Vocabulaire du goûteur québécois

Confiture, vin, bois

 

 

Un ami de l’Oreille tendue était à la maison ce matin. Interrogé sur un vin australien — dont elle taira le nom par grandeur d’âme —, il répondit sans hésiter : «Pas ce vin-là. C’est comme de la confiture sur un deux par quatre.» Bref, trop de fruit, trop de bois. Message bien reçu. Merci.

Ambiance de traviole ?

On a déjà eu l’occasion de constater, à l’Oreille tendue, que la critique vinigastronomique a son propre idiome.

Tel bar à vin accueille «des professionnels et autres adultes urbains».

Un établissement québecquois serait «un restaurant résolument urbain»; un autre, une «cabane urbaine».

Avenue Laurier Ouest, à Montréal, vous pouvez fréquenter une (une ?) «barmacie».

«La déco rétro-saxonne» de tel troquet serait à signaler.

Du nouveau dans la Presse du 29 janvier. Qu’y reproche-t-on au Ridi de la rue Sherbrooke Ouest ? Son «Ambiance bancale, degré “0”» (cahier Gourmand, p. 6).

Cela se remet-il d’aplomb ? On l’espère.

Lost in translation

Arte Nova, Vinopack, contenant

Avant

The Vinopak™ container, is the simple and agreeable name given to this revolutionary packaging for high quality wines !

Après

Le contenant Vinopakmc, c’est le nom tout simple et amical que l’on donne à ce tout nouvel emballage révolutionnaire pour le vin de grande qualité.

Trouver le nom Vinopak «agréable», selon la version anglaise de ce texte autopublicitaire, est étrange, mais on laissera passer : tous les (dé)goûts sont dans la nature.

En revanche, le trouver «amical» ne paraît guère concevable à l’Oreille tendue.