Le zeugme du dimanche matin et de Boileau-Narcejac

Boileau-Narcejac, Sueurs froides, éd. de 2004, couverture

«Il se prépara un peu de camomille. “Qu’est-ce qu’elle penserait de moi si elle me voyait ? Un vieux garçon recuit dans ses manies et sa solitude !”»

Boileau-Narcejac, Sueurs froides (D’entre les morts), Paris, Denoël, coll. «Folio policier», 70, 2004 (1958), 185 p., p. 31.

Le zeugme du dimanche matin et de Leïla Slimani

Leïla Slimani, le Pays des autres, 2020, couverture

«Elle imaginait Corinne dans un bordel de Dunkerque, pauvre fille transie de honte et de froid, silhouette boulotte à moitié nue, en combinaison de nylon et en socquettes.»

Leïla Slimani, le Pays des autres, Paris, Gallimard, coll. «Blanche», 2020. Édition numérique.

Les zeugmes du dimanche matin et de Richard Stark

Richard Stark, l’Oiseau noir, 1971, couverture

«Quand Grofield sortit de l’hôpital, il se retrouva dans une tempête de neige et dans les bras de Charlie et de Ken» (p. 16).

«Certains tournèrent la tête à leur arrivée, puis reportèrent leur intérêt sur leurs boissons chaudes et leurs paisibles conversations» (p. 80).

Richard Stark, l’Oiseau noir, Paris, Gallimard, coll. «Série noire», 1401, 1971 (1969), 185 p. Traduction de D. May.

Le zeugme du dimanche matin et de Jacques Chirac

«J’apprécie plus le pain, le pâté et le saucisson que les limites de vitesse.»

Jacques Chirac, cité par Jacky Durand et Pierre Carey, «Chirac et la bouffe : “Quand j’ai faim, je deviens agressif”», Libération, 26 septembre 2019.

Les zeugmes du dimanche matin et de Geneviève Lefebvre

Geneviève Lefebvre, Toutes les fois où je ne suis pas morte, 2017, couverture

«Matt est revenu les bras chargés, des croissants, une baguette, des confitures, du beurre, du vin, encore du vin, des fraises, et des nouvelles fraîches : Bruxelles.»

«Ils ont marché longtemps tous les trois, en quête d’un restaurant ouvert, au patron assez fou pour défier Daech, les autorités belges, et la soif de trois énergumènes en quête de désir réciproque.»

«On se revoit très bientôt, a dit le petit prince du documentaire engagé, imbibé de vin et d’espoir d’aller à Cannes avec la future vedette de ce qui serait un film “criant de vérité et sans compromis”.»

«J’ai fait le reste du chemin toute seule, tanguant un peu, encore sous l’effet de son étreinte et de l’alcool.»

«Sa fille, si elle avait vécu, aurait été fantasque et fluide, un mercure qui s’évade. Elle aurait parcouru le monde sans hésitation, à l’abri des abrasions, de l’amertume et des coups, une vie libre comme celle de Matt.»

«Dans la chambre neuve de l’hôtel Pantone, ça sentait la peinture fraîche, le chauffage central et la mélancolie.»

«Le soir, étouffée par l’odeur de la peinture fraîche, du chauffage central et de la tristesse, Catherine est sortie de l’hôtel Pantone.»

Geneviève Lefebvre, Toutes les fois où je ne suis pas morte, Montréal, Libre expression, 2017. Édition numérique.