Pour lancer la semaine

«Quand bien même les histoires dites,
et même les amours qui commencent ou finissent,
sont les mêmes, et même le désarroi»
François Bon, Daewoo

Un coorganisateur de colloque : «Pour embrayer.»

Un participant à un congrès : «On entame l’atelier Auto-diagnostic en médecine […]» (@MarieBeau).

Un site de la Sorbonne : «Débuter une recherche.»

Un premier ministre du Québec : «Vous avez démarré une tradition d’excellence spectaculaire dans le sport universitaire» (@Carabins).

Qu’est-ce qu’il vous a fait le verbe commencer ? Pourquoi tenez-vous à mettre quelque chose à sa place ? Hein ?

 

[Complément du 16 août 2016]

Une neuropsychologue : «Je tiens à initier ce message estival […].»

 

Référence

Bon, François, Daewoo. Roman, Saint-Cyr sur Loire, publie.net, coll. «Temps réel», 2011 (2004). Édition numérique.

«Débuter une recherche», dit la Sorbonne

 

Assis, mais à une table

L’Oreille tendue ne cesse d’être frappée de la conversion (québécoise) du verbe asseoir en synonyme de parler; il en était question ici le 6 octobre 2010 et le 25 février 2011.

En ces matières, l’évolution se fait sous nos yeux. Maurice Richard — pas l’ex-joueur de hockey, mort en 2000, mais le maire de Bécancour, là où se trouve la centrale nucléaire Gentilly-2 — était interviewé le 14 mars par la Presse. Les événements récents au Japon, sans susciter ses craintes, nécessitent néanmoins, selon lui, une rencontre avec les gens d’Hydro-Québec, puisque cette société d’État exploite la centrale. Qu’y fera-t-on ? «On va s’attabler avec Hydro-Québec pour discuter de ce qui peut être fait.»

Pas s’asseoir, mais s’attabler. On n’arrête pas le progrès.