Archives pour la catégorie Zeugme

Les zeugmes du dimanche matin et de Jean-Bernard Pouy

«J’ai laissé passer un long moment, trois voitures, et la moitié de la cigarette de notre chanteur préféré […]» (p. 117).

«Dès qu’elle aura bu un autre coca. C’est pour la route et le rot» (p. 122).

Jean-Bernard Pouy, Suzanne et les ringards, Paris, Gallimard, coll. «Folio policier», 184, 2000 (1985), 178 p.

Le zeugme du dimanche matin et de Catherine Dufour

«Je me souviens que face au FN, le dimanche sur les marchés, dans les manifs, dans les nuages de lacrymo, sur le pont du Carrousel, chaque soir d’élections désastreux et pendant toute la semainus horribilis d’entre deux tours en 2002, Charlie nous a fourni des mots, des images, des slogans, une sensation d’unité et la pêche» (p. 53).

Catherine Dufour, «La une à laquelle on n’a pas échappé», dans Nous sommes Charlie. 60 écrivains unis pour la liberté d’expression, Paris, Librairie générale française, coll. «Le livre de poche», 33861, 2015, 162 p., p. 52-54.

Les zeugmes du dimanche matin et de Frédéric Lenormand

«Son futur valet avait lu Aristote à l’occasion d’études qui s’étaient révélées décevantes pour son avenir autant que pour sa famille» (p. 41).

«Ainsi que Pline le Jeune l’avait écrit en son temps et en latin : “Étudier son ennemi, c’est se connaître soi-même”» (p. 46).

«Il décida de suivre le cortège sur les traces de soufre et de bêtise laissées par le démon» (p. 81).

«le naïf Cherrier n’avait pas encore fait connaissance avec les ressources d’un esprit nourri de lentilles et de philosophie» (p. 91).

«Il avait perdu un matelas, son appétit, l’exclusivité de son protecteur, sa chute n’aurait plus de fin» (p. 242-243).

«La vie le quittait en même temps que son oiseau» (p. 278).

Frédéric Lenormand, Le diable s’habille en Voltaire, Paris, Éditions du Masque, coll. «Suspense historique, 39, 2014, 315 p.

Les zeugmes du dimanche matin et de Maxime Raymond Bock

«Les deux nouveaux occupaient les couchettes superposées les plus proches de l’arche de la cuisine, afin, le matin, de commencer la préparation du gruau le plus discrètement possible et, le soir, de se coucher de la même façon après tout le monde et la vaisselle» (p. 13).

«Puis des bosquets, des nuits lumineuses et des midis sans soleil, des coups de feu occasionnels dans le lointain, la fraîcheur revenue en altitude et des fruits trouvés ici et là se sont enchevêtrés jusqu’à ce qu’il tombe sur une caravane quechua qui menait ses ânes et ses paniers à Lima» (p. 66).

Maxime Raymond Bock, Des lames de pierre. Novella, Montréal, Le Cheval d’août, 2015, 104 p.