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	<title>L’Oreille tendue</title>
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	<description>« Nous n’avons pas besoin de parler français, nous avons besoin du français pour parler » (André Belleau).</description>
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		<title>Non, Solange ne te parle pas québécois</title>
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		<pubDate>Fri, 18 May 2012 09:29:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoît Melançon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Accent & prononciation]]></category>

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		<description><![CDATA[Le 16 avril, sur YouTube, nouvelle capsule de la série Solange te parle : Solange te parle québécois. À la première écoute, l’Oreille tendue avait trouvé fort réussi le passage, bière aidant, d’un accent parisien à un accent québécois, et bien choisies les expressions employées (bain là, nécessairement, dans le fond). Qu’on en juge. Dès sa [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le 16 avril, sur YouTube, nouvelle capsule de la série <em>Solange te parle</em> : <em>Solange te parle québécois</em>. À la première écoute, <em>l’Oreille tendue</em> avait trouvé fort réussi le passage, bière aidant, d’un accent parisien à un accent québécois, et bien choisies les expressions employées (<a href="http://oreilletendue.com/2012/03/26/bain-la/"><em>bain là</em></a>, <a href="http://oreilletendue.com/2009/12/17/changement-capital/"><em>nécessairement</em></a>, <em>dans le fond</em>).</p>
<p>Qu’on en juge.</p>
<p><center><iframe width="560" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/wrM53tIktwA" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></center></p>
<p>Dès sa sortie, la vidéo a été largement commentée, par exemple sur <a href="http://solangeteparle.com/2012/04/16/solange-te-parle-quebecois/">YouTube</a> ou sur le blogue <a href="http://www.entouscas.ca/2012/04/du-francais-quebecois/"><em>En tous cas</em></a>.</p>
<p>Plus récemment, Hugo Dumas lui a consacré un article chagrin, «Solange te parle sans accent», dans <em>la Presse</em> du 10 mai 2012 (cahier Arts, p. 8). Il décrit d’abord la série <em>Solange te parle</em> et, s’agissant de <em>Solange te parle québécois</em>, il rappelle que Solange s’appelle en fait Ina Mihalache et qu’elle a vécu 19 ans au Québec avant de s’établir en France. Dumas est «extrêmement perplexe» devant la volonté d’Ina Mihalache de refuser, dès l’adolescence, l’«accent québécois» — comme s’il n’y en avait qu’un — au profit de l’«accent français» — bis. Il déplore qu’elle ait cessé de parler «en québécois pure laine», qu’elle se soit débarrassé «de son parler québécois», qu’elle ne parle plus «notre langue» : «se travestir vocalement à ce point, c’est troublant», écrit celui qui affirme pourtant ne pas «vouloir jouer au psy à cinq sous».</p>
<p>Laissons Dumas à ses états d’âme, mais insistons sur une chose, qui unit le journaliste et la comédienne : l’un et l’autre se trompent quand ils disent que la seconde a délaissé sa «langue maternelle», que, pour elle, c’est une «langue morte». Solange ne parle qu’une langue, le français, tantôt avec un accent, tantôt avec un autre. <a href="http://oreilletendue.com/2009/07/22/la-la/"> Il n’existe pas de langue qui s’appellerait «le québécois».</a></p>
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		<title>Journal de Paris (et de Twitter), bis</title>
		<link>http://oreilletendue.com/2012/05/17/journal-de-paris-et-de-twitter-bis/</link>
		<comments>http://oreilletendue.com/2012/05/17/journal-de-paris-et-de-twitter-bis/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 17 May 2012 09:17:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoît Melançon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Extrême]]></category>
		<category><![CDATA[Langue de Shakespeare]]></category>
		<category><![CDATA[Sur la route]]></category>
		<category><![CDATA[Traduction]]></category>

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		<description><![CDATA[L’autre jour, les mots. Aujourd’hui, les images. Message personnalisé, mais anonyme Double contrainte publicitaire Oxymore (?) extrême Bangkok, 7e arrondissement Oui, «staff», cela fut «must pleasant». Comme quoi l’anglais et le Français, souvent, c’est deux.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://oreilletendue.com/2012/05/14/journal-de-paris-et-de-twitter/">L’autre jour</a>, les mots. Aujourd’hui, les images.</p>
<p>Message personnalisé, mais anonyme</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://oreilletendue.com/2012/05/17/journal-de-paris-et-de-twitter-bis/boutiqueapercu/" rel="attachment wp-att-7487"><img class="aligncenter  wp-image-7487" title="boutiqueapercu" src="http://oreilletendue.com/wp-content/uploads/2012/05/boutiqueapercu.jpg" alt="" width="377" height="509" /></a></p>
<p>Double contrainte publicitaire</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://oreilletendue.com/2012/05/17/journal-de-paris-et-de-twitter-bis/affichageapercu/" rel="attachment wp-att-7490"><img class="aligncenter  wp-image-7490" title="affichageapercu" src="http://oreilletendue.com/wp-content/uploads/2012/05/affichageapercu.jpg" alt="" width="379" height="443" /></a></p>
<p>Oxymore (?) extrême</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://oreilletendue.com/2012/05/17/journal-de-paris-et-de-twitter-bis/toleranceapercu/" rel="attachment wp-att-7491"><img class="aligncenter  wp-image-7491" title="toleranceapercu" src="http://oreilletendue.com/wp-content/uploads/2012/05/toleranceapercu.jpg" alt="" width="388" height="436" /></a></p>
<p><a href="http://oreilletendue.com/2009/12/18/autopromotion-002/">Bangkok</a>, 7e arrondissement</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://oreilletendue.com/2012/05/17/journal-de-paris-et-de-twitter-bis/bangkokapercu/" rel="attachment wp-att-7492"><img class="aligncenter  wp-image-7492" title="bangkokapercu" src="http://oreilletendue.com/wp-content/uploads/2012/05/bangkokapercu.jpg" alt="" width="361" height="362" /></a></p>
<p>Oui, «<em>staff</em>», cela fut «<em>must pleasant</em>». Comme quoi l’anglais et le Français, souvent, c’est deux.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://oreilletendue.com/2012/05/17/journal-de-paris-et-de-twitter-bis/mustapercu/" rel="attachment wp-att-7493"><img class="aligncenter  wp-image-7493" title="mustapercu" src="http://oreilletendue.com/wp-content/uploads/2012/05/mustapercu.jpg" alt="" width="372" height="313" /></a></p>
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		<title>Le triomphe du différentiel</title>
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		<pubDate>Wed, 16 May 2012 10:00:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoît Melançon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Lectures recommandées]]></category>

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		<description><![CDATA[Soit les deux phénomènes suivants, indubitables l’un comme l’autre. Il arrive que les écrivains, des plus obscurs au plus célèbres, soient fascinés par un mot ou une expression. Samuel Archibald est, ces jours-ci, un des écrivains les plus célèbres au Québec. Encore cette semaine, il recevait le Prix des libraires pour son Arvida (2011). (L’Oreille [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Soit les deux phénomènes suivants, indubitables l’un comme l’autre.</p>
<p style="padding-left: 30px;">Il arrive que les écrivains, des plus obscurs au plus célèbres, soient fascinés par un mot ou une expression.</p>
<p style="padding-left: 30px;">Samuel Archibald est, ces jours-ci, un des écrivains les plus célèbres au Québec. Encore cette semaine, il recevait le <a href="http://voir.ca/venise-landry/2012/05/14/avoir-su-jaurais-gage/">Prix des libraires</a> pour son <em>Arvida</em> (2011). (<em>L’Oreille</em> parlait de ce recueil <a href="http://oreilletendue.com/2011/09/02/d%e2%80%99arvida/">le 2 septembre 2011</a>.)</p>
<p>Dès lors, une question se pose à l’exégète archibaldien : l’auteur d’<em>Arvida</em> a-t-il un mot fétiche ? Si oui, lequel. (Il n’y a pas de <em>sinon</em>.)</p>
<p><em>L’Oreille tendue</em> propose l’hypothèse suivante : Samuel Archibald a un faible pour <em>différentiel</em> (pas l’adjectif, le substantif).</p>
<p>Démonstration</p>
<p style="padding-left: 30px;">«C’est Jim qui conduit sur les chemins de bois quand son père est soûl. Il a aidé son père à monter dans le camion puis il a roulé lentement sur la route de la compagnie forestière. Son père ronflait à côté de lui quand c’est arrivé, juste avant la côte défoncée qui le rend toujours nerveux, la côte pleine de roulières où les camionneurs cassent souvent leur transmission et qu’ils appellent la côte du différentiel» (<em>Arvida</em>, p. 43).</p>
<p style="padding-left: 30px;">«J’ai acquis là-bas [dans une <em>shop</em>] une certitude en germe, qui est moins une posture politique à part entière que ma morale d’écrivain et d’enseignant : je n’ai pas le droit de demander aux gens de s’intéresser à ce que j’écris ou d’écouter ce que j’ai à leur dire si je ne les écoute pas moi-même et si je ne m’intéresse pas du tout à la fabrication du <a href="http://www.lesnoeuds.com/noeud-248-noeud-rapala.html">nœud Rapala</a>, au bon assemblage du tré-carré ou aux sensibilités particulières des différentiels» («Le néoterroir et moi», p. 25).</p>
<p>CQFD</p>
<p>Références</p>
<p>Archibald, Samuel, <em><a href="http://www.lequartanier.com/catalogue/arvida.htm">Arvida</a>. Histoires</em>, Montréal, Le Quartanier, coll. «Polygraphe», 2011, 314 p. Ill.</p>
<p>Archibald, Samuel, «Le néoterroir et moi», <em>Liberté</em>, 295 (53 : 3), avril 2012, p. 16-26.</p>
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		<title>Autopromotion 031</title>
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		<pubDate>Wed, 16 May 2012 09:33:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoît Melançon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Épistolarité]]></category>
		<category><![CDATA[Lumières]]></category>
		<category><![CDATA[Numérique]]></category>

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		<description><![CDATA[[Ce qui suit est d’abord destiné aux bibliographes et aux dix-huitiémistes, voire aux bibliographes dix-huitiémistes.] C’était le 16 mai 1992. L’Oreille tendue n’était pas encore l’Oreille tendue. En stage postdoctoral à Paris, elle eut l’idée de préparer une liste de quinze parutions récentes concernant le XVIIIe siècle français — on peut la retrouver ici —, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>[Ce qui suit est d’abord destiné aux bibliographes et aux dix-huitiémistes, voire aux bibliographes dix-huitiémistes.]</p>
<p>C’était le 16 mai 1992. <em>L’Oreille tendue</em> n’était pas encore <em>l’Oreille tendue</em>. En stage postdoctoral à Paris, elle eut l’idée de préparer une liste de quinze parutions récentes concernant le XVIIIe siècle français — on peut la retrouver <a href="http://www.mapageweb.umontreal.ca/melancon/biblio01.html">ici</a> —, uniquement des livres, et de distribuer cette liste aux abonnés du groupe de discussion électronique Balzac-L (le groupe est disparu depuis, sans qu’il y ait de rapport de cause à effet). Cet envoi était accompagné d’une question : «Ça vous paraît utile ? Si oui, je pourrais continuer» (la formulation n’était pas exactement celle-là, les archives numériques n’étant pas toujours ce qu’elles devraient être). Réponse (prévisible) ? Oui. Depuis, <em>XVIIIe siècle : bibliographie</em> a paru à raison d’une dizaine de livraisons par année.</p>
<p>Aujourd’hui, 16 mai 2012, 20 ans plus tard, la <a href="http://oreilletendue.com/wp-content/themes/subtleflux-fr/docs/biblio213.html">213e livraison</a> vient d’être mise en ligne. Un bref bilan s’impose.</p>
<p>La bibliographie compte aujourd’hui 25 974 titres : 7700 livres, 1813 ouvrages collectifs, 5884 chapitres de livres, 9430 articles, 599 mémoires ou thèses, 517 publications électroniques, 31 cédéroms (on le voit : les temps changent). En théorie, les textes recensés ont paru en 1990 ou plus tard (mais il y a des exceptions [11]). Presque 28 % des titres (7269) ont passé entre les mains de <em>l’Oreille tendue</em>; les autres ont été découverts chez leur auteur (1637) ou chez leur éditeur (4995), ou repris de sources diverses (catalogues de libraires, bibliographies disponibles sur papier ou dans Internet — notamment <a href="http://www.personal.psu.edu/special/C18/sr/sr.htm">celle de Kevin Berland</a> —, etc.).</p>
<p>Quels sont ses objectifs ? Un <a href="http://www.mapageweb.umontreal.ca/melancon/biblio.pres.html">texte de 2007</a>, présentant <em>XVIIIe siècle : bibliographie</em> et <em>Selected Readings</em>, la bibliographie de Kevin Berland, les définissait ainsi (et n’a guère perdu de son actualité) :</p>
<p style="padding-left: 30px;">Quels sont les objectifs de ces bibliographies ? On peut en relever au moins quatre. 1. Faire connaître rapidement les travaux sur le XVIIIe siècle. 2. Faire connaître gratuitement ces travaux. 3. Permettre à l’information bibliographique d’être réutilisée sans risque d’erreur par les internautes. Tout lecteur de ces bibliographies peut en effet en copier les données directement sur son poste de travail sans avoir à les saisir de nouveau. 4. Faciliter l’interrogation. À cet égard, des progrès restent à faire, car les fichiers des deux bibliographies sont encore des fichiers en mode texte, plutôt que d’être rassemblés dans une banque de données. Ni l’une ni l’autre n’a la prétention de se substituer aux outils déjà existants (Klapp, MLA, <em>Revue d’histoire littéraire de la France</em>, etc.), et cela pour plusieurs raisons. Comme il s’agit, dans une large part, d’entreprises individuelles, on n’y a pas les ressources nécessaires pour s’assurer de l’exhaustivité du dépouillement. Pour les mêmes raisons, tous les titres recensés n’ont pas été vus par les bibliographes, ce qui fait que toutes les entrées n’ont pas le même degré de précision. N’existant que sur support électronique, elles ne connaissent pas encore une diffusion aussi étendue que les ressources traditionnelles. Pour l’instant, ces deux types de ressources bibliographiques — traditionnelles et électroniques — restent complémentaires.</p>
<p>Concrètement, comment <em>XVIIIe siècle : bibliographie</em> est-elle constituée ? Au départ, il s’agissait de simples listes saisies dans un traitement de texte. Ensuite, elles ont été importées dans un logiciel bibliographique, ProCite, malheureusement <a href="http://oreilletendue.com/2009/06/19/laissez-les-mourir/">décédé</a> après quelques trop brèves années de loyaux services. À la suite de cette disparition, une tentative de conversion de ProCite en EndNote n’a pas fonctionné. Depuis, toutes les entrées sont saisies dans une banque de données FileMaker, bidouillée maison, puis exportées dans un logiciel de traitement de texte, où elles sont toilettées avant leur mise en page finale dans un éditeur Web (en l’occurrence Dreamweaver). Dans le meilleur des mondes possibles, <a href=" http://www.zotero.org/">Zotero</a> serait mis à contribution, mais nous ne vivons pas dans le meilleur des mondes possibles (ça se saurait).</p>
<p>À l’origine, la bibliographie circulait par courriel, auprès des abonnés de Balzac-L, puis de ceux de <a href="http://www.personal.psu.edu/special/C18/c18-l.htm">C18-L</a>, de <a href="http://www.duke.edu/~pstewart/secfs.htm">SECFS-L</a> ou de la liste des dix-huitiémistes norvégiens (qui paraît être disparue). Il fut même une époque, évidemment héroïque, où elle existait en deux versions, l’une accentuée, l’autre pas. Le courriel est toujours utilisé, mais uniquement pour annoncer les nouvelles livraisons.</p>
<p>Archivée, dans un premier temps, sur le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Gopher">gopher</a> <em>Litteratures</em> (sans accent) de l’Université de Montréal, elle est aujourd’hui disponible sur deux sites, celui <a href="http://www.mapageweb.umontreal.ca/melancon/biblio.tdm.html">de son auteur</a> et celui <a href="http://epe.lac-bac.gc.ca/100/201/300/xviiie_siecle/index.html">de Bibliothèque et Archives Canada</a> (<em>XVIIIe siècle : bibliographie</em> possède son ISSN depuis 1996). Elle n’a connu qu’une seule incarnation papier, en 1998, à la demande de Marianne Pernoo, dans la <em>Revue d’histoire littéraire de la France</em>.</p>
<p>Elle est recommandée par la <a href="http://sfeds.ish-lyon.cnrs.fr/bibliographie/bibliographie.html">Société française d’étude du dix-huitième siècle</a> et elle est recensée dans les <a href="http://signets.bnf.fr/html/categories/c_840xviii_gen.html"><em>Signets</em></a> de la Bibliothèque nationale de France. En 2000, le site <a href="http://tapor1.humanities.mcmaster.ca/~rli/Sites/?-find=Rechercher&amp;Nom_du_site=xviiie&amp;Adresse=&amp;Mots_cles=&amp;Note=&amp;showRecord=633"><em>l’Astrolabe. Recherche littéraire et informatique</em></a> de l’Université d’Ottawa lui donnait une note de 3 sur 5; exactement à la même époque, <a href="http://www.fabula.org/actualites/bibliographie-du-xviiie-siecle_823.php">Fabula</a> la considérait «remarquable».</p>
<p>Quoi qu’il en soit, ça continue.</p>
<p>Références</p>
<p>Melançon, Benoît, «Annexe 2. XVIII<sup>e</sup> siècle : bibliographie sur Internet», <em>Revue d’histoire littéraire de la France</em>, 98, 5, septembre-octobre 1998, p. 923-990.</p>
<p>Melançon, Benoît, «Bibliographies informatiques du XVIII<sup>e</sup> siècle», <em>Bulletin de la Société française d’étude du XVIIIe siècle</em>, troisième série, 23, janvier 1997, p. 15-16. Repris dans le <em>Bulletin de la Société canadienne d’étude du dix-huitième siècle</em>, décembre 1996, p. 24-25.  Version numérique mise à jour en 2007 <a href="http://www.mapageweb.umontreal.ca/melancon/biblio.pres.html">ici</a>.</p>
<p>Nancy, Dominique, «<a href="http://www.forum.umontreal.ca/numeros/1999-2000/Forum99-10-18/article11.html">Littérature française du 18<sup>e</sup> siècle sur le Web. Benoît Melançon a répertorié plus de 6500 références consacrées au Siècle des lumières</a>», <em>Forum</em>, 34, 8, 18 octobre 1999, p. 8.</p>
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		<title>Divergences transatlantiques 022</title>
		<link>http://oreilletendue.com/2012/05/15/divergences-transatlantiques-022/</link>
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		<pubDate>Tue, 15 May 2012 09:23:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoît Melançon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divergences transatlantiques]]></category>
		<category><![CDATA[Lectures recommandées]]></category>

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		<description><![CDATA[Soit les deux phrases suivantes. «ils sont pressés, tous, courant à la sortie des bureaux, mangeant, lorgnant les montres et les téléphones, portant les sacoches» (Ceux d’à côté, p. 22). «Elle avait fait mine de fouiller dans sa sacoche, évitant de regarder dans sa direction, comme s’il avait été un mendiant» (Malgré tout on rit [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Soit les deux phrases suivantes.</p>
<p style="padding-left: 30px;">«ils sont pressés, tous, courant à la sortie des bureaux, mangeant, lorgnant les montres et les téléphones, portant les sacoches» (<em>Ceux d’à côté</em>, p. 22).</p>
<p style="padding-left: 30px;">«Elle avait fait mine de fouiller dans sa sacoche, évitant de regarder dans sa direction, comme s’il avait été un mendiant» (<em>Malgré tout on rit à Saint-Henri</em>, p. 13).</p>
<p>La première sacoche, façon de parler, n’a pas de sexe : «Sac de cuir (ou parfois de toile forte) qu’une courroie permet de porter», dit <em>le Petit Robert</em> (édition numérique de 2010). En revanche, la seconde, au Québec, en a un, le féminin : «Sac à main (de femme)» (bis).</p>
<p>C’est comme ça.</p>
<p>Références</p>
<p>Grenier, Daniel, <em>Malgré tout on rit à Saint-Henri. Nouvelles</em>, Montréal, Le Quartanier, coll. «Polygraphe», 2012, 253 p.</p>
<p>Mauvignier, Laurent, <em>Ceux d’à côté</em>, Paris, Éditions de Minuit, 2002, 156 p.</p>
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		<title>Journal de Paris (et de Twitter)</title>
		<link>http://oreilletendue.com/2012/05/14/journal-de-paris-et-de-twitter/</link>
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		<pubDate>Mon, 14 May 2012 09:51:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoît Melançon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Accent & prononciation]]></category>
		<category><![CDATA[Gastronomie & décoration]]></category>
		<category><![CDATA[Néologie]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Radio]]></category>
		<category><![CDATA[Sport]]></category>
		<category><![CDATA[Sur la route]]></category>
		<category><![CDATA[Télévision]]></category>

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		<description><![CDATA[Quelques jours en France ? L’Oreille tendue ne se détend pas, et elle échange avec ses correspondants sur Twitter. 4 mai 2012 Arrivée à Paris ce matin. Première constatation linguistique : «Merci», c’est fini; «Merci beaucoup» a pris sa place. Commentaire (expérimental) de @variations_zoo : «j’ai fait l’expérience ce matin, ça marche ». C’est le Monde qui le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Quelques jours en France ? <em>L’Oreille tendue</em> ne se détend pas, et elle échange avec ses correspondants sur Twitter.</p>
<p>4 mai 2012</p>
<p>Arrivée à Paris ce matin. Première constatation linguistique : «Merci», c’est fini; «Merci beaucoup» a pris sa place.</p>
<p style="padding-left: 30px;">Commentaire (expérimental) de <a href="http://twitter.com/variations_zoo/status/198693231968530433">@variations_zoo</a> : «j’ai fait l’expérience ce matin, ça marche <img src='http://oreilletendue.com/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':-)' class='wp-smiley' /> ».</p>
<p>C’est <em>le Monde</em> qui le dit : <em>out</em> les <em>lepénistes</em> et les <em>frontistes</em>. Les électeurs du Front national sont désormais des <em>marinistes</em>, du prénom de la fille et héritière politique de Jean-Marie Le Pen (5 mai 2012, p. 15). Marine a évincé son papa ?</p>
<p style="padding-left: 30px;">Commentaire (lexicoculinaire) de <a href="http://twitter.com/iericksen/status/198503128839102465">@iericksen</a> : «On parlera bientôt de marinés et de marinades.»</p>
<p>5 mai 2012</p>
<p>La loi française veut interdire «Mademoiselle» sur les formulaires officiels. La loi ne s’applique pas (encore) dans les cafés.</p>
<p style="padding-left: 30px;">Commentaire (préventif) de <a href="https://twitter.com/#!/cvoyerleger/status/198823898308018176">@cvoyerleger</a> : «On l’utilise encore au Québec même après X années d’absence des formulaires. Ce sera long. Et certaines femmes y tiennent.»</p>
<p>6 mai</p>
<p>Larguez les amarres est une librairie, rue de la Gaîté, spécialisée en marine, voyages et aviation. Elle a dû fermer quelques jours. La raison ? Un «dégât des eaux». Injustice immanente ?</p>
<p>À la télé, en cette soirée électorale : «Je suis absolument dans la voiture d’Henri Guaino.»</p>
<p style="padding-left: 30px;">Commentaire (interrogatif) de <a href="http://twitter.com/MelAbdelmoumen/status/199427676921008128">@MelAbdelmoumen</a> : «L’Oreille a-t-elle remarqué, chez les journalistes tv français, cette confusion étonnante de l’“eh bien” et de la virgule ?», suivi d’un <a href="http://twitter.com/MelAbdelmoumen/status/199430807763427328">exemple</a> : «F. H. est rentré, eh bien, chez lui. Il a voulu, eh bien, dit-il, saluer la foule. N. Sarkozy, eh bien, quant à lui, etc.»</p>
<p>Métro, Étoile-Nation, 23 h 45 : «Bon quinquennat, M’sieurs-dames», dit le chanteur à la guitare.</p>
<p>7 mai</p>
<p>Chronique mode : la Parisienne confond rarement leggings / collants et pantalon. Ce sont les filles de <a href="http://gofugyourself.com/"><em>Go Fug Yourself</em></a> qui seraient fières d’elles.</p>
<p>Ce soir, à la Comédie-Française, <em>Une puce, épargnez-la</em>, de Naomi Wallace, traduction de Dominique Hollier. On y apprend qu’en langage de matelot une femme à la poitrine plantureuse aurait «de la voile».</p>
<p>8 mai</p>
<p>Consultation linguistique auprès d’une Parisienne de 16 ans. Expressions à la mode à Lutèce ?</p>
<p style="padding-left: 30px;">1. Vous croisez quelqu’un que vous connaissez; vous saluez; on ne vous répond pas. Vous levez la main en classe; on ne vous voit pas. Dans un cas comme dans l’autre, vous venez de «prendre un vent».</p>
<p style="padding-left: 60px;">Commentaire de <a href="http://twitter.com/beloamig_/status/199990199546159104">@beloamig_</a> : «Je suis ce producteur de vents, archimyope.»</p>
<p style="padding-left: 60px;">N.B. On entend aussi <em>se prendre un bache</em>.</p>
<p style="padding-left: 30px;">2. <a href="http://oreilletendue.com/2012/03/09/reponse-a-michel-dumais-genre/">@mdumais</a> sera heureux d’apprendre que le mot «genre» est (aussi) populaire à Paris.</p>
<p style="padding-left: 60px;">Confirmation, sur Twitter, par <a href="http://twitter.com/MrJeg57/status/200693053906894849">@MrJeg57</a> : «Expressions passablement énervantes, à bannir au plus vite : “Dire de la merde”, “genre”, “style”, “t’es sérieux, là ?”, «Et pis tout”, “trop”.»</p>
<p style="padding-left: 30px;">3. Le <a href="http://fr.wiktionary.org/wiki/bolos"><em>bolos</em></a> — prononcé avec des <em>o</em> graves — est, entre autres choses, un bouffon, mais pas congénital. Qui est <em>bolos</em> ne l’est généralement que temporairement. Du moins, c’est ce qu’on lui souhaite.</p>
<p style="padding-left: 30px;">4. Le <em>casso</em> (ou <em>cassos</em>) est un <em>bolos</em> en bien pire : son état est permanent. L’origine de ce substantif, très péjoratif, est peut-être à chercher du côté du <em>cas social</em>. Il paraît être proche de l’<a href="http://oreilletendue.com/2011/08/26/vieillir-prematurement/"><em>ortho</em></a> québécois.</p>
<p style="padding-left: 30px;">5. Qui <em>se tape une barre</em> rit beaucoup.</p>
<p style="padding-left: 30px;">6. Ce gâteau est <em>une tuerie</em> ? Il en a été question <a href="http://oreilletendue.com/2012/05/11/divergences-transatlantiques-021/">ici</a>.</p>
<p style="padding-left: 30px;">7. Vous vouliez voir un film, mais, quand vous vous présentez au cinéma, il vient de quitter l’affiche ? Vous étiez absente de l’école le jour où il y avait des frites à la cantine ? Vous avez, bien sûr, le <em>seum</em>.</p>
<p style="padding-left: 30px;">8. L’historique <em>ta gueule</em> pourrait être avantageusement remplacé par <em>stéve</em>.</p>
<p>9 mai</p>
<p>Métro Mairie d’Ivry-La Courneuve, 10 : des lycéens révisent à haute voix leurs notes de cours sur l’identité sexuelle. Une pensée pour <a href="http://denisdutton.com/bad_writing.htm">Judith Butler</a> ?</p>
<p>10 mai</p>
<p><em>L’Oreille</em> se rend à la salle Charles-Trenet de la maison de Radio-France pour assister à un enregistrement du <a href="http://www.franceinter.fr/emission-le-masque-et-la-plume"><em>Masque et la plume</em></a>. Jérôme Garcin, l’animateur de cette émission de radio, joue de la distinction <a href="http://oreilletendue.com/2010/03/26/une-weltanschauung-dans-un-adjectif/">deuxième / second</a>. <em>L’Oreille</em> devrait-elle se réjouir ?</p>
<p>«Vous avez voté ?» demande l’un. «Je l’ai fait par acte citoyen», répond l’autre. La manie du <em>citoyen</em> adjectivé est universelle.</p>
<p>11 mai</p>
<p>Le signe de l’américanisation de la France ? Pas la langue. La dimension des portions au restaurant.</p>
<p style="padding-left: 30px;">Commentaire (inquiet) de <a href="http://twitter.com/dionnecharles/status/201041950336483328">@charlesdionne</a> : «Dès que le doggie bag aura été popularisé, on pourra craindre le pire pour la France !».</p>
<p>Ma voisine : «Nous allons prendre seulement une entrée, un plat et un dessert, avec un pichet de rouge.» L’adverbe ravit.</p>
<p>Histoire d’être dépaysée, <em>l’Oreille tendue</em> regarde, à télé française, un match de hockey (Canada-Finlande). Les commentateurs de Sport+ s’en donnent à cœur joie : «Mikko Koivu est monstrueux depuis le début du match»; «Dion Phaneuf se fait manger par le capitaine finlandais»; «L’équipe canadienne se fait bouger par les Finlandais»; «Les Canadiens sont dominés dans tous les compartiments du jeu.» Ça change de <a href="http://oreilletendue.com/2010/10/10/le-zeugme-du-dimanche-matin-2/">Benoît Brunet</a>. (Cela dit, «incroyable» sévit ici aussi.)</p>
<p style="padding-left: 30px;">Commentaire (jaloux) de <a href="http://twitter.com/NieDesrochers/status/201057098249945089">@niedesrochers</a> : «OUATE?!? Pourquoi on diffuse pas ça ici??? #SoiréeTéléÀOuagadougou #TropInjuste».</p>
<p>«Du pipi de chat», disait-il à son téléphone. «Du pipi de chat», insistait-il. <em>L’Oreille tendue</em> décida de ne pas le contredire, et de rentrer chez elle.</p>
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		<title>Les zeugmes du dimanche matin et de Saint-Henri</title>
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		<pubDate>Sun, 13 May 2012 09:17:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoît Melançon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Lectures recommandées]]></category>
		<category><![CDATA[Zeugme]]></category>

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		<description><![CDATA[«Marion ramassait les restes du souper en me zyeutant par moments et par endroits, jamais vraiment plus haut que mon cou» (p. 118). «on est sortis de l’aéroport sous le soleil de l’autoroute, en nage, en trombe» (p. 130). Daniel Grenier, Malgré tout on rit à Saint-Henri. Nouvelles, Montréal, Le Quartanier, coll. «Polygraphe», 2012, 253 [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>«Marion ramassait les restes du souper en me zyeutant par moments et par endroits, jamais vraiment plus haut que mon cou» (p. 118).</p>
<p>«on est sortis de l’aéroport sous le soleil de l’autoroute, en nage, en trombe» (p. 130).</p>
<p>Daniel Grenier, <em>Malgré tout on rit à Saint-Henri. Nouvelles</em>, Montréal, Le Quartanier, coll. «Polygraphe», 2012, 253 p.</p>
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		<title>Citation de classe du jour</title>
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		<pubDate>Sat, 12 May 2012 09:17:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoît Melançon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Lectures recommandées]]></category>

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		<description><![CDATA[C’est «une qualité qu’on doit reconnaître aux bourgeois à l’ancienne de ne pas recourir à cette langue de bois et de dire qu’on est mort, pas décédé ou parti». Emmanuel Carrère, D’autres vies que la mienne, Paris, P.O.L., 2009, 309 p., p. 95.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>C’est «une qualité qu’on doit reconnaître aux bourgeois à l’ancienne de ne pas recourir à cette <a href="http://oreilletendue.com/2010/10/17/ecologie-linguistique/">langue de bois</a> et de dire qu’on est <a href="http://oreilletendue.com/2009/06/19/laissez-les-mourir/">mort</a>, pas décédé ou parti».</p>
<p>Emmanuel Carrère, <em>D’autres vies que la mienne</em>, Paris, P.O.L., 2009, 309 p., p. 95.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Divergences transatlantiques 021</title>
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		<pubDate>Fri, 11 May 2012 09:17:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoît Melançon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Accent & prononciation]]></category>
		<category><![CDATA[Divergences transatlantiques]]></category>
		<category><![CDATA[Numérique]]></category>

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		<description><![CDATA[Votre gâteau est bon ? Au Québec, il pourra être écœurant. En France, ce sera une tuerie. Autrement dit, ce qui est dégoûtant peut ravir et l’assassinat peut donner la vie. *** Brèves remarques sur ces deux mots. Dans la Belle Province, le mot écœurant, quand il est mélioratif, se prononce souvent é—cœu—rant, avec trois accents [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Votre gâteau est bon ? Au Québec, il pourra être <em>écœurant</em>. En France, ce sera une <em>tuerie</em>.</p>
<p style="text-align: left;" align="center">Autrement dit, ce qui est dégoûtant peut ravir et l’assassinat peut donner la vie.</p>
<p style="text-align: center;">***</p>
<p>Brèves remarques sur ces deux mots.</p>
<p>Dans la Belle Province, le mot <em>écœurant</em>, quand il est mélioratif, se prononce souvent <em>é—cœu—rant</em>, avec trois accents toniques. Exemple d’utilisation : «[Les] photos sont écœurantes» (<em>la Presse</em>, 10 août 2001).</p>
<p>Selon des sources parisiennes proches de <em>l’Oreille tendue</em>, la <em>tuerie</em> est fréquemment alimentaire, mais pas seulement. Ce qu’elle désigne est <em>génial</em> et <em>tout le monde se l’arrache</em>.</p>
<p>Le jour même où <em>l’Oreille</em> découvre l’existence de ce mot, elle lit ceci <a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article2910">chez François Bon</a> : «Puis l’autre tuerie (mais pourquoi les autres ne le font pas ? – ni même iPad, même si fonctions proches…), l’adresse e-mail attachée à votre bécane.» Merci, François, de la confirmation.</p>
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		<title>Divergences transatlantiques 020</title>
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		<pubDate>Thu, 10 May 2012 09:17:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoît Melançon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divergences transatlantiques]]></category>
		<category><![CDATA[Lectures recommandées]]></category>

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		<description><![CDATA[Soit la citation suivante, tirée de «Le voleur et le roi», de Pierre Lefevbre : Comme beaucoup de personnages qui peuplent la mythologie grecque, le roi Midas n’est plus tellement une référence aujourd’hui. C’est dommage, surtout que son histoire commence par une brosse. Une vraie, une grosse (p. 55-56). Qu’est-ce que cette brosse qui serait à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Soit la citation suivante, tirée de «Le voleur et le roi», de Pierre Lefevbre :</p>
<blockquote><p>Comme beaucoup de personnages qui peuplent la mythologie grecque, le roi Midas n’est plus tellement une référence aujourd’hui. C’est dommage, surtout que son histoire commence par une brosse. Une vraie, une grosse (p. 55-56).</p></blockquote>
<p>Qu’est-ce que cette brosse qui serait à l’origine d’un mythe grec ? S’agit-il d’une variété de celles dont parle <em>le Petit Robert</em> (édition numérique de 2010) ?</p>
<blockquote><p>1. Ustensile de nettoyage, formé d’un assemblage de filaments (poils, fibres végétales ou synthétiques, fils métalliques) fixés sur une monture perpendiculaire.</p>
<p>2. Pinceau de peintre.</p>
<p>3. Balai.</p>
<p>4. Rangées de poils sur les pattes ou le torse de certains insectes (notamment pour recueillir le pollen).</p></blockquote>
<p>Que nenni. Revenons au texte de Pierre Lefebvre :</p>
<blockquote><p>C’est Silène, un satyre, un soûlon, le père adoptif de Dionysos qui la prend (p. 56).</p></blockquote>
<p>Récapitulons : on <em>prend</em> une <em>brosse</em>; cela arrive à un <em>soûlon</em>. Voilà la clé de l’affaire : qui <em>prend une brosse</em>, donc, <em>s’enivre</em>. Même chez les Grecs.</p>
<p>Référence</p>
<p>Lefebvre, Pierre, «Le voleur et le roi. Troisième confession d’un cassé», <em>Liberté</em>, 295 (53 : 3), avril 2012, p. 48-59.</p>
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