Les zeugmes du dimanche matin et de Myriam Beaudoin

Myriam Beaudoin, Épiphanie, 2019, couverture

«Celui qui m’attendait avait la quarantaine, de légères lunettes rondes, une pilosité alarmante rasée du haut des joues jusqu’à l’encolure d’un t-shirt pâle usé, et un ton insupportable» (p. 35).

«Un jour, ce fut l’arrêt total du régime totalitaire pour la fécondité, la fin du courage et de l’acharnement, un terme à mes fréquentations avec de doux et gentils guérisseurs, et de froids médecins armés de stylos-billes et de statistiques cruelles» (p. 66-67).

«À notre demande, sœur Thérèse ouvrira le parloir et le dialogue» (p. 74).

«neuf fois sur dix elle perd pied et maison» (p. 129).

«Chaque jour au coin de ma rue j’ai croisé des parents funambules aux poches transpercées, vides de pain, de comptines, de baisers pour les grands chagrins» (p. 131).

Myriam Beaudoin, Épiphanie. Confession, Montréal, Leméac, 2019, 139 p.

P.-S.—L’Oreille tendue a présenté ce texte le 26 février.

Les zeugmes du dimanche matin et de Daniel Grenier

Daniel Grenier, Françoise en dernier, 2018, couverture«Elle le méprisait et elle l’adorait en même temps, il faisait pipi dans des couches et dans son lit, il souriait et disait des choses absurdes en mélangeant les couleurs et les sons» (p. 13).

«Sam avait une Volkswagen à transmission manuelle et ce qu’on appelle du vécu» (p. 129).

«Elle s’est débarbouillé la face et l’esprit simultanément» (p. 163).

Daniel Grenier, Françoise en dernier, Montréal, Le Quartanier, coll. «Polygraphe», 16, 2018, 217 p.

Le zeugme du dimanche matin et de Leonardo Padura

Leonardo Patura, Passé parfait, 2014, couverture

«Mais dans le cas présent, il avait en main un Davidoff esquinté et un compte à régler avec un subordonné : il prit l’une de ses pires combinaisons de voix et de ton.»

Leonardo Padura, Passé parfait, traduction de Caroline Lepage, Paris, Métailié, coll. «Suite hispanique», 2014, 215 p., p. 15.