Fil de presse 029

A comme aventure

Deutsch, Lorànt, Romanesque. La folle aventure de la langue française, Paris, Michel Lafon, 2018, 336 p.

AA comme autre aventure

Seithumer, Ingrid et Lili Scratchy, la Grande Aventure du langage, Arles, Actes Sud junior, 2019, 64 p.

B comme biscornu

Gravel, François, Branchez-vous ! et autres poèmes biscornus, Montréal, Les 400 coups, 2019, 56 p. Illustrations de Laurent Pinabel.

B comme bureau

Périnel, Quentin, les 100 Expressions à éviter au bureau et ailleurs, Paris, Le Figaro, 2018, 150 p.

C comme couleur

Gallienne, Amandine, les 100 Mots de la couleur, Paris, Presses universitaires de France, coll. «Que sais-je ?», 4081, 2019, 128 p.

C comme Cratyle

Année, Magali, la Musique linguistique de la réminiscence. Le Ménon de Platon entre réinvention cratyléenne de la langue commune et réappropriation de l’ancienne langue parénétique, Grenoble, Editions Jérôme Million, coll. «Horos», 2018, 144 p. Préface d’Egbert J. Bakker.

D comme dico

Les Cahiers du dictionnaire, 10, 2018, 258 p. Dossier «Dictionnaires et territoires», dirigé par Giovanni Dotoli, Encarnación Medina Arjona et Salah Mejri.

E comme entreprise

Simonnet, David, les 100 Mots de l’entreprise, Paris, Presses universitaires de France, coll. «Que sais-je ?», 3986, 2018, 128 p.

E comme expression

Provencher, Serge, 27 expressions de la langue française revisitées, Montréal, Les heures bleues, coll. «Les 27», 2018, 64 p.

E comme Europe

Le discours et la langue, 101, 2018, 234 p. Dossier «Polémique et construction européenne», sous la direction de Corinne Gobin et Jean-Claude Deroubaix.

F comme féminisation

Cerquiglini, Bernard, Le ministre est enceinte ou la grande querelle de la féminisation des noms, Paris, Seuil, 2018, 208 p.

F comme francophonie(s)

Francophonies d’Amérique, 42-43, 2016-2017. Dossier «Les idéologies linguistiques dans la presse francophone canadienne : approches critiques», dirigé par Wim Remysen.

Martineau, France, Annette Boudreau, Yves Frenette et Françoise Gadet (édit.), Francophonies nord-américaines. Langues, frontières et idéologies, Québec, Presses de l’Université Laval, coll. «Les voies du français», 2018, 554 p.

F comme Français

Barlow, Julie et Jean-Benoît Nadeau, Ainsi parlent les Français, Paris, Robert Laffont, 2018, 396 p.

G comme Grevisse

Fairon, Cédrick et Anne-Catherine Simon, le Petit Bon Usage de la langue française. D’après l’œuvre de Maurice Grevisse, Louvain-la-Neuve, De Boeck Supérieur, 2018, 576 p.

Compte rendu de Michel Francard dans le Soir

I comme ici

Arrighi, Laurence et Karine Gauvin (édit.), Regards croisés sur le français d’ici, Québec, Presses de l’Université Laval, coll. «Les voies du français», 2018, 165 p.

I comme impressionnisme

Breton, Jean-Jacques, les 100 Mots de l’impressionnisme, Paris, Presses universitaires de France, coll. «Que sais-je ?», 4018. 2019, 128 p.

L comme (non-)linguistes

Les Cahiers du Cediscor, 14, 2108, 110 p. Dossier «Les métadiscours des non-linguistes». URL : <https://journals.openedition.org/cediscor/1089>.

N comme Normandie

Bergeron-Maguire, Myriam, le Français en Haute-Normandie aux 17e et 18e siècles. Le témoignage des textes privés et documentaires, Strasbourg, Eliphi, coll. «Travaux de linguistique romanes. Sociolinguistique, dialectologie, variation», 2018, xi/280 p.

O comme orthographe

Gruaz, Claude (édit.), Dictionnaire de l’orthographe rationalisée du français. «Cessons de considérer comme faute ce qui est logique.» Les consonnes doubles. Le x final. Les lettres grecques ou similaires, Limoges, Éditions Lambert-Lucas, coll. «Études pour une rationalisation de l’orthographe française d’aujourd’hui (EROFA)», 2018, 523 p. Ill. Préface d’André Chervel.

P comme peinture

Heck, Michèle-Caroline (édit.), LexArt : les mots de la peinture (France, Allemagne, Angleterre, Pays-Bas, 1600-1750), Montpellier, Presses universitaires de la Méditerranée, coll. «Théorie des arts», 2018, 504 p.

P comme photographie

Amar, Pierre-Jean, les 100 Mots de la photographie, Paris, Presses universitaires de France, coll. «Que sais-je ?», 4132, 2019, 128 p.

R comme rectitude politique

Barbéris, Isabelle, l’Art du politiquement correct, Paris, Presses universitaires de France, 2019, 224 p.

S comme signe

Tipa. Travaux interdisciplinaires sur la parole et le langage, 34, 2018. Dossier «La langue des signes, c’est comme ça». URL : <https://journals.openedition.org/tipa/>.

S comme structuralisme

Ilunga, Léon-Michel (édit.), Ferdinand de Saussure. Un siècle de structuralisme et de post-structuralisme, Louvain-la-Neuve, EME éditions, coll. «Cahiers des sciences du langage», 2018, 384 p.

S comme style

Perrat, Pascal, Libérer son écriture et enrichir son style, Paris, EdiSens, coll. «En français dans le texte», 2018 (quatrième édition), 269 p.

T comme tennis

Valerio, Emanuele, Dictionnaire du tennis, Paris, Honoré Champion, coll. «Champion les dictionnaires», 17, 2019, 752 p. Préface de Henri Leconte.

U comme usages

Heck, Michèle-Caroline, Marianne Freyssinet et Stéphanie Trouvé (édit.), Lexicographie artistique : formes, usages et enjeux dans l’Europe moderne, Montpellier, Presses universitaires de la Méditerranée, coll. «Théorie des arts», 2018, 504 p.

Autopromotion 405

«Le bourg-mestre», gravure de Jacques BeauvarletLa 368e livraison de XVIIIe siècle, la bibliographie de l’Oreille tendue, est servie.

La bibliographie existe depuis le 16 mai 1992. Elle compte 42 579 titres.

Illustration : «Le bourg-mestre», gravure de Jacques Beauvarlet, d’après Adriaen van Ostade, 1741-1797, Rijksmuseum, Amsterdam

Est-ce clair ?

Daniel Grenier, Françoise en dernier, 2018, couvertureSoit quelques citations, tirées du très recommandable Françoise en dernier de Daniel Grenier (2018) :

1. «Elle aurait pu mourir probablement des centaines, des milliers de fois, c’est clair, mais de cette fois-là elle se souvenait» (p. 50).

2. «— C’est la même chose que le Labyrinthe. Ils ont des pipes à eau ?
— C’est clair» (p. 70).

3. «C’est clair qu’on pouvait passer la journée ici, qu’on pouvait se perdre» (p. 71).

4. «Pas besoin d’en rajouter, c’était clair» (p. 100).

5. «— Les gars, la peinture est pas encore sèche. C’est clair qu’elle est pas loin» (p. 124).

6. «— Ça te fait de la peine ?
— Ben, c’est clair» (p. 170).

Dans tous les cas, clair a le sens d’évident. Dans le deuxième et le sixième — des dialogues —, on pourrait aussi dire que c’est clair a valeur d’adverbe d’affirmation : oui.

C’est clair serait alors à rapprocher, dans l’usage québécois, de sérieux et de mets-en.

P.-S.—Dans le Devoir des 9-10 février, ceci : «D’un point de vue personnel, c’est clair qu’on a tous vécu des choses incroyables qui nous ont changés, observe Jonas Fortier.»

Référence

Grenier, Daniel, Françoise en dernier, Montréal, Le Quartanier, coll. «Polygraphe», 16, 2018, 217 p.

Histoire de conjonctions et d’excuses

Messages d’excuses tirés d’Internet

 

On l’entend de plus en plus souvent dans la bouche de personnalités publiques : «Si j’ai offensé / blessé quelqu’un, je voudrais m’excuser.»

Quand on en est rendu là, c’est, évidemment, qu’on a blessé / offensé quelqu’un. Sinon, on ne serait pas en train de s’excuser.

La conjonction indiquant une situation hypothétique («si») et le conditionnel («je voudrais») ne sont donc pas de mise.

À la rigueur, on pourrait dire : «Puisque j’ai offensé / blessé quelqu’un, je voudrais m’excuser.» Mieux : «Puisque j’ai offensé / blessé quelqu’un, je m’excuse.»

Mieux encore : «Je m’excuse.»

À votre service.