Le zeugme du dimanche matin et d’Alice Zeniter

Alice Zeniter, l’Art de perdre, 2017, couverture«Hamid ne saisit pas ce que veut son interlocuteur. Son père travaille à l’usine, comme la plupart des voisins, et dans leur discours il semble n’en exister qu’une. C’est l’Usine. Celle qui fait qu’on les a emmenés là. Il n’a jamais pensé qu’elle produisait quoi que ce soit puisque Ali n’en n’est jamais revenu les mains chargées. Dans sa tête, l’Usine fabrique surtout de la fumée, des blessures, des crampes et une odeur de cramé que son père traîne d’une pièce à l’autre de l’appartement malgré les douches.»

Alice Zeniter, l’Art de perdre, Paris, Flammarion, 2017, 507 p., p. 224.

Les zeugmes du dimanche matin et d’Éric Plamondon

Éric Plamondon, Donnacona, 2017, couverture«Désormais, la Domtar jonglait avec les grosses commandes et les périodes difficiles, les sauvetages économiques et la grogne des syndicats» (p. 29-30).

«Je l’avais précédé en criant par-dessus les rapides et notre excitation : “Amène-le jusqu’ici”» (p. 35).

Éric Plamondon, «Donnacona», dans Donnacona. Nouvelles, Montréal, Le Quartanier, «série QR», 116, 2017, 118 p., p. 9-46.

Le zeugme du dimanche matin et d’Éric Vuillard

Éric Vuillard, Congo, 2012, couverture«Et à quoi cela sert ? À nous rassasier de chagrin et fureur. Nous sommes à la conférence de Berlin, en 1884, on se partage l’Afrique et les diplomates nous prêtent pour quelques heures leurs beaux costumes et les inflexions de leur voix.»

Éric Vuillard, Congo, Arles, Actes Sud, coll. «Un endroit où aller», 2012, 112 p., p. 9.

Le zeugme du dimanche matin et de Stéfanie Clermont

Stéfanie Clermont, le Jeu de la musique, 2017, couverture«Après une longue journée de travail, il ne lui reste que sa rage, son mal de dos et assez d’argent pour s’acheter une caisse de bière.»

Stéfanie Clermont, «Un nid, un nœud», dans le Jeu de la musique. Nouvelles, Montréal, Le Quartanier, coll. «Polygraphe», 15, 2017, 340 p., p. 174-187, p. 179.

Le zeugme du dimanche matin et d’Anne-Marie Olivier

Anne-Marie Olivier, Venir au monde, 2017, couverture«Aucun suivi de grossesse, pas de carte d’assurance maladie, pas de permis de conduire, pis… pas de façon.»

Anne-Marie Olivier, Venir au monde, précédé d’un «Mot de la metteure en scène», Véronique Côté, suivi de «Contrepoint. Tenir bon», par Catherine-Amélie Côté, Montréal, Atelier 10, coll. «Pièces», 14, 2017, 101 p., p. 37.