Autopromotion 360

Les amis de l’émission Plus on est des fous, plus on lit ! de la radio de Radio-Canada ont un segment intitulé «L’abécédaire de la résistance». On y donne quelques lettres aux invités; à eux ensuite de trouver un mot à rattacher à cette lettre initiale, ce mot pouvant être un nom commun, un titre d’œuvre, un nom de personne. Avec Martine Desjardins et Francine Pelletier, l’Oreille tendue se prêtera au jeu aujourd’hui, entre 14 h et 15 h. Au menu : N-O-P-Q.

 

[Complément]

On peut (ré)entendre l’entretien ici.

L’Oreille tendue avait choisi quatre mots.

N comme nationalisme. Elle a parlé de ce fabuleux texte :

Belleau, André, «Langue et nationalisme», Liberté, 146 (25, 2), avril 1983, p. 2-9; repris sous le titre «Pour un unilinguisme antinationaliste» dans Y a-t-il un intellectuel dans la salle ?, Montréal, Primeur, coll. «L’échiquier», 1984, p. 88-92; repris sous le titre «Pour un unilinguisme antinationaliste» dans Surprendre les voix, Montréal, Boréal, coll. «Papiers collés», 1986, p. 115-123; repris sous le titre «Langue et nationalisme» dans Francis Gingras (édit.), Miroir du français. Éléments pour une histoire culturelle de la langue française, Montréal, Presses de l’Université de Montréal, coll. «Espace littéraire», 2014 (3e édition), p. 425-429; repris sous le titre «Pour un unilinguisme antinationaliste» dans Surprendre les voix, Montréal, Boréal, coll. «Boréal compact», 286, 2016, p. 113-121. URL : <http://www.erudit.org/culture/liberte1026896/liberte1032296/30467ac.pdf>.

O comme Obama (épistolier).

P comme P.K. Subban, celui qu’on a échangé contre du bœuf de l’ouest.

Q comme question.

La clinique des phrases (w)

Exemple d’énumération fautive, Guide de la communication écrite au cégep, à l’université et en entreprise, 1996, p. 97(À l’occasion, tout à fait bénévolement, l’Oreille tendue essaie de soigner des phrases malades. C’est cela, la «Clinique des phrases».)

Soit cette énumération, particulièrement bancale, lue dans un recueil récent de chroniques radiophoniques québécoises :

Le processus se fait en quatre temps : 1) création du nouveau terme, 2) repris pour vendre de nouveaux produits (Madison Avenue n’étant après tout qu’à une demi-heure de Harlem en métro), 3) le nouveau terme est rendu caduc, et 4) un vide langagier se crée, appelant l’invention d’un nouveau terme.

Rappelons cette règle, pourtant évidente, du Guide de la communication écrite au cégep, à l’université et en entreprise (1996) :

Toute énumération, qu’elle soit simple ou complexe, présentée à la verticale ou à l’horizontale, doit être formée d’éléments de la même catégorie grammaticale (soit des noms, soit des verbes, en règle générale) (p. 97).

L’auteur du recueil, lui, mêle un substantif, un adjectif et deux propositions.

Ramenons-le à l’ordre :

Le processus se fait en quatre temps : 1) un nouveau terme est créé, 2) ce terme est repris pour vendre de nouveaux produits (Madison Avenue n’étant après tout qu’à une demi-heure de Harlem en métro), 3) il est rendu caduc, et 4) un vide langagier se crée, appelant l’invention d’un nouveau terme.

À votre service.

P.-S.—Oui, trois fois «nouveau», c’est beaucoup. Dans la phrase qui précède cette énumération, notons qu’il y a aussi «nouveauté» et «nouveau». C’est neuf, en effet.

Référence

Malo, Marie, Guide de la communication écrite au cégep, à l’université et en entreprise, Montréal, Québec/Amérique, 1996, ix/322 p.

Autopromotion 353

Cet après-midi, vers 15 h, l’Oreille tendue sera au micro de Jean-Charles Lajoie, de la station de radio 91.9, pour parler de l’émeute de 1955 à la suite de la suspension de Maurice Richard — c’est du hockey.

Il a déjà été question ici de cette émeute à plusieurs reprises.

L’Oreille s’appuiera sur son livre de 2006 :

Melançon, Benoît, les Yeux de Maurice Richard. Une histoire culturelle, Montréal, Fides, 2006, 279 p. 18 illustrations en couleurs; 24 illustrations en noir et blanc. Nouvelle édition, revue et augmentée : Montréal, Fides, 2008, 312 p. 18 illustrations en couleurs; 24 illustrations en noir et blanc. Préface d’Antoine Del Busso. Traduction : The Rocket. A Cultural History of Maurice Richard, Vancouver, Toronto et Berkeley, Greystone Books, D&M Publishers Inc., 2009, 304 p. 26 illustrations en couleurs; 27 illustrations en noir et blanc. Traduction de Fred A. Reed. Préface de Roy MacGregor. Postface de Jean Béliveau. Édition de poche : Montréal, Fides, coll. «Biblio-Fides», 2012, 312 p. 42 illustrations en noir et blanc. Préface de Guylaine Girard.

 

[Complément]

On peut (ré)entendre l’entretien ici, à partir de la 25e minute.

 

Les Yeux de Maurice Richard, édition de 2012, couverture

Néologismes touristiques du jour

Portrait de Pablo Escobar, 1977L’autre jour, à la radio, l’Oreille tendue réfléchissait aux formes contemporaines du tourisme : volontourisme, nécrotourisme (thanatourism, dark tourism), tourisme sans abri (poorism), tourisme de catastrophe (crisis tourism).

Pourquoi arrêter en si bon chemin ? Ajoutons à la liste narcotouristes (narcoturistas); cela se pratiquerait, rapporte The New Yorker, au pays de Pedro Escobar.

C’est peut-être ce qui explique que plusieurs cèdent dorénavant à la touristophobie (et pas seulement à Barcelone).

Illustration : Portrait de Pablo Escobar, Police nationale colombienne, 1977, disponible sur Wikimedia Commons