Accouplements 132

Jo Nesbø, le Bonhomme de neige, 2008, couverture

(Accouplements : une rubriquel’Oreille tendue s’amuse à mettre en vis-à-vis deux œuvres, ou plus, d’horizons éloignés.)

L’accouplement du jour est une gracieuseté de Luc Jodoin.

Son tweet du 5 janvier 2019 : «“Il était sept heures et demie et trois cafés” Sérotonine, Houellebecq.»

Sa lecture du Bonhomme de neige de Jo Nesbø : «Gaspar Hagen s’était arrêté à la porte du restaurant Schrøder, et regardait autour de lui. Il était parti de chez lui exactement trente-deux minutes et trois conversations téléphoniques après le générique de Bosse» (éd. de 2008, p. 359).

Oui, ce sont des zeugmes. Ce ne sont pas les seuls de ce roman (voir ici et ).

Merci, Luc.

Référence

Nesbø, Jo, le Bonhomme de neige. Une enquête de l’inspecteur Harry Hole, traduction d’Alex Fouillet, Paris, Gallimard, coll. «Folio policier», 575, 2008 (2007), 583 p.

Accouplements 131

(Accouplements : une rubriquel’Oreille tendue s’amuse à mettre en vis-à-vis deux œuvres, ou plus, d’horizons éloignés.)

Cronk, Nicholas et Glenn Roe, «The Humanist World of Voltaire’s Correspondence», entrée de blogue, Voltaire Foundation, 7 février 2019. URL : <https://voltairefoundation.wordpress.com/2019/02/07/the-humanist-world-of-voltaires-correspondence/>.

«Overwhelmingly Voltaire prefers to quote Latin poets; and that Horace, Virgil and Ovid should be the top three is hardly surprising, though the presence of Horace is dominant. There is breadth as well as depth here, and the list goes beyond the usual suspects to include minor figures such as Manilius, Statius, and Cato the Elder. Does this mean, for instance, that Voltaire is quoting someone like Manilius from memory ? If so, how interesting and altogether unexpected.»

Claude Rains, jouant le colonel Renault, dans Casablanca, le film de Michael Curtiz de 1942 (pour lequel l’Oreille tendue a un faible) :

«Round up the usual suspects.»

Accouplements 130

(Accouplements : une rubriquel’Oreille tendue s’amuse à mettre en vis-à-vis deux œuvres, ou plus, d’horizons éloignés.)

Dimanche dernier se tenait à Atlanta la LIIIe édition du Super Bowl — c’est du football américain. À la mi-temps, le groupe Maroon 5 a donné un spectacle. Certains y ont trouvé à redire.

L’Oreille tendue :

Une journaliste de la Presse :

«Maroon 5 au Super Bowl : Maroon 281», titre de la Presse, 4 février 2019P.-S.—Le 281 est un célèbre débit de boissons montréalais à la clientèle largement féminine.

Accouplements 129

Couvertures de William S. Messier et Daniel Grenier, montage

(Accouplements : une rubriquel’Oreille tendue s’amuse à mettre en vis-à-vis deux œuvres, ou plus, d’horizons éloignés.)

Messier, William S., Dixie, Montréal, Marchand de feuilles, 2013, 157 p. Ill.

«Mon père répétait une parole, que son propre père lui répétait quand il jouait du banjo. C’est une parole que mon grand-père tenait de son père à lui. La parole parle du diable pis elle commence comme ça : “J’ai entendu l’obsession de mon peuple pour le diable chantée de ben des façons. Je sais que le diable a été évoqué par du monde qui ont vécu des choses ben effroyables, par des fous comme par des charlatans qui ont le diable facile. C’est pourquoi, yâb’, je joue plus fort qu’eux. C’est pourquoi, yâb’, je joue plus fort qu’eux”» (p. 72).

Grenier, Daniel, Françoise en dernier, Montréal, Le Quartanier, coll. «Polygraphe», 16, 2018, 217 p.

«On lui avait raconté ça, et aussi qu’un vieux bonhomme qui jouait du banjo pour éloigner le diable habitait dans le coin, avant de le déposer devant une boutique de souvenirs et de filer dans la noirceur tombante, en faisant crisser les pneus dans le gravier sans faire exprès» (p. 50).

P.-S.—L’Oreille tendue a présenté Dixie durant l’hiver 2014.

Accouplements 128

Un lien familial (2018) et la Femme jalouse (1790 / 2015), couvertures

(Accouplements : une rubriquel’Oreille tendue s’amuse à mettre en vis-à-vis deux œuvres, ou plus, d’horizons éloignés.)

Bismuth, Nadine, Un lien familial, Montréal, Boréal, 2018, 317 p.

«Au fond de mes poches, je sens mes mains devenir moites. Magalie est donc là, à l’étage au-dessus de moi, à respirer le même air» (p. 250).

Ségur, Joseph-Alexandre, vicomte de, la Femme jalouse, Montréal, Del Busso éditeur, 2015, 245 p. Édition présentée et commentée par Flora Amann et Benoît Melançon.

«Au moins, il ne s’éloignait pas, je respirais le même air que lui; mais dans deux jours il part, je le perds pour jamais, et je renoncerais à l’espoir de le voir un moment ! De rencontrer ses yeux ! D’entendre dire de sa bouche qu’il n’oubliera pas la plus infortunée de toutes les femmes !…» (p. 194-195)