Autopromotion 022
Publié le 26 janvier 2012 | Catégorie(s) : Numérique | Pas (encore…) de réaction |
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Demain, le 27 janvier, de 9 h 30 à 16 h, Bertrand Gervais et Simon Brousseau organisent à l’Université du Québec à Montréal une journée d’étude intitulée «Le blogue littéraire : nouvel atelier de l’écrivain».
À 11 h, une table ronde abordera «La place du blogue dans la recherche académique». L’Oreille tendue y sera. Elle reprendra peut-être quelques-unes des choses dites en mars dernier (mais pas seulement).
Le programme de la journée est ici.
Pour suivre les activités sur Twitter : #OICBLOGUE.
[Complément]
Pour suivre les activités en temps réel (audio) : le livestream.
Rien n’est (plus) gratuit en ce bas monde
Publié le 26 janvier 2012 | Catégorie(s) : Langue de Shakespeare, Sport | Pas (encore…) de réaction |
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Les amateurs de football — le nord-américain, pas le soccer — le savent : quand une équipe approche de la zone des buts de l’autre équipe, elle entre dans la «zone payante» (red zone dans la langue de Tom Brady).
Joe Paterno, un célèbre instructeur de football universitaire, vient de mourir. Pour assister au service religieux en sa mémoire, qui a lieu aujourd’hui, il faut payer sa place.
L’expression «zone payante» vient de prendre un sens nouveau.
Érudition religieuse, ou pas
Publié le 25 janvier 2012 | Catégorie(s) : Jurons, Numérique, Sport | 1 réaction |
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Dans la Presse du 21 janvier, le chroniqueur sportif François Gagnon consacre un article aux effets des nouvelles technologies sur son métier. Il y fait notamment remarquer que ses lecteurs exigent maintenant d’être informés en temps réel. Sa réaction ? «Simonac ! Il y a cinq ans à peine, ces réponses étaient offertes dans la Presse du lendemain matin» (cahier Sports, p. 2).
Simonac, donc. Il s’agit d’un de ces sacres d’inspiration religieuse dont le Québec est si friand. Pour Léandre Bergeron, en 1981, qui retient la graphie simonaque, ce serait toutefois un juron «inoffensif» (p. 151).
Simonac / simonaque pose un intéressant problème d’exégèse sacrée.
D’une part, il semble témoigner d’une solide érudition ecclésiastique. Selon toute vraisemblance, il viendrait de l’adjectif simoniaque : «Coupable ou entaché de simonie», explique le Petit Robert, la simonie étant la «Volonté réfléchie d’acheter ou de vendre à prix temporel une chose spirituelle (ou assimilable à une chose spirituelle)» (édition électronique de 2010).
D’autre part, on entend parfois saint-simonac, par exemple dans le Matou d’Yves Beauchemin (éd. de 2007, p. 143). Un saint qui pratiquerait la simonie ? Ça ferait désordre, non ?
Références
Beauchemin, Yves, le Matou. Édition définitive, Montréal, Fides, 2007 (1981), 669 p.
Bergeron, Léandre, Dictionnaire de la langue québécoise précédé de la Charte de la langue québécoise. Supplément 1981, Montréal, VLB éditeur, 1981, 168 p.
Autopromotion 021
Publié le 24 janvier 2012 | Catégorie(s) : Cinéma, Clichés, Radio, Sport | Pas (encore…) de réaction |
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À 13 h, l’Oreille tendue sera à l’émission Dans le champ lexical sur les ondes de CIBL. Elle y lira un texte sur les lieux communs du sport. Et elle chantera.
[Complément]
Cette lecture peut être réécoutée ici, dans les six premières minutes, chanson incluse.
Familles, je vous hais
Publié le 24 janvier 2012 | Catégorie(s) : Lectures recommandées, Néologie | Pas (encore…) de réaction |
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On connaissait, en matière de décroissance démographique familiale radicale, le matricide, le parricide, l’infanticide, le fratricide. Plus récemment, le Québec a offert au monde les homicides intrafamiliaux.
Dans la même catégorie, mais par anticipation, il ne faudrait oublier ni le spermicide ni le fœticide — «Éduquer pour contrer le fœticide en fonction du sexe», suggère d’ailleurs le Devoir du 23 janvier 2012 (p. A1).
Ajoutons encore l’onclicide, dont parlent Christian Gailly dans Dring (1991, p. 106) et les Guignols de l’info (2011), eux qui proposent aussi, s’agissant de Ratko Mladic, tanticide, belle-mèreicide et grand-pèreicide.
André Gide paraît avoir eu raison.
Références
Gailly, Christian, Dring, Paris, Éditions de Minuit, 1991, 153 p.