Le zeugme du dimanche matin et du Plan Nord
Publié le 29 avril 2012 | Catégorie(s) : Zeugme | Pas (encore…) de réaction |
Imprimer cet article
«La ruée vers l’or ne repose toutefois pas sur un processus d’élimination réputé pour rajouter du stress, de l’intérêt et des parts de marché aux BBM» («Le plan Grand Nord», le Devoir, 24 mars 2012).
Autopromotion 030
Publié le 28 avril 2012 | Catégorie(s) : Sport | Pas (encore…) de réaction |
Imprimer cet article
Il y a 1,2 lustre, l’Oreille tendue publiait les Yeux de Maurice Richard. Une histoire culturelle. Une édition de poche de ce livre vient de paraître à Montréal, chez Fides, dans la collection «Biblio-Fides». Elle sera très bientôt disponible, en édition papier et en édition numérique.
En avant-première, la couverture.
Néologisme du jour
Publié le 28 avril 2012 | Catégorie(s) : Néologie, Numérique | Pas (encore…) de réaction |
Imprimer cet article
Vos lecteurs constituent votre lectorat. Sur Twitter ? Votre «tweetorat».
Merci à @renartleveille et à @PascalHenrard pour le néologisme.
Vocabulaire de la consommation (humaine)
Publié le 27 avril 2012 | Catégorie(s) : Lectures recommandées, Publicité | Pas (encore…) de réaction |
Imprimer cet article
Le verbe magasiner, employé intransitivement, est connu des dictionnaires. Le Petit Robert (édition numérique de 2010) en donne par exemple cette définition : «Région. (Canada) Aller faire des achats dans les magasins (cf. Faire des courses).»
Il ne faudrait toutefois pas oublier que le verbe connaît aussi un usage transitif direct. Qui magasine quelque chose se prépare à l’acquérir ou à l’obtenir.
Exemples
«“Magasiner” notre société» (la Presse, 25 octobre 2002).
«On magasine son bonheur !» (la Presse, 13 janvier 2003).
«Quand je magasine une auto, je me sers un peu de ma tête, et beaucoup de mon postérieur» (publicité).
«Je me suis magasiné un emploi épanouissant […]» (les Truites à mains nues, p. 34).
«Magasiner un spectacle à Édimbourg» (la Presse, 22 août 2011, cahier Arts et spectacles, p. 5).
«Magasiner son cégep» (le Devoir, 19-20 novembre 2005, p. C9).
«Le géant Home Depot magasine les fournisseurs québécois» (le Devoir, 4 mars 2004, p. B1).
Plus étrangement, il semble aussi qu’on puisse magasiner quelqu’un, afin d’en recevoir des services (dont la nature varie considérablement).
Exemples
«Magasiner son orthodontiste» (la Presse, 13 mai 2001).
«Des couples américains “magasinent” des mères porteuses au Canada» (la Presse, 28 août 2001).
«Le problème dans notre culture, c’est que les gens ne magasinent pas assez leurs partenaires !» (la Presse, 17 décembre 2003).
Les consommateurs d’aujourd’hui ne connaissent pas leur chance.
P.S.—Il va de soi qu’on peut magasiner pour quelque chose, par exemple un appareil photo.
Référence
Bolduc, Charles, les Truites à mains nues, Montréal, Leméac, 2012, 139 p.
S’asseoir avec le Devoir
Publié le 26 avril 2012 | Catégorie(s) : Langue de Shakespeare, Politique | Pas (encore…) de réaction |
Imprimer cet article
Antoine Robitaille, journaliste au Devoir, consacrait, le 23 avril, une entrée de son blogue, Maux et mots de la politique, à «“S’asseoir”, verbe de l’heure au Québec !». Sa démonstration s’appuyait — merci — sur quelques textes de l’Oreille tendue, soit publiés dans le Dictionnaire québécois instantané, soit parus ici (le 6 octobre 2010, le 25 février 2011 et le 16 mars 2011).
Le Devoir, le 24 avril, en première page, titrait «Le ministre s’assoit avec toutes les associations d’étudiants en grève».
S’asseoir, c’est parler. CQFD.
P.S.—«Le ministre» dont il est question est… Line Beauchamp.
P.P.S.—Le «réassis» existe aussi, mais c’est une autre histoire.
[Complément du 28 avril 2012]
Des sources conjugales très proches de l’Oreille tendue sont formelles : cet emploi du verbe s’asseoir est maintenant courant dans les médias anglophones du Québec («The minister has to sit with the students»). Serait-ce un signe de plus de la forte influence du français sur l’anglais ?

