Archives pour la catégorie Zeugme

Les zeugmes du dimanche matin et d’Éric Chevillard

«Il n’avait pas signé de partenariat avec une entreprise de pompes funèbres pour la bonne conservation de ses ossements et la composition de la tapenade servie au cours du lunch suivant les obsèques» (p. 75).

«Les Frères de l’ordre de Saint-Maxence qui dirigeaient l’établissement où j’ai accompli ma scolarité cultivaient non seulement nos esprits impressionnables — irrémédiablement lésés par leur enseignement —, mais aussi un vaste potager qui jouxtait le cimetière où ils s’ensevelissaient quelques jours après leur trépas» (p. 105).

«Avant de perdre la mémoire, la raison et ma dernière dent, je suis mort» (p. 112).

Éric Chevillard, Juste ciel, Paris, Éditions de Minuit, 2015, 141 p.

Le zeugme du dimanche matin et de Jean-Claude Germain

«La Charlotte électrique : un conte de Noël tropical pour toutes les filles pardues dans a’brume, dans a’neige ou dans l’vice.»

Jean-Claude Germain, Diguidi, diguidi, ha ! ha ! ha ! [suivi de] Si les Sansoucis s’en soucient, ces Sansoucis-ci s’en soucieront-ils ? Bien parler, c’est se respecter !, introduction de Robert Spickler, Montréal, Leméac, coll. «Théâtre québécois», 24, 1972, 194 p., p. 28.

Les zeugmes du dimanche matin et de David Goudreault

«Je lisais, donc. Dans l’autobus, dans mon coin de la cour de récréation, dans les maisons où on me trimbalait, aux toilettes et dans mes insomnies» (p. 20).

«S’ils débusquaient un homme dans sa vie ou dans son appartement sans avoir été prévenus, ça compromettrait le retour de ses enfants» (p. 50).

«J’ai laissé ma mère abandonner ses résistances et sa petite culotte […]» (p. 92).

«Bonne idée d’aller travailler. Ça m’a remonté le moral et le budget» (p. 136).

«Et s’il avait la très mauvaise idée de m’attaquer, j’exécuterais ma menace et lui-même» (p. 150).

«Elle m’embrassait avec beaucoup de passion et de langue» (p. 168).

«J’en étais à ce stade de constatation, fomentant l’idée de l’inviter à prendre un verre et son pied» (p. 183).

«De toute manière, je devais reprendre contact avec elle, en personne et en vitesse» (p. 200).

David Goudreault, la Bête à sa mère, Montréal, Stanké, 2015, 231 p.