Archives pour la catégorie École & université

Recommandations professorales

L’Oreille tendue enseigne au Département des littératures de langue française de l’Université de Montréal. Cette année, elle y donnait un séminaire introductif pour tous les nouveaux doctorants. Sur le blogue (privé) du séminaire, elle a fait quelques recommandations de lectures à ses étudiants. En voici une sélection, qui concerne surtout le travail de thèse et le numérique.

Aït Ali, Nawel et Jean-Pierre Rouch, «Le “je suis débordé” de l’enseignant-chercheur. Petite mécanique des pressions et ajustements temporels», article électronique, Temporalités, 18, 2013 : http://temporalites.revues.org/pdf/2632.

Armand, Cécile, «Valoriser et partager ses recherches au travers du numérique – 14 octobre 2013», blogue ENthèSe — Ressources pour la thèse et au-delà, 19 octobre 2013 : http://enthese.hypotheses.org/924.

«Being Professional Academic – Does it Have to Mean Being Boring?», blogue The Thesis Whisperer, 20 novembre 2013 : http://thesiswhisperer.com/2013/11/20/being-professional-academic-does-it-have-to-mean-being-boring/.

Blanchard, Antoine, «Ce que le blog apporte à la recherche», dans Marin Dacos (édit.), Read/Write Book. Le livre inscriptible, Marseille, OpenEdition press, coll. «Read/Write Book», 1, 2010, p. 157-166 : http://books.openedition.org/oep/172.

Cohen, Dan, «Professors, Start Your Blogs», blogue Dan Cohen, 21 août 2006 : http://www.dancohen.org/2006/08/21/professors-start-your-blogs/.

Dacos, Marin, «Comment mieux faire connaître mes recherches ?», blogue Blogo numericus, 23 novembre 2009 : http://blog.homo-numericus.net/article10288.html.

Daniels, Jessie, «From Tweet to Blog Post to Peer-Reviewed Article: How to be a Scholar Now», Impact of Social Sciences, 25 septembre 2013 : http://blogs.lse.ac.uk/impactofsocialsciences/2013/09/25/how-to-be-a-scholar-daniels/.

«De l’usage de Twitter à la formation des chercheurs (une tribune à méditer)», blogue la Boîte à outils des historiens, 6 février 2014 : http://www.boiteaoutils.info/2014/02/de-lusage-de-twitter-la-formation-des.html.

«Doctorants : être ou ne pas être sur Twitter», blogue Doctrix. Pour un autre regard sur le doctorat, 30 septembre 2013 : http://blog.educpros.fr/doctrix/2013/09/30/doctorants-etre-ou-ne-pas-etre-sur-twitter/.

«Doctores cum Twitto», blogue le Gazouilleur. Twitter, les réseaux sociaux, les autres et moi, 28 octobre 2013 : http://legazouilleur.wordpress.com/2013/10/28/doctores-cum-twitto/.

Dubois, François-Ronan, «Intervention à l’Assemblée générale des carnetiers», blogue Contagions. Heurs et malheurs de l’analyse transmédiatique, 9 avril 2014 : http://contagions.hypotheses.org/514.

Un thésard sur sa pratique du blogue.

Gagnon, Alex, «Madame Bovary, c’est nous. Essai en quinze actes», blogue Littéraires après tout, 26 janvier 2014 : http://litterairesaprestout.blogspot.ca/2014/01/madame-bovary-cest-nous-essai-en-quinze.html.

Pourquoi faisons-nous ce que nous faisons ? Comment cela est-il reçu autour de nous ?

Gagnon, Alex, «Les yeux collés en l’air», blogue Littéraires après tout, 9 mars 2014 : http://litterairesaprestout.blogspot.ca/2014/03/les-yeux-colles-en-lair.html.

Bis.

Giraud, Frédérique et Mélodie Faury, «Le carnet de thèse», blogue Espaces réflexifs, 13 février 2012 : http://reflexivites.hypotheses.org/641.

Gunthert, André, «Le blogging académique, entre art et science», blogue l’Atelier des icônes, 14 octobre 2013 : http://culturevisuelle.org/icones/2820.

Gunthert, André, «Quand un blogueur scientifique cesse-t-il d’être scientifique ?», blogue l’Atelier des icônes, 24 février 2014 : culturevisuelle.org/icones/2944.

Huitric, Solenn, «Rédiger une thèse : retours d’expériences», blogue Devenir historien-ne. Méthodologie de la recherche et historiographie en master & doctorat, 27 novembre 2013 : http://devhist.hypotheses.org/2237.

«Jeunes chercheurs et humanités numériques : un manifeste», Digital Humanities à l’IHA, 13 septembre 2013 : http://dhiha.hypotheses.org/1108.

Klein, Delphine, «Du repérage des appels à communication à la rédaction d’une proposition (en SHS)», blogue Ressources pour la thèse et au-delà. Méthodologie, outils et astuces du (jeune) chercheur, 27 juin 2012 : http://enthese.hypotheses.org/559.

Long, Christopher, «The Googled Graduate Student», blogue Christopher P. Long, 4 septembre 2013 : http://www.cplong.org/2013/09/the-googled-graduate-student/.

Maitzen, Rohan, «Accept no Substitutes: Blogging is a Valuable Supplement to Scholarship and Rightfully Challenges the Status Quo», Impact of Social Sciences, 25 juin 2013 : http://blogs.lse.ac.uk/impactofsocialsciences/2013/06/25/blogging-accept-no-substitutes/.

Mulholland, James, «What I’ve Learned about Revising a Dissertation», Journal of Scholarly Publishing, 43, 1, octobre 2011, p. 39-51 : http://muse.jhu.edu/journals/journal_of_scholarly_publishing/summary/v043/43.1.mulholland.html.

Rey, Olivier, «À quand une formation à la communication scientifique ?», blogue Éduveille. Autour des recherches en éducation et formation, 9 septembre 2013 : http://eduveille.hypotheses.org/5694.

Ruiz, Émilien, «Pourquoi déposer sa thèse dans TEL ?», la Lettre de l’École des hautes études en sciences sociales, février 2014 : http://lettre.ehess.fr/7094.

Terras, Melissa, «Is Blogging and Tweeting about Research Papers Worth it? The Verdict», Melissa Terras’ Blog, 3 avril 2012 : http://melissaterras.blogspot.co.uk/2012/04/is-blogging-and-tweeting-about-research.html.

Thiffault, Nelson et Stephen Wyatt, «L’art de ne pas présenter : 12 astuces pour ne plus être invité», l’Aubelle, 150, automne 2006, p. 18-20 : www.mrn.gouv.qc.ca/publications/forets/connaissances/recherche/Thiffault-Nelson/LAubelle-150-automne-18-20.pdf.

Conseils utiles à ne pas suivre.

Weller, Martin, «The Virtues of Blogging as Scholarly Activity», The Chronicle of Higher Education, 29 avril 2012 : http://chronicle.com/article/The-Virtues-of-Blogging-as/131666/.

Accouplements 02

(Accouplements : une rubrique où l’Oreille tendue s’amuse à mettre en vis-à-vis deux textes d’horizons éloignés. Dans ce cas-ci, trois.)

Auteur, Alain Farah est professeur à l’Université McGill.

Farah, Alain, Matamore no 29. Mœurs de province, Montréal, Le Quartanier, 2008, 208 p.

Professeur à l’Université McGill, François Ricard est auteur.

Ricard, François, Mœurs de province. Essais et divagations, Montréal, Boréal, coll. «Papiers collés», 2014, 230 p.

Auteur, Gustave Flaubert n’est pas professeur à l’Université McGill.

Flaubert, Madame Bovary. Mœurs de province, 1857.

Langue de campagne (33) : ne pas confondre éducation et éducation

Avant-hier, à l’émission le 15-18 de la radio de Radio-Canada, le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, répondait ceci à la première question qui lui était posée :

On a besoin au Québec de mettre plus d’emphase sur l’éducation, sur l’innovation, nos universités entre autres dans les facultés de génie, les sciences d’la vie, faut qu’i se rapprochent des entreprises pour être capables d’innover, d’inventer, d’exporter et c’est maintenant là que ça doit se passer.

Anglicisme à l’appui (mettre de l’emphase), voilà sa conception de l’éducation : des écoles professionnelles branchées sur l’industrie. L’éducation ramenée à la seule formation.

Hier, dans le Devoir, sous la plume d’Antoine Robitaille, paraissait un éditorial intitulé «Cruciales disciplines» :

Il n’est presque pas question d’éducation dans la présente campagne électorale. Cela est déplorable. De plus, lorsque le sujet est abordé, des questions de structures et d’infrastructures éclipsent rapidement tout le reste : droits de scolarité, financement, salaires, taille du ministère, destin des commissions scolaires, problèmes de «moisissures», etc.

Ce sont là des sujets importants; mais il semble devenu presque impossible de débattre publiquement de questions fondamentales : «Que faudrait-il enseigner ?», par exemple. «Quelle devrait être la formation des maîtres ?» Les réponses en ces matières ne seront jamais définitives, bien sûr; comme nombre d’autres questions en démocratie. Mais il faut au moins garder la discussion ouverte.

François Legault et Antoine Robitaille ne donnent pas le même sens au mot éducation.

P.S.—L’Oreille tendue sait être monomaniaque au besoin. En 2012, elle se prononçait sur la place de l’éducation dans la campagne électorale, dans les pages du Journal de Montréal.

 

[Complément]

Dans son éditorial du jour dans la Presse+, Ariane Krol pose la question suivante :

Sommes-nous prêts, en tant que société, à faire de l’éducation une véritable priorité — c’est-à-dire un choix avec lequel nous serons conséquents, au détriment, même, d’autres considérations ? C’est en ces termes qu’il faut se poser la question.

Sa réponse :

L’éducation est un enjeu important pour beaucoup d’électeurs. Mais figure-t-il en tête des priorités des Québécois ? Les sondages réalisés en prévision et au début de la campagne montraient que non. Et rien de ce que nous avons vu et entendu ces dernières années ne nous porte à croire que ces sondages ont erré.

 

[Complément]

Et enfin Joseph Facal, dans son blogue au Journal de Montréal :

Dans le Québec d’aujourd’hui, et ce n’est pas d’hier, l’éducation a été dissociée de la culture pour être ravalée au rang de «formation».

J’entends par là que le but fondamental du système semble être de préparer les jeunes pour le marché en leur donnant le bagage de compétences officielles et minimales que celui-ci exige.

L’école, du primaire jusqu’à l’université, doit certes faire cela. Mais elle ne devrait pas faire que cela.

Grosses journées pour l’éducation (dans les médias, pas chez les représentants des partis).

Autopromotion 103

En 2012, l’Oreille tendue signait un texte, dans le Journal de Montréal, sur les élections québécoises. Elle est au regret de vous annoncer qu’elle est obligée de continuer à penser la même chose aujourd’hui. Ça s’appelait «Autoportrait électoral d’un privilégié insatisfait» (23 août 2012, p. 25).

Les campus sont des lieux dangereux

L’Oreille tendue enseigne à l’université. Depuis des années, sans succès, elle essaie de convaincre ses étudiants de prendre comme objet d’étude le genre des romans universitaires (les campus novels).

Au fil des ans, elle a constitué une courte liste de pareils textes : en prose (roman, nouvelle), en français, décrivant un milieu québécois (cégep, université). Voici cette liste.

Les suggestions d’ajouts ou de corrections sont bien sûr les bienvenues.

Bernié, Jean-Philippe, J’attendrai le temps qu’il faudra, Montréal, La courte échelle, 2013, 199 p.

Bernié, Jean-Philippe, Quand j’en aurai fini avec toi, Montréal, La courte échelle, 2012, 199 p.

Bismuth, Nadine, Scrapbook, Montréal, Boréal, coll. «Boréal compact», 176, 2006 (2004), 393 p.

Brochu, André, Adéodat 1, Montréal, Éditions du Jour, coll. «Romanciers du Jour», R-91, 1973, 142 p.

Chabin, Laurent, Le corps des femmes est un champ de bataille, Montréal, Coups de tête, 2012, 240 p.

Charland, Jean-Pierre, la Souris et le rat. Petite histoire universitaire, Gatineau, Vents d’Ouest, coll. «Azimuts», 2004, 240 p.

Gagnon, Robert, la Mère morte, Montréal, Boréal, 2007, 272 p.

Gourdeau, Gabrielle, Clins d’œil à Romain Gary, Notre-Dame-des-Neiges, Éditions Trois-Pistoles, 2001, 223 p.

Grégoire, Mélissa, l’Amour des maîtres, Montréal, Leméac, 2011, 248 p.

Hébert, François, le Rendez-vous, Montréal, Quinze, coll. «Prose entière», 1980, 234 p.

LaRue, Monique, la Gloire de Cassiodore, Montréal, Boréal, 2002, 296 p.

Lepage, François, le Dilemme du prisonnier, Montréal, Boréal, 2008, 151 p.

Martel, Jean-Philippe, Comme des sentinelles, Montréal, La mèche, 2012, 177 p.

Mathieu, Claude, la Mort exquise et autres nouvelles, Montréal, Le Cercle du livre de France, 1965, 143 p.

Ouellette-Michalska, Madeleine, la Parlante d’outre-mer, Montréal, XYZ éditeur, coll. «Romanichels», 2012, 167 p.

Richer, Ghislain, Meurtre sur le campus, Chicoutimi, JCL, 2001, 264 p.

Robitaille, Martin, les Déliaisons, Montréal, Québec Amérique, coll. «Littérature d’Amérique», 2008, 240 p.

Rousseau, Jacques, ROM. Read only memory, Montréal, Tryptique, 2010, 214 p.

Théoret, France, Les apparatchiks vont à la mer Noire, Montréal, Boréal, 2004, 246 p.