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	<title>L’Oreille tendue &#187; Politique</title>
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	<description>« Nous n’avons pas besoin de parler français, nous avons besoin du français pour parler » (André Belleau).</description>
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		<title>Locution latine du jour</title>
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		<pubDate>Mon, 21 May 2012 09:17:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoît Melançon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Numérique]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Radio]]></category>

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		<description><![CDATA[Hier, à l’émission Dessine-moi un dimanche de la radio de Radio-Canada, l’Oreille tendue discutait, avec Simon Jodoin, des mots de la grève étudiante au Québec (on peut réentendre ce segment de l’émission ici). À un moment, s’agissant des accusations en miroir de fascisme ou de communisme de ceux qui s’opposent au sujet de cette grève, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Hier, à l’émission <em>Dessine-moi un dimanche</em> de la radio de Radio-Canada, <em>l’Oreille tendue</em> discutait, avec <a href="http://voir.ca/chroniques/theologie-mediatique/2012/05/17/glossaire-a-l%E2%80%99usage-des-touristes-qui-souhaitent-comprendre-le-conflit-etudiant/">Simon Jodoin</a>, <a href="http://oreilletendue.com/2012/05/20/autopromotion-032/">des mots de la grève étudiante au Québec</a> (on peut réentendre ce segment de l’émission <a href="http://www.radio-canada.ca/audio-video/pop.shtml#urlMedia=http://www.radio-canada.ca/Medianet/2012/CBF/DessinemoiUnDimanche201205200910_1.asx">ici</a>).</p>
<p>À un moment, s’agissant des accusations en miroir de fascisme ou de communisme de ceux qui s’opposent au sujet de cette grève, elle a évoqué la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_de_Godwin">loi de Godwin</a>. Celle-ci, <em>dixit</em> Wikipédia,</p>
<p style="padding-left: 30px;">provient d’un énoncé fait en 1990 par Mike Godwin relatif au réseau Usenet, et popularisée depuis sur Internet : «Plus une discussion en ligne dure longtemps, plus la probabilité d’y trouver une comparaison impliquant les nazis ou Adolf Hitler s’approche de 1”.»</p>
<p>Simon Jodoin a alors ajouté qu’on parlait parfois, pour désigner un phénomène semblable, de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Reductio_ad_Hitlerum"><em>reductio ad Hitlerum</em></a>. Définition de Wikipédia, bis :</p>
<p style="padding-left: 30px;"><em>Reductio ad Hitlerum</em> est une expression ironique désignant, sous forme de locution latine, le procédé rhétorique consistant à disqualifier les arguments d’un adversaire en les associant à Adolf Hitler ou à tout autre personnage honni du passé. Plus généralement, le procédé consiste à assimiler l’adversaire ou ses arguments à des idées, philosophies, idéologies détestées, par exemple en les qualifiant de <em>nazies</em> ou de <em>fascistes</em>.</p>
<p>Le même Simon Jodoin a aussi indiqué l’existence, plus récente celle-là, et avérée uniquement au Québec, de la <em>reductio ad Prattum</em>. Le nom d’Adolf Hitler, dans ce genre de «raisonnement», est remplacé par celui d’<a href="http://www.lapresse.ca/debats/editoriaux/andre-pratte/">André Pratte</a>, l’éditorialiste du quotidien <em>la Presse</em>.</p>
<p>Qui a dit que le latin était une langue morte ?</p>
<p>P.S.—Si l’on en croit <a href="http://parazzz.com/2010/01/20/loco-locass-de-fous-du-roi-a-sujets-de-lempereur-reponse-de-biz-a-parazzz-2-1-et-a-hugo-dumas-de-la-presse/#comment-9">Google</a>, Simon Jodoin utilise l’expression, créée par lui, depuis au moins 2010.</p>
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		<title>Autopromotion 032</title>
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		<pubDate>Sun, 20 May 2012 09:18:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoît Melançon</dc:creator>
				<category><![CDATA[École]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Radio]]></category>

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		<description><![CDATA[Ce matin, entre 9 h et 10 h, l’Oreille tendue sera au micro de Franco Nuovo (Dessine-moi un dimanche), à la radio de Radio-Canada, pour parler des mots de la grève étudiante au Québec. Elle y discutera notamment avec Simon Jodoin, de Voir. Au programme, peut-être : printemps érable § injonction § outremont + terrasse [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ce matin, entre 9 h et 10 h, <em>l’Oreille tendue</em> sera au micro de Franco Nuovo (<a href="http://www.radio-canada.ca/emissions/dessine_moi_un_dimanche/2011-2012/"><em>Dessine-moi un dimanche</em></a>), à la radio de Radio-Canada, pour parler des mots de la grève étudiante au Québec. Elle y discutera notamment avec <a href="http://voir.ca/chroniques/theologie-mediatique/2012/05/17/glossaire-a-l%E2%80%99usage-des-touristes-qui-souhaitent-comprendre-le-conflit-etudiant/">Simon Jodoin</a>, de <em>Voir</em>.</p>
<p>Au programme, peut-être :</p>
<p style="padding-left: 30px;">printemps érable § injonction § outremont + terrasse + sangria + belle vie § <a href="http://oreilletendue.com/2010/06/03/logique-scolaire/">conséquence</a> § <a href="http://oreilletendue.com/2010/10/06/la-station-assise/">s’asseoir</a> / s’asseoir avec / s’asseoir auprès / s’asseoir dessus / <a href="http://oreilletendue.com/2011/02/25/c%E2%80%99est-logique/">se rasseoir</a> § terrorisme § momos § ggi § les étudiants § des étudiants § <a href="http://oreilletendue.com/2012/03/07/loreille-des-lecteurs-de-loreille/">en mode</a> § citoyen § dénouer une impasse § casseurs § casuistique § jeunesse § sophisme § souper § anarchopanda § fascisme / communisme § solution finale § démocratie § apartheid universitaire § manufestant § loi spéciale § rouge / vert / blanc § paix sociale § gagnant-gagnant § siège § accessibilité § masque § (sortie de) crise § enfant-roi § lucide / solidaire § fumigène § etc.</p>
<p>[Complément]</p>
<p>On peut entendre l’entretien <a href="http://www.radio-canada.ca/audio-video/pop.shtml#urlMedia=http://www.radio-canada.ca/Medianet/2012/CBF/DessinemoiUnDimanche201205200910_1.asx">ici</a>.</p>
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		<title>Les zeugmes du dimanche matin et de Frédéric Pommier</title>
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		<pubDate>Sun, 20 May 2012 09:17:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoît Melançon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Zeugme]]></category>

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		<description><![CDATA[Jean-Pierre Chevènement «prend donc des mesures, puis, à l’issue de la réunion, il prend également la parole au cours d’une conférence de presse […]» (p. 37). «Mais elle n’est pas revenue. Ni aux fondamentaux ni dans la cuisine» (p. 90). «Que se passe-t-il ? Tout d’abord on prend un café. Ou un whisky. Ou une menthe [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Jean-Pierre Chevènement «prend donc des mesures, puis, à l’issue de la réunion, il prend également la parole au cours d’une conférence de presse […]» (p. 37).</p>
<p>«Mais elle n’est pas revenue. Ni aux fondamentaux ni dans la cuisine» (p. 90).</p>
<p>«Que se passe-t-il ? Tout d’abord on prend un café. Ou un whisky. Ou une menthe à l’eau. Puis on prend le temps, on discute» (p. 93-94).</p>
<p>P.S.—<em>Stricto sensu</em>, le premier texte et le troisième ne sont pas des zeugmes, mais leur esprit relève de celui de cette <a href="http://oreilletendue.com/2010/02/20/le-zeugme-du-samedi-matin/">figure de rhétorique</a>.</p>
<p>Frédéric Pommier, <em>Paroles, paroles. Formules de nos politiques</em>, Paris, Seuil et France inter, 2012, 202 p.</p>
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		</item>
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		<title>Journal de Paris (et de Twitter)</title>
		<link>http://oreilletendue.com/2012/05/14/journal-de-paris-et-de-twitter/</link>
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		<pubDate>Mon, 14 May 2012 09:51:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoît Melançon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Accent & prononciation]]></category>
		<category><![CDATA[Gastronomie & décoration]]></category>
		<category><![CDATA[Néologie]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Radio]]></category>
		<category><![CDATA[Sport]]></category>
		<category><![CDATA[Sur la route]]></category>
		<category><![CDATA[Télévision]]></category>

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		<description><![CDATA[Quelques jours en France ? L’Oreille tendue ne se détend pas, et elle échange avec ses correspondants sur Twitter. 4 mai 2012 Arrivée à Paris ce matin. Première constatation linguistique : «Merci», c’est fini; «Merci beaucoup» a pris sa place. Commentaire (expérimental) de @variations_zoo : «j’ai fait l’expérience ce matin, ça marche ». C’est le Monde qui le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Quelques jours en France ? <em>L’Oreille tendue</em> ne se détend pas, et elle échange avec ses correspondants sur Twitter.</p>
<p>4 mai 2012</p>
<p>Arrivée à Paris ce matin. Première constatation linguistique : «Merci», c’est fini; «Merci beaucoup» a pris sa place.</p>
<p style="padding-left: 30px;">Commentaire (expérimental) de <a href="http://twitter.com/variations_zoo/status/198693231968530433">@variations_zoo</a> : «j’ai fait l’expérience ce matin, ça marche <img src='http://oreilletendue.com/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':-)' class='wp-smiley' /> ».</p>
<p>C’est <em>le Monde</em> qui le dit : <em>out</em> les <em>lepénistes</em> et les <em>frontistes</em>. Les électeurs du Front national sont désormais des <em>marinistes</em>, du prénom de la fille et héritière politique de Jean-Marie Le Pen (5 mai 2012, p. 15). Marine a évincé son papa ?</p>
<p style="padding-left: 30px;">Commentaire (lexicoculinaire) de <a href="http://twitter.com/iericksen/status/198503128839102465">@iericksen</a> : «On parlera bientôt de marinés et de marinades.»</p>
<p>5 mai 2012</p>
<p>La loi française veut interdire «Mademoiselle» sur les formulaires officiels. La loi ne s’applique pas (encore) dans les cafés.</p>
<p style="padding-left: 30px;">Commentaire (préventif) de <a href="https://twitter.com/#!/cvoyerleger/status/198823898308018176">@cvoyerleger</a> : «On l’utilise encore au Québec même après X années d’absence des formulaires. Ce sera long. Et certaines femmes y tiennent.»</p>
<p>6 mai</p>
<p>Larguez les amarres est une librairie, rue de la Gaîté, spécialisée en marine, voyages et aviation. Elle a dû fermer quelques jours. La raison ? Un «dégât des eaux». Injustice immanente ?</p>
<p>À la télé, en cette soirée électorale : «Je suis absolument dans la voiture d’Henri Guaino.»</p>
<p style="padding-left: 30px;">Commentaire (interrogatif) de <a href="http://twitter.com/MelAbdelmoumen/status/199427676921008128">@MelAbdelmoumen</a> : «L’Oreille a-t-elle remarqué, chez les journalistes tv français, cette confusion étonnante de l’“eh bien” et de la virgule ?», suivi d’un <a href="http://twitter.com/MelAbdelmoumen/status/199430807763427328">exemple</a> : «F. H. est rentré, eh bien, chez lui. Il a voulu, eh bien, dit-il, saluer la foule. N. Sarkozy, eh bien, quant à lui, etc.»</p>
<p>Métro, Étoile-Nation, 23 h 45 : «Bon quinquennat, M’sieurs-dames», dit le chanteur à la guitare.</p>
<p>7 mai</p>
<p>Chronique mode : la Parisienne confond rarement leggings / collants et pantalon. Ce sont les filles de <a href="http://gofugyourself.com/"><em>Go Fug Yourself</em></a> qui seraient fières d’elles.</p>
<p>Ce soir, à la Comédie-Française, <em>Une puce, épargnez-la</em>, de Naomi Wallace, traduction de Dominique Hollier. On y apprend qu’en langage de matelot une femme à la poitrine plantureuse aurait «de la voile».</p>
<p>8 mai</p>
<p>Consultation linguistique auprès d’une Parisienne de 16 ans. Expressions à la mode à Lutèce ?</p>
<p style="padding-left: 30px;">1. Vous croisez quelqu’un que vous connaissez; vous saluez; on ne vous répond pas. Vous levez la main en classe; on ne vous voit pas. Dans un cas comme dans l’autre, vous venez de «prendre un vent».</p>
<p style="padding-left: 60px;">Commentaire de <a href="http://twitter.com/beloamig_/status/199990199546159104">@beloamig_</a> : «Je suis ce producteur de vents, archimyope.»</p>
<p style="padding-left: 60px;">N.B. On entend aussi <em>se prendre un bache</em>.</p>
<p style="padding-left: 30px;">2. <a href="http://oreilletendue.com/2012/03/09/reponse-a-michel-dumais-genre/">@mdumais</a> sera heureux d’apprendre que le mot «genre» est (aussi) populaire à Paris.</p>
<p style="padding-left: 60px;">Confirmation, sur Twitter, par <a href="http://twitter.com/MrJeg57/status/200693053906894849">@MrJeg57</a> : «Expressions passablement énervantes, à bannir au plus vite : “Dire de la merde”, “genre”, “style”, “t’es sérieux, là ?”, «Et pis tout”, “trop”.»</p>
<p style="padding-left: 30px;">3. Le <a href="http://fr.wiktionary.org/wiki/bolos"><em>bolos</em></a> — prononcé avec des <em>o</em> graves — est, entre autres choses, un bouffon, mais pas congénital. Qui est <em>bolos</em> ne l’est généralement que temporairement. Du moins, c’est ce qu’on lui souhaite.</p>
<p style="padding-left: 30px;">4. Le <em>casso</em> (ou <em>cassos</em>) est un <em>bolos</em> en bien pire : son état est permanent. L’origine de ce substantif, très péjoratif, est peut-être à chercher du côté du <em>cas social</em>. Il paraît être proche de l’<a href="http://oreilletendue.com/2011/08/26/vieillir-prematurement/"><em>ortho</em></a> québécois.</p>
<p style="padding-left: 30px;">5. Qui <em>se tape une barre</em> rit beaucoup.</p>
<p style="padding-left: 30px;">6. Ce gâteau est <em>une tuerie</em> ? Il en a été question <a href="http://oreilletendue.com/2012/05/11/divergences-transatlantiques-021/">ici</a>.</p>
<p style="padding-left: 30px;">7. Vous vouliez voir un film, mais, quand vous vous présentez au cinéma, il vient de quitter l’affiche ? Vous étiez absente de l’école le jour où il y avait des frites à la cantine ? Vous avez, bien sûr, le <em>seum</em>.</p>
<p style="padding-left: 30px;">8. L’historique <em>ta gueule</em> pourrait être avantageusement remplacé par <em>stéve</em>.</p>
<p>9 mai</p>
<p>Métro Mairie d’Ivry-La Courneuve, 10 : des lycéens révisent à haute voix leurs notes de cours sur l’identité sexuelle. Une pensée pour <a href="http://denisdutton.com/bad_writing.htm">Judith Butler</a> ?</p>
<p>10 mai</p>
<p><em>L’Oreille</em> se rend à la salle Charles-Trenet de la maison de Radio-France pour assister à un enregistrement du <a href="http://www.franceinter.fr/emission-le-masque-et-la-plume"><em>Masque et la plume</em></a>. Jérôme Garcin, l’animateur de cette émission de radio, joue de la distinction <a href="http://oreilletendue.com/2010/03/26/une-weltanschauung-dans-un-adjectif/">deuxième / second</a>. <em>L’Oreille</em> devrait-elle se réjouir ?</p>
<p>«Vous avez voté ?» demande l’un. «Je l’ai fait par acte citoyen», répond l’autre. La manie du <em>citoyen</em> adjectivé est universelle.</p>
<p>11 mai</p>
<p>Le signe de l’américanisation de la France ? Pas la langue. La dimension des portions au restaurant.</p>
<p style="padding-left: 30px;">Commentaire (inquiet) de <a href="http://twitter.com/dionnecharles/status/201041950336483328">@charlesdionne</a> : «Dès que le doggie bag aura été popularisé, on pourra craindre le pire pour la France !».</p>
<p>Ma voisine : «Nous allons prendre seulement une entrée, un plat et un dessert, avec un pichet de rouge.» L’adverbe ravit.</p>
<p>Histoire d’être dépaysée, <em>l’Oreille tendue</em> regarde, à télé française, un match de hockey (Canada-Finlande). Les commentateurs de Sport+ s’en donnent à cœur joie : «Mikko Koivu est monstrueux depuis le début du match»; «Dion Phaneuf se fait manger par le capitaine finlandais»; «L’équipe canadienne se fait bouger par les Finlandais»; «Les Canadiens sont dominés dans tous les compartiments du jeu.» Ça change de <a href="http://oreilletendue.com/2010/10/10/le-zeugme-du-dimanche-matin-2/">Benoît Brunet</a>. (Cela dit, «incroyable» sévit ici aussi.)</p>
<p style="padding-left: 30px;">Commentaire (jaloux) de <a href="http://twitter.com/NieDesrochers/status/201057098249945089">@niedesrochers</a> : «OUATE?!? Pourquoi on diffuse pas ça ici??? #SoiréeTéléÀOuagadougou #TropInjuste».</p>
<p>«Du pipi de chat», disait-il à son téléphone. «Du pipi de chat», insistait-il. <em>L’Oreille tendue</em> décida de ne pas le contredire, et de rentrer chez elle.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Fil de presse 013</title>
		<link>http://oreilletendue.com/2012/05/02/fil-de-presse-013/</link>
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		<pubDate>Wed, 02 May 2012 09:25:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoît Melançon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Accent & prononciation]]></category>
		<category><![CDATA[Dicos]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire de la langue]]></category>
		<category><![CDATA[Numérique]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Typographie]]></category>

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		<description><![CDATA[Des livres sur la langue ? Il y en a pour tous les goûts. Pour ceux qui se sentent menacés : 11 + 1 propositions pour défendre le français de Xavier Combe (Paris, L’Harmattan, 2011, 68 p.). Pour ceux qui n’ont pas peur : Aventures et mésaventures des langues de France d’Henriette Walter (Paris, Honoré Champion, coll. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Des livres sur la langue ? Il y en a pour tous les goûts.</p>
<p>Pour ceux qui se sentent menacés : <em>11 + 1 propositions pour défendre le français</em> de Xavier Combe (Paris, L’Harmattan, 2011, 68 p.).</p>
<p>Pour ceux qui n’ont pas peur : <em>Aventures et mésaventures des langues de France</em> d’Henriette Walter (Paris, Honoré Champion, coll. «Champion classiques. Références et dictionnaires», 5, 2012, 304 p. Préface de Jean Pruvost).</p>
<p>Pour ceux qui aiment les lettres qui bougent : <em>Anagrammes renversantes</em> d’Étienne Klein et Jacques Perry-Slakow (Paris, Flammarion, 2011, 105 p.).</p>
<p>Pour ceux qui sont attentifs à leur corps : <em>Histoire des expressions populaires relatives à l’anatomie, à la physiologie et à la médecine</em> d’Édouard Brissaud (Genève, Slatkine reprints, 2012, 350 p. Réimpression de l’édition de Paris, 1899).</p>
<p>Pour ceux qui veulent bien prononcer : <em>De la prononciation française depuis le commencement du seizième siècle, d’après le témoignage des grammairiens</em> de Charles Thurot (Genève, Slatkine reprints, 2012, 2 vol., 1540 p. Réimpression de l’édition de Paris, 1881-1883).</p>
<p>Pour ceux qui défendent la francophonie : <em>Privilège et rayonnement du français du XVIIIe siècle à aujourd’hui</em> d’Axel Maugey (Paris, Honoré Champion, coll. «Champion Essais», 12, 2012, 280 p.).</p>
<p>Pour ceux qui ont voté ou qui vont voter : <em>les Élections ou comment «s’eslire quelque manière de vivre» ?</em> de Jean Pruvost (Paris, Honoré Champion, coll. «Champion. Les mots», 2012, 144 p.); <em>Paroles, paroles : formules de nos politiques</em> de Frédéric Pommier (Paris, Seuil, 2012, 202 p.); <em>les Mots du spectacle en politique du </em>collectif Théocratie (Montreuil-sous-Bois, Éditions Théâtrales, 2012, 94 p.).</p>
<p>Pour ceux qui savent ce que ponctuer veut dire : <em>Esthétique de la ponctuation</em> d’Isabelle Serça (Paris, Gallimard, 2012, 307 p.).</p>
<p>Pour ceux qui surfent incognito : <em>Se nommer pour exister. L’exemple du pseudonyme sur Internet</em> de Marcienne Martin (Paris, L’Harmattan, coll. «Nomino ergo sum», 2012, 220 p.).</p>
<p>Pour ceux qui causent «américain» : <em>Dictionary of American Regional English</em> (cinquième et dernier volume, Cambridge, Harvard University Press, 2012).</p>
<p>Pour ceux qui veulent se rappeler le bon vieux temps : <em>Manuel des difficultés les plus communes de la langue française, adapté au jeune âge, et suivi d’un recueil de locutions vicieuses</em> de Thomas Maguire (Québec, Fréchette &amp; cie, 1841; <a href="http://www.gutenberg.org/ebooks/38913">édition numérique</a>, Project Gutenberg, 2012). Dans un ouvrage récent, Chantal Bouchard a longuement analysé ce manuel (<em>Méchante langue. La légitimité linguistique du français parlé au Québec</em>, Montréal, Presses de l’Université de Montréal, coll. «Nouvelles études québécoises», 2012, 178 p.).</p>
<p>Pour ceux qui apprécient l’<a href="http://oreilletendue.com/2011/07/19/sixieme-article-d%e2%80%99un-dictionnaire-personnel-de-rhetorique/">anaphore</a> : <a href="http://www.univ-rouen.fr/irshs/users/purh/spip.php?article647"><em>Anaphore et anaphoriques : variété des langues, variété des emplois</em></a>, collectif sous la direction de Camille Denizot et Emmanuel Dupraz (Rouen, Publications des universités de Rouen et du Havre, coll. «Cahiers de l’ERIAC», 4, 2012, 370 p.).</p>
<p>Pour ceux qui veulent apprendre de nouvelles langues : <em>From Elvish to Klingon. Exploring Invented Languages</em>, collectif sous la direction de Michael Adams (New York, Oxford University Press, 2011, 304 p.).</p>
<p>Pour ceux qui tendent l’oreille : <em>Mots en toc et formules en tic : petites maladies du parler d’aujourd’hui</em> de Frédéric Pommier (Paris, Seuil, coll. «Points. Le goût des mots», P2721, 2011 [2010], 216 p.).</p>
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		<title>S’asseoir avec le Devoir</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Apr 2012 09:33:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoît Melançon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Langue de Shakespeare]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Antoine Robitaille, journaliste au Devoir, consacrait, le 23 avril, une entrée de son blogue, Maux et mots de la politique, à «“S’asseoir”, verbe de l’heure au Québec !». Sa démonstration s’appuyait — merci — sur quelques textes de l’Oreille tendue, soit publiés dans le Dictionnaire québécois instantané, soit parus ici (le 6 octobre 2010, le 25 [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Antoine Robitaille, journaliste au <em>Devoir</em>, consacrait, le 23 avril, une entrée de son blogue, <em>Maux et mots de la politique</em>, à «<a href="http://www.ledevoir.com/opinion/blogues/mots-et-maux-de-la-politique/348269/s-asseoir-le-verbe-de-l-heure-au-quebec">“S’asseoir”, verbe de l’heure au Québec !</a>». Sa démonstration s’appuyait — merci — sur quelques textes de <em>l’Oreille tendue</em>, soit publiés dans le <a href="http://fides.qc.ca/dictionnaire_quebecois/"><em>Dictionnaire québécois instantané</em></a>, soit parus ici (le <a href="http://oreilletendue.com/2010/10/06/la-station-assise/">6 octobre 2010</a>, le <a href="http://oreilletendue.com/2011/02/25/c%E2%80%99est-logique/">25 février 2011</a> et le <a href="http://oreilletendue.com/2011/03/16/assis-mais-a-une-table/">16 mars 2011</a>).</p>
<p><em>Le Devoir</em>, le 24 avril, en première page, titrait «Le ministre s’assoit avec toutes les associations d’étudiants en grève».</p>
<p>S’asseoir, c’est parler. CQFD.</p>
<p>P.S.—«<em>Le</em> ministre» dont il est question est… Line Beauchamp.</p>
<p>P.P.S.—Le «<a href="http://oreilletendue.com/2010/11/01/comportement-exemplaire/">réassis</a>» existe aussi, mais c’est une autre histoire.</p>
<p>[Complément du 28 avril 2012]</p>
<p>Des sources conjugales très proches de <em>l’Oreille tendue</em> sont formelles : cet emploi du verbe <em>s’asseoir</em> est maintenant courant dans les médias anglophones du Québec («<em>The minister has to sit with the students</em>»). Serait-ce un signe de plus de la forte influence du français sur l’anglais ?</p>
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		<title>Néologie numérique</title>
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		<pubDate>Tue, 24 Apr 2012 09:44:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoît Melançon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Néologie]]></category>
		<category><![CDATA[Numérique]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Le livre n’est pas mort avec l’arrivée du numérique. Il est toujours là, mais il est désormais entouré d’autres supports de lecture. Pour les Kindle, Kobo et autres Nook, on a proposé toutes sortes de mots : «livre électronique», «livre numérique», «livre bibliothèque», «livre rechargeable», «livre-ordinateur», «livrel», «bouquineur», «ebook», «reader» (prononcé «rideur»). Comme Virginie Clayssen, l’Oreille [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le livre n’est pas mort avec l’arrivée du numérique. Il est toujours là, mais il est désormais entouré d’autres supports de lecture.</p>
<p><a href="http://oreilletendue.com/2009/07/28/un-livre/">Pour les Kindle, Kobo et autres Nook</a>, on a proposé toutes sortes de mots : «livre électronique», «livre numérique», «livre bibliothèque», «livre rechargeable», «livre-ordinateur», «livrel», «bouquineur», «ebook», «reader» (prononcé «rideur»). Comme <a href="http://www.archicampus.net/wordpress/?p=1355">Virginie Clayssen</a>, <em>l’Oreille tendue</em> utilise volontiers <em>liseuse</em>.</p>
<p>Inversement, certains ont cru nécessaire de créer de nouveaux termes pour distinguer le livre papier du livre numérique. En anglais, cela a donné <a href="http://oreilletendue.com/2010/02/14/avancez-en-arriere-2/"><em>pbook</em></a> (<em>paper</em> + <em>book</em>) et, péjorativement, selon <a href="http://twitter.com/emckean/status/194661934518386688">@emckean</a>, <a href="http://www.sfsignal.com/archives/2012/04/the-sf-signal-podcast-episode-119-panel-discussion-what-are-you-reading/comment-page-1/#comment-99983"><em>spine</em></a> (<em>dos</em>).</p>
<p>Mais il n’y a pas que les livres. Comment appelle-t-on, au Japon, un livre-magazine électronique accompagné d’un cadeau <em>collector</em> ? Un <a href="http://www.mariagefreres.com/boutique/FR/fa+e-mook-mariage-freres+L60.html"><em>e-mook</em></a> (<em>electronic</em> + <em>magazine</em> + <em>book</em>). Après<a href="http://oreilletendue.com/2009/10/20/nook-blook-et-vook/"> le <em>blook</em> (<em>blog</em> + <em>book</em>), le <em>vook</em> (<em>video</em> + <em>book</em>)</a> et le <em>pbook</em>, cela va de soi.</p>
<p>Une question reste cependant ouverte. Des éditeurs hexagonaux veulent publier des livres instantanés, des «<em>quick-books</em>», dès après le <a href="http://oreilletendue.com/2010/03/26/une-weltanschauung-dans-un-adjectif/">second</a> tour des élections présidentielles qui se déroulent actuellement en France, sur le candidat élu, sur le candidat défait, sur la campagne. (C’est <a href="http://www.livreshebdo.fr/actualites/DetailsActuRub.aspx?id=8488"><em>Livres hebdo</em></a> qui l’annonçait deux jours avant le premier tour.) Si on les distribue en numérique, faudra-t-il inventer <em>e-quick-book</em> (prononcé <em>iquouikbouc</em>) ? Exemple : «T’as téléchargé l’<em>e-quick-book</em> sur Sarko ?» On peut rêver plus euphonique.</p>
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		<title>Histoires (d’abord) de chalet</title>
		<link>http://oreilletendue.com/2012/04/23/histoires-dabord-de-chalet/</link>
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		<pubDate>Mon, 23 Apr 2012 09:31:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoît Melançon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Le 8 février 2012, sur son blogue, Jonathan Boyer signalait l’existence, à Québec, de l’expression «J’ai jamais… sauf une fois au chalet». Vidéo à l’appui, il indiquait une source possible de cette expression, entendue dans le cadre d’un procès pour inceste. Son sens ? Quelque chose comme «Je ne suis pas vraiment coupable de ce dont [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le 8 février 2012, sur son blogue, Jonathan Boyer signalait l’existence, à Québec, de l’expression «J’ai jamais… sauf une fois au chalet». <a href="http://jonathanboyer.com/2012/02/jamais-sauf-une-fois-au-chalet/">Vidéo à l’appui</a>, il indiquait une source possible de cette expression, entendue dans le cadre d’un procès pour inceste.</p>
<p>Son sens ? Quelque chose comme «Je ne suis pas vraiment coupable de ce dont on m’accuse, même si c’est bel et bien arrivé, mais seulement une fois». Bref, une forme de dénégation sans conviction.</p>
<p>Depuis, l’expression s’est généralisée, parfois légèrement modifiée, notamment sur Twitter :</p>
<blockquote><p>La torture selon les autorités canadiennes : «Jamais !… sauf une fois au chalet» (<a href="https://twitter.com/#!/iericksen/status/167288891219509249">@iericksen</a>);</p>
<p>@JFrancoisRivard Westmount n’a jamais harcelé personne… sauf une fois au chalet (ce tweet, de @Judes_Gelate [?],renvoyait à <a href="https://twitter.com/#!/JFrancoisRivard/status/172066243912802304/photo/1">ceci</a>);</p>
<p>Je n’ai jamais eu de lacérations au crâne… sauf une fois à l’université. #ggi (<a href="https://twitter.com/#!/LaBandeRaide/status/193049481128853505">@LaBandeRaide</a>);</p>
<p>«Je n’ai jamais été mal cité, sauf une fois, en direct» — Jean Charest (?) #polqc #ggi (<a href="https://twitter.com/#!/mathlaflamme/status/193561533106749440">@mathlaflamme</a>).</p></blockquote>
<p>À suivre.</p>
<p>P.S.—Tweet de Jonathan Boyer du <a href="https://twitter.com/#!/jonathanboyer/status/193723673633497089">21 avril</a> : «Philippe Hamelin est mort une fois au chalet en 2011 <a href="http://www.avisdedeces.ca/moddeces-avis_de_deces-650-fr-73059-philippe+hamelin+granby.html">http://bit.ly/JccC03</a> Il laisse dans le deuil l’étymologie d’une expression populaire.»</p>
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		<title>Il ne manquait que lui</title>
		<link>http://oreilletendue.com/2012/04/20/il-ne-manquait-que-lui/</link>
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		<pubDate>Fri, 20 Apr 2012 09:33:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoît Melançon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Gastronomie & décoration]]></category>
		<category><![CDATA[Lectures recommandées]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[En 2004, l’Oreille tendue signait un Dictionnaire québécois instantané avec son collègue Pierre Popovic. S’agissant de la langue médiatique, elle avait dû se pencher sur un des mots les plus à la mode au Québec : salon. Variante toujours commerciale et souvent non estivale des audiences, du carrefour, du chantier, du comité, de la commission, de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En 2004, <em>l’Oreille tendue</em> signait un <a href="http://fides.qc.ca/dictionnaire_quebecois/"><em>Dictionnaire québécois instantané</em></a> avec son collègue Pierre Popovic.</p>
<p>S’agissant de la langue médiatique, elle avait dû se pencher sur un des mots les plus à la mode au Québec : <em>salon</em>.</p>
<blockquote><p>Variante toujours commerciale et souvent non estivale des audiences, du carrefour, du chantier, du comité, de la commission, de la consultation, des états généraux, du forum, du groupe-conseil, du groupe de discussion, du groupe de travail, de la rencontre, du sommet, de la <a href="http://oreilletendue.com/2012/03/06/causons/">table</a> d’aménagement, de la table de concertation, de la table de convergence, de la table de prévention, de la table de suivi et de la table ronde. «Les salons et foires se portent bien au Québec» (<em>la Presse</em>, 5 décembre 2001). Agroalimentaire du Suroît, de l’aménagement extérieur, de l’emploi-formation, de l’épargne, de l’érotisme, de la féminité, de la maternité et de la paternité, de l’automobile, des aînés de Montréal, des métiers d’art du Québec, des organisateurs d’événements, Domicilia, du livre anarchiste, du printemps des artistes des Cantons-de-l’Est, Informatique / Affaires de Québec, international de l’ésotérisme de Montréal, Marions-nous, national de l’habitation, Pepsi-Jeunesse. Voir coalition, concertation, consensus, festival, partenaires sociaux et suivi.</p></blockquote>
<p>La liste s’est allongée depuis : des tendances ameublement, des vins et spiritueux de Montréal, de la passion médiévale.</p>
<p>Dans <em>l’Incendie du Hilton</em> (2009, p. 181-182), <a href="http://oreilletendue.com/2009/09/07/en-lisant-francois-bon/">François Bon</a> recensait, pour la seule place Bonaventure de Montréal, douze salons, dont celui du livre.</p>
<p>Il ne manquait, au Québec, qu’un événement de ce type. Ce sera incessamment réglé : «Le Salon Plan Nord débute ce week-end» (<em>le Devoir</em>, 16 avril 2012, p. A4). Si le <a href="http://www.plannord.gouv.qc.ca/">Plan Nord</a> promu par le gouvernement provincial de Jean Charest est bel et bien la panacée promise, la moindre des choses est qu’il ait, lui aussi, son salon. Sinon, on aurait dû s’inquiéter.</p>
<p>P.S.—Aucune des listes qu’on vient de lire n’est bien sûr exhaustive.</p>
<p>Référence</p>
<p>Bon, François, <a href="http://www.albin-michel.fr/L-Incendie-du-Hilton-EAN=9782226193902"><em>l’Incendie du Hilton</em></a>, Paris, Albin Michel, 2009, 182 p.</p>
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		<title>Images de Butch</title>
		<link>http://oreilletendue.com/2012/04/16/images-de-butch/</link>
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		<pubDate>Mon, 16 Apr 2012 09:40:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoît Melançon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bande dessinée]]></category>
		<category><![CDATA[Chanson]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Radio]]></category>
		<category><![CDATA[Sport]]></category>

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		<description><![CDATA[[Lecteur, si tu ne t’intéresses pas aux relations du sport et de la culture, passe ton chemin.] Émile «Butch» Bouchard, l’ex-défenseur des Canadiens de Montréal de 1941 à 1956, est mort le 14 avril; il était né en 1919. Il n’occupe pas, dans les représentations culturelles du hockey, la même place que Maurice Richard, Jean [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>[Lecteur, si tu ne t’intéresses pas aux relations du sport et de la culture, passe ton chemin.]</p>
<p>Émile «Butch» Bouchard, l’ex-défenseur des Canadiens de Montréal de 1941 à 1956, est mort <a href="http://www.ledevoir.com/sports/hockey/347453/l-ex-defenseur-etoile-du-canadien-emile-butch-bouchard-est-decede">le 14 avril</a>; il était né en 1919. Il n’occupe pas, dans les représentations culturelles du hockey, la même place que <a href="http://www.lesyeuxdemauricerichard.com/">Maurice Richard</a>, <a href="http://www.ledevoir.com/sports/hockey/330370/jean-beliveau-le-gros-bill-a-80-ans">Jean Béliveau</a> ou <a href="http://www.ledevoir.com/culture/livres/312307/de-guy-lafleur-considere-comme-un-des-beaux-arts">Guy Lafleur</a>, voire que <a href="http://oreilletendue.com/2011/12/05/les-mysteres-de-la-memoire/">Lorne Worsley</a>, mais il a néanmoins été objet de discours.</p>
<p>C’est le cinéma qui lui a accordé le plus de place. Il apparaît notamment dans des films de Gérard Pelletier (<em>Passe-partout : «Le sport est-il trop commercialisé ?»</em>, 1955), de Gilles Gascon (<em>Peut-être Maurice Richard</em>, 1971), de <a href="http://www.onf.ca/explorer-tous-les-cineastes/jacques-payette">Jacques Payette</a> (<em>le Rocket / The Rocket</em>, 1998) et de Karl Parent et Claude Sauvé (<em>Maurice Rocket Richard</em>, 1998). Deux autres films méritent d’être présentés un peu plus longuement.</p>
<p>Parmi les lieux communs les plus récurrents sur l’histoire du hockey à Montréal, on trouve celui de l’exploitation économique des joueurs (souvent francophones) par leurs patrons (souvent anglophones). Un exemple parmi cent : «Maurice Richard était sous-payé et exploité parce qu’il était canadien-français», écrit Normand Lester en 2003 (p. 10). Les joueurs auraient été victimes de leurs employeurs. On peut relativiser ce type de jugement, et les déclarations filmées d’Émile Bouchard y contribuent.</p>
<p>S’il est vrai que Maurice Richard n’a pas toujours été payé à sa valeur (marchande) du temps qu’il était joueur, il ne faudrait pas oublier que son origine ethnique n’était peut-être pas la seule cause de cet état de fait. À l’époque de Richard, il y a eu au moins un joueur mieux payé que lui chez les Canadiens de Montréal, mais c’était lui aussi un Canadien français, Jean Béliveau, qui rappelle le fait dans ses <a href="http://oreilletendue.com/2010/09/06/a-ne-pas-oublier/">Mémoires</a> en 2005. Il y a donc lieu de se demander quelle est la part de responsabilité des joueurs eux-mêmes dans les négociations de travail.</p>
<p>Dans <em>Maurice Richard. Histoire d’un Canadien</em> / <em>The Maurice Rocket Richard Story</em> (1999), Jean-Claude Lord et Pauline Payette donnent la parole à l’ancien numéro 3 des Canadiens : «Dans ce temps-là, on était imbéciles», affirme-t-il. Pourquoi ? Parce que les joueurs ne discutaient pas entre eux de leur salaire, ce qui les privait du pouvoir de négocier. Arrive cependant le début de la saison 1947 : constatant qu’il y avait «un peu d’abus», Bouchard et Richard décident de faire «front commun» pour négocier leur contrat. Certains iront jusqu’à parler de <em>grève</em>. La leçon se sera pas immédiatement entendue ni par eux ni par leurs coéquipiers : Bouchard et Richard n’obtiendront pas gain de cause; les joueurs ne se rassembleront en syndicat que bien plus tard. Pourtant, quelque chose était peut-être en train de changer.</p>
<p><em>Maurice Richard. Histoire d’un Canadien</em> est un docudrame; <em>Maurice Richard / The Rocket</em> (2005), de Charles Binamé, est une fiction. Le personnage de Bouchard, joué par Patrice Robitaille, fait partie d’une série de personnages qui déterminent, plus qu’il ne le fait lui-même, les choix, sur la glace et hors de celle-ci, de Maurice Richard : sa femme, son entraîneur, Dick Irvin (d’abord et avant tout), son directeur gérant, Frank Selke, un représentant syndical, son coiffeur, son nègre (Richard était «<a href="http://oreilletendue.com/2011/01/07/les-experts/">joueurnaliste</a>» à ses heures). C’est son entourage qui dicte quoi faire au Rocket.</p>
<p>Cela est parfaitement clair quand il est question du statut social de Richard. Binamé propose une interprétation clairement nationaliste de la carrière de celui-ci. Richard est moqué à Montréal comme ailleurs parce qu’il ne parle pas anglais, lui qui est entouré d’anglophones, la plupart du temps en position d’autorité, qui ne lui veulent pas que du bien : le patron de l’usine où, jeune homme, il travaille, Dick Irvin, Frank Selke ou Clarence Campbell, le président de la Ligue nationale de hockey. Maurice Richard serait leur victime parce qu’il est canadien-français.</p>
<p>C’est le personnage d’Émile Bouchard qui, dans le film, est chargé de faire comprendre à Richard ce qu’il est pour les siens, et quelles responsabilités cela entraîne. La scène se déroule dans un train, la nuit, et Bouchard déclare ce qui suit à son coéquipier : «Toi, faut qu’tu donnes un sens à c’que tu fais.» On peut s’interroger sur le réalisme supposé de cet échange, mais il est reste que Binamé, comme Lord et Payette, fait d’Émile Bouchard la voix de l’affirmation des joueurs contre ceux qui les emploient. Voilà un leader.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://oreilletendue.com/2012/04/16/images-de-butch/bouchard/" rel="attachment wp-att-7206"><img class="aligncenter  wp-image-7206" title="bouchard" src="http://oreilletendue.com/wp-content/uploads/2012/04/bouchard.jpg" alt="" width="324" height="411" /></a></p>
<p>Mais il n’y a pas que le cinéma.</p>
<p>Butch Bouchard est présent dans cinq <a href="http://oreilletendue.com/2010/11/15/chantons-sport/">chansons</a>. On y vante ses talents de passeur : «Quand sur une passe de Butch Bouchard i prenait le puck derrière ses goals» (Pierre Létourneau, «Maurice Richard», 1970); «Butch Bouchard à Savard vers Béliveau» (Loco Locass, «Le but», 2009). On apprécie la qualité de son jeu défensif : «Avec Butch à leurs côtés / Les goals seront bien gardés» (Denise Émond, «La chanson des étoiles du hockey», 1956). On notera qu’il n’est jamais représenté seul : «Maurice Richard qui part avec grand Butch Bouchard» (La famille Soucy, «Le club de hockey Canadien», 1954); «Morenz Joliat pis les deux Richard / Bonin Béliveau pis Geoffrion / Sans oublier not’Butch Bouchard / Hourra pour nos champions» (Oswald, «Les sports», 1960). Émile Bouchard, capitaine des Canadiens de 1948 à 1956, était, encore et toujours, un joueur d’équipe.</p>
<p>La peinture, à l’exception de <a href="http://www.bernardracicot.ca/ma_peinture.htm">Bernard Racicot</a>, ne s’est guère intéressée à Bouchard. En matière de sculpture — on se souviendra qu’il y a <em>quatre</em> statues de Maurice Richard à Montréal —, ce n’est guère mieux : une fresque en sept scènes, signée Jules Lasalle, orne la façade de l’<a href="http://www.longueuil.ca/vw/asp/gabarits/Gabarit_Popup_Comm.asp?ID_MESSAGE=20828&amp;CHANG_ARROND=0&amp;CHANGEMENT_LANGUE=FR">aréna Émile-Butch-Bouchard</a> de Longueuil. <em>L’Oreille tendue</em> ne connaît qu’un roman où il est question de Bouchard, <em>la Poussière du temps</em> (2005), de Michel David, mais c’est pour son restaurant, rue De Montigny, à Montréal (p. 400). Bill Templeman semble être le seul poète à avoir chanté le joueur, sur le mode de la nostalgie : «It used to be a game of skill and grace when the Rocket played / along with Geoffrion and Bouchard. Now it is a game of thugs» (p. 194). La bande dessinée ? Sur la couverture de <em>la Patinoire en folie</em> de <a href="http://oreilletendue.com/2011/12/28/bdhq-prolegomenes-%e2%80%94-troisieme-partie/">Pierre Huet</a> (2011), un personnage ressemble fort à Bouchard; il ne réapparaîtra pas dans l’intrigue.</p>
<p><a href="http://oreilletendue.com/2012/04/16/images-de-butch/bouchard_huet/" rel="attachment wp-att-7207"><img class="aligncenter size-full wp-image-7207" title="bouchard_huet" src="http://oreilletendue.com/wp-content/uploads/2012/04/bouchard_huet.jpg" alt="" width="140" height="167" /></a></p>
<p>D’autres joueurs ont occupé plus de place qu’Émile Bouchard dans la culture québécoise. Il en a pourtant une, marquée par sa contribution à son équipe, à ses coéquipiers et à son sport, plus que par ses exploits personnels.</p>
<p>P.S.—<em>L’Oreille tendue</em> a donné un entretien sur ces questions à Franco Nuovo, à la radio de Radio-Canada, le 15 avril. On peut l’entendre <a href="http://www.radio-canada.ca/audio-video/pop.shtml#urlMedia=http://www.radio-canada.ca/Medianet/2012/CBF/DessinemoiUnDimanche201204150910_2.asx">ici</a>.</p>
<p>Références</p>
<p>Béliveau, Jean, avec Chrys Goyens et Allan Turowetz, <em>Jean Béliveau. My Life in Hockey</em>, Vancouver, Greystone Books, 2005 (1994), xii/312 p. Ill. Foreword by Wayne Gretzky. Introduction by Allan Turowetz. Traduction : <em>Ma vie bleu-blanc-rouge</em>, Montréal, Hurtubise HMH, 2005, 355 p. Ill. Préface de Dickie Moore. Avant-propos d’Allan Turowetz. Traduction et adaptation de Christian Tremblay.</p>
<p>David, Michel, <em>la Poussière du temps. Tome I. Rue de la Glacière</em>, Montréal, Hurtubise HMH, 2005, 456 p.</p>
<p>Huet, Pierre, <em>la Patinoire en folie</em>, Montréal, Les 400 coups, coll. «Strips», 2011, 62 p. Avec la participation de Patrick Moerell.</p>
<p>Lester, Normand, «1. La discrimination dans le sport. Maurice Richard : la fierté d’un peuple», dans <em>le Livre noir du Canada anglais 3</em>, Montréal, Les Intouchables, 2003, p. 14-26.</p>
<p>Templeman, Bill, «They Don’t Play Hockey Here Any More : The Montreal Forum’s Chief Ghost Meditates Upon the History of the Game», dans Dale Jacobs (édit.), <em>Ice. New Writing on Hockey. A Collection of Poems, Essays, and Short Stories</em>, Edmonton, Spotted Cow Press, 1999, p. 194-197.</p>
<p>Sur le Web</p>
<p style="padding-left: 30px;"><a href="http://www.emilebutchbouchard.com/">Émile «Butch» Bouchard</a></p>
<p style="padding-left: 30px;"><a href="http://www.ecomusee.qc.ca/expo_tempo.html">Exposition <em>Bienvenue Chez Butch Bouchard !</em></a></p>
<p style="padding-left: 30px;"><a href="http://www.legendsofhockey.net/LegendsOfHockey/jsp/LegendsMember.jsp?mem=p196603&amp;page=bio&amp;list=ByYear">Temple de la renommée du hockey (Toronto)</a></p>
<p style="padding-left: 30px;"><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89mile_Bouchard">Wikipédia</a></p>
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