi pour que plus personne ne me prenne au sérieux. Dans les boulangeries parisiennes, les clients s’exclament : [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Thierry Crouzet (<a href="https://twitter.com/#!/crouzet">@crouzet</a>) quitte Internet pendant six mois. Il en tire un livre, <em>J’ai débranché</em> (2012). <em>L’Oreille tendue</em>, elle, en tire (notamment) ceci :</p>
<blockquote><p>J’ai l’habitude d’être le clown de service. Il a suffi qu’un jour je quitte le Midi pour que plus personne ne me prenne au sérieux. Dans les boulangeries parisiennes, les clients s’exclament :</p>
<p>— Le paing !</p>
<p>Quand je parle en public, je provoque l’hilarité. J’ai beau m’attaquer à des sujets difficiles, les auditeurs se bidonnent. Mon accent détruit mes efforts d’abstraction (p. 19).</p></blockquote>
<p>Les Québécois savent très bien ce qu’il veut dire.</p>
<p>P.S.—Le sous-titre du livre de Crouzet est <em>Comment </em>revivre<em> sans internet après une overdose</em>, selon la couverture et la quatrième de couverture. C’est <em>Comment </em>survivre<em> sans internet après une overdose</em>, suivant la page de titre. Ça fait désordre (bibliographique).</p>
<p>Référence</p>
<p>Crouzet, Thierry, <em>J’ai débranché. Comment survivre sans internet après une overdose</em>, Paris, Fayard, 2012, 306 p.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Sacrer dans le poste</title>
		<link>http://oreilletendue.com/2012/03/27/sacrer-dans-le-poste/</link>
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		<pubDate>Tue, 27 Mar 2012 09:26:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoît Melançon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Accent & prononciation]]></category>
		<category><![CDATA[Jurons]]></category>
		<category><![CDATA[Télévision]]></category>
		<category><![CDATA[Traduction]]></category>

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		<description><![CDATA[Sur Twitter, le 25 mars, jour de diffusion du premier épisode de la cinquième saison de la série Mad Men, @richardhetu écrivait ceci : «La femme de Don Draper (J. Paré) vient de dire câlice. Une première à la télé américaine. #MadMen.» Le lendemain, même information, avec un commentaire («Misère») et la photo ci-dessous, chez @PasqualeHJ. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Sur Twitter, le 25 mars, jour de diffusion du premier épisode de la cinquième saison de la série <em>Mad Men</em>, <a href="http://twitter.com/richardhetu/status/184093939974930433">@richardhetu</a> écrivait ceci : «La femme de Don Draper (J. Paré) vient de dire câlice. Une première à la télé américaine. #MadMen.» Le lendemain, même information, avec un commentaire («Misère») et la photo ci-dessous, chez <a href="https://twitter.com/#!/@PasqualeHJ">@PasqualeHJ</a>.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://oreilletendue.com/2012/03/27/sacrer-dans-le-poste/calice/" rel="attachment wp-att-7009"><img class="aligncenter  wp-image-7009" title="calice" src="http://oreilletendue.com/wp-content/uploads/2012/03/calice.jpg" alt="" width="480" height="642" /></a></p>
<p>Jessica Paré, qui joue <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_Mad_Men_characters#Megan_Calvet">Megan Calvet</a>, la nouvelle Mrs Don Draper, vient de Montréal. Qu’elle utilise <a href="http://oreilletendue.com/2011/11/09/restons-religieux/"><em>câlice</em></a> est facile à justifier. (Vu son nom de famille, elle aurait aussi pu se servir de <em>calvette</em>, <a href="http://oreilletendue.com/2011/10/14/euphemisme-sacre/">forme euphémisée</a> de <a href="http://oreilletendue.com/2011/11/18/le-mal-aime-2/"><em>calvaire</em></a>.)</p>
<p>Est-ce la première fois que la télévision états-unienne fait entendre ce genre de langage ? Que nenni.</p>
<p>Dans le treizième épisode de la sixième saison des <em>Sopranos</em>, «<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Soprano_Home_Movies">Soprano Home Movies</a>» (2007), Tony Soprano fait affaire avec deux Québécois francophones. L’un dit à l’autre : «<a href="http://oreilletendue.com/2011/10/10/hostie/">Astie</a>, j’ai oublié !».</p>
<p>La culture québécoise s’exporte au sud de la frontière.</p>
<p>P.S.—Il y a aussi un «Saclebleu», pour «Sacrebleu», dans «<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Cold_Cuts_%28The_Sopranos%29">Cold Cuts</a>» (cinquième saison, neuvième épisode, 2004). La traduction française, visible sur <a href="http://www.youtube.com/watch?v=QPxL8_OHdnI">YouTube</a>, a remplacé ce juron par «<a href="http://oreilletendue.com/2010/09/02/tabarnak-et-tabarnaque/">Tabernâcle</a>». La prononciation du personnage de Tony Soprano n’est au point ni dans l’original ni dans la traduction.</p>
<p>P.P.S.—<em>L’Oreille</em> a déjà dit un mot de <a href="http://oreilletendue.com/2011/07/07/echo-voltairien/"><em>Mad Men</em></a> et des <a href="http://oreilletendue.com/2011/07/08/echo-staelien/"><em>Sopranos</em></a>. Le contexte n’était pas tout à fait le même.</p>
<p>[Complément]</p>
<p>On peut entendre ce «câlice» bien senti <a href="http://mediatv.divertissement.sympatico.ca/2012/03/buzz-m%C3%A9dia-tv-jessica-par%C3%A9-l%C3%A2che-un-c%C3%A2lisse-bien-senti-dans-mad-men.html">ici</a>.</p>
<p>[Complément du 28 mars 2012]</p>
<p>Pour une réflexion plus générale sur le rapport aux jurons de ceux qui apprennent le français familier parlé au Québec, voir le blogue d’Anne-Marie Beaudoin-Bégin, <em><a href="http://www.entouscas.ca/2012/03/des-sacres-dans-mad-men-et-du-francais-quebecois-familier/">En tous cas</a></em>.</p>
<p>[Complément du 31 mars 2012]</p>
<p>Dans <em>la Presse</em> d’aujourd&#8217;hui, sous le titre «<a href="http://recherche.cyberpresse.ca/cyberpresse/redirect/field/url/?document=wcm.lapresse.ca/article/4511241">L’homo tabarnacus</a>», Patrick Lagacé consacre un article aux sacres québécois (p. A10).</p>
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		<title>Bain lâ</title>
		<link>http://oreilletendue.com/2012/03/26/bain-la/</link>
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		<pubDate>Mon, 26 Mar 2012 09:26:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoît Melançon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Accent & prononciation]]></category>
		<category><![CDATA[Parler jeune]]></category>
		<category><![CDATA[Radio]]></category>

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		<description><![CDATA[@PimpetteDunoyer s’en plaignait sur Twitter il y a quelques jours : «Preuve que “Ben là” est une expression partagée par la majorité des Montréalais de 9-10 ans… #SupportePlus.» «Ben là» ? L’expression peut être une réponse, parfois marquée de résignation, à une demande jugée excessive, notamment parentale. Exemple : Question (banale) : «Tu ne crois pas que tu pourrais, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://twitter.com/PimpetteDunoyer/status/181018592396058624">@PimpetteDunoyer</a> s’en plaignait sur Twitter il y a quelques jours : «Preuve que “Ben là” est une expression partagée par la majorité des Montréalais de 9-10 ans… #SupportePlus.»</p>
<p>«Ben là» ?</p>
<p>L’expression peut être une réponse, parfois marquée de résignation, à une demande jugée excessive, notamment parentale. Exemple :</p>
<blockquote><p>Question (banale) : «Tu ne crois pas que tu pourrais, à l’occasion, faire le ménage de ta chambre ?»</p>
<p>Réponse (prévisible) : «Ben là !»</p></blockquote>
<p>On l’entend de plus en plus souvent dans d’autres contextes, où il s’agit de marquer un désaccord de peu de conséquences.</p>
<p>Sa prononciation n’est pas uniforme. Si le «ben» a un son de baignoire («bain») et si le «a» final est gras («â»), le rythme d’élocution peut varier, d’un allongement cher à l’adolescence («baiaiain lââââ») à une brièveté exclamative («bainlâ !»).</p>
<p>Sur le plan de la syntaxe, on notera que ce «ben là» se place toujours en tête de phrase.</p>
<p>Une précision finale s’impose : le champ d’attraction de cette expression a largement dépassé le cercle des «Montréalais de 9-10 ans». <em>L’Oreille tendue</em> dispose à la maison d’un spécimen d’adolescent de 14 ans qui l’emploie fréquemment. On la trouve même chez des adultes. Michel Désautels l’a utilisée à la radio de Radio-Canada le 21 mars 2012, et on l’a entendue au micro de Joël Le Bigot sur la même chaîne (dans la bouche de Richard Garneau ?) trois jours plus tard. On a aussi pu la lire sous le clavier d’<a href="http://twitter.com/AMBeaudoinB/status/181416596181495808">Anne-Marie Beaudoin-Bégin</a>, sur Twitter : «ah ben là! tout ça pour une tache en forme de lapin!? gâtée pourrie, la môme!»</p>
<p>Ça ne vous plaît pas ? Ben là !</p>
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		<title>Érotisme de l’accent</title>
		<link>http://oreilletendue.com/2012/03/02/erotisme-de-laccent/</link>
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		<pubDate>Fri, 02 Mar 2012 10:23:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoît Melançon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Accent & prononciation]]></category>
		<category><![CDATA[Lectures recommandées]]></category>
		<category><![CDATA[Télévision]]></category>

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		<description><![CDATA[Le roman universitaire — campus novel dans la langue de Harvard — est un genre très largement pratiqué dans le monde anglo-saxon, de D.J.H. Jones (Murder at the MLA, 1993) à Philip Roth (The Human Stain, 2000; The Dying Animal, 2001), de Saul Bellow (Ravelstein, 2000) à David Lodge (Changing Places, 1975; Small World, 1984; [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le <em>roman universitaire</em> — <em>campus novel</em> dans la langue de Harvard — est un <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Campus_novel">genre <em>très</em> largement pratiqué dans le monde anglo-saxon</a>, de D.J.H. Jones (<em>Murder at the MLA</em>, 1993) à Philip Roth (<em>The Human Stain</em>, 2000; <em>The Dying Animal</em>, 2001), de Saul Bellow (<em>Ravelstein</em>, 2000) à David Lodge (<em>Changing Places</em>, 1975; <em>Small World</em>, 1984; etc.) et de Richard Russo (<em>Straight Man</em>, 1997; <em>Empire Falls</em>, 2001) à Zadie Smith (<em>On Beauty</em>, 2005).</p>
<p>Il existe aussi en France, sur une échelle plus modeste. Pensons au <em>Problème avec Jane</em> de Catherine Cusset (2001) ou à <em>Septuor</em> de Claude Pujade-Renaud et Daniel Zimmermann (2002).</p>
<p>On en trouve itou des exemples au Québec : <em>le Rendez-vous</em> (François Hébert, 1980), <em>Meurtre sur le campus</em> (Ghislain Richer, 2001), <em>la Souris et le rat</em> (Jean-Pierre Charland, 2004), <em>la Mère morte</em> (Robert Gagnon, 2006), <em>le Dilemme du prisonnier</em> (François Lepage, 2008).</p>
<p>Dans la même veine vient de paraître <em>Quand j’en aurai fini avec toi</em> de Jean-Philippe Bernié (2012).</p>
<p>Le personnage principal de ce roman est la méchante Claire Lanriel, professeure au Département des matériaux de l’Université Richelieu, une université fictive de Montréal. Mère américaine, père français, elle parle avec un «accent français».</p>
<p>Or cela aurait un effet érotique : «Certains <em>straights</em>… ils étaient attirés par son côté dominatrice. Et avec son accent français, c’était encore mieux» (p. 22).</p>
<p>La vie universitaire réserve bien des surprises, au moins auditives.</p>
<p>[Complément du 4 mars 2012]</p>
<p>Après de nombreux mois d’attente, <em>l’Oreille tendue</em> vient de mettre dans le lecteur DVD la troisième saison de la série <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Damage"><em>Damages</em></a>. Pourquoi le dire ici ? Parce que Jean-Philippe Bernié ne cache pas son inspiration. La «Fiche d’information» de son éditeur annonce que son roman est le premier d’une série qui est «une petite sœur de <em>Damages</em>». Le titre <em>Quand j’en aurai fini avec toi</em> est la traduction d’un passage de la chanson d’ouverture de chaque épisode de la série. La relation entre les personnages romanesques de Claire Lanriel et de Monica Réault rappelle celle des personnages télévisuels de Patty Hewes et d’Ellen Parsons. On ne saurait être plus clair.</p>
<p>Référence</p>
<p>Bernié, Jean-Philippe, <em>Quand j’en aurai fini avec toi</em>, Montréal, La courte échelle, 2012, 199 p.</p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Fil de presse 012</title>
		<link>http://oreilletendue.com/2012/02/16/fil-de-presse-012/</link>
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		<pubDate>Thu, 16 Feb 2012 10:34:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoît Melançon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Accent & prononciation]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire de la langue]]></category>
		<category><![CDATA[Traduction]]></category>

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		<description><![CDATA[La langue fait écrire; ça ne se dément pas. Regardez derrière : • Nyrop, Christophe, Grammaire historique de la langue française, Genève, Slatkine reprints, 2011. Réimpression de l’édition de Paris et Copenhague, 1914-1930. • Ayres-Bennett, W. et M. Seijido, Remarques et observations sur la langue française. Histoire et évolution d’un genre, Paris, Classiques Garnier, coll. «Histoire [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La langue fait écrire; ça ne se dément pas.</p>
<p>Regardez derrière :</p>
<p style="padding-left: 30px;">• Nyrop, Christophe, <em>Grammaire historique de la langue française</em>, Genève, Slatkine reprints, 2011. Réimpression de l’édition de Paris et Copenhague, 1914-1930.</p>
<p style="padding-left: 30px;">• Ayres-Bennett, W. et M. Seijido, <a href="http://www.classiques-garnier.com/editions/index.php?page=shop.product_details&amp;flypage=flypage_garnier.tpl&amp;product_id=565&amp;category_id=60&amp;keyword=remarques&amp;option=com_virtuemart&amp;Itemid=1&amp;vmcchk=1&amp;Itemid=1"><em>Remarques et observations sur la langue française. Histoire et évolution d’un genre</em></a>, Paris, Classiques Garnier, coll. «Histoire et évolution du français», 2012, 348 p.</p>
<p style="padding-left: 30px;">• Walter, Henriette et Pierre Avenas, <a href="http://www.laffont.fr/site/la_fabuleuse_histoire_du_nom_des_poissons_&amp;100&amp;9782221113561.html"><em>la Fabuleuse histoire du nom des poissons</em></a>, Paris, Robert Laffont, 2011, 500 p.</p>
<p style="padding-left: 30px;">• Guyotat, Pierre, <a href="http://www.leoscheer.com/spip.php?article2282"><em>Leçons sur la langue française</em></a>, Paris, Léo Scheer, 2011, 681 p.</p>
<p style="padding-left: 30px;">• Lusignan, Serge, France Martineau, Yves Charles Morin et Paul Cohen, <a href="http://www.pulaval.com/catalogue/introuvable-unite-francais-contacts-variations-linguistiques-9736.html"><em>l’Introuvable Unité du français. Contacts et variations linguistiques en Europe et en Amérique (XIIe-XVIIIe siècle)</em></a>, Sainte-Foy (Québec), Presses de l’Université Laval, coll. «Les voies du français», 2012, 328 p.</p>
<p style="padding-left: 30px;">• Brissaud, Édouard, <em>Histoire des expressions populaires relatives à l’anatomie, à la physiologie et à la médecine</em>, Genève, Slatkine reprints, 2012, 350 p. Réimpression de l’édition de Paris, 1899.</p>
<p style="padding-left: 30px;">• Thurot, Charles, <em>De la prononciation française depuis le commencement du seizième siècle, d’après le témoignage des grammairiens</em>, Genève, Slatkine reprints, 2012, 2 vol., 1540 p. Réimpression de l’édition de Paris, 1881-1883.</p>
<p style="padding-left: 30px;">• Philippe, Gilles, <a href="http://www.puf.com/wiki/Autres_Collections:Le_fran%C3%A7ais%2C_derni%C3%A8re_des_langues"><em>le Français, dernière des langues. Histoire d’un procès littéraire</em></a>, Paris, Presses universitaires de France, coll. «Perspectives critiques», 2010, 306 p.</p>
<p>Regardez ici :</p>
<p style="padding-left: 30px;">• Blondeau, Hélène, <a href="http://www.pulaval.com/catalogue/cet-autres-qui-nous-distingue-tendances-9647.html"><em>Cet «autres» qui nous distingue. Tendances communautaires et parcours individuels dans le système des pronoms en français québécois</em></a>, Sainte-Foy (Québec), Presses de l’Université Laval, coll. «Les voies du français», 2011, 270 p.</p>
<p style="padding-left: 30px;">• Martineau, France et Terry Nadasdi (édit.), <a href="http://www.pulaval.com/catalogue/francais-contact-hommages-raymond-mougeon-9705.html"><em>le Français en contact. Hommages à Raymond Mougeon</em></a>, Sainte-Foy (Québec), Presses de l’Université Laval, coll. «Les voies du français», 2011, 460 p.</p>
<p style="padding-left: 30px;">• Bouchard, Chantal, <a href="http://www.pum.umontreal.ca/ca/fiches/978-2-7606-2284-5.html"><em>Méchante langue. La légitimité linguistique du français parlé au Québec</em></a>, Montréal, Presses de l’Université de Montréal, coll. «Nouvelles études québécoises», 2012, 178 p.</p>
<p>Regardez ailleurs :</p>
<p style="padding-left: 30px;">• Berrouët-Oriol, Robert, Darline Cothière, Robert Fournier et Hugues St-Fort, <a href="http://www.potomitan.info/ayiti/berrouet-oriol/amenagement.php"><em>l’Aménagement linguistique en Haïti : enjeux, défis et propositions</em></a>, Montréal et Port-au-Prince, Éditions du CIDIHCA et Éditions de l’Université d’État d’Haïti, 2011. Avant-propos de Jean-Claude Corbeil. Introdiction de Bernard Hadjadj. Postface de Joseph-G. Turi.</p>
<p style="padding-left: 30px;">• Bastin, Georges L. et Monique C. Cormier, <a href="http://www.pum.umontreal.ca/ca/fiches/978-2-7606-2298-2.html"><em>Profession traducteur</em></a>, Montréal, Presses de l’Université de Montréal, coll. «Profession», 2012 (2007), 66 p. Ill. Édition revue et mise à jour.</p>
<p style="padding-left: 30px;">• Pennebaker, James W., <a href="http://www.bloomsburypress.com/books/catalog/secret_life_of_pronouns_hc_803"><em>The Secret Life of Pronouns : What Our Words Say About Us</em></a>, Bloomsbury Press, 2011, 368 p.</p>
<p>Regardez sur votre liseuse :</p>
<p style="padding-left: 30px;">• Deplace, Guy-Marie, <a href="http://www.gutenberg.org/ebooks/38660"><em>Observations grammaticales sur quelques articles du Dictionnaire du mauvais langage</em></a>, édition numérique, Project Gutenberg, 2012 (1810).</p>
<p style="padding-left: 30px;"><em>• <a href="http://revue-critique-de-fixxion-francaise-contemporaine.org/francais/index_fr.html">Revue critique de fixxion française contemporaine</a></em>, revue numérique, 3, décembre 2011 : «L&#8217;écrivain devant les langues». Numéro dirigé par Dominique Combe et Michel Murat.</p>
<p>Regardez le long de la route :</p>
<p style="padding-left: 30px;">• Bloch, Kevin, <em>Avoir des bornes au compteur. Petit dictionnaire grivois des transports</em>, Paris, Balland, coll. «Les dicos d’Agnès», 2011, 128 p.</p>
<p>Regardez Alain Rey :</p>
<p style="padding-left: 30px;">• Gaudin, François (édit.), <a href="http://www.lambert-lucas.com/Alain-Rey-vocabuliste-francais-textes-reunis-et-presentes-par-Francois-Gaudin"><em>Alain Rey, vocabuliste français</em></a>, Limoges, Éditions Lambert-Lucas, coll. «La Lexicothèque», 2011, 106 p.</p>
<p style="padding-left: 30px;">• Rey, Alain, <a href="http://www.lcdpu.fr/livre/?GCOI=27000100152860"><em>la Langue sous le joug</em></a>, Rouen, Publications des universités de Rouen et du Havre, 2011.</p>
<p>Regardez.</p>
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