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	<title>L’oreille tendue &#187; Sport</title>
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	<description>« Nous n’avons pas besoin de parler français, nous avons besoin du français pour parler » (André Belleau).</description>
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		<title>Les ploucs</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Jan 2012 10:28:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoît Melançon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Alternance codique]]></category>
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		<category><![CDATA[Sport]]></category>

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		<description><![CDATA[Ce samedi, l’Oreille tendue, une fois de plus, roulait sur l’autoroute des Laurentides. Elle y découvre la vie nocturne au Mont Saint-Sauveur : Insomniacs, donc. Insomniaques aurait fait trop plouc ? Pas assez mondialisé ? Pire : français ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ce samedi, <em>l’Oreille tendue</em>, <a href="http://oreilletendue.com/2012/01/23/glissement-semantique/">une fois de plus</a>, roulait sur l’autoroute des Laurentides. Elle y découvre la vie nocturne au Mont Saint-Sauveur :</p>
<p><a href="http://oreilletendue.com/wp-content/uploads/2012/01/insomniacs.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6401" title="insomniacs" src="http://oreilletendue.com/wp-content/uploads/2012/01/insomniacs.jpg" alt="" width="367" height="226" /></a></p>
<p><em>Insomniacs</em>, donc. <em>Insomniaques</em> aurait fait trop plouc ? Pas assez mondialisé ? Pire : français ?</p>
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		<title>Rien n’est (plus) gratuit en ce bas monde</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Jan 2012 10:21:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoît Melançon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Langue de Shakespeare]]></category>
		<category><![CDATA[Sport]]></category>

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		<description><![CDATA[Les amateurs de football — le nord-américain, pas le soccer — le savent : quand une équipe approche de la zone des buts de l’autre équipe, elle entre dans la «zone payante» (red zone dans la langue de Tom Brady). Joe Paterno, un célèbre instructeur de football universitaire, vient de mourir. Pour assister au service religieux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les amateurs de football — le nord-américain, pas le soccer — le savent : quand une équipe approche de la zone des buts de l’autre équipe, elle entre dans la «zone payante» (<em>red zone</em> dans la langue de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Tom_Brady">Tom Brady</a>).</p>
<p><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Joe_Paterno">Joe Paterno</a>, un célèbre instructeur de football universitaire, vient de mourir. Pour assister au service religieux en sa mémoire, qui a lieu aujourd’hui, il faut payer sa place.</p>
<p>L’expression «zone payante» vient de prendre un sens nouveau.</p>
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		<title>Érudition religieuse, ou pas</title>
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		<pubDate>Wed, 25 Jan 2012 10:32:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoît Melançon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Jurons]]></category>
		<category><![CDATA[Numérique]]></category>
		<category><![CDATA[Sport]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans la Presse du 21 janvier, le chroniqueur sportif François Gagnon consacre un article aux effets des nouvelles technologies sur son métier. Il y fait notamment remarquer que ses lecteurs exigent maintenant d’être informés en temps réel. Sa réaction ? «Simonac ! Il y a cinq ans à peine, ces réponses étaient offertes dans la Presse du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans <em>la Presse</em> du 21 janvier, le chroniqueur sportif François Gagnon consacre un article aux effets des nouvelles technologies sur son métier. Il y fait notamment remarquer que ses lecteurs exigent maintenant d’être informés en temps réel. Sa réaction ? «Simonac ! Il y a cinq ans à peine, ces réponses étaient offertes dans <em>la Presse</em> du lendemain matin» (cahier Sports, p. 2).</p>
<p><em>Simonac</em>, donc. Il s’agit d’un de ces <a href="http://oreilletendue.com/category/jurons/"><em>sacres</em></a> d’inspiration religieuse dont le Québec est si friand. Pour Léandre Bergeron, en 1981, qui retient la graphie <em>simonaque</em>, ce serait toutefois un juron «inoffensif» (p. 151).</p>
<p><em>Simonac</em> / <em>simonaque</em> pose un intéressant problème d’exégèse sacrée.</p>
<p>D’une part, il semble témoigner d’une solide érudition ecclésiastique. Selon toute vraisemblance, il viendrait de l’adjectif <em>simoniaque</em> : «Coupable ou entaché de simonie», explique <em>le Petit Robert</em>, la <em>simonie</em> étant la «Volonté réfléchie d’acheter ou de vendre à prix temporel une chose spirituelle (ou assimilable à une chose spirituelle)» (édition électronique de 2010).</p>
<p>D’autre part, on entend parfois <em>saint-simonac</em>, par exemple dans <em>le Matou</em> d’Yves Beauchemin (éd. de 2007, p. 143). Un <em>saint</em> qui pratiquerait la <em>simonie</em> ? Ça ferait désordre, non ?</p>
<p>Références</p>
<p>Beauchemin, Yves, <em>le Matou. Édition définitive</em>, Montréal, Fides, 2007 (1981), 669 p.</p>
<p>Bergeron, Léandre, <em>Dictionnaire de la langue québécoise précédé de la Charte de la langue québécoise. Supplément 1981</em>, Montréal, VLB éditeur, 1981, 168 p.</p>
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		<title>Autopromotion 021</title>
		<link>http://oreilletendue.com/2012/01/24/autopromotion-021-2/</link>
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		<pubDate>Tue, 24 Jan 2012 10:31:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoît Melançon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Clichés]]></category>
		<category><![CDATA[Radio]]></category>
		<category><![CDATA[Sport]]></category>

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		<description><![CDATA[À 13 h, l’Oreille tendue sera à l’émission Dans le champ lexical sur les ondes de CIBL. Elle y lira un texte sur les lieux communs du sport. Et elle chantera. [Complément] Cette lecture peut être réécoutée ici, dans les six premières minutes, chanson incluse. &#160; &#160;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>À 13 h, <em>l’Oreille tendue</em> sera à l’émission <a href="http://www.danslechamplexical.com/"><em>Dans le champ lexical</em></a> sur les ondes de <a href="http://www.cibl1015.com/">CIBL</a>. Elle y lira un texte sur les lieux communs du sport. Et elle chantera.</p>
<p>[Complément]</p>
<p>Cette lecture peut être réécoutée <a href="http://www.danslechamplexical.com/2012/01/episode-19-sport/">ici</a>, dans les six premières minutes, chanson incluse.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Glissement sémantique</title>
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		<pubDate>Mon, 23 Jan 2012 10:24:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoît Melançon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Néologie]]></category>
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		<category><![CDATA[Sport]]></category>

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		<description><![CDATA[Les fils de l’Oreille tendue pratiquent, l’hiver venu, un sport de glisse. Cela l’oblige à fréquenter plus que d’habitude les autoroutes autour de Montréal. Généralement, elle n’accorde qu’un coup d’œil distrait aux panneaux publicitaires qui bordent icelles. Cela lui suffit pour se convaincre du bel avenir des spas au Québec. En revanche, un panneau vient [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les fils de <em>l’Oreille tendue</em> pratiquent, l’hiver venu, un sport de glisse. Cela l’oblige à fréquenter plus que d’habitude les autoroutes autour de Montréal.</p>
<p>Généralement, elle n’accorde qu’un coup d’œil distrait aux panneaux publicitaires qui bordent icelles. Cela lui suffit pour se convaincre du bel avenir des <a href="http://oreilletendue.com/2012/01/07/n%e2%80%99est-ce-pas/">spas</a> au Québec.</p>
<p>En revanche, un panneau vient d’apparaître, qui lui a donné un (petit) choc. Les usagers de l’autoroute 15 connaissent la halte routière qui répond au folklorique nom de «La-porte-du-nord» (traits d’union inclus). Comment annonce-t-on aux automobilistes qu’ils s’en approchent et qu’ils pourront s’y sustenter ? D’un mot : «Enfaim !»</p>
<p>Pour paraphraser <a href="http://www.ledevoir.com/sports/actualites-sportives/340801/c-est-du-sport-sports-moins">le journaliste sportif du <em>Devoir</em></a> : excusez <em>l’Oreille</em>, elle va aller perdre connaissance.</p>
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		<title>Joueurs et lecteurs</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Jan 2012 10:42:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoît Melançon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Lectures recommandées]]></category>
		<category><![CDATA[Lumières]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Sport]]></category>

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		<description><![CDATA[Qui ne s’est pas un jour demandé ce que lisent les sportifs ? Plus précisément encore : les joueurs de hockey. En effet, les joueurs de hockey lisent. Dans l’excellent recueil de quelques-uns de ses articles que vient de faire paraître Roy MacGregor, Wayne Gretzky’s Ghost and Other Tales from a Lifetime in Hockey (2011), on trouve [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Qui ne s’est pas un jour demandé ce que lisent les sportifs ? Plus précisément encore : les joueurs de hockey. En effet, les joueurs de hockey lisent.</p>
<p>Dans l’excellent recueil de quelques-uns de ses articles que vient de faire paraître <a href="http://oreilletendue.com/2011/06/28/ergotons-sur-la-glace/">Roy MacGregor</a>, <em>Wayne Gretzky’s Ghost and Other Tales from a Lifetime in Hockey</em> (2011), on trouve des exemples de patineurs-lecteurs. L’inénarrable Don Cherry, aujourd’hui commentateur à la télévision, mais ci-devant joueur et entraîneur, raffole des livres d’histoire; il prétend même avoir lu tous les livres sur Horatio Nelson et la bataille de Trafalgar (p. 146). L’ex-gardien Gilles Gratton, un lecteur avide — «He reads constantly, even on the road» —, favorisait les livres d’astrologie, mais il ne dédaignait pas la lecture du <em>Seigneur des anneaux</em> (p. 158). <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Alexandre_Daigle">Alexandre Daigle</a> n’a pas eu la carrière qu’on lui promettait dans la Ligue nationale de hockey. Est-ce pour cela qu’il s’est mis à la lecture de Shakespeare et de Platon (p. 170 et 182) ? Ou l’inverse ?</p>
<p>Ken Dryden, qui fut gardien de but pour les Canadiens de Montréal avant de devenir député et ministre, a écrit des livres, dont un avec MacGregor (<em>Home Game. Hockey and Life in Canada</em>, 1989). En 1983, il publie <em>The Game</em>, un des rares classiques de la littérature sportive au Canada. Il y parle peu de ses propres lectures, bien qu’il cite Brecht (p. 128) et qu’il commente Freud (p. 190). En revanche, il décrit celles de ses coéquipiers Réjean Houle (des journaux et des biographies : Moshe Dayan, Martin Luther King, Pierre Elliott Trudeau [p. 69]) et Doug Risebrough (le même livre, ou une partie de celui-ci, durant toute une saison : <em>Wind Chill Factor</em> [p. 75]). Celles de <a href="http://oreilletendue.com/2010/12/04/de-guy-lafleur/">Guy Lafleur</a> ne sont pas abordées par Dryden, mais l’ailier droit en parle à Victor-Lévy Beaulieu en 1972 : «Je lis beaucoup de romans policiers, je lis toujours une centaine de pages avant de m’endormir. Je viens de terminer l’<em>Édith Piaf</em> de Simonne Berthaut, et <em>le Parrain</em> et <em>Papillon</em>» (p. 27).</p>
<p>L’actuel gardien des Flyers de Philadelphie aime bien exposer sa culture littéraire. C’est ce que souligne Jean Dion dans les pages du <em>Devoir</em> le 24 décembre 2011 : Ilya Bryzgalov trouverait réconfort «dans la lecture des philosophes grecs de l’Antiquité, Socrate (bien qu’il n’ait laissé aucun écrit), Platon, Aristote, chez Dostoïevski et Tolstoï» (p. C5).</p>
<p>Gratton, Dryden, Bryzgalov : ajoutons un quatrième «cerbère» — pour parler hockey — à cette courte liste, Jacques Plante. (On ne s’étonnera pas que les gardiens soient nombreux parmi les membres du peuple du livre hockeyistique : ils sont d’une espèce particulière.) Plante était connu tant pour avoir imposé le port du masque chez ses confrères que pour ses excentricités (il tricotait, il souffrait d’étranges troubles respiratoires, etc.). Il était dès lors attendu qu’il lise — mais à sa façon. S’il faut en croire Trent Frayne, dans <em>The Mad Men of Hockey</em> (1974), Plante, dans ses lectures, mêlait l’utile à l’agréable, tout en se méfiant de l’ennui :</p>
<blockquote><p>Il attachait à sa chaussure un haltère de seize livres. Il lisait trois pages de son livre, faisait une pause pour lever l’haltère trois fois, de nouveau trois pages, puis trois autres levées. Il passait ensuite à l’autre jambe et, au besoin, à un autre livre (p. 41, traduction maison).</p></blockquote>
<p>Plante pratiquait donc non seulement l’alternance des exercices, mais aussi des livres à lire. (Il s’agissait surtout de biographies, en anglais ou en français : Staline, Jacqueline Kennedy, Eisenhower, Churchill, Lénine, Khrouchtchev, Marx, Mao, Lester B. Pearson.)</p>
<p><a href="http://oreilletendue.com/2011/08/31/de-jean-beliveau/">Jean Béliveau</a> fut un des plus célèbres coéquipiers de Jacques Plante. La lecture joue un rôle important dans son image publique. On le photographie en train de lire, <a href="http://www.gettyimages.ca/detail/news-photo/ice-hockey-player-jean-beliveau-cigar-in-mouh-reading-a-news-photo/50653749">ici par exemple</a>. Il participe à des publicités pour la «Collection littéraire» des Éditions Marabout. Lecteur de romans policiers, Béliveau siège en 1956 au jury d’un prix québécois qui récompense un livre de Bertrand Vac, <em>l’Assassin dans l’hôpital</em>. Dans ses Mémoires, il se souvient de ses séances de lecture quand il habitait à Québec (p. 68 et 73), puis à Montréal (p. 136). Que lisait-il ? <em>Ma vie bleu-blanc-rouge</em> ne permet pas de répondre à cette question.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://oreilletendue.com/wp-content/uploads/2012/01/lecteurs_hockey_beliveau.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-6290" title="lecteurs_hockey_beliveau" src="http://oreilletendue.com/wp-content/uploads/2012/01/lecteurs_hockey_beliveau.jpg" alt="" width="461" height="358" /></a></p>
<p><a href="http://www.lesyeuxdemauricerichard.com/">Maurice Richard</a> a joué avec Plante et Béliveau. On ne connaît pas avec beaucoup de précision ses lectures. S’il lui arrive d’être représenté un livre à la main, ce n’est jamais très instructif; sauf exceptions, on ne le dépeint qu’en présence de livres pour la jeunesse. Il signe la préface de quelques ouvrages, ce qui leur confère de la crédibilité, mais n’assure par qu’il les ait lus. Lorsque sa famille met à l’encan une partie de la collection particulière du Rocket, il n’y a que quelques revues disponibles et peu de livres; toutes ces publications portent sur lui-même. C’est peu pour un portrait du marqueur en lecteur. Signalons un cas singulier : Richard et sa famille vantant un… dictionnaire.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://oreilletendue.com/wp-content/uploads/2012/01/lecteurs_hockey_richard.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-6291" title="lecteurs_hockey_richard" src="http://oreilletendue.com/wp-content/uploads/2012/01/lecteurs_hockey_richard.jpg" alt="" width="496" height="325" /></a></p>
<p>On se gardera de tirer des conclusions d’un aussi petit échantillon, mais on peut néanmoins émettre une hypothèse : sauf pour Richard, les livres sur le hockey ne paraissent pas tenir une grande place dans les lectures des hockeyeurs. Mais les plombiers lisent-ils des livres sur la plomberie ?</p>
<p>P.S.—<em>L’Oreille</em> a un fort vague souvenir de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Rick_Chartraw">Rick Chartraw</a>, un joueur des années 1970-1980 pour les Canadiens, parlant de sa lecture de Camus — mais peut-être a-t-elle rêvé.</p>
<p>Références</p>
<p>Beaulieu, Victor-Lévy, «Un gars ordinaire, qui vise le sommet», <em>Perspectives (la Presse)</em>, 14 octobre 1972, p. 22, 24 et 27.</p>
<p>Béliveau, Jean, Chrystian Goyens et Allan Turowetz, <em>Ma vie bleu-blanc-rouge</em>, Montréal, Hurtubise HMH, 2005 (1994), 355 p. Ill. Préface de Dickie Moore. Avant-propos d’Allan Turowetz. Traduction et adaptation de Christian Tremblay.</p>
<p>Coucke, Paul, «Le prix du roman policier est décerné à Bertrand Vac», <em>la Patrie</em>, 31 janvier 1956, p. 24.</p>
<p>Dryden, Ken, <em>The Game. A Thoughtful and Provocative Look at a Life in Hockey</em>, Toronto, Macmillan of Canada, 1984 (1983), viii/248 p. Nombreuses rééditions et traductions.</p>
<p>Frayne, Trent, <em>The Mad Men of Hockey</em>, Toronto, McClelland &amp; Stewart Limited, 1974, 191 p. Ill. Autre édition : New York, Dodd, Mead and Company, 1974, 191 p. Ill.</p>
<p>MacGregor, Roy, <em>Wayne Gretzky’s Ghost and Other Tales from a Lifetime in Hockey</em>, Toronto, Random House Canada, 2011, xx/369 p. Ill.</p>
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		<title>Le (quasi-) zeugme du dimanche matin</title>
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		<pubDate>Sun, 15 Jan 2012 10:17:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoît Melançon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Sport]]></category>
		<category><![CDATA[Zeugme]]></category>

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		<description><![CDATA[«Agée de 20 ans, elle a terminé son secondaire à 18 ans. Elle admet que, depuis, elle a “fait du ski l’hiver et fait du surplace le reste du temps”.» David Santerre, «Poker, ski et surplace. L’ex-copine de Jonathan Duhamel et ses coaccusés décrivent leur vie au juge», la Presse, 6 janvier 2012, p. A10.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>«Agée de 20 ans, elle a terminé son secondaire à 18 ans. Elle admet que, depuis, elle a “fait du ski l’hiver et fait du surplace le reste du temps”.»</p>
<p>David Santerre, «Poker, ski et surplace. L’ex-copine de Jonathan Duhamel et ses coaccusés décrivent leur vie au juge», <em>la Presse</em>, 6 janvier 2012, p. A10.</p>
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		<title>Ceci n’est (toujours) pas une rétrospective</title>
		<link>http://oreilletendue.com/2012/01/12/ceci-nest-toujours-pas-une-retrospective/</link>
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		<pubDate>Thu, 12 Jan 2012 10:34:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoît Melançon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Langue de Shakespeare]]></category>
		<category><![CDATA[Néologie]]></category>
		<category><![CDATA[Numérique]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Sport]]></category>
		<category><![CDATA[Télévision]]></category>

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		<description><![CDATA[C’était le 1er janvier 2011 : «Tout un chacun le sait : l’Oreille tendue n’aime pas les rétrospectives — du millénaire, du siècle, de la décennie, de l’année, du mois, du jour, de l’heure, de la minute, de la seconde.» Elle ne va donc pas se dédire et annoncer son «Mot de l’année 2011». Cela étant, ce [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>C’était <a href="http://oreilletendue.com/2011/01/01/ceci-n%E2%80%99est-pas-une-retrospective/">le 1er janvier 2011</a> : «Tout un chacun le sait : <em>l’Oreille tendue</em> n’aime pas les <a href="http://oreilletendue.com/2009/12/31/le-temps-maudit-des-retrospectives/">rétrospectives</a> — du millénaire, du siècle, de la décennie, de l’année, du mois, du jour, de l’heure, de la minute, de la seconde.» Elle ne va donc pas se dédire et annoncer son «Mot de l’année 2011». Cela étant, ce genre d’annonce mérite réflexion. D’où ces «mots de l’année» sortent-ils ?</p>
<p>Les médias raffolent de l’exercice. «“Autrement”, mot vague de l’année», titre Antoine Robitaille dans <em>le Devoir</em> des 17-18 décembre 2011 (p. B2). Son collègue Christian Rioux, le 6 janvier 2012, énumère «Les mots de 2011» (p. A3) et propose qu’on les laisse de côté pendant au moins un an : «autrement», «indignés», «ouverture», «<a href="http://www.radio-canada.ca/audio-video/pop.shtml#urlMedia=http://www.radio-canada.ca/Medianet/2011/CBF/MediumLarge201110201008_4.asx">intelligent</a>», «persévérance», «<a href="http://twitter.com/kick1972/statuses/126752951992717312">patente à gosse</a>» seraient des «mots-valises», «de véritables béquilles de la pensée».</p>
<p>On pourrait pousser l’énumération plus loin. Pour le Québec médiatique de 2011, certaines séries lexicales ont connu un succès incontestable. La série des C : la triade «collusion» / «corruption» / «commission», «commotion (cérébrale)», «<a href="http://www.radio-canada.ca/audio-video/pop.shtml#urlMedia%3Dhttp://www.radio-canada.ca/Medianet/2011/CBF/MediumLarge201109291008_3.asx">cônes (oranges)</a>» et «(Randy) Cunneyworth». Celle des P : «paralume», «printemps arabe» (il y a aussi «<a href="http://oreilletendue.com/2011/02/13/euphonie-revolutionnaire/">rue arabe</a>»), «pont» et «<a href="http://oreilletendue.com/2010/02/01/de-p-en-p/">PPP</a>» (le pauvre parti de Pauline). On a déjà vu celle des I : «indigné» et «indignation».</p>
<p>Quand les médias ne s’en occupent pas, d’autres prennent leur place. En France, le Festival XYZ du mot nouveau vient, par exemple, de retenir «attachiant» comme <a href="http://www.gentside.com/langue/le-mot-039-039-attachiant-039-039-elu-neologisme-de-l-039-annee_art31096.html">néologisme de 2011</a>.</p>
<p>La pratique de choisir les mots de l’année n’est évidemment pas propre au monde francophone. Le 26 décembre, le <em>Philadelphia Inquirer</em>, sous la signature d’Amy S. Rosenberg, publiait «<a href="http://articles.philly.com/2011-12-26/news/30559206_1_urban-dictionary-visual-thesaurus-ben-zimmer">Occupied with the Word of the Year 2011</a>». Et il n’y a pas que les journaux à s’en mêler : ainsi qu’elle le fait depuis 1990, l’American Dialect Society (ADS) a annoncé, le 5 janvier, le résultat du vote de ses membres. En 2011, comme pour le quotidien de Philadelphie, ils ont sélectionné «<a href="http://www.americandialect.org/occupy-is-the-2011-word-of-the-year"><em>occupy</em></a>».</p>
<p>Ces mots, locaux ou universels, s’imposent de deux façons. D’abord, par la répétition, la redite, le martèlement : utiliser le même mot jour après jour l’impose dans les consciences. Ensuite, par l’adaptation : il s’agit moins de reprendre un mot dans son contexte premier que de le placer dans de nouveaux. C’est particulièrement visible dans les médias dits «sociaux». On postulera même l’hypothèse que l’adaptation est plus efficace que la simple répétition pour assurer la pérennité d’un mot.</p>
<p>Soit le cas d’«<em>occupy</em>» / «occupons». Originellement employé pour désigner un mouvement social protéiforme («<em>Occupy Wall Street</em>»), il a par la suite été repris à toutes les sauces, comme le note Ben Zimmer, de l’ADS, interviewé par Amy S. Rosenberg. En anglais : «<em>Occupy Christmas !</em>», «<em>Occupy Amazon</em>», «<em>Occupy Sesame Street</em>», «<em>OccupyTheCell</em>», «<em>Occupy Music</em>», «<em>Occupy NYT</em>». En français (en quelque sorte) : «OccupyFrance», «OccupyParis», «occupons_les_superhéros», «Occupons le <a href="http://oreilletendue.com/2012/01/02/modeste-suggestion-de-mise-en-garde/">Bye Bye 2011</a> !!», «Occupez le Pôle Nord, et l’esprit de Noël», «Occupons St-Hubert» (la «plaza» de ce nom), «OccupyLesCentreDachats». On fera une place à part à la manchette suivante : «Occupy le train et le potager» (<em>la Presse</em>, 16 novembre 2011, p. A14). Comme «fusion» / «défusion» au Québec au début des années 2000 et comme «tsunami» partout dans le monde en 2004 et en 2011, le couple «<em>occupy</em>» / «occupons», par sa plasticité, devrait avoir un bel avenir.</p>
<p>On n’en fera cependant pas un prévision officielle, car les choses changent vite en ce domaine. Hier, Marie-France Bazzo, <a href="http://twitter.com/MFBazzo/statuses/157079944877441024">sur Twitter</a>, pouvait écrire, par allusion à la situation parlementaire québéco-canadienne : «Le mot de janvier 2012 : “transfuge”. “Autrement”, ça fait <a href="http://oreilletendue.com/2011/04/06/l%e2%80%99oreille-se-met-a-parler/">teeeelllement</a> décembre 2011…»</p>
<p>P.S.—Quel est le mot de l’année pour les lecteurs de <em>l’Oreille tendue</em> ? On peut penser qu’il s’agit de «<a href="http://oreilletendue.com/2011/04/12/du-postcool/">swag</a>». Ils sont plus de 15 000 à avoir consulté la page consacrée à ce mot. <em>L’Oreille</em> ne se l’explique pas.</p>
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		<title>Autopromotion 019</title>
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		<pubDate>Sun, 08 Jan 2012 10:18:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoît Melançon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bande dessinée]]></category>
		<category><![CDATA[Radio]]></category>
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		<description><![CDATA[L’Oreille tendue a récemment consacré trois textes à des prolégomènes à propos de la bande dessinée (BD) sur le hockey (H), principalement au Québec (Q). C’était le 12 décembre, le 23 décembre et le 28 décembre. Elle causera de cette BDHQ au micro de Franco Nuovo, à l’émission Dessine-moi un dimanche, à la radio de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>L’Oreille tendue</em> a récemment consacré trois textes à des prolégomènes à propos de la bande dessinée (BD) sur le hockey (H), principalement au Québec (Q). C’était <a href="http://oreilletendue.com/2011/12/12/bdhq-prolegomenes/">le 12 décembre</a>, <a href="http://oreilletendue.com/2011/12/23/bdhq-prolegomenes-%e2%80%94-deuxieme-partie/">le 23 décembre</a> et <a href="http://oreilletendue.com/2011/12/28/bdhq-prolegomenes-%e2%80%94-troisieme-partie/">le 28 décembre</a>.</p>
<p>Elle causera de cette BDHQ au micro de Franco Nuovo, à l’émission <a href="http://www.radio-canada.ca/emissions/dessine_moi_un_dimanche/2011-2012/"><em>Dessine-moi un dimanche</em></a>, à la radio de Radio-Canada, ce matin, entre 9 h et 10 h.</p>
<p>[Complément]</p>
<p>On peut entendre l’entretien <a href="http://www.radio-canada.ca/audio-video/pop.shtml#urlMedia=http://www.radio-canada.ca/Medianet/2012/CBF/DessinemoiUnDimanche201201080910.asx">ici</a>, à partir de la seizième minute.</p>
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		<title>L’Oreille trouve enfin un pouce</title>
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		<pubDate>Fri, 06 Jan 2012 10:17:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoît Melançon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Publicité]]></category>
		<category><![CDATA[Sport]]></category>

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		<description><![CDATA[Le premier courriel provenait d’un lecteur du Dictionnaire québécois instantané (2004). Le second, de l’agent de l’Oreille tendue qui a infiltré la capitale de la Belle Province. Les deux parlaient du nouveau sens de l’expression faire du pouce (Nouveau sens ? Au Québec, faire du pouce ou partir sur le pouce revient habituellement à pratiquer l’autostop.) [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le premier courriel provenait d’un lecteur du <a href="http://fides.qc.ca/dictionnaire_quebecois/"><em>Dictionnaire québécois instantané</em></a> (2004). Le second, de l’agent de <em>l’Oreille tendue</em> qui a infiltré la <a href="http://oreilletendue.com/category/capitales/">capitale</a> de la Belle Province. Les deux parlaient du nouveau sens de l’expression <em>faire du pouce</em></p>
<p>(Nouveau sens ? Au Québec, <em>faire du pouce</em> ou <em>partir sur le pouce</em> revient habituellement à pratiquer l’autostop.)</p>
<p><em>L’Oreille tendue</em> avait noté la chose, mais elle n’avait jamais rencontré elle-même cette nouvelle acception. Depuis un <a href="http://twitter.com/cvoyerleger/statuses/154588647671345152">tweet</a> de <a href="https://twitter.com/cvoyerleger">@cvoyerleger</a> du 4 janvier, c’est chose faite : «Le spécialiste, c’est vous! Vraiment? <a href="http://www.cvoyerleger.com/2012/01/chagnon.html">http://t.co/tpHVU0ys</a> La Fondation Chagnon fait du pouce sur un lieu commun.» Voilà : <em>faire du pouce sur</em>. Mais qu’est-ce à dire ?</p>
<p>Les deux épistoliers de <em>l’Oreille</em> lui proposaient des définitions semblables : dans une réunion, qui <em>fait du pouce sur</em> quelqu’un reprend l’idée d’un autre, la prolonge, voire se l’approprie. C’est précisément à cela que pense Catherine Voyer-Léger dans ses réflexions sur la publicité de la Fondation Chagnon, celle à laquelle renvoie son tweet : «C’est que cette publicité fait du pouce sur un des lieux communs les plus nocifs à avoir cours dans l’espace public actuellement : l’idée que toutes les opinions, et, par le fait même, toutes les expertises, se valent.»</p>
<p>Un synonyme ? <em>Surfer</em>, peut-être, que Catherine Voyer-Léger utilise plus loin dans son texte : «Cette légitimation de la parole expérientielle au détriment de la parole spécialiste, c’est exactement ce sur quoi surfe le Sénateur Boisvenu dans le cadre du projet de loi C-10.»</p>
<p>En matière de pouce, <em>l’Oreille</em> avait besoin d’autres oreilles que la sienne. Merci à ces petites mains.</p>
<p>[Complément du 7 janvier 2011]</p>
<p>Cela est immortalisé sur <a href="http://www.youtube.com/watch?v=LzFYOwCsOZk">YouTube</a> : <em>l’Oreille tendue</em> n’est pas vite sur ses patins — au sens littéral du terme. Elle ne pourra jamais rejouer la fabuleuse <a href="http://www.youtube.com/watch?v=a80x06Wn91U">séquence d’ouverture</a> du fil <a href="http://www.imdb.com/title/tt0134618/"><em>Mystery, Alaska</em></a> (1999), et elle le déplore.</p>
<p><a href="http://oreilletendue.com/2011/01/28/effets-de-lames/">Au sens figuré</a>, elle espère ne pas l’être. Pourtant.</p>
<p>Partie hier en expédition de patin — ça ne s’invente pas — <a href="http://www.domainedelaforetperdue.com/">dans la nature</a>, avec sa progéniture, elle a eu une illumination tardive, sur l’autoroute. Un synonyme hexagonal de <em>faire du pouce sur</em> ? Bon sang : <a href="http://oreilletendue.com/2009/10/13/rebondir/"><em>rebondir</em></a> fait parfaitement l’affaire.</p>
<p>Le proverbe le dit : vieux motard que jamais.</p>
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