
«Révolte
Ou poème pour le jour où nous descendrons dans la rue.
Je pense à quelques arpents de neige,
Je compte mes arbres et mes champs
Et j’ai soudain le cœur qui s’allège
Et mon regard devient triomphant.
[…]»
Pierre Landry, «Révolte», dans «Poèmes», Liberté, 51 (9, 3), mai-juin 1967, p. 41-43, p. 41. https://id.erudit.org/iderudit/60587ac
Pourquoi citer ce poème aujourd’hui ? Parce que «Doc» Landry le reprend dans son ouvrage Plume, Pierrot et moi. La véritable histoire de la Sainte-Trinité (Québec, Septentrion, 2025, 255 p., p. 65).
Au début du vingt-troisième chapitre de Candide (1759), le conte de Voltaire, «Candide et Martin vont sur les côtes d’Angleterre; ce qu’ils y voient», Candide discute avec Martin sur le pont d’un navire hollandais : «Vous connaissez l’Angleterre; y est-on aussi fou qu’en France ? — C’est une autre espèce de folie, dit Martin. Vous savez que ces deux nations sont en guerre pour quelques arpents de neige vers le Canada, et qu’elles dépensent pour cette belle guerre beaucoup plus que tout le Canada ne vaut.»
Voltaire est toujours bien vivant.