Autopromotion 358

«Elévation d’une Bibliotheque», gravure de Jean Pelletier, 1772-1779La 343e livraison de XVIIIe siècle, la bibliographie de l’Oreille tendue, est servie.

La bibliographie existe depuis le 16 mai 1992. Elle compte 39 797 titres.

Illustration : «Elévation d’une Bibliotheque», gravure de Jean Pelletier, À Paris, Chez Le Pere et Avaulez, 1772-1779, Rijksmuseum, Amsterdam

Parler de thèse depuis trois décennies

Michel Beau, l’Art de la thèse, éd. de 2006, couvertureL’Art de la thèse, de Michel Beaud, existe depuis 1985. À une époque, il y en a même eu une version québécoise. Sa plus récente édition date de 2006.

C’est un ouvrage pratique et, comme tout ouvrage pratique, la valeur de ses conseils est inégale : «il est utile de réfléchir avant d’agir» (p. 74); «Et vous-même, pensez régulièrement à vous ressourcer, en allant marcher une journée ou de tout autre manière qui vous convienne» (p. 51).

On y trouve des choses inattendues : «Test : avant de décider de faire une thèse» (p. 14); «Test : avant le choix de votre directeur de thèse» (p. 31). Des phrases étonnent, qui n’en sont pas moins justes : «il en est des directeurs de thèse comme des médicaments, il faut savoir en faire bon usage» (p. 30); «Que nul ne s’en offusque : comme des médicaments, il y a un bon usage du directeur de thèse» (p. 106).

On pourrait lui reprocher de ne pas connaître l’existence des logiciels de bibliographie ou de ne pas tenir compte des cultures disciplinaires en matière de rédaction scientifique (on n’écrit pas une thèse en lettres comme une thèse en astronomie).

À d’autres égards, l’Art de la thèse est un livre utile. On y insiste sur les difficultés du travail de thèse, sans jamais dorer la pilule. On y rappelle qu’il faut prendre note de tout et ne jamais se fier à sa mémoire (p. 95). On y souligne l’importance de la veille bibliographique. On y donne des chiffres nécessaires : en France, depuis 1983, en sciences sociales et humaines, 3000 thèses sont soutenues par année (p. 10), dont environ 7 % en littérature française (p. 177-193), soit environ 200 thèses par année. On y distingue le plan de travail du plan de thèse (p. 60, p. 97-98, p. 105); ce n’est pas la même chose.

On retiendra particulièrement deux passages. Dans le premier (p. 55-56), on propose une réflexion sur le statut des hypothèses dans le travail de thèse : une hypothèse, c’est un outil de découverte; une hypothèse, c’est un moment d’une réflexion (elle peut donc changer en cours de travail). Dans le second (p. 69-71), on montre bien que ce qui distingue le travail de maîtrise du travail de doctorat est le recours à la théorie; sans ce recours, pas de thèse possible.

Après trois décennies, cet ouvrage n’a guère perdu de son actualité.

Référence

Beaud, Michel, l’Art de la thèse. Comment préparer et rédiger un mémoire de master, une thèse de doctorat ou tout autre travail universitaire à l’ère du Net, Paris, La Découverte, coll. «Grands repères», série «Guides», 2006 (édition révisée, mise à jour et élargie en collaboration avec Magali Gravier et Alain de Tolédo), 202 p. Ill.

Autopromotion 355

Vue de la bibliothèque du Panthéon, gravureLa 342e livraison de XVIIIe siècle, la bibliographie de l’Oreille tendue, est servie.

La bibliographie existe depuis le 16 mai 1992. Elle compte 39 681 titres.

Illustration : Pierre Claude Delagardette, «Vue de la bibliothèque du Panthéon dans la ci-devant Abbaye de Ste. Geneviève», à Paris, chez Basset, gravure, Rijksmuseum, Amsterdam