<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>L’Oreille tendue &#187; Dicos</title>
	<atom:link href="http://oreilletendue.com/category/dicos/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://oreilletendue.com</link>
	<description>« Nous n’avons pas besoin de parler français, nous avons besoin du français pour parler » (André Belleau).</description>
	<lastBuildDate>Tue, 22 May 2012 09:24:59 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.3.2</generator>
		<item>
		<title>Fil de presse 013</title>
		<link>http://oreilletendue.com/2012/05/02/fil-de-presse-013/</link>
		<comments>http://oreilletendue.com/2012/05/02/fil-de-presse-013/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 02 May 2012 09:25:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoît Melançon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Accent & prononciation]]></category>
		<category><![CDATA[Dicos]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire de la langue]]></category>
		<category><![CDATA[Numérique]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Typographie]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://oreilletendue.com/?p=7361</guid>
		<description><![CDATA[Des livres sur la langue ? Il y en a pour tous les goûts. Pour ceux qui se sentent menacés : 11 + 1 propositions pour défendre le français de Xavier Combe (Paris, L’Harmattan, 2011, 68 p.). Pour ceux qui n’ont pas peur : Aventures et mésaventures des langues de France d’Henriette Walter (Paris, Honoré Champion, coll. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Des livres sur la langue ? Il y en a pour tous les goûts.</p>
<p>Pour ceux qui se sentent menacés : <em>11 + 1 propositions pour défendre le français</em> de Xavier Combe (Paris, L’Harmattan, 2011, 68 p.).</p>
<p>Pour ceux qui n’ont pas peur : <em>Aventures et mésaventures des langues de France</em> d’Henriette Walter (Paris, Honoré Champion, coll. «Champion classiques. Références et dictionnaires», 5, 2012, 304 p. Préface de Jean Pruvost).</p>
<p>Pour ceux qui aiment les lettres qui bougent : <em>Anagrammes renversantes</em> d’Étienne Klein et Jacques Perry-Slakow (Paris, Flammarion, 2011, 105 p.).</p>
<p>Pour ceux qui sont attentifs à leur corps : <em>Histoire des expressions populaires relatives à l’anatomie, à la physiologie et à la médecine</em> d’Édouard Brissaud (Genève, Slatkine reprints, 2012, 350 p. Réimpression de l’édition de Paris, 1899).</p>
<p>Pour ceux qui veulent bien prononcer : <em>De la prononciation française depuis le commencement du seizième siècle, d’après le témoignage des grammairiens</em> de Charles Thurot (Genève, Slatkine reprints, 2012, 2 vol., 1540 p. Réimpression de l’édition de Paris, 1881-1883).</p>
<p>Pour ceux qui défendent la francophonie : <em>Privilège et rayonnement du français du XVIIIe siècle à aujourd’hui</em> d’Axel Maugey (Paris, Honoré Champion, coll. «Champion Essais», 12, 2012, 280 p.).</p>
<p>Pour ceux qui ont voté ou qui vont voter : <em>les Élections ou comment «s’eslire quelque manière de vivre» ?</em> de Jean Pruvost (Paris, Honoré Champion, coll. «Champion. Les mots», 2012, 144 p.); <em>Paroles, paroles : formules de nos politiques</em> de Frédéric Pommier (Paris, Seuil, 2012, 202 p.); <em>les Mots du spectacle en politique du </em>collectif Théocratie (Montreuil-sous-Bois, Éditions Théâtrales, 2012, 94 p.).</p>
<p>Pour ceux qui savent ce que ponctuer veut dire : <em>Esthétique de la ponctuation</em> d’Isabelle Serça (Paris, Gallimard, 2012, 307 p.).</p>
<p>Pour ceux qui surfent incognito : <em>Se nommer pour exister. L’exemple du pseudonyme sur Internet</em> de Marcienne Martin (Paris, L’Harmattan, coll. «Nomino ergo sum», 2012, 220 p.).</p>
<p>Pour ceux qui causent «américain» : <em>Dictionary of American Regional English</em> (cinquième et dernier volume, Cambridge, Harvard University Press, 2012).</p>
<p>Pour ceux qui veulent se rappeler le bon vieux temps : <em>Manuel des difficultés les plus communes de la langue française, adapté au jeune âge, et suivi d’un recueil de locutions vicieuses</em> de Thomas Maguire (Québec, Fréchette &amp; cie, 1841; <a href="http://www.gutenberg.org/ebooks/38913">édition numérique</a>, Project Gutenberg, 2012). Dans un ouvrage récent, Chantal Bouchard a longuement analysé ce manuel (<em>Méchante langue. La légitimité linguistique du français parlé au Québec</em>, Montréal, Presses de l’Université de Montréal, coll. «Nouvelles études québécoises», 2012, 178 p.).</p>
<p>Pour ceux qui apprécient l’<a href="http://oreilletendue.com/2011/07/19/sixieme-article-d%e2%80%99un-dictionnaire-personnel-de-rhetorique/">anaphore</a> : <a href="http://www.univ-rouen.fr/irshs/users/purh/spip.php?article647"><em>Anaphore et anaphoriques : variété des langues, variété des emplois</em></a>, collectif sous la direction de Camille Denizot et Emmanuel Dupraz (Rouen, Publications des universités de Rouen et du Havre, coll. «Cahiers de l’ERIAC», 4, 2012, 370 p.).</p>
<p>Pour ceux qui veulent apprendre de nouvelles langues : <em>From Elvish to Klingon. Exploring Invented Languages</em>, collectif sous la direction de Michael Adams (New York, Oxford University Press, 2011, 304 p.).</p>
<p>Pour ceux qui tendent l’oreille : <em>Mots en toc et formules en tic : petites maladies du parler d’aujourd’hui</em> de Frédéric Pommier (Paris, Seuil, coll. «Points. Le goût des mots», P2721, 2011 [2010], 216 p.).</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://oreilletendue.com/2012/05/02/fil-de-presse-013/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Ça ne s’invente pas (car c’est déjà inventé)</title>
		<link>http://oreilletendue.com/2011/10/21/ca-ne-s%e2%80%99invente-pas-car-c%e2%80%99est-deja-invente/</link>
		<comments>http://oreilletendue.com/2011/10/21/ca-ne-s%e2%80%99invente-pas-car-c%e2%80%99est-deja-invente/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 21 Oct 2011 09:28:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoît Melançon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dicos]]></category>
		<category><![CDATA[Langue de Shakespeare]]></category>
		<category><![CDATA[Lectures recommandées]]></category>
		<category><![CDATA[Néologie]]></category>
		<category><![CDATA[Numérique]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://oreilletendue.com/?p=5569</guid>
		<description><![CDATA[Erin McKean suit de très près l’évolution de la langue anglaise. Elle a exposé ses positions lexicographiques dans le cadre d’une conférence présentée par TED; l’Oreille tendue en a parlé ici. Elle dirige un dictionnaire en ligne, Wordnik. Et elle publie des livres. Aftercrimes, Geoslavery, and Thermogeddon (2011) recense et définit quelques dizaines de néologismes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Erin McKean suit de très près l’évolution de la langue anglaise. Elle a exposé ses positions lexicographiques dans le cadre d’une conférence présentée par TED; <em>l’Oreille tendue</em> en a parlé <a href="http://oreilletendue.com/2010/01/02/de-la-lexicographie/">ici</a>. Elle dirige un dictionnaire en ligne, <a href="http://www.wordnik.com/">Wordnik</a>. Et elle publie des livres.</p>
<p><em>Aftercrimes, Geoslavery, and Thermogeddon</em> (2011) recense et définit quelques dizaines de néologismes (en anglais), beaucoup venus du monde des sciences. Des exemples ?</p>
<p>«<em>Displace fallacy</em>» : l’idée fausse selon laquelle une nouvelle technologie (le livrel) remplace les anciennes (le livre).</p>
<p>«<em>E-mail apnea</em>» : le fait de ne (presque) plus respirer (temporairement) quand on est absorbé par ses courriels. (On doit l’expression à Linda Stone.)</p>
<p>«<em>Thanatourism</em>» : forme de tourisme à destination de lieux associés à la souffrance et à la mort, particulièrement à la mort violente.</p>
<p>C’est réjouissant d’inventivité.</p>
<p>[Complément du 22 octobre 2011]</p>
<p>On peut facilement imaginer le plaisir qu’aurait Erin McKean devant tel mot-valise d’un <a href="http://twitter.com/dancohen/statuses/127400692280328192">tweet</a> publié hier par <a href="http://twitter.com/#!/dancohen">@dancohen</a>, qui l’emprunte lui-même à <a href="http://twitter.com/#!/@ncschistory">@ncschistory</a> : «“Scannabago” [Scan / Numérisation + Winnebago / Autocaravane] = mobile scanning unit to digitize local materials.»</p>
<p>[Complément du 30 janvier 2012]</p>
<p>Au lieu de <em>thanatourism</em>, on peut aussi dire <em>dark tourism</em>. L’expression est chez Julien Blanc-Gras dans <em>Touriste</em> (2011, p. 43). On y découvre également le tourisme chez les pauvres, le <em>poorism</em> (p. 115).</p>
<p>Références</p>
<p>Blanc-Gras, Julien, <em>Touriste</em>, Vauvert, Au diable vauvert, 2011, 259 p.</p>
<p>McKean, Erin, <a href="http://www.amazon.com/Aftercrimes-Geoslavery-Thermogeddon-Thought-Provoking-ebook/dp/B004K1F1P4/ref=sr_1_6?ie=UTF8&amp;qid=1318419545&amp;sr=8-6"><em>Aftercrimes, Geoslavery, and Thermogeddon. Thought-Provoking Words from a Lexicographer’s Notebook</em></a>, livre numérique (Kindle), New York, TED Conferences, LLC, 2011.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://oreilletendue.com/2011/10/21/ca-ne-s%e2%80%99invente-pas-car-c%e2%80%99est-deja-invente/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Vraiment ?</title>
		<link>http://oreilletendue.com/2011/10/11/vraiment-2/</link>
		<comments>http://oreilletendue.com/2011/10/11/vraiment-2/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 11 Oct 2011 09:18:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoît Melançon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Accent & prononciation]]></category>
		<category><![CDATA[Dicos]]></category>
		<category><![CDATA[Néologie]]></category>
		<category><![CDATA[Numérique]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://oreilletendue.com/?p=5492</guid>
		<description><![CDATA[L’Oreille tendue n’hésite pas à avoir recours au Grand Dictionnaire terminologique de l’Office québécois de la langue française. Elle y trouve généralement des réponses précises à ses questions. Elle n’est pas toujours d’accord avec ces réponses, mais, au moins, les choses sont claires. Puis, un jour, des sources conjugales attirent son attention sur la définition [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>L’Oreille tendue</em> n’hésite pas à avoir recours au <a href="http://www.granddictionnaire.com"><em>Grand Dictionnaire terminologique</em></a> de l’Office québécois de la langue française. Elle y trouve généralement des réponses précises à ses questions. Elle n’est pas toujours d’accord avec ces réponses, mais, au moins, les choses sont claires.</p>
<p>Puis, un jour, des sources conjugales attirent son attention sur la définition suivante :</p>
<blockquote><p>Se dit des emballages munis d’un trou ou d’une fente permettant de suspendre les articles aux broches d’un panneau de présentation.</p></blockquote>
<p>Quel est le mot ainsi défini, dont le «quasi-synonyme» serait «brochable» et qui vient de «l’anglais <em>pegboard</em> désignant le panneau de présentation permettant l’accrochage des objets» ? «Pegboardable».</p>
<p>Subitement, <em>l’Oreille</em> a une petite crainte. «Pegboardable» ? Vraiment ?</p>
<p>P.S.—Pendant que nous y sommes : ça se prononce comment ?</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://oreilletendue.com/2011/10/11/vraiment-2/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>De la crosse au Québec</title>
		<link>http://oreilletendue.com/2011/10/03/de-la-crosse-au-quebec/</link>
		<comments>http://oreilletendue.com/2011/10/03/de-la-crosse-au-quebec/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 03 Oct 2011 09:30:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoît Melançon</dc:creator>
				<category><![CDATA[À il et à elle]]></category>
		<category><![CDATA[Accent & prononciation]]></category>
		<category><![CDATA[Chanson]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Dicos]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Radio]]></category>
		<category><![CDATA[Sport]]></category>
		<category><![CDATA[Télévision]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://oreilletendue.com/?p=5416</guid>
		<description><![CDATA[Crosse et ses dérivés sont populaires au Québec. Démonstration. Réglons tout de suite une chose : au hockey, on joue avec un bâton, pas avec une crosse, quoi qu’en pense le traducteur de la Dague de Cartier de John Farrow (2009, p. 28 et 114), pour ne prendre qu’un exemple. Restons un instant dans le monde [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Crosse</em> et ses dérivés sont populaires au Québec. Démonstration.</p>
<p>Réglons tout de suite une chose : au hockey, on joue avec un <em>bâton</em>, pas avec une <em>crosse</em>, quoi qu’en pense le traducteur de <a href="http://oreilletendue.com/2011/06/14/experience-notulienne/"><em>la Dague de Cartier</em></a> de John Farrow (2009, p. 28 et 114), pour ne prendre qu’un exemple.</p>
<p>Restons un instant dans le monde du sport : un des deux sports nationaux du Canada est <a href="http://www.pointstreaksites.com/view/cla-fr/propos/la-crosse-1/la-crosse-sport-national-d-t-du-canada">la crosse</a>. C’est une <a href="http://www.pch.gc.ca/pgm/sc/legsltn/n-16-fra.cfm ">loi du 12 mai 1994</a> qui le dit. Croyons-la.</p>
<p>Passons au sexuel. <em>Se crosser</em> désigne alors le geste de s’autosatisfaire. La forme réfléchie du verbe le dit clairement : cette activité s’exerce sur soi-même. La forme non réfléchie existe aussi : l’activité vise alors le plaisir de l’autre. Un exemple ? <a href="https://www.bookeenstore.com/fr/ebook/4d6e73ca86b5ec921a00097b/j%26#039irai-me-crosser-sur-vos-tombes"><em>J’irai me crosser sur vos tombes</em></a>, le roman d’Édouard H. Bond dont le titre rappelle celui de Boris Vian, <em>J’irai cracher sur vos tombes</em>.</p>
<p>Allons maintenant voir du côté de l’invective : dire de quelqu’un que c’est un <em>crosseur</em> signifie que cette personne est fourbe. Les exemples abondent.</p>
<blockquote><p>«Le président du Conseil de la souveraineté [Gérald Larose] traite Layton d’“imposteur”, les autres de “crosseurs professionnels”» (<em>le Devoir</em>, 28 avril 2011, p. A1).</p>
<p>«T’as assez d’misère à être pompiste, tu f’ras pas long feu comme crosseur» (<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Gaz_Bar_Blues "><em>Gaz Bar Blues</em></a>, film de Louis Bélanger, 2003).</p>
<p>«Si [Dieu] a vraiment fait l’homme à son image, ça m’a l’air d’être un joyeux “crosseur”» (Jean-François Mercier, <em>l’Actualité</em>, 34, 12, 1er août 2009, p. 6).</p>
<p>«“Je ne veux surtout pas que tu penses que je suis un crosseur”» (Nadine Bismuth, <em>Scrapbook</em>, p. 141).</p></blockquote>
<p>S’agissant de <em>crosseur</em> en ce sens, que le mot soit un substantif ou un adjectif, le rapport à l’anglais est tout probable, où le verbe <em>to cross</em> désigne le fait se mettre sur le chemin de quelqu’un et où <em>double cross</em> signifie rouler, doubler ou trahir une personne. (<em>L’Oreille tendue</em> croit se souvenir que le dramaturge Jean-Claude Germain a naguère traduit <em>to double cross</em> par «double crosser», mais elle n’en mettrait sa main au feu.) Le verbe <em>crosser</em> est d’ailleurs attesté en ce sens. L’émission <em>Tout le monde en parle</em>, dans le cadre de sa spéciale du 31 décembre 2009, a monté une parodie, par le groupe Rock et belles oreilles, d’une chanson des Beatles (Les Bidules) : les fraudeurs (Vincent Lacroix, Earl Jones, Bernard Madoff, etc.), ces «<a href="http://oreilletendue.com/2009/12/31/le-temps-maudit-des-retrospectives/">criminels à cravate</a>», y «crossent l’univers».</p>
<p>La prononciation <em>crosseux</em> pour <em>crosseur</em> s’entend, mais elle est rare. Elle se lit aussi, mais pas plus souvent. On en trouve néanmoins une occurrence dans la revue littéraire <em>l’Inconvénient</em> (numéro 17, mai 2004, p. 125).</p>
<p>Le mot <em>crosseur</em> existait en français hexagonal, d’abord dans un sens sportif : «<em>crosseur</em> (XVIIe s., au sens de “personne qui joue à la crosse, qui chasse la balle avec une crosse”, enregistré par Acad. 1re; XIXe s., au sens de “querelleur”.)». Il a cependant été <a href="http://www.academie-francaise.fr/dictionnaire/supprimes.html ">supprimé du dictionnaire de l’Académie française</a>.</p>
<p>Le <em>crosseur</em> se livre évidemment à la <em>crosse</em> : «Il venait d’une tribu de voleurs pis de restants de crosse de la route Madoc qui défonçaient les chalets pis les garages à environ cent milles à la ronde» (p. 86), écrit par exemple Samuel Archibald dans une des «histoire» de son <a href="http://oreilletendue.com/2011/09/02/d%e2%80%99arvida/"><em>Arvida</em></a> (2011). C’est en pensant à ce sens du mot que <a href="http://blogues.cyberpresse.ca/lagace/2010/06/07/la-manchette-du-jour-et-peut-etre-meme-de-lannee/ ">Patrick Lagacé</a> relève la manchette suivante, en effet riche d’ambivalence : «<a href="http://www.lesaffaires.com/secteurs-d-activite/general/fraude-a-l-association-canadienne-de-crosse/515425">Fraude à l’Association canadienne de crosse.</a>»</p>
<p>Beaucoup des dictionnaires de la langue parlée au Québec, les sérieux comme les autres, connaissent ce mot et ses dérivés. Léandre Bergeron (1980) aligne «crosse» (le sport), «crossage» («Masturbation» ou «Saloperie»), «crosser», «crosser (se)», «crossette» («Éjaculation provoquée par soi-même ou par un ou une autre», ce qui ouvre beaucoup de possibilités) et «crosseur» («Salaud») (p. 160-161). Ephrem Desjardins (2002) a «crosse», «crosser» (et notamment «crosser un client») et «crossette» (p. 72). Le <em>Dictionnaire québécois d’aujourd’hui</em> (1992, p. 279) de Jean-Claude Boulanger retient «crosser», «crossage» (notamment pour désigner une «perte de temps inutile»; exemple : «C’est du crossage de mouches», au pluriel), de même que «crosseur ou crosseux, euse» (exemple : «C’est un crosseur, mais pas un bandit»). Selon lui, le mot est toujours «vulgaire»; c’est assez peu contestable.</p>
<p>Le <em>Dictionnaire québécois français. Mieux se comprendre entre francophones</em> (1999) de Lionel Meney est le plus généreux des dictionnaires consultés par <em>l’Oreille tendue</em> en cette matière. Sous quatre entrées — «crosse», «crosser», «crossette» et «crosseur, crosseux» (p. 597-598) —, il multiplie les exemples et les sources. Il puise aussi bien dans la littérature (Jacques Renaud, Jean-Marie Poupart, Victor-Lévy Beaulieu, Réjean Ducharme, Yves Beauchemin, Gérald Godin, Francine Noël) et à la radio (Radio-Canada) que chez les chanteurs (Raymond Lévesque) et les humoristes (Claude Blanchard). Les synonymes pleuvent sous sa plume gaillarde.</p>
<p>En revanche, ni le <em>Dictionnaire historique du français québécois</em> (1998) publié sous la direction de Claude Poirier ni le <em>Multidictionnaire de la langue française</em> (2009) de Marie-Éva de Villers ne le définissent; c’est plus étonnant dans le premier cas que dans le second.</p>
<p>Résumons : <em>crosse</em> et ses dérivés font bel et bien partie du patrimoine linguistique québécois, qu’on les juge vulgaires — ce qui est le plus souvent le cas — ou pas. Il serait dès lors difficile de s’en passer, du moins dans certaines situations, qu’on choisira avec soin.</p>
<p>P.S.—Le mot pourrait paraître n’être que québécois. Si l’on en croit Pierre Foglia, il existe pourtant une telle chose que la «<a href="http://www.cyberpresse.ca/chroniqueurs/pierre-foglia/201101/19/01-4361753-un-travail-comme-un-autre.php">crossette espagnole</a>» (<em>la Presse</em>, 20 janvier 2011).</p>
<p>Références</p>
<p>Archibald, Samuel, <em>Arvida. Histoires</em>, Montréal, Le Quartanier, coll. «Polygraphe», 2011, 314 p. Ill.</p>
<p>Bergeron, Léandre, <em>Dictionnaire de la langue québécoise</em>, Montréal, VLB éditeur, 1980, 574 p.</p>
<p>Bismuth, Nadine, <em>Scrapbook</em>, Montréal, Boréal, coll. «Boréal compact», 176, 2006 (2004), 393 p.</p>
<p>Boulanger, Jean-Claude, <em>Dictionnaire québécois d’aujourd’hui. Langue française, histoire, géographie, culture générale</em>, Saint-Laurent, Dicorobert, 1992, xxxv/1269/343/lxi p. Cartes. Avant-propos de Gilles Vigneault.</p>
<p>Desjardins, Ephrem, <em>Petit lexique de mots québécois à l’usage des Français (et autres francophones d’Europe) en vacances au Québec</em>, Montréal, Éditions Vox Populi internationales, 2002, 155 p.</p>
<p>Farrow, John, <em>la Dague de Cartier</em>, Paris, Grasset, coll. «Grand format», 2009, 619 p. Pseudonyme de Trevor Ferguson. Traduction de Jean Rosenthal.</p>
<p>Meney, Lionel, <em>Dictionnaire québécois français. Mieux se comprendre entre francophones</em>, Montréal, Guérin, 1999, xxxiv/1884 p.</p>
<p>Poirier, Claude (édit.), <em>Dictionnaire historique du français québécois. Monographies lexicographiques de québécismes</em>, Sainte-Foy (Québec), Presses de l’Université Laval, 1998, lx/640 p. Ill.</p>
<p>Villers, Marie-Éva de, <em>Multidictionnaire de la langue française</em>, Montréal, Québec Amérique, 2009 (cinquième édition), xxvi/1707 p.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://oreilletendue.com/2011/10/03/de-la-crosse-au-quebec/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Conseil du jour</title>
		<link>http://oreilletendue.com/2011/09/30/conseil-du-jour/</link>
		<comments>http://oreilletendue.com/2011/09/30/conseil-du-jour/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 30 Sep 2011 09:17:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoît Melançon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dicos]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://oreilletendue.com/?p=5404</guid>
		<description><![CDATA[«Il ne faut pas précéder le dictionnaire, mais il ne faut pas non plus craindre de le suivre» (p. 64). Abbé Étienne Blanchard, le Bon Français en affaires, Montréal, 1919, 95 p.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>«Il ne faut pas précéder le dictionnaire, mais il ne faut pas non plus craindre de le suivre» (p. 64).</p>
<p><a href="http://oreilletendue.com/2011/09/20/portraits-d%E2%80%99hommes/">Abbé Étienne Blanchard</a>, <em>le Bon Français en affaires</em>, Montréal, 1919, 95 p.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://oreilletendue.com/2011/09/30/conseil-du-jour/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Néologisme du jour</title>
		<link>http://oreilletendue.com/2011/09/07/neologisme-du-jour/</link>
		<comments>http://oreilletendue.com/2011/09/07/neologisme-du-jour/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 07 Sep 2011 09:25:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoît Melançon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dicos]]></category>
		<category><![CDATA[Lectures recommandées]]></category>
		<category><![CDATA[Néologie]]></category>
		<category><![CDATA[Sport]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://oreilletendue.com/?p=5234</guid>
		<description><![CDATA[Tonitruance : plusieurs dictionnaires Web le connaissent, mais pas les usuels que l’Oreille tendue a sous la main. Le mot est néanmoins sous la plume de Jean-Marc Huitorel, dans son magnifique et passionnant ouvrage sur l’art contemporain et le sport, la Beauté du geste : «Quant aux planches à voile [de Gérard Deschamps], elles constituent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Tonitruance</em> : plusieurs dictionnaires Web le connaissent, mais pas les usuels que <em>l’Oreille tendue</em> a sous la main.</p>
<p>Le mot est néanmoins sous la plume de Jean-Marc Huitorel, dans son magnifique et passionnant ouvrage sur l’art contemporain et le sport, <em>la Beauté du geste</em> : «Quant aux planches à voile [de Gérard Deschamps], elles constituent un formidable point de jonction entre les constituants mêmes de la peinture et les joyeuses tonitruances de l’époque» (p. 76).</p>
<p>Adopté.</p>
<p>P.S.—Comme dans le plus récent <em>L’art est un sport de combat</em>, il est déjà question de «<a href="http://oreilletendue.com/2011/07/20/la-douceur-du-foyer/">lutte d’appartement</a>» dans l’ouvrage de 2005 (p. 155).</p>
<p>Référence</p>
<p>Huitorel, Jean-Marc, <em>la Beauté du geste. L’art contemporain et le sport</em>, Paris, <a href="http://www.editions-du-regard.com/regard/beaute_geste.htm">Éditions du regard</a>, 2005, 214 p. Ill.</p>
<p>Huitorel, Jean-Marc, Christine Mennesson et Barbara Forest, <em>L’art est un sport de combat</em>, Calais et Arles, <a href="http://www.calais.fr/-le-musee-des-beaux-arts-">Musée des beaux-arts de Calais</a> et <a href="http://www.analogues.fr/">Analogues, maison d’édition pour l’art contemporain</a>, 2011, 127 p. Ill. Édition bilingue français-anglais.</p>
<p><a href="http://oreilletendue.com/wp-content/uploads/2011/09/tonitruance.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-5235" title="tonitruance" src="http://oreilletendue.com/wp-content/uploads/2011/09/tonitruance.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://oreilletendue.com/2011/09/07/neologisme-du-jour/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Fil de presse 010</title>
		<link>http://oreilletendue.com/2011/05/19/fil-de-presse-010/</link>
		<comments>http://oreilletendue.com/2011/05/19/fil-de-presse-010/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 19 May 2011 09:17:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoît Melançon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Accent & prononciation]]></category>
		<category><![CDATA[Dicos]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire de la langue]]></category>
		<category><![CDATA[Lumières]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://oreilletendue.com/?p=4685</guid>
		<description><![CDATA[Quelques lectures (historiques et néanmoins récentes) pour le mois de Marie. Une histoire du français ? Jean-Benoît Nadeau et Julie Barlow, le Français, quelle histoire !, Éditions Télémaque, 2011. Une histoire de la langue de bois ? «Les langues de bois», numéro 58 de la revue Hermès (CNRS Editions, 2011). Une histoire de l’argot ? Jean La Rue, Dictionnaire [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Quelques lectures (historiques et néanmoins récentes) pour le mois de Marie.</p>
<blockquote><p>Une histoire du français ? Jean-Benoît Nadeau et Julie Barlow, <em>le Français, quelle histoire !</em>, Éditions Télémaque, 2011.</p>
<p>Une histoire de la langue de bois ? «Les langues de bois», numéro 58 de la revue <em>Hermès</em> (CNRS Editions, 2011).</p>
<p>Une histoire de l’argot ? Jean La Rue, <em>Dictionnaire d’argot et des locutions populaires. Version raisonnée et commentée à partir des éditions de 1894 et du début du XXe siècle</em>, Paris, Classiques Garnier, coll. «Classiques de l’argot et du jargon», 4, 2011, 521 p. Édition de Denis Delaplace.</p>
<p>Une histoire du libertinage (linguistique) ? Patrick Wald Lasowski, <em>Dictionnaire libertin. La langue du plaisir au siècle des Lumières</em>, Paris, Gallimard, coll. «L’infini», 2011.</p>
<p>Une histoire de ce qui n’existe pas ? Paolo Albani et Berlinghiero Buonarroti, <em>Dictionnaire des langues imaginaires</em>, Paris, Les Belles-Lettres, 2011 (1994), 576 p.</p>
<p>Une histoire de la phonétique ? Christophe Rey, <em>Nicolas Beauzée précurseur de la phonétique. Dans l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert, la Grammaire générale et l’Encyclopédie méthodique de Panckoucke</em>, Paris, Honoré Champion, coll. «Mots et dictionnaires», 2011.</p>
<p>Une histoire de la langue au siècle des Lumières ? Ferdinand Gohin, <em>les Transformations de la langue française pendant la deuxième moitié du XVIIIe siècle (1740-1789)</em>, Genève, Slatkine reprints, 2011. Réimpression de l’édition de Paris, 1903.</p>
<p>Une histoire des dictionnaires ? Alain Rey, <em>Dictionnaire amoureux des dictionnaires</em>, Paris, Plon, 2011, 1005 p.</p></blockquote>
<p>N’est-ce pas le mois le plus beau ?</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://oreilletendue.com/2011/05/19/fil-de-presse-010/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Divergences transatlantiques 015</title>
		<link>http://oreilletendue.com/2011/04/22/divergences-transatlantiques-015/</link>
		<comments>http://oreilletendue.com/2011/04/22/divergences-transatlantiques-015/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 22 Apr 2011 09:17:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoît Melançon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dicos]]></category>
		<category><![CDATA[Divergences transatlantiques]]></category>
		<category><![CDATA[Lectures recommandées]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://oreilletendue.com/?p=4476</guid>
		<description><![CDATA[Tout un chacun le sait : les mômes des uns sont les couilles des autres. En matière de reproduction humaine, les gosses français sont les fruits de la génération, alors que les gosses québécoises en sont un des agents actifs. Rien là de neuf. Histoire d’être grivois à peu de frais, on s’est souvent amusé à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Tout un chacun le sait : les mômes des uns sont les couilles des autres. En matière de reproduction humaine, les gosses français sont les fruits de la génération, alors que les gosses québécoises en sont un des agents actifs. Rien là de neuf.</p>
<p>Histoire d’être grivois à peu de frais, on s’est souvent amusé à inventer des phrases à double sens, du genre «J’ai embrassé ses gosses». On peut pourtant se demander si les risques de confusion sont réels. Quand le père courroucé de la pièce <em>Un reel ben beau, ben triste</em> de Jeanne-Mance Delisle (1980) déclare «L’hostie d’cochon, m’as y arracher les gosses avec mes dents !» (p. 94), peut-on vraiment croire qu’il souhaite s’en prendre à la progéniture de cet «hostie d’cochon» ? Contexte, tout est contexte.</p>
<p>Pourquoi rappeler aujourd’hui cette évidence lexicale universellement (re)connue ? Parce que le titre d’un texte récent d’Annick Farina est un peu trop vague. Quel est l’exemple principal étudié dans «L’utilisation des marques lexicographiques au Québec : un choix politique» (2010) ? Le mot <em>gosse</em>, précisément, ce «mot “tabou”» dans les dictionnaires jusque dans les années 1980 (p. 77), qui n’est pourtant qu’un «petit mot assez inoffensif» (p. 84). Un conseil de l’auteure mérite d’être cité : «De même qu’on ne rédige pas un essai médical sur les “inflammations de la gosse”, une personne qui recevra un coup de pieds dans les testicules ne dira pas “aïe, j’ai mal aux gonades”» (p. 79). En effet.</p>
<p>Deux remarques linguistiques, pour conclure. On ne confondra pas <em>gosses</em> et <a href="http://oreilletendue.com/2010/09/25/scene-de-la-vie-familiale/"><em>gosser</em></a>. En France, <em>gosse</em> est épicène, pas au Québec, où en son sens sexué, il n’existe qu’au féminin.</p>
<p>P.S.—Dans le même ouvrage collectif, signalons l’étude de Mirella Conenna, «Le québécois dans la valise : les dictionnaires à usage touristique», consacrée à six «mini-dictionnaires» (p. 139), malheureusement rédigée avant la sortie du<em> <a href="http://oreilletendue.com/2010/04/13/nuls/">Parler québécois pour les nuls</a></em> (2009), le joyau de Marie-Pierre Gazaille et Marie-Lou Guévin.</p>
<p>Références</p>
<p><!-- @font-face {   font-family: "Verdana"; }@font-face {   font-family: "Cambria"; }p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal { margin: 0cm 0cm 0.0001pt; font-size: 12pt; font-family: "Times New Roman"; }div.Section1 { page: Section1; } --> Conenna, Mirella, «Le québécois dans la valise : les dictionnaires à usage touristique», dans Sergio Cappello et Mirella Conenna (édit.), <em>Dizionari. Dictionnaires. Dictionaries. Percorsi</em><em> di lessicografia canadese</em>, Udine, Forum, coll. «Collana di studi del Centro di Cultura Canadese», 2, 2010, p. 127-140.</p>
<p>Delisle, Jeanne-Mance, <em>Un reel ben beau, ben triste</em>, Montréal, Éditions de la pleine lune, coll. «Théâtre», 1980, 179 p.</p>
<p>Farina, Annick, «L’utilisation des marques lexicographiques au Québec : un choix politique», dans Sergio Cappello et Mirella Conenna (édit.), <em>Dizionari. Dictionnaires. Dictionaries. Percorsi</em><em> di lessicografia canadese</em>, Udine, Forum, coll. «Collana di studi del Centro di Cultura Canadese», 2, 2010, p. 75-96.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://oreilletendue.com/2011/04/22/divergences-transatlantiques-015/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>De la binette</title>
		<link>http://oreilletendue.com/2010/11/11/de-la-binette/</link>
		<comments>http://oreilletendue.com/2010/11/11/de-la-binette/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 11 Nov 2010 10:37:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoît Melançon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dicos]]></category>
		<category><![CDATA[Néologie]]></category>
		<category><![CDATA[Numérique]]></category>
		<category><![CDATA[Traduction]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://oreilletendue.com/?p=2331</guid>
		<description><![CDATA[Sous la signature de Marcienne Martin, les Éditions L’Harmattan viennent de faire paraître un Dictionnaire des pictogrammes numériques et du lexique en usage sur Internet et les téléphones portables (2010, 154 p.). Dans le communiqué de presse, il est précisé que ce dictionnaire «a un caractère non exhaustif étant donné les possibilités illimitées que possède [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Sous la signature de Marcienne Martin, les Éditions L’Harmattan viennent de faire paraître un <a href="http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&amp;obj=livre&amp;no=32391"><em>Dictionnaire des pictogrammes numériques et du lexique en usage sur Internet et les téléphones portables</em></a> (2010, 154 p.).</p>
<p>Dans le communiqué de presse, il est précisé que ce dictionnaire «a un caractère non exhaustif étant donné les possibilités illimitées que possède une langue en cours de création». Question, dès lors : pourquoi publier un dictionnaire papier d’un objet aussi mobile, voire éphémère, que les pictogrammes numériques et que le lexique lié à une technologie particulière ? Un site Web interactif ne serait-il pas plus approprié ? Devant un objet qui change aussi rapidement, pourquoi se limiter à un ouvrage imprimé condamné à une prévisible obsolescence ?</p>
<p>Mince consolation : on peut acheter le PDF du livre. (De là à le lire sur son téléphone, c’est une autre histoire.)</p>
<p>P.S.—«Binette» ? Plutôt qu’«émoticône», c’est la traduction que proposait dès 1995 l’<a href="http://www.granddictionnaire.com/btml/fra/r_motclef/index800_1.asp">Office québécois de la langue française</a> du mot «smiley».</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://oreilletendue.com/2010/11/11/de-la-binette/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Les français</title>
		<link>http://oreilletendue.com/2010/09/21/les-francais/</link>
		<comments>http://oreilletendue.com/2010/09/21/les-francais/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 21 Sep 2010 09:31:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoît Melançon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Belgique]]></category>
		<category><![CDATA[Dicos]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://oreilletendue.com/?p=2117</guid>
		<description><![CDATA[On voit français standard, français international, français de France, voire français hexagonal, pour désigner le lexique du français réputé le plus général. Dans un tout récent Dictionnaire des belgicismes, on parle plutôt de français dit «de référence», défini comme «celui que décrivent les grammaires et les dictionnaires usuels du français, à l’exclusion de tout ce [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>On voit <em>français standard</em>, <em>français international</em>, <em>français de France</em>, voire <em>français hexagonal</em>, pour désigner le lexique du français réputé le plus général. Dans un tout récent <em>Dictionnaire des belgicismes</em>, on parle plutôt de <em>français dit «de référence»</em>, défini comme «celui que décrivent les grammaires et les dictionnaires usuels du français, à l’exclusion de tout ce qui pourrait avoir un caractère marqué, de par son origine régionale ou les restrictions de son emploi».</p>
<p>Voilà qui est nettement mieux.</p>
<p>P.S.—On trouve un extrait du dictionnaire <a href="http://presse.deboeck.com/belgicismes/1024/magazine.html">ici</a> et un quiz, «Parlez-vous belge ?», <a href="http://deboeck.qualifio.com/index.html">là</a>.</p>
<p>Référence</p>
<p>Francard, Michel, Geneviève Geron, Régine Wilmet et Aude Wirth, <em>Dictionnaire des belgicismes</em>, Louvain-la-Neuve et Paris, De Boeck et Duculot, coll. «Langue française &#8211; Ouvrages de référence», 2010. Ill. Préface de Bruno Coppens.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://oreilletendue.com/2010/09/21/les-francais/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>

