Chronique alimentaire

Michel Tremblay, les Vues animées, éd. de 2016, couvertureSoit la phrase suivante, tirée des Vues animées de Michel Tremblay (1990) :

«Si mon frère n’a pas mangé une volée, il a au moins mangé un paquet de bêtises» (éd. de 2016, p. 148).

Explication libre :

Si mon frère n’a pas reçu de raclée, il s’est au moins fait engueuler.

À votre service.

Référence

Tremblay, Michel, les Vues animées. Récits, Montréal, Leméac, coll. «Nomades», 2016 (1990), 229 p.

Mange ta ville urbaine

L’Oreille tendue a, en garde partagée, un blogue où sont recensées les plus absurdes utilisations — il y a de la compétition — de l’urbain. Cela s’appelle Vivez la ville urbaine et rejoint cette rubrique.

L’Oreille n’y arriverait pas seule; elle a des informateurs sur plusieurs continents (au moins deux). Deux de ces informateurs lui ont annoncé la parution de l’ouvrage suivant.

Bernard Lavallée, «Le nutritionniste urbain», 2018, couverture

On pourrait se gausser, mais cela ne rendrait pas justice à la complexité de l’alimentation urbaine. Allons-y voir.

En ville, on peut manger du sirop d’érable urbain, de la pizza urbaine, du miel urbain, du bbq urbain, de la viande fumée urbaine, un grilled-cheese urbain, de la fondue urbaine, un hot-dog urbain, un steak urbain, des grillades urbaines portugaises.

On peut y boire du vin rouge urbain (y compris à Bordeaux et à La Prairie), du cidre urbain, du café urbain, du thé urbain, de la bière urbaine.

Si on ne souhaite pas cuisiner soi-même, on n’a qu’à aller au restaurant urbain savourer de la cuisine urbaine (à Saint-Jérôme, à Joliette, à Laval, à Montréal — ici ou ou encore là —, en Finlande, en Ontario). Il y a des établissements réservés aux demoiselles.

Vous n’aimez pas les restaurants urbains ? Essayez la cafétéria urbaine, la brûlerie urbaine, le banquet urbain, la brasserie urbaine, la taverne urbaine ou l’épicerie urbaine. Au besoin, le fermier urbain vous guidera, peut-être jusqu’au marché urbain ou jusqu’à son potager urbain. Normal : l’agriculture urbaine est partout. Si vous préférez la nature (en quelque paradoxale sorte), le pique-nique urbain est pour vous.

Il nous fallait un nutritionniste pour nous y retrouver, non ? Sinon, comment l’épicurien urbain ferait-il ?

Néologismes en -ing du vendredi

La création, en français, de néologismes se terminant en -ing n’est pas nouvelle, mais on peut se demander si elle n’est pas en train d’atteindre de nouveaux sommets de (insérez ici l’insulte qui vous convient).

L’Oreille tendue, qui a déjà écrit sur cette mode, parlait récemment du running. Elle a recueilli quelques autres exemples.

En contexte familial : le parenting.

En contexte culinaire : le souping.

En contexte de discussion genrée : le manterrupting.

En contexte sportif : le fowling et le cupping.

En contexte maritime : le whaling.

En contexte de propagande : l’astroturfing.

À votre service.

Croisés à Québec…

Les Simpsons et Georges Perec

Les Simpsons et Georges Perec, affiches, Québec, janvier 2018Une étrange coutume alimentaire

«Voulez-vous du beurre avec votre pizza ?»
«…»

Jean-Paul Riopelle et les Canadiens de Montréal — c’est du hockey

Jean-Paul Riopelle, tableau, Musée national des beaux-arts du Québec, janvier 2018Jean-Paul Riopelle et un patin

Jean-Paul Riopelle, tableau, Musée national des beaux-arts du Québec, janvier 2018

Le grand Meschacebé du Nord

Le fleuve Saint-Laurent, Québec, janvier 2018Un éléphant (oui, le même qu’hier)

Québec, chambre d’hôtel, 5 janvier 2017