L’oreille tendue de… Tucker Coe

Tucker Coe, le Sang des innocents, 1968, couverture

«Je restai debout, près du poste de télévision, les yeux fixés sur la porte du salon, l’oreille tendue pour entendre, malgré la musique du du film, le son des voix dans l’entrée.»

Tucker Coe, le Sang des innocents, traduction de J. Hérisson, Paris, Gallimard, coll. «Série noire», 1235, 1968, 250 p., p. 55.

Alternative professionnelle de l’Oreille tendue, bis

Boileau-Narcejac, …Et mon tout est un homme, éd. 2009, couverture

«L’homme appartenait à cette race de chercheurs solitaires qui ne vivent que pour avoir raison et dont on ne sait jamais ce qui l’emportera en eux du génie ou du fanatisme.»

Boileau-Narcejac, …Et mon tout est un homme, Paris, Denoël, coll. «Folio policier», 188, 2009 (1965), 204 p., p. 28.

P.-S.—La première alternative professionnelle de l’Oreille ? Par ici.

Tucker Coe et l’État policier en 1972

Tucker Coe, le Poster menteur, éd. de 1986, couverture

«Ils ne le touchèrent pas, eux non plus. Plantés de part et d’autre du cadavre, ils le contemplèrent un moment; on aurait dit l’illustration de quelque rêve paranoïaque d’un état policier : deux flics brutaux dominant leur victime prostrée.»

Tucker Coe, le Poster menteur, traduction de R. Fitzgerald, Paris, Gallimard, coll. «Carré noir», 573, 1986 (1972), 246 p., p. 24.

Autopromotion 514

«Imprimerie en lettres», gravure de Louis-Jacques Goussier et Robert Benard, sixième volume des planches de l’Encyclopédie, Paris, 1768

La 433e livraison de XVIIIe siècle, la bibliographie de l’Oreille tendue, est servie.

La bibliographie existe depuis le 16 mai 1992. Elle compte 50 635 titres.

Illustration : «Imprimerie en lettres», gravure de Louis-Jacques Goussier et Robert Benard, sixième volume des planches de l’Encyclopédie, Paris, 1768

On n’arrête pas le progrès

Tucker Coe, le Poster menteur, éd. de 1986, couverture

«— Et du duplicateur du bureau du rez-de-chaussée.

Je me souvenais de cet appareil; Phil Crane l’avait utilisé l’autre soir. C’était un truc assez encombrant, de la taille d’un grand téléviseur, posé sur une table de travail, près de sa porte. On plaçait le document à copier côté face sur une lame de verre et on le recouvrait d’une plaque de caoutchouc. On pressait un bouton, la machine cliquetait un moment, puis une copie sortait d’une ouverture située au bas de l’appareil. Ma première nuit au musée, j’avais été intrigué par cet engin et j’avais tiré une copie d’un morceau de journal que j’avais trouvé dans la corbeille à papiers. La copie obtenue était tirée sur un papier beaucoup plus fort et avec des blancs et des noirs beaucoup plus contrastés que le journal.

— Les copies exécutées avec cet appareil ne tromperaient personne, observai-je.»

Tucker Coe, le Poster menteur, traduction de R. Fitzgerald, Paris, Gallimard, coll. «Carré noir», 573, 1986 (1972), 246 p., p. 79.