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Matière humaine

Le Québec a un nouveau ministre de l’Éducation, François Blais. (On ne le confondra pas avec un autre François Blais, même si ce dernier est doué en matière de transmission culturelle.)

Interviewé à la télévision l’autre jour, le nouveau ministre a eu cette phrase sibylline : «Je pense que les Québécois ne sont pas faits en chocolat.»

Quel en est le sens ? Blais fait preuve de prudence («Je pense que»), mais il croit néanmoins que les Québécois ne sont pas fragiles / friables / fondants (ils ne sont pas «faits en chocolat»).

En ces temps d’austérité budgétaire, c’est bon à savoir. On aurait pu croire que quelqu’un voulait les manger.

Fin de la promenade

«Les Québécois ont fait le tour du Bloc», titrait joliment le Devoir du 18 mars 2015 (p. A7).

Ce Bloc, c’est un parti politique, le Bloc québécois. Comment peut-on en «faire le tour» ?

Le bloc au Québec désigne le pâté de maisons. Qui en fait le tour est en promenade (généralement brève).

Celle des Québécois autour du Bloc québécois serait donc terminée.

Dont acte.

Lendemains d’émeute

Devant le Forum de Montréal, le 18 mars 1955

[On commémore ces jours-ci le soixantième anniversaire de l’émeute qui suivit l’annonce de la suspension du joueur de hockey Maurice Richard. Réflexion historique.]

«Sans le savoir, en suspendant Maurice Richard,
Clarence Campbell avait accéléré l’histoire…»
(la Presse, 14 mars 1995, p. A2).

Récapitulons. Le 13 mars 1955, à Boston, Maurice Richard se fâche. Le 16 mars, il est puni : Clarence Campbell est fâché. Le 17 mars, à Montréal, les supporteurs du Rocket se fâchent. Le 18 mars, il leur demande de ne plus se fâcher. Voilà, en quelques mots, ce qui constitue(rait) un épisode capital de l’histoire du Québec moderne : l’Émeute Maurice-Richard du printemps 1955.

Cette émeute a acquis un statut d’évidence historique aujourd’hui, notamment dans son lien avec la Révolution tranquille : elle en aurait été l’«annonce», voir l’«élément déclencheur». («Révolution tranquille» ? Au sens strict, il s’agit de la période, de 1960 à 1966, pendant laquelle le gouvernement québécois, alors dirigé par le premier ministre libéral Jean Lesage, aurait spectaculairement rompu avec la «Grande Noirceur» incarnée par un de ses prédécesseurs, Maurice Duplessis, de l’Union nationale. Indiquons deux de ses symboles forts : la nationalisation de l’électricité; la création du ministère de l’Éducation.) Les choses sont évidemment un peu plus compliquées que cela. Il faudrait notamment se demander quand le lien entre ces deux «événements» est apparu. Allons-y voir.

Deux exemples, tirés d’entretiens, suffiront à montrer la force du lien.

Le premier, dans la bouche du cinéaste Jean-Claude Lord, à RDI, la chaîne d’information continue de la télévision de Radio-Canada, le 25 octobre 1999 :

Les événements qui ont traversé la vie de Maurice, en particulier, bon, l’Émeute, et toute la signification que ç’a eue ont fait qu’à un moment donné socialement ça devenait quelque chose d’important. […] si on se rappelle bien, en 1955 l’Émeute, en 1960 le début de la Révolution tranquille.

Le second, dans celle de l’historien Peter Gossage (An Illustrated History of Quebec. Tradition & Modernity, 2012), interviewé dans la Presse du 23 août 2012 :

Maurice Richard est devenu l’un des mythes fondateurs de la Révolution tranquille (p. A10).

L’article est illustré de deux photos prises au moment de l’Émeute. Entre 1955 et 1960, il y aurait donc une nette relation directe.

Ce type de discours est devenu banal dans la société québécoise; il n’en a pas toujours été de même. Un bref sondage, de cinq ans en cinq ans, dans les archives du quotidien la Presse, le montre. La commémoration de l’Émeute est chose récente.

17 mars 1960 : rien ne porte sur l’Émeute. Il n’en est même pas question dans la rubrique «Vous souvenez-vous ?».

17 mars 1965 : huit lignes, dans la rubrique «Miroir des sports», sont consacrées à «Un 10e anniversaire mémorable, celui de “l’affaire Richard”». (On ne parle pas d’émeute.)

17 mars 1970 : rien ne porte sur l’Émeute.

17 mars 1975 : sous le titre «L’émeute du Forum : 20e anniversaire» paraît un texte de vingt lignes.

17 mars 1980 : une page du journal, dans le cahier «Informations générales», raconte : «Il y aura 25 ans lundi, au Forum… Les “fans” du Rocket attendaient Campbell».

17 mars 1985 : rien ne porte sur l’Émeute.

17 mars 1990 : un article de vingt-trois lignes rappelle «Il y a 35 ans : l’émeute !»

14-18 mars 1995 : une série de cinq reportages, un par jour, revient sur «L’émeute du Forum : 40 ans plus tard».

17 mars 2000 : rien ne porte sur l’Émeute.

17 mars 2005 : «L’émeute au Forum. Il y a cinquante ans» est un «Cahier spécial sports. Grand format», qui reprend la typographie du journal en 1955.

17 mars 2010 : rien ne porte sur l’Émeute.

17 mars 2015 : rien ne porte sur l’Émeute.

Que conclure de ce bref résumé, qui ne concerne qu’un aspect de la mémoire de l’Émeute dans la société québécoise ? Une première chose, accessoire : la commémoration est plus nourrie aux dix ans qu’aux cinq ans. Une seconde, bien plus importante : plus on s’éloigne de l’événement, plus on le commémore (longuement). (Pour démontrer la solidité de ce qui reste pour l’instant une hypothèse, il faudrait évidemment se livrer au même type d’exercice dans d’autres journaux, dans d’autres médias, dans les manuels d’histoire, etc.) Une troisième : la Presse passe sous silence l’Émeute en 2010 et en 2015, alors que celle-ci avait été très fortement couverte en 1995 et en 2005; ce silence est d’autant plus étonnant que d’autres médias ont été prolixes en 2015 (Radio-Canada, la station de radio 98,5, The Gazette, The Globe and Mail, le Orange County Register, Sportsnet, etc.).

Toute histoire est un récit, et un récit qui se transforme au fil du temps. Le récit historique québécois, dans son interprétation de la Révolution tranquille, a cherché des événements qui pourraient l’annoncer. C’est ce qu’indiquait Alexandre Turgeon dans un article du Devoir le 21 septembre 2010 :

À cette quête de paternité [de la Révolution tranquille] se joint une autre quête, soit celle des signes précurseurs de la Révolution tranquille. Ceux-là sont légion. Que l’on pense au manifeste du Refus global [1948], à l’émeute du Forum à la suite de la suspension de Maurice Richard, au «Désormais…» qu’aurait lancé Paul Sauvé à son arrivée au pouvoir, à ces foyers d’opposition au régime que furent le Devoir, Cité libre et la faculté des Sciences sociales de l’Université Laval, et bien d’autres encore… Une fois de plus, on cherche avidement les signes avant-coureurs de cette Révolution tranquille du fait que l’on ne peut concevoir, ni admettre, qu’il s’agisse d’un phénomène de génération spontanée (p. A7).

L’Émeute Maurice-Richard est devenue un de ces «signes avant-coureurs», mais cela s’est fait progressivement. La place que cette émeute a prise dans le récit historique québécois — et qui paraît maintenant aller de soi — est le fuit d’une construction et on pourrait sans trop de mal la rapporter à l’évolution du nationalisme québécois et à celle des interprétations de la Révolution tranquille. (Dans ce récit, le «Bloc-notes» d’André Laurendeau paru dans le Devoir du 21 mars 1955, «On a tué mon frère Richard», joue évidemment un rôle important.)

Cela est banal, mais mérite néanmoins d’être répété.

P.S.—L’image en tête de ce billet a été repérée par Dave Stubbs.

Références

Gossage, Peter et J.I. Little, An Illustrated History of Quebec. Tradition & Modernity, Don Mills, Oxford University Press, 2012, xix/369 p. Ill.

Laurendeau, André, «Blocs-notes. On a tué mon frère Richard», Le Devoir, 21 mars 1955, p. 4. Repris dans le Devoir les 29-30 janvier 2000, p. E9, le 29 mai 2000, p. A9 et et 17 mars 2015 (édition numérique).

Perreault, Mathieu, «La Révolution tranquille revisitée», la Presse, 23 août 2012, p. A10.

Turgeon, Alexandre, «La Révolution tranquille en quête de paternité», le Devoir, 21 septembre 2010, p. A7.

21 mars 1955

André Laurendeau, portrait

[On commémore ces jours-ci le soixantième anniversaire de l’émeute qui suivit l’annonce de la suspension du joueur de hockey Maurice Richard. Celui-ci avait un frère imprévu.]

Quel sens donner à ce qui s’est passé à Montréal le 17 mars 1955 ? André Laurendeau s’y essaie dans les pages du quotidien le Devoir dès le 21 mars 1955.

Quatre jours après l’Émeute, Laurendeau publie dans le quotidien un article intitulé «On a tué mon frère Richard». Il emprunte son titre à un épisode du nationalisme canadien-français : c’est une allusion au «On a tué mon frère Riel…» d’Honoré Mercier à la fin du XIXe siècle. Laurendeau substitue au leader métis de l’Ouest canadien pendu pour ses activités politiques un joueur de hockey canadien-français suspendu pour ses débordements sportifs. Il est conscient que les deux événements ne sont pas de nature identique :

Sans doute il s’agit aujourd’hui de mise à mort symbolique. À peine le sang a-t-il coulé. Nul ne saurait fouetter indéfiniment la colère des gens, y sculpter une revanche politique. Et puis, il ne s’agit tout de même que de hockey…

Pourtant, il ne faudrait pas minimiser ce qui vient de se passer :

Tout paraît destiné à retomber dans l’oubli. Mais cette brève flambée trahit ce qui dort derrière l’apparente indifférence et la longue passivité des Canadiens français.

L’Émeute fait émerger quelque chose de profond. Laurendeau le dit d’entrée de jeu :

Le nationalisme canadien-français paraît s’être réfugié dans le hockey. La foule qui clamait sa colère jeudi soir dernier n’était pas animée seulement par le goût du sport ou le sentiment d’une injustice commise contre son idole. C’était un peuple frustré, qui protestait contre le sort.

Maurice Richard, pour l’éditorialiste du Devoir, est un «héros national», que l’on pourrait comparer à Wilfrid Laurier ou à Louis Riel, mais son vis-à-vis n’est pas vraiment Clarence Campbell. Ce dernier personnifie plutôt l’Anglophone, le Juge (expéditif), le Provocateur, le Maître : «Le sort s’appelait, jeudi, M. Campbell; mais celui-ci incarnait tous les adversaires réels ou imaginaires que ce petit peuple rencontre.» Le «peuple frustré» lui a opposé la violence le temps d’une émeute. Or les racines de cette violence sont historiques : «Les sentiments qui animaient la foule, jeudi soir, étaient assurément confus. Mais est-ce beaucoup se tromper que d’y reconnaître de vieux sentiments toujours jeunes, toujours vibrants […].»

Après cette entrée en matière sur la dimension nationale de l’Émeute, Laurendeau s’interroge sur ce qui a poussé des gens pacifiques à se livrer au pillage le 17 mars. Pourquoi cette violence ? «Quand [la foule] se déchaîne, sous tous les cieux du monde, elle devient mauvaise et incohérente. […] quand des hommes sont nombreux et animés par une passion commune, où est la logique?» Le point de comparaison que choisit Laurendeau pour essayer de comprendre les émeutiers est doublement intéressant. En rapportant l’émeute du Forum à une assemblée politique tenue en 1942, pendant la crise de la Conscription, Laurendeau l’inscrit dans l’histoire de la distinction canadienne-française au sein de la fédération canadienne. Il active dans le même temps un réseau de sens dont il existe des traces chez plusieurs créateurs qui ont mis en scène les événements de 1955 (Eugène Cloutier, Pierre Gélinas, Rick Salutin) : l’Émeute, c’est la guerre.

Pendant l’assemblée de 1942, la foule réunie au marché Jean-Talon de Montréal avait applaudi un orateur refusant l’antisémitisme exprimé par quelques-uns. Néanmoins, l’ambiance change rapidement :

L’assemblée terminée, la foule resta quelques moments près du marché Jean-Talon, comme en disponibilité. Ces gens-là n’avaient pas le goût d’aller se coucher. Ils se sentaient encore vibrants, ils ne voulaient pas se séparer.

Quelques meneurs, surgis d’on ne sait où, se présentèrent et encadrèrent la foule. Un ordre de marche, et l’épaisse colonne s’avança jusqu’à la rue Saint-Laurent, qu’elle se mit à descendre. […] Et bientôt, savez-vous ce qui arriva ? Cette foule, qui venait unanimement d’exécrer l’antisémitisme se mit à jeter des pierres sur les vitrines des magasins juifs ou supposés tels.

Quelques «meneurs» suffisent à transformer des patriotes en miliciens suivant un «ordre de marche» et réunis en une «épaisse colonne». Comment ? On ne le sait pas : «Parmi ceux qui me lisent ce matin, il y a peut-être des hommes qui participèrent à ce vandalisme, et se demandent pourquoi ils l’ont fait.» En 1942 comme en 1955, il n’est pas facile de déchiffrer la psychologie des foules. Le nationalisme ne mène pas toujours à la violence; parfois si, sans que l’on sache pourquoi.

Sur un autre plan, Laurendeau note qu’il y avait des inconditionnels du Rocket tant chez les anglophones que chez les francophones :

Sans doute, tous les amateurs de hockey, quelle que soit leur nationalité, admirent le jeu de Richard, son courage et l’extraordinaire sûreté de ses réflexes. Parmi ceux qu’enrageait la décision de M. Campbell, il y avait certainement des anglophones.

Cela tend à disparaître du discours commun sur l’Émeute en 2015.

L’influence d’un texte comme celui-là a été et reste considérable. Le Devoir le publie le 21 mars 1955, puis le reprend les 29-30 janvier 2000, le 29 mai 2000 et le 17 mars 2015. Il donne son titre au treizième chapitre de la biographie de Jean-Marie Pellerin (l’Idole d’un peuple, 1976) et au documentaire de Luc Cyr et Carl Leblanc, Mon frère Richard (1999). Il est cité dans ce film, ainsi que dans Maurice Rocket Richard de Karl Parent et Claude Sauvé (1998), dans Maurice Richard. Histoire d’un Canadien de Jean-Claude Lord et Pauline Payette (1999) et dans Fire and Ice de Brian McKenna (2000). Chrystian Goyens, Frank Orr et Jean-Luc Duguay le reproduisent dans la version française (mais pas dans l’anglaise) de leur Maurice Richard. Héros malgré lui (2000). Jacques Lamarche en propose des extraits dans son album (2000). Des universitaires le commentent : Anouk Bélanger (1995 et 1996), David Di Felice (1999 et 2002), Suzanne Laberge et Alexandre Dumas (2003), Victor-Laurent Tremblay (2005), de même que des historiens populaires : Hélène-Andrée Bizier (2006), Paul Daoust (2005 et 2006), Jean-Claude Germain (2006), le Mémorial du Québec (1979). Des auteurs anglophones — D’Arcy Jenish (2008), Charles Foran (2011) — ont aussi recours à cet article.

Le point de vue de Laurendeau sur l’Émeute n’est pas le seul; c’est un de ceux dont les échos sont les plus durables. Il jouera un rôle important dans l’interprétation de l’Émeute Maurice-Richard au cours des ans.

[à suivre]

[Ce texte reprend des analyses publiées dans les Yeux de Maurice Richard (2006).]

Références

Bélanger, Anouk, «Le hockey au Québec : un milieu homosocial au cœur du projet de subjectivation nationale», Montréal, Université de Montréal, mémoire de maîtrise, août 1995, 114 p.

Bélanger, Anouk, «Le hockey au Québec, bien plus qu’un jeu : analyse sociologique de la place centrale du hockey dans le projet identitaire des Québécois», Loisir et société / Society and Leisure, 19, 2, automne 1996, p. 539-557.

Bizier, Hélène-Andrée, Une histoire du Québec en photos, Montréal, Fides, 2006, 317 p. Ill.

Cloutier, Eugène, les Inutiles, Montréal, Cercle du livre de France, 1956, 202 p.

Daoust, Paul, «17 mars 1955 : 50 ans plus tard. L’émeute au Forum, première révélation du mythe Richard», le Devoir, 17 mars 2005, p. A7.

Daoust, Paul, Maurice Richard. Le mythe québécois aux 626 rondelles, Paroisse Notre-Dame-des-Neiges, Éditions Trois-Pistoles, 2006, 301 p. Ill.

Di Felice, David, «The Richard Riot : A Socio-Historical Examination of Sport, Culture, and the Construction of Symbolic Identities», Kingston, Queen’s University, mémoire de maîtrise, 1999, ii/221 p. Ill.

Di Felice, David, «The Formation of Class, Ethnic, and National Identities : The Case of the Richard Riot of 1955», dans Colin D. Howell (édit.), Putting It on Ice. Volume I : Hockey and Cultural Identities, Halifax, Gorsebrook Research Institute, Saint Mary’s University, 2002, p. 83-98.

Fire and Ice. The Rocket Richard Riot / L’émeute Maurice Richard, documentaire de 60 minutes, 2000. Réalisation : Brian McKenna. Production : Galafilm.

Foran, Charles, Maurice Richard, Toronto, Penguin Canada, coll. «Extraordinary Canadians», 2011, xiii/166 p. Introduction de John Ralston Saul.

Gélinas, Pierre, les Vivants, les morts et les autres, Montréal, Cercle du livre de France, 1959, 314 p. Rééd. : Notre-Dame-des-Neiges, Éditions Trois-Pistoles, 2010, 324 p. Préface de Jacques Pelletier.

Germain, Jean-Claude, «L’émeute Maurice Richard. La mesure de la colère de tout un peuple», l’Aut’ Journal, 246, février 2006, p. 8.

Goyens, Chrystian et Frank Orr, avec Jean-Luc Duguay, Maurice Richard. Héros malgré lui, Toronto et Montréal, Team Power Publishing Inc., 2000, 160 p. Ill. Préfaces d’Henri Richard et de Pierre Boivin.

Goyens, Chrys et Frank Orr, avec Jean-Luc Duguay, Maurice Richard. Reluctant Hero, Toronto et Montréal, Team Power Publishing Inc., 2000, 160 p. Ill. Préfaces d’Henri Richard et de Pierre Boivin.

Jenish, D’Arcy, The Montreal Canadiens. 100 Years of Glory, Toronto Doubleday Canada, xvi/336 p. Ill. Introduction de Bob Gainey.

Laberge, Suzanne et Alexandre Dumas, «L’affaire Richard / Campbell : un catalyseur de l’affirmation des Canadiens français», Bulletin d’histoire politique, 11, 2, hiver 2003, p. 30-44.

Lamarche, Jacques, Maurice Richard. Album souvenir, Montréal, Guérin, 2000, 133 p. Ill.

Laurendeau, André, «Blocs-notes. On a tué mon frère Richard», Le Devoir, 21 mars 1955, p. 4. Repris dans le Devoir les 29-30 janvier 2000, p. E9, le 29 mai 2000, p. A9 et le 17 mars 2015 (édition numérique).

Maurice Richard. Histoire d’un Canadien / The Maurice Rocket Richard Story, docudrame de quatre heures en deux parties, 1999 : 1921; 1951. Réalisation : Jean-Claude Lord et Pauline Payette. Production : L’information essentielle.

Maurice Rocket Richard, documentaire de deux heures en deux parties, 1998 : Racontez-nous Maurice…; Le hockey depuis Maurice Richard. Réalisation : Karl Parent et Claude Sauvé. Production : Société Radio-Canada.

Melançon, Benoît, les Yeux de Maurice Richard. Une histoire culturelle, Montréal, Fides, coll. «Biblio-Fides», 2012 (2006), 312 p. 42 illustrations en noir et blanc. Préface de Guylaine Girard.

Le Mémorial du Québec. Tome VII. 1953-1965, Montréal, Éditions du Mémorial, 1979, 369 p. Ill.

Mon frère Richard, documentaire de 53 minutes, 1999. Réalisation : Luc Cyr et Carl Leblanc. Production : Ad Hoc Films.

Pellerin, Jean-Marie, l’Idole d’un peuple. Maurice Richard, Montréal, Éditions de l’Homme, 1976, 517 p. Ill. Rééd. : Maurice Richard. L’idole d’un peuple, Montréal, Éditions Trustar, 1998, 570 p. Ill.

Salutin, Rick, avec la collaboration de Ken Dryden, les Canadiens, Vancouver, Talonbooks, 1977, 186 p. Ill. «Preface» de Ken Dryden.

Tremblay, Victor-Laurent, «Masculinité et hockey dans le roman québécois», The French Review, 78, 6, mai 2005, p. 1104-1116.

Autopromotion 168

11 brefs essais contre l’austérité (2015), couverture

Il y a quelques semaines, l’Oreille tendue parlait, à la radio de Radio-Canada, de la langue de l’austérité au Québec. Grâce à Ianik Marcil, qui scènait en studio, ses propos sont devenus un texte, publié dans un ouvrage collectif, 11 brefs essais contre l’austérité. Pour stopper le saccage planifié de l’État (Montréal, Somme toute, 2015, 202 p., 978-2-924283-86-8). L’ouvrage sera en librairie le 31 mars.

Table des matières

La privatisation tranquille
Ianik Marcil

Dire, ou pas, l’austérité
Benoît Melançon

Pour en finir avec la dette publique
Eve-Lyne Couturier

L’éducation, ce malentendu
Joëlle Tremblay

Tuer le désir de beauté
Ianik Marcil

Mortelle austérité
Alain Vadeboncœur

77 500 ans d’austérité
Widia Larivière et Melissa Mollen Dupuis

Une fragilisation des écosystèmes, des liens sociaux et de la solidarité régionale
Laure Waridel

Le sexisme latent de l’austérité
Alexa Conradi

Des mères nécessiteuses aux garderies commerciales : requiem d’un modèle progressiste
Annie Desrochers

Paroles, paroles…
Hans Marotte

À quoi mal l’austérité ?
Christian Nadeau

Biographies