Le zeugme du dimanche matin et de Fanny Britt

Fanny Britt, les Retranchées, 2009, couverture

«C’est ici que je vivais quand je suis arrivée d’Amos avec une mère récemment séparée et des dizaines de questions embrouillées que je ne pouvais pas formuler en mots.»

Fanny Britt, les Retranchées. Échecs et ravissement de la famille, en milieu de course, Montréal, Atelier 10, coll. «Documents», 15, 2019, 97 p., p. 75.

Autopromotion 441

Microphone bleu de Qub radio

Aujourd’hui, vers 13 h 30, l’Oreille tendue sera à l’émission Là-haut sur la colline d’Antoine Robitaille, sur Qub radio, pour parler de langue et de politique. Au menu : les Français et les anglicismes; les mots de l’immigration; une bande dessinée sur la langue.

 

[Complément]

On peut (ré)entendre l’entretien ici.

 

La vidéo évoquée en ondes :

 

Quelques liens :

Arbour, Louise, «Immigrants illégaux, un terme à proscrire», le Devoir, 14 août 2017.

Boutet, Josiane, le Pouvoir des mots. Nouvelle édition, Paris, La Dispute, 2016, 256 p.

«Défense de la langue française : 100 signatures pour refuser la dictature du tout-anglais», le Parisien, 16 juin 2019.

James, La sémantique c’est élastique, Paris, Delcourt, coll. «Pataquès», 2019, 109 p.

James, La sémantique c’est élastique, 2019, couverture

La clinique des phrases (kk)

Polyclinique de l’Oreille, publicité, Laval, Québec, juin 2019

(À l’occasion, tout à fait bénévolement, l’Oreille tendue essaie de soigner des phrases malades. C’est cela, la «Clinique des phrases».)

Soit les phrases suivantes :

«[…] il a changé d’école et a quitté Dubnica pour Trencin, où le niveau de hockey y était supérieur.»

«C’est aussi une ville où le sport y est fortement enraciné.»

«Soixante ans de journalisme littéraire de Maurice Nadeau, un recueil d’articles dans lequel le fondateur de feu La Quinzaine Littéraire y déploie un art de la lecture qui est aussi un modèle de critique littéraire.»

«Il s’agit bien de mener un combat, là où précisément le terrain y est à la fois et le moins favorable et le plus efficace […].»

Dans les quatre cas, le pronom adverbial y est inutile. Enlevons-le.

Appuyons-nous pour cela sur le toujours éclairant Michel Francard, dans une de ses chroniques du Soir (Bruxelles) :

Les pléonasmes grammaticaux sont des cas de redondance syntaxique, récusés par les grammairiens. Tel l’emploi de et de y dans une même subordonnée : dans une maison où il y a placé ses économies; ou celui de dont et en, avec le même antécédent : une expérience dont il en tirera bénéfice.

À votre service.