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Chronique musicale

Quand l’Oreille tendue était petite, cela s’appelait de la musique folklorique. Il était aussi question de folk (ce n’était pas seulement de la musique folklorique, mais c’était aussi cela).

Puis elle a appris que c’était devenu de la musique traditionnelle, du (de la ?) trad, celle-ci prenant plusieurs formes : «Trad, néo-trad, trash-trad et trad trad» (le Devoir, 29 décembre 2003).

Elle en découvre aujourd’hui une nouvelle : «Maître des instruments scandinaves, le musicien J.-F. Bélanger lance ces jours-ci Les vents orfèvres, un superbe disque de trad de chambre» (@louiscornellier).

 

[Complément]

Merci à @revi_redac d’élargir la culture musicale de l’Oreille en lui faisant découvrir l’électrotrad.

Affiche d’un spectacle d’électrotrad

Note de régie

L’Oreille tendue s’est enfantée le 14 juin 2009. À compter du 26 décembre de la même année, une nouvelle entrée, parfois plus, s’est ajoutée au blogue tous les jours, hors périodes de vacances.

Ce rythme quotidien est devenu un brin lassant, du moins pour l’Oreille. Désormais, les billets paraîtront de façon moins régulière.

Comment connaître l’existence d’un nouveau texte ? Par Twitter. Ou par RSS (en bas à droite). Ou par des visites fréquentes.

Citation euphémique du jour

«Ils concluront aussi que nous avions un penchant marqué pour l’euphémisme. Rien de ce qui méritait d’être nommé ne méritait pas aussi qu’on lui trouve un autre nom, plus drabe, moins significatif, qui permettait de ne rien dire du tout tout en faisant en sorte que tout le monde fût d’accord. Nous adorions que tout le monde fût d’accord, fût-ce au prix de ne pas avoir la moindre idée de ce sur quoi nous nous entendions» (Jean Dion, le Devoir, 17-18 mai 2003).

Le son du bon vieux temps

Cassette audio

Les Canadiens de Montréal — c’est du hockey — n’avaient plus de capitaine. La Presse+ du 15 septembre faisait le portrait des «favoris pour porter le “C”». Parmi ceux-ci, le défenseur P.K. Subban :

Un maître. Malgré son grand charisme et son humour, il est aussi capable de «sortir la cassette» quand vient le temps de discuter de dossiers chauds.

Autre exemple, emprunté au Métier critique (2014) de Catherine Voyer-Léger :

Malheureusement, il arrive trop souvent que ce type d’articles nous fasse lire ou entendre la même entrevue partout avec un artiste qui a fait du speed-dating avec des journalistes, n’ayant pas beaucoup d’autres choix que de répéter une cassette, d’autant plus que les questions semblent souvent formatées (p. 87-88).

Qu’est-ce que cette «cassette» que l’on «sort» ou que l’on «répète» ? Des déclarations préparées à l’avance, comme si elles étaient pré-enregistrées, et qui ne veulent rien dire. Le contraire d’une parole spontanée.

Pour combien de temps encore cette expression sera-t-elle compréhensible, la cassette étant désormais au musée ?

P.S.—Depuis la parution de l’article de la Presse+, on a appris que les Canadiens n’auront pas de capitaine attitré pour commencer la saison 2014-2015, mais plutôt quatre assistants-capitaines : quatre joueurs seront donc capitaines adjoints d’une équipe sans capitaine.

Illustration

«Tdkc60cassette». Sous licence Creative Commons Attribution-Share Alike 3.0 via Wikimedia Commons

Référence

Voyer-Léger, Catherine, Métier critique. Pour une vitalité de la critique culturelle, Québec, Septentrion, 2014, 209 p.