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	<title>L’Oreille tendue &#187; Publicité</title>
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	<description>« Nous n’avons pas besoin de parler français, nous avons besoin du français pour parler » (André Belleau).</description>
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		<title>Vocabulaire de la consommation (humaine)</title>
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		<pubDate>Fri, 27 Apr 2012 09:31:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoît Melançon</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le verbe magasiner, employé intransitivement, est connu des dictionnaires. Le Petit Robert (édition numérique de 2010) en donne par exemple cette définition : «Région. (Canada) Aller faire des achats dans les magasins (cf. Faire des courses).» Il ne faudrait toutefois pas oublier que le verbe connaît aussi un usage transitif direct. Qui magasine quelque chose se [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le verbe <em>magasiner</em>, employé intransitivement, est connu des dictionnaires. <em>Le Petit Robert</em> (édition numérique de 2010) en donne par exemple cette définition : «Région. (Canada) Aller faire des achats dans les magasins (<em>cf.</em> Faire des courses).»</p>
<p>Il ne faudrait toutefois pas oublier que le verbe connaît aussi un usage transitif direct. Qui <em>magasine quelque chose</em> se prépare à l’acquérir ou à l’obtenir.</p>
<p>Exemples</p>
<p style="padding-left: 30px;">«“Magasiner” notre société» (<em>la Presse</em>, 25 octobre 2002).</p>
<p style="padding-left: 30px;">«On magasine son bonheur !» (<em>la Presse</em>, 13 janvier 2003).</p>
<p style="padding-left: 30px;">«Quand je magasine une auto, je me sers un peu de ma tête, et beaucoup de mon postérieur» (publicité).</p>
<p style="padding-left: 30px;">«Je me suis magasiné un emploi épanouissant […]» (<em>les Truites à mains nues</em>, p. 34).</p>
<p style="padding-left: 30px;">«Magasiner un spectacle à Édimbourg» (<em>la Presse</em>, 22 août 2011, cahier Arts et spectacles, p. 5).</p>
<p style="padding-left: 30px;">«Magasiner son cégep» (<em>le Devoir</em>, 19-20 novembre 2005, p. C9).</p>
<p style="padding-left: 30px;">«Le géant Home Depot magasine les fournisseurs québécois» (<em>le Devoir</em>, 4 mars 2004, p. B1).</p>
<p>Plus étrangement, il semble aussi qu’on puisse <em>magasiner quelqu’un</em>, afin d’en recevoir des services (dont la nature varie considérablement).</p>
<p>Exemples</p>
<p style="padding-left: 30px;">«Magasiner son orthodontiste» (<em>la Presse</em>, 13 mai 2001).</p>
<p style="padding-left: 30px;">«Des couples américains “magasinent” des mères porteuses au Canada» (<em>la Presse</em>, 28 août 2001).</p>
<p style="padding-left: 30px;">«Le problème dans notre culture, c’est que les gens ne <em>magasinent</em> pas assez leurs partenaires !» (<em>la Presse</em>, 17 décembre 2003).</p>
<p>Les consommateurs d’aujourd’hui ne connaissent pas leur chance.</p>
<p>P.S.—Il va de soi qu’on peut <em>magasiner pour quelque chose</em>, par exemple un appareil photo.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://oreilletendue.com/2012/04/27/vocabulaire-de-la-consommation-humaine/magasiner/" rel="attachment wp-att-7299"><img class="aligncenter  wp-image-7299" title="magasiner" src="http://oreilletendue.com/wp-content/uploads/2012/04/magasiner-e1335518846436.jpg" alt="" width="382" height="512" /></a></p>
<p>Référence</p>
<p>Bolduc, Charles, <em>les Truites à mains nues</em>, Montréal, Leméac, 2012, 139 p.</p>
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		<title>Fais-moi vibrer</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Apr 2012 09:38:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoît Melançon</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Dans l’hebdomadaire Voir, le 31 août 2006, Nicolas Dickner, sous le titre «De la barbe à papa pour l’âme», signe une chronique sur la rentrée littéraire, et plus précisément encore sur le communiqué de presse, ce «genre littéraire fascinant» qui présente «les mêmes difficultés qu’un sonnet en alexandrins» (éd. de 2011, p. 40). Il dresse [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans l’hebdomadaire <em>Voir</em>, le 31 août 2006, Nicolas Dickner, sous le titre «De la barbe à papa pour l’âme», signe une chronique sur la rentrée littéraire, et plus précisément encore sur le communiqué de presse, ce «genre littéraire fascinant» qui présente «les mêmes difficultés qu’un sonnet en alexandrins» (éd. de 2011, p. 40).</p>
<p>Il dresse la liste des adjectifs récurrents — l’adjectif est une «gazoline émotive» (p. 40) — dans ce genre de prose publicitaire (p. 40-42). L’histoire du texte à paraître est <em>surprenante</em>, <em>bouleversante</em>, <em>émouvante</em>, <em>explosive</em>, voire <em>cataclysmique</em>, <em>hilarante</em>, <em>humaine</em>, <em>inspirante</em>, <em>palpitante</em>, <em>percutante</em>, <em>cauchemardesque</em>, <em>terrifiante</em>, <em>picaresque</em>. Son auteur est <em>attachant</em>, <em>brillant</em>, <em>cynique</em>, <em>énigmatique</em>, <em>fondamental</em>, <em>inouï</em>, <em>inspirant</em>, <em>intelligent</em>, <em>intrigant</em>, <a href="http://oreilletendue.com/2012/04/03/jubilatoire-malgre-tout/"><em>jubilatoire</em></a>, <em>lucide</em>, <em>majeur</em>, <em>inconnu</em>, <em>obstiné</em>, <em>remarquable</em>, <em>sensible</em>. Sa plume est <em>acerbe</em>, <em>décapante</em>, <em>sobre</em>, <em>vive</em>, <em>incisive</em>, <em>viscérale</em>, <em>efficace</em>, <em>intelligente</em> (bis), <em>jubilatoire</em> (bis), <em>lumineuse</em>, <em>maîtrisée</em> «ou tout bonnement vertigineuse». «Quant au livre, il est toujours luxueux, superbe et écologique.»</p>
<p>Sur le podium ? Mention honorable : <em>inattendu</em>. Médaille de bronze : <em>captivant</em>, <em>fascinant</em>, <em>stupéfiant</em> «et autres termes tout droit sortis d’un manuel d’hypnose». Médaille d’argent : <em>exceptionnel</em>, <em>singulier</em> et <em>imprévisible</em>. Médaille d’or : <em>incontournable</em>.</p>
<p>S’il récrivait ce texte aujourd’hui, Nicolas Dickner pourrait reprendre la même litanie d’épithètes, mais il lui faudrait faire quelques ajouts : <a href="http://oreilletendue.com/category/ville-urbaine/"><em>urbain</em></a>, <em>festif</em>, <em>gourmand</em>, <a href="http://oreilletendue.com/category/extreme/"><em>extrême</em></a>, <a href="http://oreilletendue.com/2011/12/19/propositions-de-moratoires-lexicaux-pour-noel-et-au-dela/"><em>métissé</em></a>, <em>décalé </em>— et <em>vibrant</em>.</p>
<p>C’est Pierre Popovic qui le faisait remarquer dans une entrevue au <em>Devoir</em> le 8 juillet 2011 : «Sur les étagères des librairies, je n’ai aucune peine à trouver les derniers best-sellers en vogue. Une grosse bandelette aguicheuse capsule ledit opuscule : le montant des exemplaires vendus accompagne souvent l’épithète valorisante (“vibrant” a la cote).» Il donnait l’exemple suivant : «une héroïne vibrante s’aventure avec une blessure décoiffante dans un monde devenu sans repères».</p>
<p>D’autres ?</p>
<p>Un livre ? «L’auteur, Bénédicte Froger-Deslis, signe son premier roman. Elle a vécu et vibré en Afrique, sur tous les continents, s’est frottée aux cultures et sensations» (<a href="http://www.harmattan.fr/index.asp?navig=auteurs&amp;obj=artiste&amp;no=20949">L’Harmattan</a>).</p>
<p>Un film ? <em>The Raid : Redemption</em> est «Violent et vibrant» (<em>la Presse</em>, 7 avril 2012, cahier Cinéma, p. 9).</p>
<p>Une ville ? À un bout de l’autoroute Jean-Lesage : «Du même souffle, cette publication est née du désir de raconter Montréal autrement et de fixer sur papier les images de ce spectacle en les présentant dans un écrin à la dimension d’une métropole tout aussi vibrante» (<em>Signé Montréal</em>, p. 9). À l’autre : en excursion dans la Vieille Capitale — pour les non-autochtones : Québec —, <em>l’Oreille tendue</em> a été accueillie dans son «hôtel alternatif» par une liste d’activités intitulée «Ce qui fait vibrer Québec…».</p>
<p>On peut donc vibrer à <em>vibrer</em>, en attendant la prochaine mode.</p>
<p>Références</p>
<p>«Avant-propos», dans <em>Signé Montréal</em>, Montréal, Pointe-à-Callière. Musée d’archéologie et d’histoire de Montréal, 2010, 159 p., p. 9. François Hébert : auteur. Moment Factory : visuels. Avec la collaboration de Sylvie Dufresne, Paul-André Linteau et Raymond Montpetit. Existe aussi en version anglaise.</p>
<p>Baillargeon, Stéphane, «<a href="http://www.ledevoir.com/culture/actualites-culturelles/327017/entrevue-avec-pierre-popovic-portrait-de-l-asservissement-economiste">Entrevue avec Pierre Popovic. Portrait de l’asservissement économiste</a>», <em>le Devoir</em>, 8 juillet 2011.</p>
<p>Dickner, Nicolas, «De la barbe à papa pour l’âme», <em>Voir</em>, 31 août 2006, repris dans <em>le Romancer portatif. 52 chroniques à emporter</em>, Québec, Alto, 2011, p. 39-42.</p>
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		<title>Ayoye (!)</title>
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		<pubDate>Tue, 10 Apr 2012 10:17:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoît Melançon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bande dessinée]]></category>
		<category><![CDATA[Chanson]]></category>
		<category><![CDATA[Lectures recommandées]]></category>
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		<description><![CDATA[Soit le titre suivant, vu il y a quelques jours dans le journal le Devoir : «Ayoye ! Yahoo ! élimine 2000 postes» (5 avril 2012, p. B3). Ayoye, donc. Cette interjection peut désigner, à la manière de aïe, la douleur. «Ayoye tu m’fais mal / à mon cœur d’animal / l’exilé de l’intérieur» («Ayoye», chanson du groupe [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Soit le titre suivant, vu il y a quelques jours dans le journal <em>le Devoir</em> : «Ayoye ! Yahoo ! élimine 2000 postes» (5 avril 2012, p. B3).</p>
<p><em>Ayoye</em>, donc.</p>
<p>Cette interjection peut désigner, à la manière de <em>aïe</em>, la douleur.</p>
<p style="padding-left: 30px;">«Ayoye tu m’fais mal / à mon cœur d’animal / l’exilé de l’intérieur» («Ayoye», chanson du groupe Offenbach, 1978).</p>
<p>Cette acception n’est pas récente. On trouve le mot, en ce sens, dans l’adaptation en bande dessinée du roman <em>Un homme et son péché</em> de Claude-Henri Grignon, sous le titre <em>Séraphin illustré</em> (textes de Grignon, dessins d’Albert Chartier), qu’a publiée <em>le Bulletin des agriculteurs</em> de 1951 à 1970 (éd. de 2010, p. 90).</p>
<p><a href="http://oreilletendue.com/2012/04/10/ayoye/ayoye/" rel="attachment wp-att-7164"><img class="aligncenter size-full wp-image-7164" title="ayoye" src="http://oreilletendue.com/wp-content/uploads/2012/04/ayoye.jpg" alt="" width="331" height="363" /></a></p>
<p>L’interjection peut aussi marquer l’étonnement, voire, dans certains cas, l’admiration.</p>
<p style="padding-left: 30px;">«Ayoye les fonds !» (<em>la Presse</em>, 30 janvier 2012, cahier Affaires, p. 3).</p>
<p>Il arrive que les deux registres se mêlent.</p>
<p style="padding-left: 30px;">«<em>Jackass</em> : ayoye !» (<em>la Presse</em>, 5 avril 2004, cahier Arts et spectacles, p. 4).</p>
<p>On voit <em>ayoye</em> aussi bien avant qu’après l’énoncé qu’elle qualifie.</p>
<p style="padding-left: 30px;">«Ayoye ! Entre en scène Julie Snyder» (<em>le Devoir</em>, 15-16 mars 2003).</p>
<p style="padding-left: 30px;">«Un hockeyeur japonais dans la LNH ? Ayoye !» (<em>la Presse</em>, 8 février 2001).</p>
<p style="padding-left: 30px;">«Le hasard nous mord les fesses. Ayoye !» (<em>Ça va aller</em>, p. 83).</p>
<p>Le point d’exclamation postposé est fréquent, mais pas indispensable.</p>
<p style="padding-left: 30px;">«Ayoye, mettons» (<em>le Devoir</em>, 19 janvier 2012, p. B6).</p>
<p>On trouve aussi d’autres graphies qu’<em>ayoye</em>.</p>
<p style="padding-left: 30px;"><em>Ayoï</em></p>
<p style="padding-left: 60px;">«pour se plaindre <em>opopoï</em></p>
<p style="padding-left: 60px;">disaient les Grecs Gérald Godin disait</p>
<p style="padding-left: 60px;"><em>ayoï</em>» (<em>comment serrer la main de ce mort-là</em>, p. 18).</p>
<p style="padding-left: 60px;">«Ayoï ! Ayoï ! Ayoï ! Ayoï !» (<em>Mailloux</em>, 38).</p>
<p style="padding-left: 30px;"><em>Haa yöye</em></p>
<p style="padding-left: 60px;">«HAA YÖYE !» (<em>la Presse</em>, 4 juin 2008, p. A17, publicité pour Volvo).</p>
<p>C’est comme ça.</p>
<p>P.S.—Selon <a href="http://oreilletendue.com/2011/02/09/s%E2%80%99instruire-par-les-oreilles/">Amy J. Ransom</a>, <em>ayoye</em> serait «the Québécois equivalent of the Yiddish “Oy vey”» (2011, p. 124). Le <a href="http://oreilletendue.com/2011/12/17/mais-comment-l%e2%80%99ecrire/">yiddish</a> de <em>l’Oreille tendue</em> étant ce qu’il est, celle-ci préfère ne pas exprimer d’opinion sur cette équivalence supposée.</p>
<p>Références</p>
<p>Grignon, Claude-Henri et Albert Chartier, <em>Séraphin illustré</em>, Montréal, Les 400 coups, 2010, 263 p. Préface de Pierre Grignon. Dossier de Michel Viau.</p>
<p>Hébert, François, <em>comment serrer la main de ce mort-là</em>, Montréal, l’Hexagone, coll. «L’appel des mots», 2007, 72 p.</p>
<p><em>Mailloux, histoires de novembre et de juin racontées par Hervé Bouchard citoyen de Jonquière</em>, Montréal, L’effet pourpre, 2002, 190 p.</p>
<p>Mavrikakis, Catherine, <em>Ça va aller</em>, Montréal, Leméac, 2002, 155 p.</p>
<p>Ransom, Amy J., «<a href="http://www.univ-rouen.fr/dyalang/glottopol/telecharger/numero_17/gpl17_10ransom.pdf">Language Choice and Code Switching in Current Popular Music from Québec</a>», article numérique, <em>Glottopol. Revue de sociolinguistique en ligne</em>, 17, janvier 2011, p. 115-131.</p>
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		<title>Épistolarité télévisuelle</title>
		<link>http://oreilletendue.com/2012/04/09/epistolarite-televisuelle/</link>
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		<pubDate>Mon, 09 Apr 2012 09:17:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoît Melançon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Épistolarité]]></category>
		<category><![CDATA[Jurons]]></category>
		<category><![CDATA[Lumières]]></category>
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		<category><![CDATA[Télévision]]></category>

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		<description><![CDATA[La série télévisée Mad Men n’est pas que l’occasion de citer Voltaire ou de mettre un sacre québécois dans la bouche d’un personnage féminin. On y réfléchit aussi au statut de la communication, et notamment de la communication épistolaire, dans les années 1960. Dans le neuvième épisode de la troisième saison, «Wee Small Hours», Betty [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La série télévisée <em>Mad Men</em> n’est pas que l’occasion de <a href="http://oreilletendue.com/2011/07/07/echo-voltairien/">citer Voltaire</a> ou de <a href="http://oreilletendue.com/2012/03/27/sacrer-dans-le-poste/">mettre un sacre québécois</a> dans la bouche d’un personnage féminin. On y réfléchit aussi au statut de la communication, et notamment de la communication épistolaire, dans les années 1960.</p>
<p>Dans le neuvième épisode de la <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Mad_Men_(season_3)   ">troisième saison</a>, «<a href="http://www.amctv.com/shows/mad-men/episodes/season-3/wee-small-hours">Wee Small Hours</a>», Betty Draper noue une liaison, qui ne sera pas qu’épistolaire, avec Henry Francis. Comment communiquent-ils ? Par lettre, Betty, sur son papier le plus officiel, et de sa plus belle main, demandant à Henry «Il y a quelqu’un d’autre qui lit votre courrier ?». Il lui répondra par une invite : «À partir de maintenant, moi seul.»</p>
<p>L’épisode suivant, «<a href="http://www.amctv.com/shows/mad-men/episodes/season-3/the-color-blue">The Color Blue</a>», porte sur la campagne publicitaire commandée à la firme Sterling Cooper par Western Union, le géant de la télégraphie. Les créatifs se demandent comment distinguer le télégramme du téléphone. De leurs échanges naîtra cette petite phrase : «<em>You can’t frame a phone call</em>» (Vous ne pouvez pas encadrer un coup de fil). Un télégramme, si, ou une lettre.</p>
<p><a href="http://oreilletendue.com/2011/07/29/autopromotion-009/">L’épistologue</a> qui ne sommeille jamais en <em>l’Oreille tendue</em> ne peut que se réjouir de pareille attention apportée à la matérialité de la lettre.</p>
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		<item>
		<title>L’oreille des lecteurs de l’Oreille</title>
		<link>http://oreilletendue.com/2012/03/07/loreille-des-lecteurs-de-loreille/</link>
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		<pubDate>Wed, 07 Mar 2012 10:27:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoît Melançon</dc:creator>
				<category><![CDATA[École]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Publicité]]></category>
		<category><![CDATA[Sport]]></category>
		<category><![CDATA[Télévision]]></category>

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		<description><![CDATA[Il est temps de l’avouer : l’Oreille tendue, comme on dit dans les officines politiques anglicisées, a plusieurs agendas cachés. En voici deux, parmi bien d’autres : elle souhaite avoir des lecteurs nombreux; elle rêve que ces lecteurs se mettent à voir partout des traces des tics langagiers qu’elle s’amuse à épingler. Un tweet et un courriel, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il est temps de l’avouer : <em>l’Oreille tendue</em>, comme on dit dans les <a href="http://oreilletendue.com/2009/07/26/attention-aux-pharmaciens/"><em>officines politiques</em></a> anglicisées, a plusieurs <a href="http://oreilletendue.com/2011/05/17/amours-contrariees/"><em>agendas cachés</em></a>. En voici deux, parmi bien d’autres : elle souhaite avoir des lecteurs nombreux; elle rêve que ces lecteurs se mettent à voir partout des traces des tics langagiers qu’elle s’amuse à épingler.</p>
<p>Un tweet et un courriel, reçus au cours des derniers jours, la rassurent sur la qualité des visiteurs de son blogue. C’est cependant elle, et non l’inverse, qui se met aujourd’hui à repérer autour d’elle ce que ce tweet et ce courriel lui ont révélé.</p>
<p>Premier cas</p>
<p>Le 22 février, sur Twitter, <a href="https://twitter.com/#!/nicolasdickner">@nicolasdickner</a> écrivait ceci : «Question à <a href="https://twitter.com/#!/benoitmelancon">@benoitmelancon</a> : l’Oreille s’est-elle déjà intéressé au verbe oser ?» Suivait <a href="http://www.google.ca/search?q=mode+%22osez+le%22&amp;hl=fr&amp;num=100&amp;lr=&amp;ft=i&amp;cr=&amp;safe=images">une liste de liens</a>, où l’on pouvait mesurer le succès de ce verbe, surtout à l’impératif. <em>L’Oreille</em> n’avait jamais remarqué combien il était populaire. Depuis, elle ne voit que lui.</p>
<p>Dans le métro :</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://oreilletendue.com/wp-content/uploads/2012/03/oser_mode.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-6698" title="oser_mode" src="http://oreilletendue.com/wp-content/uploads/2012/03/oser_mode.jpg" alt="" width="418" height="560" /></a></p>
<p>Sur <a href="http://twitter.com/Brindegazon/status/175662970230161408">Twitter</a> : «La chose la plus rigolote qu’on m’ait dit cette semaine : “Tu devrais oser le point-virgule, ça fait extravagant!”»</p>
<p>En titre dans <em>le Devoir</em> : «Il faut “oser” enseigner l’égalité» (3-4 mars 2012, p. G5).</p>
<p>Parmi des recommandations <a href="http://bccn.wordpress.com/2012/03/06/lhonneur-des-bibliographies/">en matière de bibliographie</a> : «Oser les bibliographies surprenantes ou séduisantes.»</p>
<p><a href="http://oreilletendue.com/2010/03/26/une-weltanschauung-dans-un-adjectif/">Second</a> cas</p>
<p>Le courriel provenait d’un fidèle lectrice; appelons-la, entre nous, La sociocriticienne postrudérale. Elle attirait l’attention de <em>l’Oreille</em>, nombreux exemples à l’appui, sur l’expression «en mode», le plus souvent suivie d’un nom, plus rarement d’un adjectif.</p>
<blockquote><p>«en mode élection» (<em>le Devoir</em>, 27 février 2012)</p>
<p>«se “mettre en mode pause”» (<em>le Devoir</em>, 24 février 2012)</p>
<p>«en mode persuasion et démarcation» (<em>le Devoir</em>, 20 février 2012)</p>
<p>«en mode séduction» (<em>le Devoir</em>, 18 février 2012)</p>
<p>«en mode électoral» (<em>le Devoir</em>, 13 février 2012)</p>
<p>«en mode achat» (<em>la Presse</em>, 27 février 2012)</p>
<p>«en mode confrontation» (<em>la Presse</em>, 19 février 2012)</p>
<p>«en mode éducation» (<em>la Presse</em>, 18 février 2012)</p></blockquote>
<p>Comme il se doit, <em>l’Oreille</em>, maintenant alertée, ouvre son journal et tombe sur ceci : «Du ski de fond en mode contemplatif» (<em>la Presse</em>, 3 mars 2012, cahier Voyage, p. 15).</p>
<p>Le monde de <em>l’Oreille</em> ne sera jamais plus le même. Merci.</p>
<p>P.S.—À quand un «Osez le “en mode”» ?</p>
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		<title>Scènes de la vie linguistique autoroutière</title>
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		<pubDate>Mon, 05 Mar 2012 10:19:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoît Melançon</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Sur la route]]></category>

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		<description><![CDATA[Samedi 3 mars 2012, autoroute des Laurentides, direction nord. À Laval, à côté du Cinéma Colossus, un immeuble sur le fronton duquel on peut lire, dans une seule langue : «Sky Venture.» Autre exemple d’extraterritorialité lavalloise ? Quelques kilomètres plus loin, à Sainte-Thérèse, sur les murs d’un centre commercial : «Ici on wouf.» Au retour. Un panneau [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Samedi 3 mars 2012, autoroute des Laurentides, direction nord.</p>
<p>À Laval, à côté du Cinéma Colossus, un immeuble sur le fronton duquel on peut lire, dans une seule langue : «Sky Venture.» Autre exemple d’<a href="http://oreilletendue.com/2012/02/20/extraterritorialite-lavalloise/">extraterritorialité lavalloise</a> ?</p>
<p>Quelques kilomètres plus loin, à Sainte-Thérèse, sur les murs d’un centre commercial : «Ici on wouf.»</p>
<p>Au retour.</p>
<p>Un panneau publicitaire, encore à Laval : «Relaxe, prends ton Slow Cow.»</p>
<p>Entre plusieurs maux, faut-il nécessairement choisir le moindre ?</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Patiner avec Henri Beyle</title>
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		<pubDate>Wed, 22 Feb 2012 10:26:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoît Melançon</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Sport]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans la Presse du 16 février, un cahier publicitaire du Réseau sélection : «[auQUOTIDIEN]. Cinquième édition.» Deux fois (p. 1 et p. 8), il est indiqué que Les tours Angrignon, une maison pour retraités, sont, comme toutes celles du Réseau sélection, la «Résidence officielle des Anciens Canadiens de Montréal» (c’est du hockey). En page 8, une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans <em>la Presse</em> du 16 février, un cahier publicitaire du Réseau sélection : «[auQUOTIDIEN]. Cinquième édition.»</p>
<p>Deux fois (p. 1 et p. 8), il est indiqué que Les tours Angrignon, une maison pour retraités, sont, comme toutes celles du Réseau sélection, la «Résidence officielle des Anciens Canadiens de Montréal» (c’est du hockey).</p>
<p>En page 8, une photo de l’ancien joueur Henri Richard, le frère du <a href="http://www.lesyeuxdemauricerichard.com/">Rocket</a>, est accompagnée de la légende suivante : «Encore cette année, les résidents et leur famille ont eu la chance de patiner et de visiter la chambre des joueurs des Canadiens au Centre Bell.» Le slogan du personnel ? «“La vocation c’est d’avoir pour métier sa passion.” — Stendhal» (p. 3).</p>
<p>Ensemble, l’auteur de <em>la Chartreuse de Parme</em> et le «Pocket Rocket» ? On ne s’y attendait pas.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Extraterritorialité lavalloise ?</title>
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		<pubDate>Mon, 20 Feb 2012 10:32:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoît Melançon</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Sur la route]]></category>

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		<description><![CDATA[On peut faire toutes sortes de choses à Laval. Y habiter un «condominium urbain». S’y souvenir de la définition du palindrome. Y acheter des enfants. Y chanter en chœur avec tout le monde. On peut aussi s’y soustraire à la loi québécoise sur la langue d’affichage. Ce samedi, un panneau en bordure de l’autoroute des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>On peut faire toutes sortes de choses à Laval. Y habiter un «<a href="http://oreilletendue.com/2012/02/13/periple-laurentien-prise-trois/">condominium urbain</a>». S’y souvenir de la définition du <a href="http://oreilletendue.com/2011/12/07/onzieme-article-d%e2%80%99un-dictionnaire-personnel-de-rhetorique/">palindrome</a>. Y acheter des <a href="http://oreilletendue.com/2010/06/12/trafic-d%e2%80%99enfants/">enfants</a>. Y chanter <a href="http://oreilletendue.com/2010/05/02/chantons-en-choeur/">en chœur</a> avec tout le monde.</p>
<p>On peut aussi s’y soustraire à la loi québécoise sur la langue d’affichage. Ce samedi, un panneau en bordure de l’autoroute des Laurentides : «Modern Luxury. Celebrity Cruises.» Uniquement en anglais.</p>
<p>Laval, une société distincte ?</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Périple laurentien, prise trois</title>
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		<pubDate>Mon, 13 Feb 2012 10:22:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoît Melançon</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Sur la route]]></category>
		<category><![CDATA[Ville urbaine]]></category>

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		<description><![CDATA[De samedi en samedi, l’Oreille tendue poursuit ses aventures familiales sur l’autoroute des Laurentides («la 15», pour les intimes). On a vu qu’on peut s’y sustenter et s’y amuser tard le soir. On peut aussi habiter ses environs. Dès qu’on entre à Laval, un panneau publicitaire annonce en effet la construction de «condominiums urbains». De [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>De samedi en samedi, <em>l’Oreille tendue</em> poursuit ses aventures familiales sur l’autoroute des Laurentides («la 15», pour les intimes).</p>
<p>On a vu qu’on peut <a href="http://oreilletendue.com/2012/01/23/glissement-semantique/">s’y sustenter</a> et <a href="http://oreilletendue.com/2012/01/30/les-ploucs/">s’y amuser tard le soir</a>.</p>
<p>On peut aussi habiter ses environs. Dès qu’on entre à Laval, un panneau publicitaire annonce en effet la construction de «condominiums urbains».</p>
<p>De deux choses l’une.</p>
<p>Ou Laval est une ville — et «condominium urbain» est un pléonasme.</p>
<p>Ou Laval n’est pas une ville — mais elle aimerait en devenir une : en attendant, elle donne un cachet urbain à ses condos.</p>
<p>Tout bien considéré, restons montréalais.</p>
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		<title>De Twitter comme observatoire linguistique</title>
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		<pubDate>Fri, 10 Feb 2012 10:47:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoît Melançon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chanson]]></category>
		<category><![CDATA[Jurons]]></category>
		<category><![CDATA[Numérique]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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		<category><![CDATA[Sport]]></category>

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		<description><![CDATA[Parmi les nombreux usages de Twitter, celui-ci : se faire rappeler que la langue, et notamment la populaire, a bougé, bouge et continue de bouger. Pour la seule journée d’hier… Comment appeler la région qui entoure Montréal, et ses habitants ? Le(s) 450, comme dans «L’appel du 450». Qu’est-ce qui est plus facile que le facile ? Le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Parmi les nombreux usages de Twitter, celui-ci : se faire rappeler que la langue, et notamment la populaire, a bougé, bouge et continue de bouger.</p>
<p>Pour la seule journée d’hier…</p>
<p>Comment appeler la région qui entoure Montréal, et ses habitants ? Le(s) <em>450</em>, comme dans «<a href="https://twitter.com/#!/udemnouvelles/status/167640148937424896">L’appel du 450</a>».</p>
<p>Qu’est-ce qui est plus facile que le facile ? Le <em>«<a href="https://twitter.com/#!/dionnecharles/status/167609868751093760">fullfaf</a></em>».</p>
<p>D’où vient cette expression ? De <a href="http://oreilletendue.com/2009/06/22/en-direct-de-la-cour-d%E2%80%99ecole-001/"><em>full</em></a>, bien sûr : «<a href="https://twitter.com/#!/EdeNiverville/status/167658108439625728">J’aime full ta photo d’araignée-sorcière.</a>»</p>
<p>On peut facilement utiliser <em>full</em> avec <em>songé</em> (qui a l’apparence, et parfois seulement l’apparence, de la profondeur) : «<a href="https://twitter.com/#!/danlebla/status/167602090355601408">La politisation de la police au Québec. Version songée […] et version qui fesse.</a>» Pour <em>fesser</em> (<em>frapper fort</em>), <em>full</em> risquerait d’être pléonastique.</p>
<p>Vous en avez marre de tout ça ? Gare à la <a href="http://oreilletendue.com/2011/11/21/montee-de-lait-du-debut-de-semaine/"><em>montée de lait</em></a> : «<a href="https://twitter.com/#!/kick1972/status/167587516633985024">Ma loooongue montée de lait devant le bal des hypocrites SPVM/SQ/Dutil\DPCP.</a>»</p>
<p>Vous vous mettez à utiliser des <a href="https://twitter.com/#!/NieDesrochers/status/167795111508443136">gros mots</a> ? «<a href="http://oreilletendue.com/2011/10/10/hostie/">[O]sti</a> d’église à <a href="http://oreilletendue.com/2012/01/04/m-m/">marde</a> #gomezEtCHquigagne.»</p>
<p>Vous voulez détruire des formules religieuses ? «<a href="https://twitter.com/#!/PimpetteDunoyer/status/167811884366561281">Je me permets de scraper la 1ere partie au nom de mon athéisme et de mon rationalisme post-Lumières.</a>»</p>
<p>Vous refusez de rester figé dans le passé ? «<a href="https://twitter.com/#!/PimpetteDunoyer/status/167812613458231296">[J]’allais pas rester staulée en d’anciennes époques?!</a>»</p>
<p>Ce serait le signe que vous vous <em>énarvez</em> : «<a href="https://twitter.com/#!/beloamig_/status/167657075625832448">Le yoga, la méditation, l’“énergie”, la détente, la relaxation, toutes ces choses, ça m’énarve.</a>»</p>
<p>Pour vous calmer, écoutez une <a href="http://oreilletendue.com/2011/12/03/ounes/"><em>toune</em></a>. Vous serez en bonne compagnie : «<a href="https://twitter.com/#!/mamerehipster/status/167467808073060352">j’aimais la toune, mais j’aime bien le clip !</a>»; «<a href="https://twitter.com/#!/mcgilles/status/167739286437904386">Toujours hâte à la toune de @AndreRoy36 au @5a7RDS du jeudi</a>»; «<a href="https://twitter.com/#!/cvoyerleger/status/167771929544114178">Ai entendu la toune de StarAc dans le taxi.</a>»</p>
<p>Ou enfourchez votre vélo pour une <a href="http://oreilletendue.com/2011/10/31/l%e2%80%99oreille-se-fait-entendre/"><em>ride</em></a> : «<a href="https://twitter.com/#!/PimpetteDunoyer/status/167636045037441024">Idyllique ride #veloboulot.</a>»</p>
<p>Ou souvenez-vous de vos premier béguins : «<a href="https://twitter.com/#!/stevemarcoux/status/167753451319726081">Bianca de #USPP fut un de mes premiers kik d’adolescence.</a>»</p>
<p>Ou riez : «<a href="https://twitter.com/#!/cvoyerleger/status/167804133296975872">Relire ce tweet. Être crampée.</a>»</p>
<p>Ou soyez ému par un beau but, au risque de passer pour une <a href="http://oreilletendue.com/2011/12/03/ounes/">mauviette</a> : «<a href="https://twitter.com/#!/YvesBoisvert/status/167815369740914688">Viens de voir le but de #Gomez. Traitez-moi de moumoune, mais l’accolade virile qui a suivi n’était pas sans beauté.</a>»</p>
<p>Ou roulez un patin à quelqu’un que vous trouvez <a href="http://oreilletendue.com/2011/01/08/mot-indispensable-du-jour/">mignon</a> : «<a href="https://twitter.com/#!/ValerieNurbel/status/167791590780317697">tu pourras frencher Woody mon p’tit coco cute d’amour si t’es douce avec tes mains pis toute.</a>»</p>
<p>Ça vous changera, du moins dans les médias, de ces articles hargneux que sont les <em>jobs de bras</em> : «<a href="https://twitter.com/#!/stevemarcoux/status/167472593987846144">Tanné de lire des articles de jobs de bras.</a>»</p>
<p>Ou des publicités <a href="http://oreilletendue.com/2009/12/22/le-bon-vieux-temps-est-il-poche/">nulles</a> : «<a href="https://twitter.com/#!/daniel0368/status/167807391981776896">Une pub poche avec Mr Shamwow à Télé-Québec.</a>»</p>
<p>Est-ce que l’article suivant relève de cette catégorie ? «<a href="https://twitter.com/#!/alagacedowson/status/167714667500802050">Francine Pelletier reprend sa plume ! heureuse nouvelle ! Cœur de pitoune http://huff.to/ysnUiF.</a>» Vous pouvez y aller voir.</p>
<p>P.S.—Sur Twitter, il y a même de la place pour les <a href="http://oreilletendue.com/2010/03/26/une-weltanschauung-dans-un-adjectif/">puristes</a> : «<a href="https://twitter.com/#!/RC_Langue/status/167357540911431681">On emploie généralement l’adjectif “second” quand il n’y a que deux éléments. Sinon on dira plutôt “deuxième”.</a>»</p>
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