Une fois n’est pas coutume

Petits chanteurs du mont royal, 2010, tournée à Cuba

L’Oreille tendue n’est pas très portée sur les pétitions en ligne. Cela étant, celle-ci, qui concerne les Petits chanteurs du mont Royal, lui tient vraiment à cœur : <https://secure.avaaz.org/fr/community_petitions/Catherine_Harel_Bourdon_Soutenons_les_Petits_Chanteurs_du_MontRoyal_TousenchoeurPCMR/?tkYsxnb&fbclid=IwAR0LO_Pkic9z0F-qjiEe1oPfKZOldASOg9dexsoac–H01oeawfPDPucCh8>.

Histoire de conjonctions et d’excuses

Messages d’excuses tirés d’Internet

 

On l’entend de plus en plus souvent dans la bouche de personnalités publiques : «Si j’ai offensé / blessé quelqu’un, je voudrais m’excuser.»

Quand on en est rendu là, c’est, évidemment, qu’on a blessé / offensé quelqu’un. Sinon, on ne serait pas en train de s’excuser.

La conjonction indiquant une situation hypothétique («si») et le conditionnel («je voudrais») ne sont donc pas de mise.

À la rigueur, on pourrait dire : «Puisque j’ai offensé / blessé quelqu’un, je voudrais m’excuser.» Mieux : «Puisque j’ai offensé / blessé quelqu’un, je m’excuse.»

Mieux encore : «Je m’excuse.»

À votre service.

Feuille de route

Exercice pour écrivain québécois, débutant ou avancé.

1. Vous écrirez une œuvre qui contiendra moins de cinq noms de créateurs célèbres (écrivain, musicien, peintre, etc.).

2. On n’y trouvera aucun chat.

3. Le narrateur ne sera pas un enfant.

4. Presque toutes les phrases auront un verbe conjugué.

5. On n’y parlera ni d’inceste ni de suicide.

À vos plumes. Et bonne chance.