On est peu de chose

La postérité emprunte des chemins parfois bien détournés. Prenez Diderot, un auteur cher au cœur de l’Oreille. Comment se souvient-on de lui aujourd’hui ?

Entre autres traces, par un jeu de mots, soit sur un t-shirt :

T-shirt Diderot

soit dans une publicité des étudiants de l’Université François-Rabelais de Tours (merci à @fbon pour la photo) :

Affiche Diderot, Université François-Rabelais (Tours), 2014

Espérons que ce ne soit pas tout.

P.-S. — Dans un esprit semblable, mais sur un autre auteur des Lumières, voyez les Curiosités voltairiennes de l’Oreille.

 

[Complément du 11 novembre 2018]

Soit encore ceci, repéré par le Notulographe en octobre 2018, qui joue sur le fait que Diderot a codirigé l’Encyclopédie.

Jeu de mots sur Diderot et l’Encyclopédie

Autopromotion 133

Article sur Christian Vandendorpe dans Wikipédia

Au moment de la retraite de son collègue, et néanmoins ami, Christian Vandendorpe, l’Oreille tendue avait contribué à un volume de Mélanges en son honneur. Elle met aujourd’hui cette contribution en ligne (PDF).

 

Référence

Melançon, Benoît, «Journal d’un (modeste) Wikipédien», dans Rainier Grutman et Christian Milat (édit.), Lecture, rêve, hypertexte. Liber amicorum Christian Vandendorpe, Ottawa, Éditions David, coll. «Voix savantes», 32, 2009, p. 225-239. https://doi.org/1866/11380

Autopromotion 027

Ce matin, entre 9 h et 10 h, l’Oreille tendue sera au micro de Franco Nuovo (Dessine-moi un dimanche), à la radio de Radio-Canada, pour parler des encyclopédies à l’ère du numérique

Elle s’appuiera (peut-être) sur les sources suivantes :

Baker, Nicholson, «The Charms of Wikipedia», The New York Review of Books, 55, 4, 20 mars 2008, p. 6-10.

Bibliomancienne, «Wikipédia comme projet pédagogique décliné à l’infini», blogue, 18 août 2011.

Carmody, Tim, «Wikipedia Didn’t Kill Britannica. Windows Did», Wired, 14 mars 2012.

Cronon, William, «From the President. Scholarly Authority in a Wikified World», dans American Historical Association, Perspectives on History, février 2012.

Melançon, Benoît, «Sommes-nous les premiers lecteurs de l’Encyclopédie ?», dans Jean-Michel Salaün et Christian Vandendorpe (édit.), les Défis de la publication sur le Web : hyperlectures, cybertextes et méta-éditions, Lyon, Presses de l’ENSSIB (École nationale supérieure des sciences de l’information et des bibliothèques), coll. «Référence», 2004, p. 145-165 et p. 285.

Melançon, Benoît, «Journal d’un (modeste) Wikipédien», dans Rainier Grutman et Christian Milat (édit.), Lecture, rêve, hypertexte. Liber amicorum Christian Vandendorpe, Ottawa, Éditions David, coll. «Voix savantes», 32, 2009, p. 225-239. https://doi.org/1866/11380

Place de la toile, France Culture, émission du 3 mars 2012 : «Les langues de l’internet».

Rosenzweig, Roy, «Can History be Open Source ? Wikipedia and the Future of the Past», The Journal of American History, 93, 1, juin 2006, p. 117-146. https://web.archive.org/web/20220120045343/https://chnm.gmu.edu/essays-on-history-new-media/essays/?essayid=42

Vandendorpe, Christian, «Le phénomène Wikipédia : une utopie en marche», le Débat, 148, janvier-février 2008, p. 17-30. https://doi.org/10.3917/deba.148.0017

«Will Wikipedia Mean the End Of Traditional Encyclopedias ?», The Wall Street Journal, 12 septembre 2006. Débat, par courriel, entre Jimmy Wales (Wikipédia) et Dale Hoiberg (Encyclopædia Britannica).

 

[Complément du jour]

On peut (ré)entendre l’entretien ici.

La liberté de PKP

Portrait de Fontenelle

Pierre Karl Péladeau est président et chef de la direction du groupe Quebecor (médias, imprimeries, télécommunications, etc.). On l’entend souvent chanter les mérites de la convergence et rappeler la prépondérance des contenus sur leurs canaux de diffusion dans l’économie médiatique contemporaine.

Hier soir, au gala célébrant le centième anniversaire du Devoir, il a fait preuve, dans son allocution, d’une grande liberté.

Envers la syntaxe, d’abord : beaucoup de ces phrases étaient bancales.

Envers l’histoire de la littérature, ensuite : il a associé Fontenelle, l’Encyclopédie de Diderot et D’Alembert, et le quotidien montréalais. Le prétexte ? Fontenelle est mort quelques semaines avant d’avoir 100 ans, alors que le Devoir, lui, est bel et bien centenaire. Le rapport entre le XVIIIe siècle et le journal ? La liberté de penser (si l’Oreille tendue a bien compris). L’Encyclopédie ramenée au seul nom de Fontenelle ? Cela relève, c’est le moins qu’on puisse dire, du raccourci historique : Fontenelle n’a pas collaboré à l’entreprise, bien qu’il l’ait influencée.

Pierre Karl Péladeau a raison : les contenus sont importants.