Archives pour la catégorie Lumières

On est peu de chose

La postérité emprunte des chemins parfois bien détournés. Prenez Diderot, un auteur cher au cœur de l’Oreille. Comment se souvient-on de lui aujourd’hui ?

Entre autres traces, par un jeu de mots, soit sur un t-shirt :

T-shirt Diderot

soit dans une publicité des étudiants de l’Université François-Rabelais de Tours (merci à @fbon pour la photo) :

Affiche Diderot, Université François-Rabelais (Tours), 2014

Espérons que ce ne soit pas tout.

P.S.—Dans un esprit semblable, mais sur un autre auteur des Lumières, voyez les Curiosités voltairiennes de l’Oreille.

Dix livres

J. Cervon, l’Aiglon d’Ouarzazate, couverture

Dans la Presse+ du jour, le chroniqueur Pierre Foglia demande à ses lecteurs de dresser une liste de lectures : «Dans l’esprit du Bookbucket, sans réfléchir, les dix titres qui vous viennent, là, tout de suite.»

Voici ceux de l’Oreille tendue.

André Malraux, la Condition humaine

Jean Echenoz, Cherokee

Nicholson Baker, The Mezzanine

Philip Roth, The Great American Novel

Jean-François Vilar, Bastille Tango

J. Cervon, l’Aiglon d’Ouarzazate

Victor-Lévy Beaulieu, Monsieur Melville

Laclos, les Liaisons dangereuses

Mordecai Richler, Barney’s Version

Jacques Dubois, Pour Albertine

Citation révolutionnaire du jour

«Du jour au lendemain, les mœurs se font démocratiques. Rien ne subsiste des anciennes distinctions sociales. […] Les formules de cérémonieuse politesse font place au tutoiement; l’ouvrier et le patron, le député et l’électeur, le soldat et l’officier, les hommes et les femmes se tutoient; et, remarque Pigault-Lebrun, comme en France l’administration est toujours la même, on lit en entrant dans tous les bureaux possibles : “Ici on se tutoie. Fermez la porte, s’il vous plaît.”»

André Le Breton, le Roman français au XIXe siècle. I, Avant Balzac, Paris, Société française d’imprimerie et de librairie, 1901, 315 p., p. 71.