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	<title>L’Oreille tendue &#187; Chanson</title>
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	<description>« Nous n’avons pas besoin de parler français, nous avons besoin du français pour parler » (André Belleau).</description>
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		<title>S’ennuyer depuis le XVIIIe siècle</title>
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		<pubDate>Wed, 25 Apr 2012 09:31:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoît Melançon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chanson]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire de la langue]]></category>
		<category><![CDATA[Lectures recommandées]]></category>
		<category><![CDATA[Lumières]]></category>

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		<description><![CDATA[Il y a des mots qu’on entend partout au Québec. Ils sont sur Twitter. Employée#1: Tu cherches toujours un appart? Employée#2: Oui et tannée des annonces qui repoussent les limites du Plateau au métro Frontenac (@AscenseurRC). Tannée d’entendre la métaphore de «montée de lait» pour parler d’une colère légitime. Ça renforce l’idée d’une «hystérie» «féminine» [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a des mots qu’on entend partout au Québec.</p>
<p>Ils sont sur Twitter.</p>
<blockquote><p>Employée#1: Tu cherches toujours un appart? Employée#2: Oui et tannée des annonces qui repoussent les limites du <a href="http://oreilletendue.com/2009/09/21/extension-du-monarcoplatal/">Plateau</a> au métro Frontenac (<a href="http://twitter.com/AscenseurRC/status/190093676758839297">@AscenseurRC</a>).</p>
<p>Tannée d’entendre la métaphore de «<a href="http://oreilletendue.com/2011/11/21/montee-de-lait-du-debut-de-semaine/">montée de lait</a>» pour parler d’une colère légitime. Ça renforce l’idée d’une «hystérie» «féminine» (<a href="http://twitter.com/MAcasselot/status/158207545234817024">@MAcasselot</a>).</p></blockquote>
<p>Les poètes l’emploient, par exemple Patrice Desbiens en 1995.</p>
<blockquote><p>William Carlos</p>
<p>Williams</p>
<p>viens chercher</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>ta brouette</p>
<p>rouge</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>On est</p>
<p>tannés</p>
<p>de s’enfarger</p>
<p>dedans</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://oreilletendue.com/2011/11/09/restons-religieux/">câlisse</a></p></blockquote>
<p>Les nouvellistes aussi. C’est le cas de Gilles Marcotte, quand il cite le texte, signé Claude Péloquin, qui accompagne une murale du sculpteur Jordi Bonet au Grand Théâtre de Québec.</p>
<blockquote><p>«Vous êtes pas tannés de mourir, bande de caves !…» C’est du québécois, ça : le verbe «tanner» se trouve chez Flaubert mais quant au mot «caves», seule une illumination divine […] pourrait vous éclairer. Je vous fais grâce des considérations de notre poète Pélo sur cette phrase. Il n’a jamais très bien compris ce qu’il écrivait (1989, p. 133).</p></blockquote>
<p>(En fait, le narrateur de Marcotte se trompe de participe passé. Le texte de Péloquin, <a href="http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/317705/la-revolution-tranquille-delie-la-langue-des-elus">visible ici</a>, est «Vous êtes pas écœurés de mourir bande de caves !».)</p>
<p>Réal Béland chante le même mot dans «<a href="http://oreilletendue.com/2011/04/11/lexique-musico-sportif/">Hockey bottine</a>» en 2007 : «Pis si t’es tanné des caprices d’Ovechkin.»</p>
<p><em>Être tanné</em>, donc, qui signifie <em>en avoir marre</em>.</p>
<p>Le mot est-il récent ? Que nenni (traduction du cru : point pantoute). Il est donné comme synonyme d’<em>ennuyé</em> dans un témoignage de 1755 recueilli par <a href="www.tlfq.ulaval.ca/quebetext/PDF/ALEYRAC8.pdf">Jean-Baptiste d’Aleyrac</a> dans ses <em>Aventures militaires au XVIIIe siècle</em> (ouvrage publié par Charles Coste, Paris, Éditions Berger-Levrault, 1935, p. 31, cité par Marie-France Caron-Leclerc, «Les témoignages anciens sur le français du Canada (du XVIIe au XIXe siècle)», Sainte-Foy [Québec], Université Laval, thèse de doctorat, 1998, p. 62-63, cité par Chantal Bouchard, 2012, p. 78).</p>
<p>On est tanné depuis longtemps dans la Belle Province.</p>
<p>Références</p>
<p>Réal Béland, «Hockey bottine», <em>Réal Béland Live in Pologne</em>, disque audionumérique, 2007, étiquette Christal Musik CMCD9954.</p>
<p>Bouchard, Chantal, <em>Méchante langue. La légitimité linguistique du français parlé au Québec</em>, Montréal, Presses de l’Université de Montréal, coll. «Nouvelles études québécoises», 2012, 178 p.</p>
<p>Desbiens, Patrice, «WCW», dans <em>Un pépin de pomme sur un poêle à bois</em>, Sudbury, Prise de Parole, 1995, p. 69.</p>
<p>Marcotte, Gilles, <em>la Vie réelle</em>, Montréal, Boréal, 1989, 235 p.</p>
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		<title>Images de Butch</title>
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		<pubDate>Mon, 16 Apr 2012 09:40:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoît Melançon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bande dessinée]]></category>
		<category><![CDATA[Chanson]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Radio]]></category>
		<category><![CDATA[Sport]]></category>

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		<description><![CDATA[[Lecteur, si tu ne t’intéresses pas aux relations du sport et de la culture, passe ton chemin.] Émile «Butch» Bouchard, l’ex-défenseur des Canadiens de Montréal de 1941 à 1956, est mort le 14 avril; il était né en 1919. Il n’occupe pas, dans les représentations culturelles du hockey, la même place que Maurice Richard, Jean [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>[Lecteur, si tu ne t’intéresses pas aux relations du sport et de la culture, passe ton chemin.]</p>
<p>Émile «Butch» Bouchard, l’ex-défenseur des Canadiens de Montréal de 1941 à 1956, est mort <a href="http://www.ledevoir.com/sports/hockey/347453/l-ex-defenseur-etoile-du-canadien-emile-butch-bouchard-est-decede">le 14 avril</a>; il était né en 1919. Il n’occupe pas, dans les représentations culturelles du hockey, la même place que <a href="http://www.lesyeuxdemauricerichard.com/">Maurice Richard</a>, <a href="http://www.ledevoir.com/sports/hockey/330370/jean-beliveau-le-gros-bill-a-80-ans">Jean Béliveau</a> ou <a href="http://www.ledevoir.com/culture/livres/312307/de-guy-lafleur-considere-comme-un-des-beaux-arts">Guy Lafleur</a>, voire que <a href="http://oreilletendue.com/2011/12/05/les-mysteres-de-la-memoire/">Lorne Worsley</a>, mais il a néanmoins été objet de discours.</p>
<p>C’est le cinéma qui lui a accordé le plus de place. Il apparaît notamment dans des films de Gérard Pelletier (<em>Passe-partout : «Le sport est-il trop commercialisé ?»</em>, 1955), de Gilles Gascon (<em>Peut-être Maurice Richard</em>, 1971), de <a href="http://www.onf.ca/explorer-tous-les-cineastes/jacques-payette">Jacques Payette</a> (<em>le Rocket / The Rocket</em>, 1998) et de Karl Parent et Claude Sauvé (<em>Maurice Rocket Richard</em>, 1998). Deux autres films méritent d’être présentés un peu plus longuement.</p>
<p>Parmi les lieux communs les plus récurrents sur l’histoire du hockey à Montréal, on trouve celui de l’exploitation économique des joueurs (souvent francophones) par leurs patrons (souvent anglophones). Un exemple parmi cent : «Maurice Richard était sous-payé et exploité parce qu’il était canadien-français», écrit Normand Lester en 2003 (p. 10). Les joueurs auraient été victimes de leurs employeurs. On peut relativiser ce type de jugement, et les déclarations filmées d’Émile Bouchard y contribuent.</p>
<p>S’il est vrai que Maurice Richard n’a pas toujours été payé à sa valeur (marchande) du temps qu’il était joueur, il ne faudrait pas oublier que son origine ethnique n’était peut-être pas la seule cause de cet état de fait. À l’époque de Richard, il y a eu au moins un joueur mieux payé que lui chez les Canadiens de Montréal, mais c’était lui aussi un Canadien français, Jean Béliveau, qui rappelle le fait dans ses <a href="http://oreilletendue.com/2010/09/06/a-ne-pas-oublier/">Mémoires</a> en 2005. Il y a donc lieu de se demander quelle est la part de responsabilité des joueurs eux-mêmes dans les négociations de travail.</p>
<p>Dans <em>Maurice Richard. Histoire d’un Canadien</em> / <em>The Maurice Rocket Richard Story</em> (1999), Jean-Claude Lord et Pauline Payette donnent la parole à l’ancien numéro 3 des Canadiens : «Dans ce temps-là, on était imbéciles», affirme-t-il. Pourquoi ? Parce que les joueurs ne discutaient pas entre eux de leur salaire, ce qui les privait du pouvoir de négocier. Arrive cependant le début de la saison 1947 : constatant qu’il y avait «un peu d’abus», Bouchard et Richard décident de faire «front commun» pour négocier leur contrat. Certains iront jusqu’à parler de <em>grève</em>. La leçon se sera pas immédiatement entendue ni par eux ni par leurs coéquipiers : Bouchard et Richard n’obtiendront pas gain de cause; les joueurs ne se rassembleront en syndicat que bien plus tard. Pourtant, quelque chose était peut-être en train de changer.</p>
<p><em>Maurice Richard. Histoire d’un Canadien</em> est un docudrame; <em>Maurice Richard / The Rocket</em> (2005), de Charles Binamé, est une fiction. Le personnage de Bouchard, joué par Patrice Robitaille, fait partie d’une série de personnages qui déterminent, plus qu’il ne le fait lui-même, les choix, sur la glace et hors de celle-ci, de Maurice Richard : sa femme, son entraîneur, Dick Irvin (d’abord et avant tout), son directeur gérant, Frank Selke, un représentant syndical, son coiffeur, son nègre (Richard était «<a href="http://oreilletendue.com/2011/01/07/les-experts/">joueurnaliste</a>» à ses heures). C’est son entourage qui dicte quoi faire au Rocket.</p>
<p>Cela est parfaitement clair quand il est question du statut social de Richard. Binamé propose une interprétation clairement nationaliste de la carrière de celui-ci. Richard est moqué à Montréal comme ailleurs parce qu’il ne parle pas anglais, lui qui est entouré d’anglophones, la plupart du temps en position d’autorité, qui ne lui veulent pas que du bien : le patron de l’usine où, jeune homme, il travaille, Dick Irvin, Frank Selke ou Clarence Campbell, le président de la Ligue nationale de hockey. Maurice Richard serait leur victime parce qu’il est canadien-français.</p>
<p>C’est le personnage d’Émile Bouchard qui, dans le film, est chargé de faire comprendre à Richard ce qu’il est pour les siens, et quelles responsabilités cela entraîne. La scène se déroule dans un train, la nuit, et Bouchard déclare ce qui suit à son coéquipier : «Toi, faut qu’tu donnes un sens à c’que tu fais.» On peut s’interroger sur le réalisme supposé de cet échange, mais il est reste que Binamé, comme Lord et Payette, fait d’Émile Bouchard la voix de l’affirmation des joueurs contre ceux qui les emploient. Voilà un leader.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://oreilletendue.com/2012/04/16/images-de-butch/bouchard/" rel="attachment wp-att-7206"><img class="aligncenter  wp-image-7206" title="bouchard" src="http://oreilletendue.com/wp-content/uploads/2012/04/bouchard.jpg" alt="" width="324" height="411" /></a></p>
<p>Mais il n’y a pas que le cinéma.</p>
<p>Butch Bouchard est présent dans cinq <a href="http://oreilletendue.com/2010/11/15/chantons-sport/">chansons</a>. On y vante ses talents de passeur : «Quand sur une passe de Butch Bouchard i prenait le puck derrière ses goals» (Pierre Létourneau, «Maurice Richard», 1970); «Butch Bouchard à Savard vers Béliveau» (Loco Locass, «Le but», 2009). On apprécie la qualité de son jeu défensif : «Avec Butch à leurs côtés / Les goals seront bien gardés» (Denise Émond, «La chanson des étoiles du hockey», 1956). On notera qu’il n’est jamais représenté seul : «Maurice Richard qui part avec grand Butch Bouchard» (La famille Soucy, «Le club de hockey Canadien», 1954); «Morenz Joliat pis les deux Richard / Bonin Béliveau pis Geoffrion / Sans oublier not’Butch Bouchard / Hourra pour nos champions» (Oswald, «Les sports», 1960). Émile Bouchard, capitaine des Canadiens de 1948 à 1956, était, encore et toujours, un joueur d’équipe.</p>
<p>La peinture, à l’exception de <a href="http://www.bernardracicot.ca/ma_peinture.htm">Bernard Racicot</a>, ne s’est guère intéressée à Bouchard. En matière de sculpture — on se souviendra qu’il y a <em>quatre</em> statues de Maurice Richard à Montréal —, ce n’est guère mieux : une fresque en sept scènes, signée Jules Lasalle, orne la façade de l’<a href="http://www.longueuil.ca/vw/asp/gabarits/Gabarit_Popup_Comm.asp?ID_MESSAGE=20828&amp;CHANG_ARROND=0&amp;CHANGEMENT_LANGUE=FR">aréna Émile-Butch-Bouchard</a> de Longueuil. <em>L’Oreille tendue</em> ne connaît qu’un roman où il est question de Bouchard, <em>la Poussière du temps</em> (2005), de Michel David, mais c’est pour son restaurant, rue De Montigny, à Montréal (p. 400). Bill Templeman semble être le seul poète à avoir chanté le joueur, sur le mode de la nostalgie : «It used to be a game of skill and grace when the Rocket played / along with Geoffrion and Bouchard. Now it is a game of thugs» (p. 194). La bande dessinée ? Sur la couverture de <em>la Patinoire en folie</em> de <a href="http://oreilletendue.com/2011/12/28/bdhq-prolegomenes-%e2%80%94-troisieme-partie/">Pierre Huet</a> (2011), un personnage ressemble fort à Bouchard; il ne réapparaîtra pas dans l’intrigue.</p>
<p><a href="http://oreilletendue.com/2012/04/16/images-de-butch/bouchard_huet/" rel="attachment wp-att-7207"><img class="aligncenter size-full wp-image-7207" title="bouchard_huet" src="http://oreilletendue.com/wp-content/uploads/2012/04/bouchard_huet.jpg" alt="" width="140" height="167" /></a></p>
<p>D’autres joueurs ont occupé plus de place qu’Émile Bouchard dans la culture québécoise. Il en a pourtant une, marquée par sa contribution à son équipe, à ses coéquipiers et à son sport, plus que par ses exploits personnels.</p>
<p>P.S.—<em>L’Oreille tendue</em> a donné un entretien sur ces questions à Franco Nuovo, à la radio de Radio-Canada, le 15 avril. On peut l’entendre <a href="http://www.radio-canada.ca/audio-video/pop.shtml#urlMedia=http://www.radio-canada.ca/Medianet/2012/CBF/DessinemoiUnDimanche201204150910_2.asx">ici</a>.</p>
<p>Références</p>
<p>Béliveau, Jean, avec Chrys Goyens et Allan Turowetz, <em>Jean Béliveau. My Life in Hockey</em>, Vancouver, Greystone Books, 2005 (1994), xii/312 p. Ill. Foreword by Wayne Gretzky. Introduction by Allan Turowetz. Traduction : <em>Ma vie bleu-blanc-rouge</em>, Montréal, Hurtubise HMH, 2005, 355 p. Ill. Préface de Dickie Moore. Avant-propos d’Allan Turowetz. Traduction et adaptation de Christian Tremblay.</p>
<p>David, Michel, <em>la Poussière du temps. Tome I. Rue de la Glacière</em>, Montréal, Hurtubise HMH, 2005, 456 p.</p>
<p>Huet, Pierre, <em>la Patinoire en folie</em>, Montréal, Les 400 coups, coll. «Strips», 2011, 62 p. Avec la participation de Patrick Moerell.</p>
<p>Lester, Normand, «1. La discrimination dans le sport. Maurice Richard : la fierté d’un peuple», dans <em>le Livre noir du Canada anglais 3</em>, Montréal, Les Intouchables, 2003, p. 14-26.</p>
<p>Templeman, Bill, «They Don’t Play Hockey Here Any More : The Montreal Forum’s Chief Ghost Meditates Upon the History of the Game», dans Dale Jacobs (édit.), <em>Ice. New Writing on Hockey. A Collection of Poems, Essays, and Short Stories</em>, Edmonton, Spotted Cow Press, 1999, p. 194-197.</p>
<p>Sur le Web</p>
<p style="padding-left: 30px;"><a href="http://www.emilebutchbouchard.com/">Émile «Butch» Bouchard</a></p>
<p style="padding-left: 30px;"><a href="http://www.ecomusee.qc.ca/expo_tempo.html">Exposition <em>Bienvenue Chez Butch Bouchard !</em></a></p>
<p style="padding-left: 30px;"><a href="http://www.legendsofhockey.net/LegendsOfHockey/jsp/LegendsMember.jsp?mem=p196603&amp;page=bio&amp;list=ByYear">Temple de la renommée du hockey (Toronto)</a></p>
<p style="padding-left: 30px;"><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89mile_Bouchard">Wikipédia</a></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Autopromotion 029</title>
		<link>http://oreilletendue.com/2012/04/15/autopromotion-029/</link>
		<comments>http://oreilletendue.com/2012/04/15/autopromotion-029/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 15 Apr 2012 11:31:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoît Melançon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chanson]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Radio]]></category>
		<category><![CDATA[Sport]]></category>

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		<description><![CDATA[Ce matin, entre 9 h et 10 h, l’Oreille tendue sera au micro de Franco Nuovo (Dessine-moi un dimanche), à la radio de Radio-Canada, pour parler des représentations culturelles de l’ex-défenseur des Canadiens de Montréal — c’est du hockey —, Émile «Butch» Bouchard (1919-2012). Il sera question de chanson et, surtout, de cinéma. [Complément] On [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ce matin, entre 9 h et 10 h, <em>l’Oreille tendue</em> sera au micro de Franco Nuovo (<a href="http://www.radio-canada.ca/emissions/dessine_moi_un_dimanche/2011-2012/"><em>Dessine-moi un dimanche</em></a>), à la radio de Radio-Canada, pour parler des représentations culturelles de l’ex-défenseur des Canadiens de Montréal — c’est du hockey —, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89mile_Bouchard ">Émile «Butch» Bouchard</a> (1919-2012). Il sera question de chanson et, surtout, de cinéma.</p>
<p>[Complément]</p>
<p>On peut entendre l’entretien <a href="http://www.radio-canada.ca/audio-video/pop.shtml#urlMedia=http://www.radio-canada.ca/Medianet/2012/CBF/DessinemoiUnDimanche201204150910_2.asx">ici</a>.</p>
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		</item>
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		<title>Ayoye (!)</title>
		<link>http://oreilletendue.com/2012/04/10/ayoye/</link>
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		<pubDate>Tue, 10 Apr 2012 10:17:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoît Melançon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bande dessinée]]></category>
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		<category><![CDATA[Lectures recommandées]]></category>
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		<category><![CDATA[Sport]]></category>

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		<description><![CDATA[Soit le titre suivant, vu il y a quelques jours dans le journal le Devoir : «Ayoye ! Yahoo ! élimine 2000 postes» (5 avril 2012, p. B3). Ayoye, donc. Cette interjection peut désigner, à la manière de aïe, la douleur. «Ayoye tu m’fais mal / à mon cœur d’animal / l’exilé de l’intérieur» («Ayoye», chanson du groupe [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Soit le titre suivant, vu il y a quelques jours dans le journal <em>le Devoir</em> : «Ayoye ! Yahoo ! élimine 2000 postes» (5 avril 2012, p. B3).</p>
<p><em>Ayoye</em>, donc.</p>
<p>Cette interjection peut désigner, à la manière de <em>aïe</em>, la douleur.</p>
<p style="padding-left: 30px;">«Ayoye tu m’fais mal / à mon cœur d’animal / l’exilé de l’intérieur» («Ayoye», chanson du groupe Offenbach, 1978).</p>
<p>Cette acception n’est pas récente. On trouve le mot, en ce sens, dans l’adaptation en bande dessinée du roman <em>Un homme et son péché</em> de Claude-Henri Grignon, sous le titre <em>Séraphin illustré</em> (textes de Grignon, dessins d’Albert Chartier), qu’a publiée <em>le Bulletin des agriculteurs</em> de 1951 à 1970 (éd. de 2010, p. 90).</p>
<p><a href="http://oreilletendue.com/2012/04/10/ayoye/ayoye/" rel="attachment wp-att-7164"><img class="aligncenter size-full wp-image-7164" title="ayoye" src="http://oreilletendue.com/wp-content/uploads/2012/04/ayoye.jpg" alt="" width="331" height="363" /></a></p>
<p>L’interjection peut aussi marquer l’étonnement, voire, dans certains cas, l’admiration.</p>
<p style="padding-left: 30px;">«Ayoye les fonds !» (<em>la Presse</em>, 30 janvier 2012, cahier Affaires, p. 3).</p>
<p>Il arrive que les deux registres se mêlent.</p>
<p style="padding-left: 30px;">«<em>Jackass</em> : ayoye !» (<em>la Presse</em>, 5 avril 2004, cahier Arts et spectacles, p. 4).</p>
<p>On voit <em>ayoye</em> aussi bien avant qu’après l’énoncé qu’elle qualifie.</p>
<p style="padding-left: 30px;">«Ayoye ! Entre en scène Julie Snyder» (<em>le Devoir</em>, 15-16 mars 2003).</p>
<p style="padding-left: 30px;">«Un hockeyeur japonais dans la LNH ? Ayoye !» (<em>la Presse</em>, 8 février 2001).</p>
<p style="padding-left: 30px;">«Le hasard nous mord les fesses. Ayoye !» (<em>Ça va aller</em>, p. 83).</p>
<p>Le point d’exclamation postposé est fréquent, mais pas indispensable.</p>
<p style="padding-left: 30px;">«Ayoye, mettons» (<em>le Devoir</em>, 19 janvier 2012, p. B6).</p>
<p>On trouve aussi d’autres graphies qu’<em>ayoye</em>.</p>
<p style="padding-left: 30px;"><em>Ayoï</em></p>
<p style="padding-left: 60px;">«pour se plaindre <em>opopoï</em></p>
<p style="padding-left: 60px;">disaient les Grecs Gérald Godin disait</p>
<p style="padding-left: 60px;"><em>ayoï</em>» (<em>comment serrer la main de ce mort-là</em>, p. 18).</p>
<p style="padding-left: 60px;">«Ayoï ! Ayoï ! Ayoï ! Ayoï !» (<em>Mailloux</em>, 38).</p>
<p style="padding-left: 30px;"><em>Haa yöye</em></p>
<p style="padding-left: 60px;">«HAA YÖYE !» (<em>la Presse</em>, 4 juin 2008, p. A17, publicité pour Volvo).</p>
<p>C’est comme ça.</p>
<p>P.S.—Selon <a href="http://oreilletendue.com/2011/02/09/s%E2%80%99instruire-par-les-oreilles/">Amy J. Ransom</a>, <em>ayoye</em> serait «the Québécois equivalent of the Yiddish “Oy vey”» (2011, p. 124). Le <a href="http://oreilletendue.com/2011/12/17/mais-comment-l%e2%80%99ecrire/">yiddish</a> de <em>l’Oreille tendue</em> étant ce qu’il est, celle-ci préfère ne pas exprimer d’opinion sur cette équivalence supposée.</p>
<p>Références</p>
<p>Grignon, Claude-Henri et Albert Chartier, <em>Séraphin illustré</em>, Montréal, Les 400 coups, 2010, 263 p. Préface de Pierre Grignon. Dossier de Michel Viau.</p>
<p>Hébert, François, <em>comment serrer la main de ce mort-là</em>, Montréal, l’Hexagone, coll. «L’appel des mots», 2007, 72 p.</p>
<p><em>Mailloux, histoires de novembre et de juin racontées par Hervé Bouchard citoyen de Jonquière</em>, Montréal, L’effet pourpre, 2002, 190 p.</p>
<p>Mavrikakis, Catherine, <em>Ça va aller</em>, Montréal, Leméac, 2002, 155 p.</p>
<p>Ransom, Amy J., «<a href="http://www.univ-rouen.fr/dyalang/glottopol/telecharger/numero_17/gpl17_10ransom.pdf">Language Choice and Code Switching in Current Popular Music from Québec</a>», article numérique, <em>Glottopol. Revue de sociolinguistique en ligne</em>, 17, janvier 2011, p. 115-131.</p>
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		<title>Autopromotion 028</title>
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		<pubDate>Sun, 08 Apr 2012 09:18:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoît Melançon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chanson]]></category>
		<category><![CDATA[Radio]]></category>
		<category><![CDATA[Sport]]></category>

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		<description><![CDATA[Ce matin, entre 9 h et 10 h, l’Oreille tendue sera au micro de Franco Nuovo (Dessine-moi un dimanche), à la radio de Radio-Canada, pour parler des chansons consacrées au hockey. Elle reviendra notamment sur ses textes intitulés «Chantons sport» et «Lexique musico-sportif». Pour une liste de chansons sur le hockey, en format PDF, on [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ce matin, entre 9 h et 10 h, <em>l’Oreille tendue</em> sera au micro de Franco Nuovo (<a href="http://www.radio-canada.ca/emissions/dessine_moi_un_dimanche/2011-2012/"><em>Dessine-moi un dimanche</em></a>), à la radio de Radio-Canada, pour parler des chansons consacrées au hockey.</p>
<p>Elle reviendra notamment sur ses textes intitulés «<a href="http://oreilletendue.com/2010/11/15/chantons-sport/">Chantons sport</a>» et «<a href="http://oreilletendue.com/2011/04/11/lexique-musico-sportif/">Lexique musico-sportif</a>».</p>
<p>Pour une liste de chansons sur le hockey, en format PDF, on clique <a href="http://oreilletendue.com/wp-content/themes/subtleflux-fr/docs/chansons_ch_melancon.pdf ">ici</a>.</p>
<p>[Complément]</p>
<p>On peut entendre l’entretien <a href="http://www.radio-canada.ca/emissions/dessine_moi_un_dimanche/2011-2012/chronique.asp?idChronique=212935">ici</a>.</p>
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		<title>C’était donc ça !</title>
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		<pubDate>Tue, 21 Feb 2012 10:25:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoît Melançon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Apocop’]]></category>
		<category><![CDATA[Chanson]]></category>

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		<description><![CDATA[Lu dans le Devoir du 17 février 2012 : «Le gouverneur du New Jersey, Chris Christie, défend sa décision de mettre les drapeaux en berne demain pour les funérailles de Whitney Houston à Newark, alors que certains estiment que la chanteuse, connue pour ses problèmes de consommation, ne mérite pas un tel hommage» (p. B5). C’est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Lu dans <em>le Devoir</em> du 17 février 2012 : «Le gouverneur du New Jersey, Chris Christie, défend sa décision de mettre les drapeaux en berne demain pour les funérailles de Whitney Houston à Newark, alors que certains estiment que la chanteuse, connue pour ses problèmes de consommation, ne mérite pas un tel hommage» (p. B5).</p>
<p>C’est dit : la star dépensait trop (ou pas assez). N’avait-elle pas des «<a href="http://oreilletendue.com/2009/11/27/une-societe-distincte/">problèmes de consommation</a>» ?</p>
<p>Enfin, la vérité sort.</p>
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		<title>De Twitter comme observatoire linguistique</title>
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		<pubDate>Fri, 10 Feb 2012 10:47:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoît Melançon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chanson]]></category>
		<category><![CDATA[Jurons]]></category>
		<category><![CDATA[Numérique]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Publicité]]></category>
		<category><![CDATA[Sport]]></category>

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		<description><![CDATA[Parmi les nombreux usages de Twitter, celui-ci : se faire rappeler que la langue, et notamment la populaire, a bougé, bouge et continue de bouger. Pour la seule journée d’hier… Comment appeler la région qui entoure Montréal, et ses habitants ? Le(s) 450, comme dans «L’appel du 450». Qu’est-ce qui est plus facile que le facile ? Le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Parmi les nombreux usages de Twitter, celui-ci : se faire rappeler que la langue, et notamment la populaire, a bougé, bouge et continue de bouger.</p>
<p>Pour la seule journée d’hier…</p>
<p>Comment appeler la région qui entoure Montréal, et ses habitants ? Le(s) <em>450</em>, comme dans «<a href="https://twitter.com/#!/udemnouvelles/status/167640148937424896">L’appel du 450</a>».</p>
<p>Qu’est-ce qui est plus facile que le facile ? Le <em>«<a href="https://twitter.com/#!/dionnecharles/status/167609868751093760">fullfaf</a></em>».</p>
<p>D’où vient cette expression ? De <a href="http://oreilletendue.com/2009/06/22/en-direct-de-la-cour-d%E2%80%99ecole-001/"><em>full</em></a>, bien sûr : «<a href="https://twitter.com/#!/EdeNiverville/status/167658108439625728">J’aime full ta photo d’araignée-sorcière.</a>»</p>
<p>On peut facilement utiliser <em>full</em> avec <em>songé</em> (qui a l’apparence, et parfois seulement l’apparence, de la profondeur) : «<a href="https://twitter.com/#!/danlebla/status/167602090355601408">La politisation de la police au Québec. Version songée […] et version qui fesse.</a>» Pour <em>fesser</em> (<em>frapper fort</em>), <em>full</em> risquerait d’être pléonastique.</p>
<p>Vous en avez marre de tout ça ? Gare à la <a href="http://oreilletendue.com/2011/11/21/montee-de-lait-du-debut-de-semaine/"><em>montée de lait</em></a> : «<a href="https://twitter.com/#!/kick1972/status/167587516633985024">Ma loooongue montée de lait devant le bal des hypocrites SPVM/SQ/Dutil\DPCP.</a>»</p>
<p>Vous vous mettez à utiliser des <a href="https://twitter.com/#!/NieDesrochers/status/167795111508443136">gros mots</a> ? «<a href="http://oreilletendue.com/2011/10/10/hostie/">[O]sti</a> d’église à <a href="http://oreilletendue.com/2012/01/04/m-m/">marde</a> #gomezEtCHquigagne.»</p>
<p>Vous voulez détruire des formules religieuses ? «<a href="https://twitter.com/#!/PimpetteDunoyer/status/167811884366561281">Je me permets de scraper la 1ere partie au nom de mon athéisme et de mon rationalisme post-Lumières.</a>»</p>
<p>Vous refusez de rester figé dans le passé ? «<a href="https://twitter.com/#!/PimpetteDunoyer/status/167812613458231296">[J]’allais pas rester staulée en d’anciennes époques?!</a>»</p>
<p>Ce serait le signe que vous vous <em>énarvez</em> : «<a href="https://twitter.com/#!/beloamig_/status/167657075625832448">Le yoga, la méditation, l’“énergie”, la détente, la relaxation, toutes ces choses, ça m’énarve.</a>»</p>
<p>Pour vous calmer, écoutez une <a href="http://oreilletendue.com/2011/12/03/ounes/"><em>toune</em></a>. Vous serez en bonne compagnie : «<a href="https://twitter.com/#!/mamerehipster/status/167467808073060352">j’aimais la toune, mais j’aime bien le clip !</a>»; «<a href="https://twitter.com/#!/mcgilles/status/167739286437904386">Toujours hâte à la toune de @AndreRoy36 au @5a7RDS du jeudi</a>»; «<a href="https://twitter.com/#!/cvoyerleger/status/167771929544114178">Ai entendu la toune de StarAc dans le taxi.</a>»</p>
<p>Ou enfourchez votre vélo pour une <a href="http://oreilletendue.com/2011/10/31/l%e2%80%99oreille-se-fait-entendre/"><em>ride</em></a> : «<a href="https://twitter.com/#!/PimpetteDunoyer/status/167636045037441024">Idyllique ride #veloboulot.</a>»</p>
<p>Ou souvenez-vous de vos premier béguins : «<a href="https://twitter.com/#!/stevemarcoux/status/167753451319726081">Bianca de #USPP fut un de mes premiers kik d’adolescence.</a>»</p>
<p>Ou riez : «<a href="https://twitter.com/#!/cvoyerleger/status/167804133296975872">Relire ce tweet. Être crampée.</a>»</p>
<p>Ou soyez ému par un beau but, au risque de passer pour une <a href="http://oreilletendue.com/2011/12/03/ounes/">mauviette</a> : «<a href="https://twitter.com/#!/YvesBoisvert/status/167815369740914688">Viens de voir le but de #Gomez. Traitez-moi de moumoune, mais l’accolade virile qui a suivi n’était pas sans beauté.</a>»</p>
<p>Ou roulez un patin à quelqu’un que vous trouvez <a href="http://oreilletendue.com/2011/01/08/mot-indispensable-du-jour/">mignon</a> : «<a href="https://twitter.com/#!/ValerieNurbel/status/167791590780317697">tu pourras frencher Woody mon p’tit coco cute d’amour si t’es douce avec tes mains pis toute.</a>»</p>
<p>Ça vous changera, du moins dans les médias, de ces articles hargneux que sont les <em>jobs de bras</em> : «<a href="https://twitter.com/#!/stevemarcoux/status/167472593987846144">Tanné de lire des articles de jobs de bras.</a>»</p>
<p>Ou des publicités <a href="http://oreilletendue.com/2009/12/22/le-bon-vieux-temps-est-il-poche/">nulles</a> : «<a href="https://twitter.com/#!/daniel0368/status/167807391981776896">Une pub poche avec Mr Shamwow à Télé-Québec.</a>»</p>
<p>Est-ce que l’article suivant relève de cette catégorie ? «<a href="https://twitter.com/#!/alagacedowson/status/167714667500802050">Francine Pelletier reprend sa plume ! heureuse nouvelle ! Cœur de pitoune http://huff.to/ysnUiF.</a>» Vous pouvez y aller voir.</p>
<p>P.S.—Sur Twitter, il y a même de la place pour les <a href="http://oreilletendue.com/2010/03/26/une-weltanschauung-dans-un-adjectif/">puristes</a> : «<a href="https://twitter.com/#!/RC_Langue/status/167357540911431681">On emploie généralement l’adjectif “second” quand il n’y a que deux éléments. Sinon on dira plutôt “deuxième”.</a>»</p>
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		<title>Du doigté</title>
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		<pubDate>Wed, 08 Feb 2012 10:21:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoît Melançon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chanson]]></category>
		<category><![CDATA[Lectures recommandées]]></category>
		<category><![CDATA[Radio]]></category>
		<category><![CDATA[Sport]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans une de leurs chansons sur le hockey, «Salut mon Ron» (2002), Les Cowboys fringants prêtent cette déclaration à un des auditeurs de l’émission radiophonique les Amateurs de sport : «J’ai une question totchée pour toé mon Ron.» Dans son roman les Corpuscules de Krause (2010), Sandra Gordon met la réplique suivante dans la bouche d’un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans une de leurs <a href="http://oreilletendue.com/2011/04/11/lexique-musico-sportif/">chansons sur le hockey</a>, «Salut mon Ron» (2002), Les Cowboys fringants prêtent cette déclaration à un des auditeurs de l’émission radiophonique <em>les Amateurs de sport</em> : «J’ai une question totchée pour toé mon Ron.»</p>
<p>Dans son roman <em>les Corpuscules de Krause</em> (2010), Sandra Gordon met la réplique suivante dans la bouche d’un de ses personnages : «Écoutez, madame, c’est totché ces affaires-là» (p. 13).</p>
<p><em>Touchy</em>, totché : voilà qui est délicat. Jusque dans l’orthographe.</p>
<p>Références</p>
<p>Les Cowboys fringants, «Salut mon Ron», <em>Break syndical</em>, disque audionumérique, 2002, étiquette Disques de La Tribu, TRICD-7200.</p>
<p>Gordon, Sandra, <em>les Corpuscules de Krause</em>, Montréal, Leméac, 2010, 237 p.</p>
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		<title>Les seins de Ginette</title>
		<link>http://oreilletendue.com/2012/02/03/les-seins-de-ginette/</link>
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		<pubDate>Fri, 03 Feb 2012 10:23:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoît Melançon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Apocop’]]></category>
		<category><![CDATA[Chanson]]></category>
		<category><![CDATA[Lectures recommandées]]></category>

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		<description><![CDATA[C’est parfois difficile à croire, mais l’Oreille tendue a déjà été jeune. Dans ce temps-là, le groupe Beau dommage commençait sa carrière. Non seulement l’Oreille achetait ses disques — c’était bien avant l’audionumérique —, mais elle assistait à ses spectacles. Elle s’est donc un jour retrouvée dans un auditorium scolaire à écouter Michel Rivard, une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>C’est parfois difficile à croire, mais <em>l’Oreille tendue</em> a déjà été jeune. Dans ce temps-là, le groupe <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Beau_Dommage">Beau dommage</a> commençait sa carrière. Non seulement <em>l’Oreille</em> achetait ses disques — c’était bien avant l’audionumérique —, mais elle assistait à ses spectacles.</p>
<p>Elle s’est donc un jour retrouvée dans un auditorium scolaire à écouter Michel Rivard, une des voix du groupe, chanter un de ses succès, «Ginette». Souvenez-vous : «Avec tes seins pis tes souliers à talon haut.» Mais pas ce jour-là, où Rivard remplaça «seins» par un synonyme, au grand plaisir de la foule boutonneuse : «Avec tes djos pis tes souliers à talon haut.»</p>
<p><em>Djos</em> ? Au Québec, dans la langue populaire, le mot est en effet synonyme de <em>seins</em>.</p>
<p>Ainsi, dans <em>Gros mots</em> (1999) de Réjean Ducharme, il est question de «djeaux» (p. 74, 83, 123, etc.) et de «rack-à-djeaux» (p. 74). Ce dernier terme est un synonyme de <em>soutien-gorge</em>, que Ducharme ramène parfois à sa plus simple expression : «Elle n’a plus non plus porté de soutien, que je jugeais superflu» (p. 64).</p>
<p>Cette synonymie entraîne trois remarques.</p>
<p>La graphie du mot n’est pas fixée : Ducharme choisit «djeaux» et <em>l’Oreille</em> a pensé spontanément à <em>«</em>djos», mais Léandre Bergeron propose «Jos (pron. djô)» (1980, p. 284).</p>
<p>Si <em>sein</em> peut être employé au singulier, cela ne paraît guère être le cas de <em>djos / djeaux / jos</em>.</p>
<p>Enfin, et surtout : quelle serait l’étymologie de ce mot ? Le mystère règne.</p>
<p>Références</p>
<p>Bergeron, Léandre, <em>Dictionnaire de la langue québécoise</em>, Montréal, VLB éditeur, 1980, 574 p.</p>
<p>Ducharme, Réjean, <em>Gros mots</em>, Paris, Gallimard, 1999, 310 p.</p>
<p>[Complément du 8 février 2012]</p>
<p>Un lecteur de <em>l’Oreille tendue</em>, appelons-le L’Homme-de-bien et remercions-le, découvre ceci dans le logiciel d’aide à la rédaction <a href="http://www.druide.com/antidote.html">Antidote</a> :</p>
<blockquote><p>Étymologie</p>
<p>Du nom propre Jos, «prénom anglais masculin (diminutif de Joseph».</p>
<p>Remarque. — Par quelle gymnastique le sein d’une femme en est-il venu à être affublé du nom de jos au Québec ? Malgré sa forme anglaise, ce mot n’a point cette signification en anglais. Dans cette langue, Jos est un nom propre abrégeant un des trois prénoms suivants : Joseph, Joshua et Josiah.</p>
<p>L’histoire du français au Québec nous apprend qu’on y utilisait autrefois l’expression saint-joseph pour désigner le sein. On peut présumer qu’on a voulu dissimuler le lien entre religion et érotisme en remplaçant le terme par sa forme réduite anglaise «désanctifiée».</p>
<p>Pour une autre désignation du sein par un nom propre, voir : robert.</p></blockquote>
<p>On veut bien, mais cela ne fait que déplacer la question : pourquoi <em>saint-joseph</em> pour <em>sein</em> ?</p>
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		<title>Le plaisir, c’est dans la tête</title>
		<link>http://oreilletendue.com/2012/01/21/le-plaisir-cest-dans-la-tete/</link>
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		<pubDate>Sat, 21 Jan 2012 10:17:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoît Melançon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chanson]]></category>
		<category><![CDATA[Gastronomie & décoration]]></category>

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		<description><![CDATA[Soit, d’abord, les vers suivants, tirés d’une chanson de Loco Locass, «Hymne à Québec» (2010) : Stadaconé, Kabak, Québec Fortifiée depuis Frontenac Assiégée, bombardée, détruite au mortier, mortifiée Reconstruite, incendiée Quatre mois par année dans les glaces prise et protégée Pour l’historien ou le topographe De pied en cap, Québec est toute sauf plate Carnaval, festival, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Soit, d’abord, les vers suivants, tirés d’une chanson de Loco Locass, «<a href="http://www.youtube.com/watch?v=MbCXZCePi10">Hymne à Québec</a>» (2010) :</p>
<blockquote><p>Stadaconé, Kabak, Québec<br />
Fortifiée depuis Frontenac<br />
Assiégée, bombardée, détruite au mortier, mortifiée<br />
Reconstruite, incendiée<br />
Quatre mois par année dans les glaces prise et protégée<br />
Pour l’historien ou le topographe<br />
De pied en cap, Québec est toute sauf <a href="http://oreilletendue.com/2010/12/31/une-fois-n%E2%80%99est-pas-coutume/">plate</a><br />
Carnaval, <a href="http://oreilletendue.com/2010/10/09/celebrons/">festival</a>, fête nationale<br />
Hiver comme été les nuits sont malades mentales !</p></blockquote>
<p>Soit, ensuite, <a href="http://twitter.com/NieDesrochers/statuses/150586390265069568">ce tweet</a> de @NieDesrochers :</p>
<blockquote><p>Philippe Mollé a préparé de la pintade pour l’équipe. Mental. Je meurs ! #miam</p></blockquote>
<p>«Malade mental», ou simplement «mental», donc, dans certains cas, au Québec, peut être un mélioratif. Qu’on se le dise.</p>
<p>P.S.—Grammaticalement, il s’agit d’un cas compliqué : faut-il accorder «malade mental» en genre et en nombre, comme <em>l’Oreille</em> l’a fait (les nuits de Québec seraient «malades mentales») ? Ça se discute.</p>
]]></content:encoded>
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