Les zeugmes du dimanche matin et d’Akos Verboczy

Akos Verboczy, Rhapsodie québécoise, 2016, couverture«Sauf pour les réfugiés (et encore), le choix d’émigrer, comme le choix de la destination, est avant tout une opération comptable. Le candidat à l’émigration aligne les dépenses futures (loyer, épicerie, école, santé, transport) et les revenus potentiels (salaire, profits commerciaux, allocations parentales, aide sociale) et compare le résultat final avec sa situation actuelle. Il n’y a que les chaires universitaires en immigration à la recherche de subventions fédérales et de discrimination pour comparer le résultat obtenu avec le revenu des natifs. Le candidat à l’immigration n’a pas (au départ) cette ambition. Il cherche à améliorer sa situation. Point.»

«Cela expliquait sa présence surprise ce matin-là, avec sa tristesse, sa sobriété et son plus beau costume.»

«Grâce à Shérif, fais-moi peur, on savait que même les villageois en Amérique avaient de belles voitures, des jeans et le sens de l’humour […].»

«Lentement mais toujours en avant, dans un environnement en principe étranger, ces immigrants remplissent leurs paniers — et leur rôle — à la perfection.»

«Des “tabarnak de putain de merde” provenaient de l’armurerie, au fond de la pièce, où quelqu’un s’affairait à réparer une épée avec une scie, une limeuse et des coups de pied dans l’établi.»

Akos Verboczy, Rhapsodie québécoise. Itinéraire d’un enfant de la loi 101, Montréal, Boréal, 2016, 240 p. Édition numérique.

Le zeugme du dimanche matin et de Noah Isenberg

Noah Isenberg, We’ll Always Have Casablanca, 2017, couvertureAu sujet du film Passage to Marseille (1944), avec Humphrey Bogart dans le rôle de Jean Matrac : «In an elaborate yarn told as a flashback within a flashback, the rugged outcast Matrac, bearing a standard-issue scruffy beard, world-weary eyes, and a hidden tender heart, mounts a dramatic prison break from a French penal colony — a thinly veiled Hollywood allegory of a Nazi concentration camp — enabling his fellow inmates to return to the valiant fight for France

Noah Isenberg, We’ll Always Have Casablanca. The Life, Legend, and Afterlife of Hollywood’s Most Beloved Movie, New York et Londres, W.W. Norton & Company, 2017, xvi/334 p., p. 205.

Le zeugme du dimanche matin et de Jacques Attali

«Je n’ai pas l’intention de jouer dans ce quinquennat plus de rôle que celui d’homme libre, qui dit la vérité à ses amis — donc à Emmanuel Macron — et à la cantonade.»

Jacques Attali, cité dans l’Express, 3436, semaine du 10 au 16 mai 2017, p. 62, propos recueillis par Éric Mandonnet.

Les zeugmes du dimanche matin et de Twitter

Ce ne sont pas les zeugmes qui manquent sur Twitter. Démonstration.

@24car : «Primevère : Place au plaisir, pas au cholestérol.»

@20car : «L’oubli règle bien des choses, mais pas les factures.»

@iericksen : «J’exagérais un peu. Montréal a son lot de stationnement et de béton, elle aussi.»

@ledevoir : «Les Penguins perdent Crosby… et le match.»

@28car : «Les Parisiens ont perdu leurs nerfs et sans doute le championnat de France.»

@alain__farah : «J’apprends en écoutant @plusonlit que Johanne Bertrand, réalisatrice extraterrestre adorée prend le large et sa retraite !»

@ledevoir : «Vache sacrée… et à lait.»

@quitusais : «J’y suis entré sans chien et sans fardeau mais avec deux femmes mal élevées à souhait.»

@sbailly : «Avoir un café et 3 heures 30 de calme devant soi. #zeugme studieux.»

@lheureuxdaniel : «Sur Netflix, une série policière exceptionnelle : Trapped. Un village islandais pris dans la tempête et dans le drame.»