Le zeugme du dimanche matin et de Corinne Larochelle

Corinne Larochelle, Pour cœurs appauvris, 2019, couverture

«C’est un voyage de merde et je plonge comme il faut dans le caca. J’ai au mieux une heure de sommeil dans le corps pour affronter l’Upper East Side, sans parler de l’adversaire qui occupe le lit de l’hôtel et mon espace mental.»

Corinne Larochelle, Pour cœurs appauvris. Fictions, Montréal, Le Cheval d’août, 2019, 126 p., p. 101.

Le zeugme du dimanche matin et de Fanny Britt

Fanny Britt, les Retranchées, 2009, couverture

«C’est ici que je vivais quand je suis arrivée d’Amos avec une mère récemment séparée et des dizaines de questions embrouillées que je ne pouvais pas formuler en mots.»

Fanny Britt, les Retranchées. Échecs et ravissement de la famille, en milieu de course, Montréal, Atelier 10, coll. «Documents», 15, 2019, 97 p., p. 75.

Le zeugme du dimanche matin et d’Edouardo Mendoza

Edouardo Mendoza, Bataille de chats. Madrid 1936, 2012, couverture

«Tout de suite, la clef tourna dans la serrure vétuste et la porte s’ouvrit en grinçant. L’Anglais se faufila dans l’embrasure et une forme féminine protégée du froid et de la curiosité d’autrui par une ample pèlerine de chasseur referma rapidement; un châle masquait ses traits.»

Edouardo Mendoza, Bataille de chats. Madrid 1936, Paris, Seuil, 2012, 396 p. Traduction de François Maspero. Édition numérique.

Le zeugme du dimanche matin et de Maude Jarry

Maude Jarry, Si j’étais un motel, j’afficherais jamais complet, 2019, couverture

«je me demande pendant combien de temps
elle a trouvé sans les chercher
mes cheveux roux teints dans un racoin
mon passeport expiré dans un tiroir
ma crème à la lavande sur une tablette
mes remords couchés en boule
dans la cave remplie de la succession
de la propriétaire morte»

Maude Jarry, Si j’étais un motel, j’afficherais jamais complet. Poésie, Montréal, Éditions de ta mère, 2019, 83 p., p. 73.