Aide lexicale instantanée

Michael Connelly, Ironwood, 2026, couverture

Vous écrivez ? Vous utilisez des mots dont vous n’êtes pas sûr qu’ils sont compris par tout le monde ? Vous ne voulez pas utiliser de glossaire ou de note de bas de page ? Tournez-vous vers l’aide lexicale instantanée ! La traduction en direct !

Exemples.

Bérubé, Renald, les Caprices du sport. Roman fragmenté, Montréal, Lévesque éditeur, coll. «Réverbération», 2010, 159 p.

«mon père fendait du bois près du hangar — on disait “la shed”» (p. 125).

Connelly, Michael, Ironwood. A Catalina Novel, New York, Boston et Londres, Little, Brown and Company, 2026, 325 p.

«I’ll talk to him and make sure we don’t get mushroomed — kept in the dark» (p. 93).

«Venice was adjacent to Marina del Rey, the largest man-made harbor for recreational boats on the continent. It was home to several private yacht clubs and offered some of the most expensive dockage in California — hence the name Marina del Rey, which translated to “the King’s Dock”» (p. 304)

Votre lectorat vous remerciera !

Les bonnes manières se perdent

Simenon, Maigret chez le coroner, éd. originale de 1949, couverture

Dans Maigret chez le coroner (1949), Simenon envoie son personnage fétiche se balader aux États-Unis, histoire de le frotter à une société et à des procédures qu’il ne comprend pas.

Assis dans l’avion qui l’emmène de l’Arizona à la Californie, à la toute fin du roman, le commissaire écrit une lettre à sa femme, restée rue Richard-Lenoir, à Paris.

Comment s’adresse-t-il à elle ? «Ma chère Madame Maigret» (éd. de 2001, p. 189).

Ça, c’est du respect.

P.-S.—Cela étant, il la tutoie; ça fait désordre.

 

Référence

Simenon, Maigret chez le coroner, Paris, Presses de la cité, coll. «Le livre de poche», 14236, 188 p. Ill. Édition originale : 1949.

Curiosité voltairienne (et automobile)

François Barcelo, J’haïs le hockey, 2011, couverture

«Tout est bien qui finit bien. Je remonte à vélo. Mais je n’ai pas le temps de donner un coup de pédale, que la Honda de Colombe arrive en trombe dans le stationnement du poste de police et s’arrête devant moi. Je laisse encore tomber mon vélo et je m’approche. Elle baisse la vitre de son côté. Je m’apprête à annoncer joyeusement que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes. Mais elle ne me laisse pas ouvrir la bouche.»

François Barcelo, J’haïs le hockey, Montréal, Coups de tête, coll. «Roman noir», 45, 2011, 111 p., p. 91.

 

Au cinquième chapitre de Candide (1759), le conte de Voltaire, on lit : «Je demande très humblement pardon à Votre Excellence, répondit Pangloss encore plus poliment, car la chute de l’homme et la malédiction entraient nécessairement dans le meilleur des mondes possibles.»

 

Voltaire est toujours bien vivant.