Le zeugme du dimanche matin et de Plume Latraverse

«Lui qui était si délinquant et si voleur
Et qui foutait un tel boucan can de malheur
Lui qui retroussait les bourgeois et les jupons
Et qui allait cracher sa joie comme un fripon»

Plume Latraverse, «Revirement majeur», Chansons nouvelles, 1994

Le zeugme du dimanche matin et de Philippe Didion

«Au cours de ces vingt années, les Goncourt perdent la moitié de leur effectif : Jules meurt en 1870 et Edmond demeure seul aux commandes du Journal. Cet événement, ajouté à la perte de Gavarni, le meilleur des amis, à la guerre et au relatif insuccès des livres parus et de leurs adaptations théâtrales, conduit Edmond à s’enfermer de plus en plus hermétiquement dans sa maison d’Auteuil et dans une aigreur de plus en plus virulente» (Notules dominicales de culture domestique, 27 décembre 2015).

P.-S. — Les Notules ? Explication ici.

Les zeugmes du dimanche matin et de Fanny Britt

«Philémon termine le primaire cette année, Boris suivra dans deux ans, Oscar dans six. Après, ce sera l’école secondaire et mes friandises seront refusées avec ostentation, surtout devant les amis, la vieille mère sera reléguée à sa chambre à coucher pendant que ses enfants frencheront à qui mieux mieux dans le sous-sol en se parlant en codes qu’eux seuls comprendront; ils se vautreront dans le mystère et les hormones de la jeunesse, bref, un jour, je ne serai plus jamais jeune et je redoute ce moment, alors je suis responsable des gâteaux et j’y prends un plaisir démesuré.»

«Après le souper, les adultes se sont attardés à table, remplis de vin et d’histoires répétées cent fois.»

Fanny Britt, les Maisons, Montréal, Le Cheval d’août, 2015, 221 p., p. 30-31 et p. 48.

Le zeugme du dimanche matin et d’Alex Gagnon

«Défini par sa communauté d’appartenance comme un être marginal, reclus dans sa chaumière et ses croyances, Armand est un homme vivant loin de la civilisation et dont l’un des buts est de faire fortune en parvenant, à l’aide de procédés alchimiques, à produire de l’or en convertissant des métaux.»

Alex Gagnon, «La communauté du dehors. Imaginaire social et représentations du crime au Québec (XIXe-XXe siècle)», Montréal, Université de Montréal, Département des littératures de langue française, thèse de doctorat, septembre 2015, xiii/545/xxix p., p. 298.

Le zeugme du dimanche matin et de Patrick Nicol

«Qu’est-ce que tu veux de plus ? Une preuve, genre (dit Jack en substance et en anglais, parce que, dans le capitalisme filmé, le crime n’est jamais récompensé).»

Patrick Nicol, «La fièvre des encans», l’Inconvénient, 63, hiver 2015-2016, p. 61-63, p. 62.