Autopromotion 414

Les relations entre le français et l’anglais ne sont jamais simples au Québec.

Il en sera question plus tard cette semaine avec la diffusion à Télé-Québec du documentaire I speak français.

Il en sera aussi question cet après-midi, entre 15 h et 16 h, à l’émission Pas tous en même temps, au micro de Karyne Lefebvre.

Dans les deux cas, l’Oreille tendue en sera.

 

[Complément]

On peut (ré)entendre l’entretien d’aujourd’hui ici.

Les zeugmes du dimanche matin et de Philippe Claudel

Philippe Claudel, J’abandonne, 2006, couverture«Je suis sorti comme on sort d’un cauchemar. Je pensais aux draps blancs, immensément brodés dans lesquels je t’avais couchée avant de t’abandonner seul dans l’appartement pour marcher dans Paris et dans quelques souvenirs» (p. 25).

«J’ai posé mon sac dans le couloir, ma fatigue et bien d’autres choses, et le baby-sitter est venu me voir» (p. 32).

«Et puis elle est sortie, pour une rave dans un squat du onzième, “totale défonce” m’a-t-elle assuré, et moi je lui ai souhaité une bonne soirée en refermant sur nous deux la porte et le monde» (p. 34).

«Quand la baby-sitter est revenue hier matin, après sa nuit électrique, tu as fui. Elle sentait la sueur, la fatigue, la bière» (p. 25).

Philippe Claudel, J’abandonne, Paris, Stock, coll. «La bleue», 2006, 115 p.

L’oreille tendue de… Jo Nesbø

Jo Nesbø, le Bonhomme de neige, 2008, couverture

«Sylvia courait vers le cœur de la forêt. L’obscurité gagnait.

[…]

Elle s’arrêta et tendit l’oreille. Sa respiration haletante et rauque égratignait le calme, produisait le même son que lorsqu’elle déchirait le papier destiné à emballer les casse-croûte que les filles emporteraient à l’école. Elle parvint à modérer sa respiration. Tout ce qu’elle entendait, c’était le sang qui battait dans ses oreilles, et le clapotis bas d’un ruisseau.»

Jo Nesbø, le Bonhomme de neige. Une enquête de l’inspecteur Harry Hole, traduction d’Alex Fouillet, Paris, Gallimard, coll. «Folio policier», 575, 2008 (2007), 583 p., p. 106.