Une source non anonyme de l’Oreille tendue — merci, Edward Langille — suit de près la présence de Voltaire dans la presse britannique.
Deux glanes récentes.
Satan et les ennemis qu’il vaut mieux ne pas se faire :
«Voltaire, when asked on his deathbed to renounce Satan, is said to have replied : “This is no time to be making enemies.” Dublin might consider the same» (The Telegraph, 16 mai 2025).
Les formes d’optimisme :
«I wanted to read Hunt’s new book to find out which kind of optimist he is. The good news is that he is no Panglossian, convinced, like Candide’s glib tutor in Voltaire’s masterpiece, that all is already for the best in the best of all possible worlds» (The Telegraph, 7 juin 2025).
Candide, dans le conte éponyme (1759), de Voltaire, a un précepteur : «Pangloss enseignait la métaphysico-théologo-cosmolonigologie. Il prouvait admirablement qu’il n’y a point d’effet sans cause, et que, dans ce meilleur des mondes possibles, le château de monseigneur le baron était le plus beau des châteaux, et madame la meilleure des baronnes possibles» (chapitre premier).
(Le hockey est partout dans la culture québécoise et canadienne. Les chansons sur ce sport ne manquent pas, plusieurs faisant usage de la langue de puck. Petite anthologie en cours. Liste d’écoute disponible sur Spotify. Suggestions bienvenues.)
Au hockey, les gardiens de but — les cerbères, en langue de puck — sont souvent des êtres à part. Parmi ceux-ci, Jacques Plante ne donnait pas sa place : il était connu tant pour avoir imposé le port du masque chez ses confrères que pour ses excentricités (il tricotait, il souffrait d’étranges troubles respiratoires, il lisait, etc.).
On lui attribue une excellente synthèse de ce qu’il faisait pour gagner sa vie : «À quel point aimeriez-vous un métier où chaque fois où vous faites une erreur, une grosse lumière rouge s’allume et 18 000 personnes vous huent ?»
Le narrateur du roman Saved (2007) de Jack Falla admire Plante : «Anyone who ever plays goals owes something to Jacques Plante, the most important goaltender of all time» (p. 73). Au «plus important gardien de tous les temps», il va même emprunter sa phrase peut-être la plus célèbre : «I wonder how they’d like it if every time they made a mistake at work a red light went on and people booed» (p. 178).
On n’emprunte qu’aux riches.
Références
Falla, Jack, Saved. A Novel, New York, Thomas Dunne Books, St. Martin’s Press, 2007, ix/276 p.
(Le hockey est partout dans la culture québécoise et canadienne. Les chansons sur ce sport ne manquent pas, plusieurs faisant usage de la langue de puck. Petite anthologie en cours. Liste d’écoute disponible sur Spotify. Suggestions bienvenues.)
De temps en temps j’m’en lave les mains
Le sam’di soir d’mandez-moi rien
Je suis un partisan des Canadiens
J’connais les joueurs par numéro-o-o-o
Le nom d’leur char pis d’leur chauffe-eau
La sorte de bière à Bob Rousseau
Le nom du chien d’la femme à Béliveau
La vie s’rait plate pour un jeune veuf
Si y’s’passait jamais rien de neuf
Quand j’ai d’la peine quand tu t’en vas
[Reprise de la chanson]
Les Canadiens
Les Canadiens
Sont là
Oyez oyez petits enfants
Noël s’en vient
Pom pom pom pom
Vous pourrez faire pipi
On s’ra partis Paqu’tés à la messe de minuit-i-i-i
L’église va être pleine à craquer
Tous les athées vont s’rencontrer
Faut passer par là pour réveillonner
La vie s’rait plate pour un jeune veuf
Si y’s’passait jamais rien de neuf
Noël Noël
Chantons Noël
[Voix off]
I’m afraid of the quiet Christmas
Di da da da da da
C’est un peu comme les sacrements
Nos fêtes on s’en sert pus souvent
Le monde est pas fringant au Jour de l’an
À Pâques ça swingue pus comme avant-ant-ant-ant
Le Carnaval ça va v’nir triste
Pareil comme la Saint-Jean-Baptiste
On s’ra mal vus dans les fêtes de police
La vie s’rait plate pour un jeune veuf
Si y’s’passait jamais rien de neuf
J’s’rais-ti pogné pour me marier
[Musique du Forum]
Y as-tu d’la bière icitte ?
Y as-tu d’la bière icitte ?
Si y a pas d’bière icitte
On sacre not’camp d’icitte
Y as-tu d’la bière icitte ?
Y as-tu d’la bière icitte ?
Si y a pas d’bière icitte
On sacre not’camp d’icitte
«Il y a Jo, qui a été filmé par un citoyen de Boucherville alors qu’il dansait sur des bacs verts, en plein trip de mush; Racette, qui passe sa vie entre les vidanges, la désintox et l’itinérance; le Chat, qui se fait régulièrement embarquer par la police au milieu de sa run; Brodeur, qui lance les bacs à compost dans le recyclage…»