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	<title>L’Oreille tendue &#187; École</title>
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	<description>« Nous n’avons pas besoin de parler français, nous avons besoin du français pour parler » (André Belleau).</description>
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		<title>Autopromotion 032</title>
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		<pubDate>Sun, 20 May 2012 09:18:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoît Melançon</dc:creator>
				<category><![CDATA[École]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Radio]]></category>

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		<description><![CDATA[Ce matin, entre 9 h et 10 h, l’Oreille tendue sera au micro de Franco Nuovo (Dessine-moi un dimanche), à la radio de Radio-Canada, pour parler des mots de la grève étudiante au Québec. Elle y discutera notamment avec Simon Jodoin, de Voir. Au programme, peut-être : printemps érable § injonction § outremont + terrasse [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ce matin, entre 9 h et 10 h, <em>l’Oreille tendue</em> sera au micro de Franco Nuovo (<a href="http://www.radio-canada.ca/emissions/dessine_moi_un_dimanche/2011-2012/"><em>Dessine-moi un dimanche</em></a>), à la radio de Radio-Canada, pour parler des mots de la grève étudiante au Québec. Elle y discutera notamment avec <a href="http://voir.ca/chroniques/theologie-mediatique/2012/05/17/glossaire-a-l%E2%80%99usage-des-touristes-qui-souhaitent-comprendre-le-conflit-etudiant/">Simon Jodoin</a>, de <em>Voir</em>.</p>
<p>Au programme, peut-être :</p>
<p style="padding-left: 30px;">printemps érable § injonction § outremont + terrasse + sangria + belle vie § <a href="http://oreilletendue.com/2010/06/03/logique-scolaire/">conséquence</a> § <a href="http://oreilletendue.com/2010/10/06/la-station-assise/">s’asseoir</a> / s’asseoir avec / s’asseoir auprès / s’asseoir dessus / <a href="http://oreilletendue.com/2011/02/25/c%E2%80%99est-logique/">se rasseoir</a> § terrorisme § momos § ggi § les étudiants § des étudiants § <a href="http://oreilletendue.com/2012/03/07/loreille-des-lecteurs-de-loreille/">en mode</a> § citoyen § dénouer une impasse § casseurs § casuistique § jeunesse § sophisme § souper § anarchopanda § fascisme / communisme § solution finale § démocratie § apartheid universitaire § manufestant § loi spéciale § rouge / vert / blanc § paix sociale § gagnant-gagnant § siège § accessibilité § masque § (sortie de) crise § enfant-roi § lucide / solidaire § fumigène § etc.</p>
<p>[Complément]</p>
<p>On peut entendre l’entretien <a href="http://www.radio-canada.ca/audio-video/pop.shtml#urlMedia=http://www.radio-canada.ca/Medianet/2012/CBF/DessinemoiUnDimanche201205200910_1.asx">ici</a>.</p>
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		<title>Histoire de la littérature québécoise contemporaine 101</title>
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		<pubDate>Sat, 19 May 2012 09:17:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoît Melançon</dc:creator>
				<category><![CDATA[École]]></category>
		<category><![CDATA[Lectures recommandées]]></category>
		<category><![CDATA[Numérique]]></category>

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		<description><![CDATA[[Que les amateurs de statistiques le notent. Cette entrée est la millième du blogue.] &#160;  «[Samuel Archibald] aurait brandi une scie mécanique de marque Mikita au-dessus de sa tête» (Jean-Philippe Martel, Littéraires après tout, 12 février 2012). «Ce n’est pas une raison pour hurler à un “nouveau mouvement littéraire québécois” […]» (Pierre Lefebvre, Liberté, avril [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>[Que les amateurs de statistiques le notent. Cette entrée est la millième du blogue.]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p align="right"> «[Samuel Archibald] aurait brandi<br />
une scie mécanique de marque Mikita au-dessus de sa tête»<br />
(Jean-Philippe Martel,<em><br />
<a href="http://litterairesaprestout.blogspot.ca/2012/02/les-onze-plus-belles-histoires-damour.html">Littéraires après tout</a></em>, 12 février 2012).</p>
<p align="right">«Ce n’est pas une raison pour hurler à un<br />
“nouveau mouvement littéraire québécois” […]»<br />
(Pierre Lefebvre, <em>Liberté</em>, avril 2012).</p>
<p align="right">«Après une longue lutte, elle note sur le babillard :<br />
“Benoît, emprunter <em>chainsaw</em>”»<br />
(Danielle Phabeuf, <em>la Folle de Warshaw</em>, 2004).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pendant de nombreuses années, <em>l’Oreille tendue</em> a enseigné l’<a href="http://www.mapageweb.umontreal.ca/melancon/fra1003.html">histoire de la littérature</a> à l’université, des Grecs à aujourd’hui, en une trentaine d’heures. Il lui arrivait de parler d’écoles, de mouvements ou de périodes littéraires, encore que ce ne fût pas sa tasse de thé pédagogique.</p>
<p>Réfléchissant à des textes de la littérature québécoise récente, elle propose néanmoins aujourd’hui d’en regrouper les auteurs sous l’étiquette <strong>École de la tchén’ssâ</strong>.</p>
<p>(Qu’est-ce qu’une tchén’ssâ ? Qui n’est pas <a href="http://oreilletendue.com/2010/04/05/publicite-fusion/">de souche</a> ne sait peut-être pas qu’il s’agit du mot anglais [«<em>chainsaw</em>»] désignant la tronçonneuse, mais acclimaté en français du Québec.)</p>
<p>Cette école est composée de <strong>jeunes écrivains contemporains</strong> caractérisés par une <strong>présence forte de la forêt</strong>, la <strong>représentation de la masculinité</strong>, le <strong>refus de l’idéalisation</strong> et une <strong>langue marquée par l’oralité</strong>.</p>
<p><em>L’Oreille tendue</em> surplombe une station de métro de la fenêtre du bureau où elle écrit ceci et elle possède une tchén’ssâ, mais il reste que cet outil est surtout utile hors de la ville, en forêt. La tchén’ssâ est d’un maniement relativement aisé — encore que l’ajustement de sa chaîne demande du <strong>doigté</strong> —, elle est bruyante et salissante, et elle peut être dangereuse. Parmi les membres de l’école dont il est question, il y a ceux pour lesquels la tchén’ssâ sert essentiellement à abattre et à débiter des arbres; d’autres sont plutôt inspirés par le film <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/The_Texas_Chain_Saw_Massacre"><em>The Texas Chainsaw Massacre</em></a> (1974). Certains critiques préfèrent parler de <strong>néoruralité</strong>, de <strong>posterroir</strong> ou de <strong>néoterroir</strong> pour désigner ces <strong>écrivains de la région</strong> ou <strong>du bois</strong>.</p>
<p>Il n’est pas nécessaire d’être un homme pour faire partie de l’École de la tchén’ssâ, mais plusieurs personnages que représentent ses membres sont des <strong>hommes</strong>, saisis dans un <strong>décor non urbain</strong>, souvent un <strong>fusil</strong> à la main. Parfois, ils se contentent d’une <strong>canne à pêche</strong>.</p>
<p>L’<strong>écriture réaliste</strong> des auteurs tchén’ssâ ne recule devant aucune matière. Le <strong>sang</strong> coule dans leurs textes au moins autant que l’<strong>huile à moteur</strong>. (<a href="http://oreilletendue.com/2012/05/16/le-triomphe-du-differentiel/"><strong>École du pickup</strong></a> serait un synonyme tout à fait acceptable d’École de la tchén’ssâ.) Ce réalisme n’est évidemment pas incompatible avec la <strong>création de mythologies personnelles</strong> ou avec des <strong>passages proches de la littérature fantastique</strong>.<em></em></p>
<p>Les écrivains de l’École de la tchén’ssâ, enfin, aiment faire entendre la <strong>langue populaire québécoise</strong>. Pour eux, une tchén’ssâ s’appelle une tchén’ssâ, pas une tronçonneuse ou une scie mécanique, et il ne leur viendrait pas à l’idée de mettre ce mot <a href="http://oreilletendue.com/2011/11/29/souligner-ou-pas/">en italique</a> dans leurs textes.</p>
<p>Quels sont les membres de l’École de la tchén’ssâ ? Parmi ses figures emblématiques, on compte <a href="http://oreilletendue.com/2011/09/02/d%e2%80%99arvida/"><strong>Samuel Archibald</strong></a>, <strong>Raymond Bock</strong> et <a href="http://oreilletendue.com/2009/07/05/trouvaille/"><strong>William M. Messier</strong></a>, mais on pourrait aussi leur associer <strong>Daniel Grenier</strong>, voire <strong>Madame Chose</strong>.</p>
<p>Sur le <strong>plan biographique</strong>, on notera — sans en faire une règle absolue — que ces auteurs sont nés à la fin <strong>années 1970</strong> ou durant les <strong>années 1980</strong>, qu’ils ont commencé à publier durant la <strong>deuxième <a href="http://oreilletendue.com/2012/02/23/danger-dhyperspecialisation/">décennie</a> du XXIe siècle</strong> et qu’ils ont été associés, ou le sont encore, au Département d’études littéraires de l’<strong>Université du Québec à Montréal</strong>. Ils sont souvent publiés, à Montréal, par <strong>Le Quartanier</strong>.</p>
<p>De qui s’inspirent-ils ? Sans qu’on puisse toujours parler d’une filiation directe, il est possible de rapporter leur travail littéraire, du côté du roman, à celui de <strong>Louis Hamelin</strong>, d’<strong>André Major</strong> ou de <strong>Victor-Lévy Beaulieu</strong>, parfois de <strong>Réjean Ducharme</strong>. Pour la poésie, il faudrait plutôt penser à <strong>Patrice Desbiens</strong>.</p>
<p>Les membres de l’École de la tchén’ssâ sont d’abord <strong>prosateurs</strong>, mais on compte aussi <strong>des poètes</strong> parmi eux (<a href="http://doctorak-go.blogspot.ca/2012/02/alexandre-dostie-et-pierre-brouillette.html"><strong>Alexandre Dostie</strong></a> de <strong>Duo Camaro</strong>, <strong>Marjolaine Beauchamp</strong>, <strong>Érika Soucy</strong>). Ils pratiquent volontiers la <strong>nouvelle</strong> (Grenier), parfois appelée <strong>histoire</strong> (Archibald, Bock). Le numérique n’a pas de secret pour eux : on les lit dans la <strong>blogosphère</strong> (<a href="http://sthenri.wordpress.com/">Grenier</a>) ou dans la <strong>twittosphère</strong> (<a href="https://twitter.com/#!/MadameChos/">Madame Chose</a>). Ils ont leur exégète, <a href="http://doctorak-go.blogspot.ca/2012/05/la-20-vs-la-132.html"><strong>Mathieu Arsenault</strong></a>, le fondateur de l’Académie de la vie littéraire au tournant du 21e siècle et l’auteur d’un texte éclairant sur la «<strong>ruralité trash</strong>» (<em>Liberté</em>, 295, avril 2012).</p>
<p>On peut posséder une tchén’ssâ, sans pour autant être de cette école. C’est le cas d’un poète apprécié de <em>l’Oreille tendue</em>, <a href="http://oreilletendue.com/2009/07/02/le-rap-du-pas-rap%e2%80%99/"><strong>François Hébert</strong></a>.</p>
<p>On peut décrire des lieux non montréalais, sans non plus en être. Le Rivière-du-Loup de <strong>Nicolas Dickner</strong> ou le Shawinigan de <a href="http://oreilletendue.com/2010/02/28/un-heritage-a-transmettre/"><strong>François Blais</strong></a> ne nécessite pas qu’on y coupe du bois.</p>
<p><em>L’Oreille tendue</em> a bien cherché une façon de rattacher <a href="http://oreilletendue.com/2012/04/03/jubilatoire-malgre-tout/"><strong>Éric Plamondon</strong></a> à l’École de la tchén’ssâ — à cause de ses allusions à la pêche à la ligne et au tir à l’arc (sur écureuil) —, mais sans être elle-même parfaitement convaincue.</p>
<p><a href="http://oreilletendue.com/2011/08/30/septieme-article-d%e2%80%99un-dictionnaire-personnel-de-rhetorique/"><strong>Mélanie Vincelette</strong></a> écrit sur le Nord (<em>Polynie</em>, Paris, Robert Laffont, 2011), mais on ne lui confierait pas une tchén’ssâ; ce pourrait être risqué. En revanche, <strong>Catherine Mavrikakis</strong> ferait de beaux ravages avec un outil comme celui-là : qu’on se souvienne de ce qu’un de ses personnages est capable de faire avec une pelle au début de <em>Ça va aller</em> (Montréal, Leméac, 2002).</p>
<p><strong>Nicolas Langelier</strong>, l’auteur du roman <em>Réussir son hypermodernité et sauver le reste de sa vie en 25 étapes faciles</em> (Montréal, Boréal, 2010), se situe aux antipodes des auteurs rassemblés ici, même si son personnage se réfugie dans l’ex-chalet familial.</p>
<p>Les textes de l’École de la tchén’ssâ sont encore <strong>peu nombreux</strong>, et beaucoup de leurs auteurs en sont encore au <strong>début de leur carrière</strong>. L’historien de la littérature suivra leur évolution avec <strong>attention</strong> et <strong>bienveillance</strong>.</p>
<p><strong>Exercices</strong></p>
<p>1. Répartissez les tenants de l’École de la tchén’ssâ en deux catégories : auteurs possédant une tchén’ssâ; auteurs ne possédant pas de tchén’ssâ.</p>
<p>2. Démontrez pourquoi Gabriel Anctil (<em>Sur la 132</em>, Montréal, Héliotrope, 2012), Jean-François Caron (<em>Rose Brouillard, le film</em>, Chicoutimi, La Peuplade, 2012) ou Ariane Gélinas (<em>les Villages assoupis</em>, Montréal, Marchand de feuilles, 2012) se rattachent, ou ne se pas rattachent pas, à l’École de la tchén’ssâ.</p>
<p>3. Traduisez le passage suivant en français hexagonal : «Big Lé allait assez souvent aux États avec moi pour savoir que la frontière entre le Canada et les States était une passoire. Il a dit à Luis qu’il pourrait la passer, América, et la lui domper à San Francisco s’il y mettait le prix. Ils s’en sont parlé pas mal le temps que Big Lé était là-bas. C’est resté de même pis Lé est rentré au Québec» (<em>Arvida</em>, p. 84).</p>
<p>4. Complétez la citation suivante : «Tu peux pas comprendre si tu viens de __________» (Arvida Crew).</p>
<p><strong>Citations choisies</strong><strong></strong></p>
<p>Daniel Grenier : «Et quand elle veut se rendre d’ici au comptoir de la cuisine, pour aller chercher le Windex, parce qu’en <a href="http://oreilletendue.com/2010/09/25/scene-de-la-vie-familiale/">gossant</a> sur sa plaie encore molle, elle a fait gicler le pus dans le miroir de la salle de bain, quand elle veut se rendre d’ici à là-bas, elle s’aligne un peu à gauche, histoire de ne pas dériver, dériver, dériver» (<em>Malgré tout on rit à Saint-Henri</em>, p. 73).</p>
<p>Raymond Bock : «[…] Jason s’est soudain précipité pour aller chercher une pinte d’huile à moteur dans le coffre et est revenu détacher ce qui restait de Turbide, qui s’est écrasé au sol, des aiguilles de pin collées dans sa face tuméfiée. Jason a arraché les pantalons à plis beiges du vieux et lui a abondamment aspergé le derrière avec l’huile. J’ai cru qu’il voulait l’immoler. J’allais lui dire d’au moins l’éloigner de l’arbre, mais Jason bougeait plus, les shorts baissés à mi-cuisse, bandé comme un démon» (<em>Atavismes</em>, p. 21-22).</p>
<p>Conseils du jour de Madame Chose : «La jeune femme moderne devrait savoir faire du caramel et graisser un moteur» (Twitter, <a href="http://twitter.com/MadameChos/status/202726423910301697">16 mai 2012</a>); «La jeune femme moderne devrait savoir partir une génératrice en battant des cils» (Twitter, <a href="http://twitter.com/MadameChos/status/200911680027361280">11 mai 2012</a>); «La jeune femme moderne devrait savoir creuser une rigole et appliquer ses fards avec les doigts» (Twitter, <a href="http://twitter.com/MadameChos/status/200184927680081920">9 mai 2012</a>); «La jeune femme moderne devrait savoir faire un bas de pantalon et chasser l&#8217;outarde» (Twitter, <a href="http://twitter.com/MadameChos/status/199839546983190530">8 mai 2012</a>); «La jeune femme moderne devrait savoir déveiner un cerf et poser des rouleaux chauffants» (Twitter, <a href="http://twitter.com/MadameChos/status/197658067519807488">2 mai 2012</a>).</p>
<p><strong>Lectures recommandées</strong><strong></strong></p>
<p>Archibald, Samuel, <em>Arvida. Histoires</em>, Montréal, Le Quartanier, coll. «Polygraphe», 2011, 314 p. Ill.</p>
<p>Bock, Raymond, <em>Atavismes. Histoires</em>, Montréal, Le Quartanier, coll. «Polygraphe», 2011, 230 p.</p>
<p>Grenier, Daniel, <em>Malgré tout on rit à Saint-Henri. Nouvelles</em>, Montréal, Le Quartanier, coll. «Polygraphe», 2012, 253 p.<em></em></p>
<p><em>Liberté</em>, 295 (vol. 53, no 3), avril 2012, p. 5-47 : dossier «Les régions à nos portes». Textes de Pierre Lefebvre, Raymond Bock, Samuel Archibald, William S. Messier et Mathieu Arsenault.</p>
<p>Messier, William S., <em>Townships. Récits d’origine</em>, Montréal, Marchands de feuilles, 2009, 111 p.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://oreilletendue.com/2012/05/19/histoire-de-la-litterature-quebecoise-contemporaine-101/chainsaw-2/" rel="attachment wp-att-7524"><img class="aligncenter  wp-image-7524" title="chainsaw" src="http://oreilletendue.com/wp-content/uploads/2012/05/chainsaw.jpg" alt="" width="459" height="584" /></a></p>
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		<title>Néologisme animal du jour</title>
		<link>http://oreilletendue.com/2012/05/03/neologisme-animal-du-jour/</link>
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		<pubDate>Thu, 03 May 2012 09:17:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoît Melançon</dc:creator>
				<category><![CDATA[École]]></category>
		<category><![CDATA[Langue de Shakespeare]]></category>
		<category><![CDATA[Néologie]]></category>

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		<description><![CDATA[Le palmipède est trompeur. Il glisse sur l’eau sans faire de mouvements apparents. Pourtant, pour y parvenir, il faut que ses pattes s’agitent sous lui. Les étudiants de l’Université Stanford, rapporte Ken Auletta dans le New Yorker du 30 avril, sont semblables au canard : calmes en surface, ils vibrionnent dessous. Cela s’appelle le Stanford duck [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le palmipède est trompeur. Il glisse sur l’eau sans faire de mouvements apparents. Pourtant, pour y parvenir, il faut que ses pattes s’agitent sous lui.</p>
<p>Les étudiants de l’Université Stanford, rapporte <a href="http://www.newyorker.com/reporting/2012/04/30/120430fa_fact_auletta">Ken Auletta</a> dans le <em>New Yorker</em> du 30 avril, sont semblables au canard : calmes en surface, ils vibrionnent dessous. Cela s’appelle le <em>Stanford duck syndrome</em> («<em>students seem cheerful, but all the while they are furiously paddling their legs to stay afloat</em>»).</p>
<p>Bref, ils rament, mais ça ne doit pas paraître.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>No problemo</title>
		<link>http://oreilletendue.com/2012/05/01/no-problemo/</link>
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		<pubDate>Tue, 01 May 2012 09:28:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoît Melançon</dc:creator>
				<category><![CDATA[École]]></category>
		<category><![CDATA[Problématique]]></category>
		<category><![CDATA[Sport]]></category>

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		<description><![CDATA[Le problème irrite. Or personne n’aime être irrité. Solution : à défaut de faire disparaître le problème (la chose), masquer le mot. En France, cela a donné souci, comme dans «Y a pas de souci» ou sur Twitter. Au Québec, problème a été éradiqué depuis longtemps. Problématique a pris sa place. On y trouve les problématiques [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le problème irrite. Or personne n’aime être irrité. Solution : à défaut de faire disparaître le problème (la chose), masquer le mot.</p>
<p>En France, cela a donné <em>souci</em>, comme dans «Y a pas de souci» ou sur Twitter.</p>
<p><a href="http://oreilletendue.com/2012/05/01/no-problemo/problematique/" rel="attachment wp-att-7336"><img class="aligncenter size-full wp-image-7336" title="problematique" src="http://oreilletendue.com/wp-content/uploads/2012/05/problematique.jpg" alt="" width="420" height="49" /></a></p>
<p>Au Québec, <em>problème</em> a été éradiqué depuis longtemps. <em>Problématique</em> a pris sa place. On y trouve les problématiques «<a href="http://oreilletendue.com/2011/04/15/de-la-problematique/">des punaises de lit</a>», «<a href="http://oreilletendue.com/2010/02/13/dans-le-tuyau-de-l%E2%80%99oreille/">de handicap</a>», «du poids» (<em>le Devoir</em>, 25 janvier 2007, p. A7), «des commotions cérébrales» (<em>la Presse</em>, 22 octobre 2009, cahier Sports, p. 1).</p>
<p>L’école de la Belle Province raffole de la <em>problématique</em>.</p>
<p style="padding-left: 30px;">«Cette rencontre de parents s’adresse principalement aux parents dont les enfants éprouvent des difficultés académiques ou une quelconque problématique» (Commission scolaire de Montréal, 4 février 2004).</p>
<p style="padding-left: 30px;">«La création de ce nouveau cours vise à introduire l’intervenant à la problématique de l’évaluation des besoins de l’individu visé par l’intervention afin d’adopter les approches permettant de bien répondre aux besoins identifiés par l’évaluation. Également l’intervenant est fréquemment mis en contact avec des rapports d’évaluation. Il importe qu’il soit outillé pour qu’il puisse s’approprier leur contenu» (Université de Montréal, mars 2004).</p>
<p>Le mot a même envahi le vocabulaire de la plomberie. En 2010, <em>l’Oreille tendue</em> avait chez elle un plombier ennuyé par un conduit («Ma problématique, c’est ce tuyau-là»). Le 30 août de la même année, sur Twitter, @Ant_Robitaille rapportait une phrase entendue dans la salle d’audience de la <a href="http://www.cepnj.gouv.qc.ca/">commission Bastarache</a> : «On a une problématique de toilette. Ça prendrait un débouche.»</p>
<p>Jusqu’à hier, <em>l’Oreille</em> ignorait qu’on pût «ressentir une problématique». Pourtant, c’était écrit dans le journal : «Dix problématiques ressenties par les nouveaux entrepreneurs» (<em>la Presse</em>, 30 avril 2012, cahier Affaires, p. 2).</p>
<p>Dont acte.</p>
<p>P.S.—«Problématique» sévit aussi dans <a href="http://oreilletendue.com/2011/04/01/langue-universelle/">l’Hexagone</a>. Autant qu’au Québec ? <em>L’Oreille</em> ne le croit pas, mais elle peut se tromper.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
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		<title>On ne s’en lasse jamais</title>
		<link>http://oreilletendue.com/2012/03/14/on-ne-sen-lasse-jamais/</link>
		<comments>http://oreilletendue.com/2012/03/14/on-ne-sen-lasse-jamais/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 14 Mar 2012 09:27:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoît Melançon</dc:creator>
				<category><![CDATA[École]]></category>

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		<description><![CDATA[L’Oreille tendue a eu plusieurs fois l’occasion de citer la prose singulière du périodique le Français à l’université de l’Agence universitaire de la francophonie. C’était le 4 novembre 2009, le 13 juillet 2010, le 24 octobre 2010, le 18 janvier 2011 et le 19 avril 2011. Une nouvelle livraison vient de tomber dans sa boîte [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>L’Oreille tendue</em> a eu plusieurs fois l’occasion de citer la prose singulière du périodique <em>le Français à l’université</em> de l’Agence universitaire de la francophonie. C’était le <a href="http://oreilletendue.com/2009/11/04/exemple-a-ne-pas-suivre/">4 novembre 2009</a>, le <a href="http://oreilletendue.com/2010/07/13/exemple-a-ne-pas-suivre-bis/">13 juillet 2010</a>, le <a href="http://oreilletendue.com/2010/10/24/charabia-dominical-ou-exemple-a-ne-pas-suivre-ter/">24 octobre 2010</a>, le <a href="http://oreilletendue.com/2011/01/18/fine-bouche/">18 janvier 2011</a> et le <a href="http://oreilletendue.com/2011/04/19/il-est-revenu/">19 avril 2011</a>.</p>
<p>Une nouvelle livraison vient de tomber dans sa boîte aux lettres. Délectons-nous de quelques phrases :</p>
<blockquote><p>Issue des domaines littéraire et artistique où l’œuvre est extraite de son livre, de son cadre ou de son écran pour être repensée dans un ensemble de circonstances de production et de réception, la notion de contexte traverse aujourd’hui de nombreuses disciplines. […] Au point de tension entre le micro et le macro, entre le particulier et l’universel, [le] paradigme [du contexte] rencontre inévitablement celui de la complexité dans son sens étymologique («qui est tissé ensemble»), mettant en évidence son caractère systémique.</p></blockquote>
<p>Tout est à faire rouler sur la langue dans ces lignes : «l’œuvre […] extraite de son livre, de son cadre ou de son écran», «la notion de contexte <em>traverse</em> [vraiment ?] <em>aujourd’hui</em> [ô révolution !] de nombreuses disciplines», le «point de tension entre le micro et le macro», les paradigmes «du contexte» et «de la complexité», le «caractère systémique» du premier (pas du second ?).</p>
<p>Un mot suffira pour résumer la pensée de <em>l’Oreille</em> : encore !</p>
<p>Référence</p>
<p><a href="http://www.bulletin.auf.org/index.php?id=427"><em>Le Français à l’Université</em></a>, 16, 3, 2011, p. 1.</p>
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		<title>L’identité québécoise</title>
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		<pubDate>Tue, 13 Mar 2012 09:25:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoît Melançon</dc:creator>
				<category><![CDATA[École]]></category>

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		<description><![CDATA[Les sociologues, les historiens et les littéraires l’ont, à juste titre, dit et redit : on peut suivre l’évolution des interrogations identitaires de ceux qu’on nomme aujourd’hui «Québécois» en s’attachant aux adjectifs qu’on a utilisés pour les désigner («canadiens», «canadiens-français», «québécois»). Les psychanalystes, eux, ont depuis longtemps du grain à moudre avec un panneau fréquemment vu [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les sociologues, les historiens et les littéraires l’ont, à juste titre, dit et redit : on peut suivre l’évolution des interrogations identitaires de ceux qu’on nomme aujourd’hui «Québécois» en s’attachant aux adjectifs qu’on a utilisés pour les désigner («canadiens», «canadiens-français», «québécois»).</p>
<p>Les psychanalystes, eux, ont depuis longtemps du grain à moudre avec un panneau fréquemment vu sur les routes de la Belle Province :</p>
<p><a href="http://oreilletendue.com/wp-content/uploads/2012/03/identites_enfants_votre.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6750" title="identites_enfants_votre" src="http://oreilletendue.com/wp-content/uploads/2012/03/identites_enfants_votre.jpg" alt="" width="162" height="161" /></a></p>
<p>Est-il vraiment possible de confondre ses propres enfants («le vôtre») avec ceux des autres («nos enfants») ? Pareil trouble de l’identité familiale ne devrait-il pas inquiéter ?</p>
<p>P.S.—Ce panneau ne tarabuste pas <em>l’Oreille tendue</em> d’aujourd’hui; c’est une de ses plus vieilles marottes. Si elle en parle maintenant, c’est parce que ce panneau routier vient d’être adapté au goût du jour. Des <a href="http://oreilletendue.com/2012/03/03/manifestation-culturelle/">manifestations étudiantes récentes</a> ont donné lieu à des affrontements avec la police. D’où ceci :</p>
<p><a href="http://oreilletendue.com/wp-content/uploads/2012/03/identites_enfants_votre_manif.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6751" title="identites_enfants_votre_manif" src="http://oreilletendue.com/wp-content/uploads/2012/03/identites_enfants_votre_manif.jpg" alt="" width="320" height="202" /></a></p>
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		<title>L’oreille des lecteurs de l’Oreille</title>
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		<pubDate>Wed, 07 Mar 2012 10:27:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoît Melançon</dc:creator>
				<category><![CDATA[École]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Publicité]]></category>
		<category><![CDATA[Sport]]></category>
		<category><![CDATA[Télévision]]></category>

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		<description><![CDATA[Il est temps de l’avouer : l’Oreille tendue, comme on dit dans les officines politiques anglicisées, a plusieurs agendas cachés. En voici deux, parmi bien d’autres : elle souhaite avoir des lecteurs nombreux; elle rêve que ces lecteurs se mettent à voir partout des traces des tics langagiers qu’elle s’amuse à épingler. Un tweet et un courriel, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il est temps de l’avouer : <em>l’Oreille tendue</em>, comme on dit dans les <a href="http://oreilletendue.com/2009/07/26/attention-aux-pharmaciens/"><em>officines politiques</em></a> anglicisées, a plusieurs <a href="http://oreilletendue.com/2011/05/17/amours-contrariees/"><em>agendas cachés</em></a>. En voici deux, parmi bien d’autres : elle souhaite avoir des lecteurs nombreux; elle rêve que ces lecteurs se mettent à voir partout des traces des tics langagiers qu’elle s’amuse à épingler.</p>
<p>Un tweet et un courriel, reçus au cours des derniers jours, la rassurent sur la qualité des visiteurs de son blogue. C’est cependant elle, et non l’inverse, qui se met aujourd’hui à repérer autour d’elle ce que ce tweet et ce courriel lui ont révélé.</p>
<p>Premier cas</p>
<p>Le 22 février, sur Twitter, <a href="https://twitter.com/#!/nicolasdickner">@nicolasdickner</a> écrivait ceci : «Question à <a href="https://twitter.com/#!/benoitmelancon">@benoitmelancon</a> : l’Oreille s’est-elle déjà intéressé au verbe oser ?» Suivait <a href="http://www.google.ca/search?q=mode+%22osez+le%22&amp;hl=fr&amp;num=100&amp;lr=&amp;ft=i&amp;cr=&amp;safe=images">une liste de liens</a>, où l’on pouvait mesurer le succès de ce verbe, surtout à l’impératif. <em>L’Oreille</em> n’avait jamais remarqué combien il était populaire. Depuis, elle ne voit que lui.</p>
<p>Dans le métro :</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://oreilletendue.com/wp-content/uploads/2012/03/oser_mode.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-6698" title="oser_mode" src="http://oreilletendue.com/wp-content/uploads/2012/03/oser_mode.jpg" alt="" width="418" height="560" /></a></p>
<p>Sur <a href="http://twitter.com/Brindegazon/status/175662970230161408">Twitter</a> : «La chose la plus rigolote qu’on m’ait dit cette semaine : “Tu devrais oser le point-virgule, ça fait extravagant!”»</p>
<p>En titre dans <em>le Devoir</em> : «Il faut “oser” enseigner l’égalité» (3-4 mars 2012, p. G5).</p>
<p>Parmi des recommandations <a href="http://bccn.wordpress.com/2012/03/06/lhonneur-des-bibliographies/">en matière de bibliographie</a> : «Oser les bibliographies surprenantes ou séduisantes.»</p>
<p><a href="http://oreilletendue.com/2010/03/26/une-weltanschauung-dans-un-adjectif/">Second</a> cas</p>
<p>Le courriel provenait d’un fidèle lectrice; appelons-la, entre nous, La sociocriticienne postrudérale. Elle attirait l’attention de <em>l’Oreille</em>, nombreux exemples à l’appui, sur l’expression «en mode», le plus souvent suivie d’un nom, plus rarement d’un adjectif.</p>
<blockquote><p>«en mode élection» (<em>le Devoir</em>, 27 février 2012)</p>
<p>«se “mettre en mode pause”» (<em>le Devoir</em>, 24 février 2012)</p>
<p>«en mode persuasion et démarcation» (<em>le Devoir</em>, 20 février 2012)</p>
<p>«en mode séduction» (<em>le Devoir</em>, 18 février 2012)</p>
<p>«en mode électoral» (<em>le Devoir</em>, 13 février 2012)</p>
<p>«en mode achat» (<em>la Presse</em>, 27 février 2012)</p>
<p>«en mode confrontation» (<em>la Presse</em>, 19 février 2012)</p>
<p>«en mode éducation» (<em>la Presse</em>, 18 février 2012)</p></blockquote>
<p>Comme il se doit, <em>l’Oreille</em>, maintenant alertée, ouvre son journal et tombe sur ceci : «Du ski de fond en mode contemplatif» (<em>la Presse</em>, 3 mars 2012, cahier Voyage, p. 15).</p>
<p>Le monde de <em>l’Oreille</em> ne sera jamais plus le même. Merci.</p>
<p>P.S.—À quand un «Osez le “en mode”» ?</p>
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		<title>Causons</title>
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		<pubDate>Tue, 06 Mar 2012 10:23:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoît Melançon</dc:creator>
				<category><![CDATA[École]]></category>
		<category><![CDATA[Langue de Shakespeare]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Ville urbaine]]></category>

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		<description><![CDATA[En 2004, pour leur Dictionnaire québécois instantané, l’Oreille tendue et son complice avaient recensé, au Québec, un nombre considérable de tables : d’aménagement, de concertation, de convergence, de prévention, de suivi, ronde, de conversion, des nations. Ils les avaient rapportées à d’autres manifestations du grégarisme des habitants de la Belle Province : les audiences, le carrefour, le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En 2004, pour leur <a href="http://fides.qc.ca/dictionnaire_quebecois/"><em>Dictionnaire québécois instantané</em></a>, <em>l’Oreille tendue</em> et son complice avaient recensé, au Québec, un nombre considérable de <em>tables</em> : d’aménagement, de concertation, de convergence, de prévention, de suivi, ronde, de conversion, des nations. Ils les avaient rapportées à d’autres manifestations du grégarisme des habitants de la Belle Province : les audiences, le carrefour, le chantier, la coalition, le comité, la commission, la concertation, le consensus, la consultation, les états généraux, le festival, le forum, le groupe, les partenaires sociaux, la rencontre, le salon et le sommet.</p>
<p>On pourrait aujourd’hui ajouter à l’énumération la <em>table de pilotage</em> — il existe une Table de pilotage du renouveau pédagogique du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport du Québec — et le <em>café urbain</em> — selon <a href="http://ruemasson.com/?p=14266">RueMasson.com</a>, «Depuis un peu plus d’un mois, Rosemont s’est transformé en vaste lieu d’échange : les cafés urbains ont donné la parole aux habitants pour que leur quartier reflète davantage leurs préoccupations»; on y prépare notamment le Forum social de Rosemont qui aura lieu en mai prochain.</p>
<p>Il faudrait surtout faire une place à la <em>conversation</em>, par exemple la Conversation publique sur l’avenir minier du Québec. Quiconque connaît la langue de Shakespeare avait pu y repérer depuis longtemps le succès du mot <em>conversation</em> employé à toutes les sauces, des colloques universitaires aux débats publics. Le voilà donc maintenant en français.</p>
<p>Comme le disait un slogan célèbre du siècle dernier : «On est six millions, faut s’parler.»</p>
<p>Référence</p>
<p>Melançon, Benoît, en collaboration avec Pierre Popovic, <em>Dictionnaire québécois instantané</em>, Montréal, Fides, 2004 (deuxième édition, revue, corrigée et full upgradée), 234 p. Illustrations de Philippe Beha.</p>
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		<title>Manifestation culturelle</title>
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		<pubDate>Sat, 03 Mar 2012 10:17:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoît Melançon</dc:creator>
				<category><![CDATA[École]]></category>
		<category><![CDATA[Lumières]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Le gouvernement du Québec veut augmenter les droits de scolarité dans les universités. Tout le monde n’est pas d’accord. C’est notamment le cas d’étudiants qui sont allés manifester devant le parlement de Québec le 2 mars. Qui dit manifestation dit pancartes. Qui dit université dit — devrait dire — culture. Ce jour-là, on a fait [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le gouvernement du Québec veut augmenter les droits de scolarité dans les universités. Tout le monde n’est pas d’accord.</p>
<p>C’est notamment le cas d’étudiants qui sont allés manifester devant le parlement de Québec le 2 mars.</p>
<p>Qui dit manifestation dit pancartes. Qui dit université dit — devrait dire — culture. Ce jour-là, on a fait se rejoindre les deux.</p>
<p>Voici trois jeux de mots repérés par des journalistes de <em>la Presse</em>, les deux premiers dans l’édition papier du journal (3 mars 2012, cahier Sports, p. 5), le troisième sur <a href="http://twitter.com/PaulJournet/status/175609153170059264">Twitter</a> : «Ça Baudelaire qu’on est contre l’augmentation des frais de scolarité»; «Y Perec qu’on n’est pas d’accord»; «Kant t’es tanné des choix du gouvernement».</p>
<p>Difficile de s’étonner après cela de voir un dentiste appeler son cabinet <a href="http://oreilletendue.com/2012/02/27/periple-a-ski-prise-cinq/">Al Denté</a>.</p>
<p>[Complément du 4 mars 2012 ]</p>
<p>Une des antennes américaines de <em>l’Oreille tendue</em> se demande s’il ne faudrait pas, dès lors, parler de «Grevisstes» ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://oreilletendue.com/wp-content/uploads/2012/03/manif_pancartes.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-6668" title="manif_pancartes" src="http://oreilletendue.com/wp-content/uploads/2012/03/manif_pancartes.jpg" alt="" width="360" height="270" /></a></p>
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		<item>
		<title>Nouvelle saveur</title>
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		<pubDate>Sat, 18 Feb 2012 10:17:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoît Melançon</dc:creator>
				<category><![CDATA[École]]></category>
		<category><![CDATA[Lectures recommandées]]></category>

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		<description><![CDATA[L’Oreille tendue connaissait, comme tout le monde, la langue de bois. Elle avait croisé, chez François-Bernard Huyghe, la langue de coton. Elle vient de découvrir, chez Michel Biron, la langue de verveine (p. 131). Il s’agit de celle d’un professeur du fils de l’auteur de la Conscience du désert (2010). Les choses ne s’améliorent pas, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>L’Oreille tendue</em> connaissait, comme tout le monde, la <a href="http://oreilletendue.com/2010/10/17/ecologie-linguistique/"><em>langue de bois</em></a>.</p>
<p>Elle avait croisé, chez François-Bernard Huyghe, la <a href="http://oreilletendue.com/2009/12/21/charme-desuet/"><em>langue de coton</em></a>.</p>
<p>Elle vient de découvrir, chez Michel Biron, la <em>langue de verveine</em> (p. 131). Il s’agit de celle d’un professeur du fils de l’auteur de <em>la Conscience du désert</em> (2010).</p>
<p>Les choses ne s’améliorent pas, on dirait.</p>
<p>Références</p>
<p>Biron, Michel, <em>la Conscience du désert</em>, Montréal, Boréal, coll. «Papiers collés», 2010, 212 p.</p>
<p>Huyghe, François-Bernard, <em>la Langue de coton</em>, Paris, Robert Laffont, 1991, 186 p.</p>
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