Le zeugme du dimanche matin

Jacques Poulin, l’Homme de la Saskatchewan, 2011, couverture«À leur retour des Îles-de-la-Madeleine, la petite Limoilou et Marine partagèrent leur temps entre le chalet, où nous avions fait des provisions et un grand ménage, et le Vieux-Québec, où les spectacles et les amuseurs publics étaient encore nombreux en cette fin d’août.»

Jacques Poulin, l’Homme de la Saskatchewan, Montréal et Arles, Leméac et Actes Sud, 2011, 120 p., p. 96.

Le zeugme du dimanche matin

Les Mohawks «ne connaissent pas le vertige ! Si une trentaine d’entre eux sont tombés dans le fleuve en 1907 lors de la construction du pont de Québec, ce n’est pas pour avoir perdu l’équilibre : c’est toute la structure qui s’est effondrée. Ils reposent en terre et en paix à Kahnawaké, sous des croix faites des poutres d’acier du pont.»

François Hébert, Signé Montréal, Montréal, Pointe-à-Callière. Musée d’archéologie et d’histoire de Montréal, 2010, 159 p., p. 80. Moment Factory : visuels. Avec la collaboration de Sylvie Dufresne, Paul-André Linteau et Raymond Montpetit.

Les zeugmes du dimanche matin et de Pimpette Dunoyer — et une mise au point (utile)

Les zeugmes

Pimpette Dunoyer est une fidèle lectrice de l’Oreille tendue et une amoureuse des zeugmes. Ci-dessous, trois de ces contributions récentes.

«Il y avait une grande table avec des fleurs dessus et la famille autour» (le Petit Nicolas).

«Leur sœur Clarisse qui a mon âge et une robe bleue» (le Petit Nicolas, bis).

«J’accepte de me marier avec vous et avec joie» (Pef, la Belle Lisse Poire de Motordu).

La mise au point (utile)

Depuis sa naissance, le 14 juin 2009, l’Oreille tendue a rapporté 43 zeugmes. Elle a aussi avoué avoir trouvé une âme sœur en Sébastien Bailly, l’auteur des Zeugmes au plat. C’était le 30 mars 2011 et ça commençait comme ceci : «On le sait : l’Oreille tendue aime les zeugmes […].»

L’Oreille tient donc à rassurer ses bénéficiaires (certains paraissent inquiets) : elle ne considère pas les zeugmes comme des fautes; elle sait qu’il s’agit (le plus souvent) d’effets de style; elle pratique le genre elle-même, ici et . Bref, elle est pour. Passez le mot.