Les zeugmes (localisés) de Twitter et du dimanche matin

«L’Espace Bié se veut un incubateur d’innovation et de chanvre frais» (@espacebie).

«Quand Jean Seberg et Romain Gary se mariaient en douce, et en Corse» (France inter, via @PimpetteDunoyer).

«Au pied de cochon et de la tour de l’@UMontreal» (@benoitmelancon).

Au pied de cochon à l’Université de Montréal

«Roy Dupuis descendant la Romaine en canot et en colère contenue» (@FabienDeglise, @LeDevoir).

«les Anglais ont quitté l’UE en même temps que leur flegme légendaire» (@OursMathieu, via @PimpetteDunoyer).

«#lecturedusoir au #Luxembourg avec Aurora et Jérôme : les Cahiers du cinéma et de vacances» (@msonnet).

Les zeugmes du dimanche matin et de Sébastien Bailly

Sébastien Bailly, les Zeugmes au plat, 2011, couverture

Sébastien Bailly n’est pas seulement l’auteur des Zeugmes au plat (commentés ici par l’Oreille tendue) et l’animateur du groupe les Zeugmes au plat sur Facebook. Il zeugme aussi sur Twitter (@sbailly). Quatre exemples ci-dessous.

«Il avait envie de mettre les points sur les i une bonne fois pour toute, et dans sa gueule» (19 janvier 2016).

«Quand on pense que certains ont vécu sous l’empire d’un état alcoolique et de Napoléon III…» (17 mars 2016)

«il finit remorqué, en partie sous l’eau… et les applaudissements» (1er mai 2016).

«Un barbier trop timide et barbant passait ses dimanches à entretenir ses terres. Il rasait les murs, sa femme et ses forêts» (13 juin 2016).

Référence

Bailly, Sébastien, les Zeugmes au plat. Éloge d’une tournure humoristique, Paris, Mille et une nuits, coll. «Mille et une nuits», 585, 2011, 107 p. Avant-propos de Hervé Le Tellier.

Le zeugme du dimanche matin et de Lesage

«Il prit si bien sa route & son temps que nous nous avançâmes jusqu’à l’entrée du Faubourg sans être découverts.»

Alain-René Lesage, les Avantures de Monsieur Robert Chevalier, dit de Beauchêne, capitaine de flibustiers dans la nouvelle France, Paris, Étienne Ganeau, 1732, t. II, p. 329.

Le zeugme du dimanche matin et d’Hervé Prudon

«Un mariage, un divorce, quelques maîtresses et même maman ne m’avaient rien appris des femmes, sinon qu’elles font l’amour, du yoga, des enfants, des mystères et autres salamalecs.»

Hervé Prudon, Champs-Élysées, Paris, Mazarine, 1984, 214 p., p. 14.