Le zeugme du dimanche matin et de Paul Lejeune

Un Français au «royaume des bestes sauvages», 2009, couverture«il se fit une ouverture qui donna entrée à l’eau dans nostre canot & à la crainte dans nostre cœur»

Paul Lejeune, Relation de 1634, dans Un Français au «royaume des bestes sauvages», édition préparée par Alain Beaulieu avec la collaboration d’Alexandre Dubé, Montréal, Lux, coll. «Mémoire des Amériques», 2009 (seconde édition revue et augmentée), 256 p., p. 244.

Les zeugmes du dimanche matin et de Pierre Lemaitre

Pierre Lemaitre, Couleurs de l’incendie, 2018, couverture«Cet accident inimaginable qui allait plonger une mère dans le désespoir, la famille dans la stupéfaction et l’assistance entière dans la plus profonde compassion.»

«Cette femme brève de seins, de fesses et d’esprit considérait Charles comme un être prodigieux.»

«Paul demanda de l’eau. Sa mère lui apporta un verre, reprit sa place et les mains de son fils.»

«Il était à Paris pendant les journées d’août 1944, il ne quitta pas son fauteuil, sa fenêtre et son fusil pendant près de soixante-douze heures.»

«Il se consacra à la publicité, créa l’agence Péricourt, épousa Gloria Fenwick, héritière d’une agence américaine concurrente, alla s’installer à New York, revint à Paris, fit des enfants, des profits et des slogans, il était très fort dans ce domaine.»

Pierre Lemaitre, Couleurs de l’incendie, Paris, Albin Michel, 2018. Édition numérique : iBooks.

Le zeugme du dimanche matin et d’Éric Chevillard

Éric Chevillard, Défense de Prosper Brouillon, 2017, couverture«Les mots qu’il utilise nous sont si familiers qu’ils n’ont pas leur place dans le dictionnaire où sont imprimés ceux que l’on ne connaît pas et qui ne servent à rien, sinon à enténébrer les livres de ces auteurs hypocrites qui se font de leur insuccès une gloire (et un ulcère).»

Éric Chevillard, Défense de Prosper Brouillon, illustrations de Jean-François Martin, Paris, Éditions Noir sur blanc, coll. «Notabilia», 2017, 101 p., p. 17.

Le zeugme du dimanche matin et d’Alice Zeniter

Alice Zeniter, l’Art de perdre, 2017, couverture«Hamid ne saisit pas ce que veut son interlocuteur. Son père travaille à l’usine, comme la plupart des voisins, et dans leur discours il semble n’en exister qu’une. C’est l’Usine. Celle qui fait qu’on les a emmenés là. Il n’a jamais pensé qu’elle produisait quoi que ce soit puisque Ali n’en n’est jamais revenu les mains chargées. Dans sa tête, l’Usine fabrique surtout de la fumée, des blessures, des crampes et une odeur de cramé que son père traîne d’une pièce à l’autre de l’appartement malgré les douches.»

Alice Zeniter, l’Art de perdre, Paris, Flammarion, 2017, 507 p., p. 224.

Les zeugmes du dimanche matin et d’Éric Plamondon

Éric Plamondon, Donnacona, 2017, couverture«Désormais, la Domtar jonglait avec les grosses commandes et les périodes difficiles, les sauvetages économiques et la grogne des syndicats» (p. 29-30).

«Je l’avais précédé en criant par-dessus les rapides et notre excitation : “Amène-le jusqu’ici”» (p. 35).

Éric Plamondon, «Donnacona», dans Donnacona. Nouvelles, Montréal, Le Quartanier, «série QR», 116, 2017, 118 p., p. 9-46.