Le zeugme du dimanche matin et d’Alexandre Dumas

Affiche d’Alfons Mucha, 1896, pour la pièce la Dame aux camélias«Plus tard, je compris cette admiration et cet étonnement, car, m’étant mis aussi à examiner, je reconnus aisément que j’étais dans l’appartement d’une femme entretenue. Or, s’il y a une chose que les femmes du monde désirent voir, et il y avait là des femmes du monde, c’est l’intérieur de ces femmes, dont les équipages éclaboussent chaque jour le leur, qui ont, comme elles et à côté d’elles, leur loge à l’Opéra et aux Italiens, et qui étalent, à Paris, l’insolente opulence de leur beauté, de leurs bijoux et de leurs scandales.»

Alexandre Dumas, fils, la Dame aux camélias (1848), La bibliothèque électronique du Québec.

Illustration : Affiche d’Alfons Mucha, 1896, disponible sur Wikimedia Commons

Le zeugme du dimanche matin et d’Olympe de Gouges

Olympe de Gouges, «Femme, réveille-toi !», 2014, couverture«On a vu tomber en France, depuis quelques mois, le voile de l’erreur, de l’imposture, de l’injustice, et enfin les murs de la Bastille; mais on n’a pas vu encore tomber le despotisme que j’attaque. Je me vois donc réduite à essayer de l’abattre.»

Olympe de Gouges, «Réponse au champion américain ou colon très avisé à connaître» (18 janvier 1790), dans «Femme, réveille-toi !» Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne et autres écrits, édition présentée par Martine Reid, Paris, Gallimard, coll. «Folio 2 €», 5721, 2014, 99 p., p. 63-70, p. 65.

Le zeugme du dimanche matin et de Maylis de Kerangal

Maylis de Kerangal, Un monde à portée de main, 2018, couverture«Dans l’ébranlement du train et du jour qui se lève, son visage s’éclaire, et ce qui était encore imperceptible lorsqu’elle s’est assise dans le wagon, dérobé, se révèle maintenant qu’elle a tourné la tête vers la vitre : quelque chose de rêveur et d’aride, quelque chose de solitaire.»

Maylis de Kerangal, Un monde à portée de main, Paris, Gallimard, coll. «Verticales», 2018, 288 p. Édition numérique.

Les zeugmes du dimanche matin et d’Érik Vigneault

Érik Vigneault, Tout savoir sur Juliette, 2018, couverture

«Le Marchand d’art prit une pause, une gorgée et le temps de vérifier l’effet de son entrée en matière sur son auditoire» (p. 63).

«après que ses parents eurent disparu mystérieusement sans laisser d’adresse ni de trace» (p. 64).

«Quelqu’un dit : Pourquoi avez-vous quitté Mariá et Barcelone ?» (p. 97)

«Nous roulions doucement; ni Georges ni moi n’étions pressés, nous avons roulé en silence et en connivence […]» (p. 113).

«Le jour même un mercredi vinrent le cueillir chez lui sept individus arborant l’uniforme, l’air et le ton compassés de représentants de la loi tour ce qu’il y a d’ordinaire […]» (p. 158).

Érik Vigneault, Tout savoir sur Juliette. Roman, Montréal, Le Cheval d’août, 2018, 177 p.