Les plus bêtes sont-ils les chants les plus beaux ?

Michel Biron, De Saint-Denys Garneau, 2015, couverture

L’Oreille tendue lit ces jours-ci la biographie que vient de consacrer son pote Michel Biron au poète québécois Saint-Denys Garneau.

Elle y trouve ceci, tiré d’une lettre de Garneau à Jean Le Moyne du 4 avril 1934 : «C’était trop fort ! Je n’ai pas pu y tenir et je leur ai carrément chanté des bêtises» (citée p. 213).

Chanter des bêtises, donc. Le sens de cette expression québécoise ? Agonir d’injures, en quelque sorte.

 

Référence

Biron, Michel, De Saint-Denys Garneau. Biographie, Montréal, Boréal, 2015, 450 p. Ill.

Autopromotion 194

Plus tôt ce matin, l’Oreille tendue a discuté du sens du mot récession au micro de Rudy Desjardins de l’émission de radio le Café show de Radio-Canada Alberta.

On peut (ré)entendre l’entretien ici.

Québécisme parasitaire du jour

Patrice Lessard, le Sermon aux poissons, 2011, couverture

Soit la phrase suivante, tirée du roman le Sermon aux poissons de Patrice Lessard (2011) :

Tout ça n’excuse rien au fait que, environ deux semaines après qu’elle soit arrivée, j’ai commencé à m’organiser pour que ça se morpionne (p. 246).

Le verbe se morpionner, donc, essentiellement pronominal : aller (de plus en plus) mal.

 

Référence

Lessard, Patrice, le Sermon aux poissons, Montréal, Héliotrope, 2011, 268 p.