L’oreille tendue de… Edouardo Mendoza

Edouardo Mendoza, Bataille de chats. Madrid 1936, 2012, couverture

«Au moins, dites-moi une chose, mon père. N’est-il pas vrai que l’amour peut racheter un acte condamnable ? — L’amour divin, peut-être; mais pas l’amour humain. Derrière le rideau, l’Anglais tendit l’oreille en entendant le sujet de la confession.»

Edouardo Mendoza, Bataille de chats. Madrid 1936, Paris, Seuil, 2012, 396 p. Traduction de François Maspero. Édition numérique.

L’oreille tendue de… Thierry Dimanche

Thierry Dimanche, Cercles de feu, 2019, couverture

«Il n’était plus exagéré de parler d’un chant; dans le brûlis mûr l’espèce prolifère, de l’aubier des pins calcinés s’élevait le chant des longicornes, clameur massive pour mon oreille tendue, faisant apparaître un présent qui m’était inconnu jusqu’alors.»

Thierry Dimanche, Cercles de feu. Roman, Montréal, Le Quartanier, «série QR», 138, 2019, 438 p., p. 126.

L’oreille tendue de… Annie Goulet

Annie Goulet, Figurine, 2019, couverture

«Violaine baisse les yeux, prend un moment pour regarder Paul et Marthe, qui dorment sur le divan, la tête posée sur les cuisses de leur père. Le ciel commence à reprendre sa couleur, passe du noir au bleu et découpe les hauts sapins dans un halo scintillant d’humidité. En tendant l’oreille, on peut percevoir la vie grouillante de la forêt recommencer sans fatigue, comme si la nuit n’avait jamais eu lieu.»

Annie Goulet, Figurine. Novella, Montréal, Del Busso éditeur, 2019, 100 p., p. 85.

L’oreille tendue de… Éloïse Demers Pinard

Éloïse Demers Pinard, Trois chambres sans lit, 2019, couverture

«Clara détourne le regard. Au fond du couloir, à sa gauche, le filet de lumière entourant la porte entre-ouverte de ta chambre perce la nuit.

Elle tend l’oreille. Il y a quelqu’un.»

Éloïse Demers Pinard, Trois chambres sans lit. Récits poétiques, Montréal, Del Busso éditeur, 2019, 93 p., p. 31.

L’oreille tendue de… Arnaldur Indridason

Arnaldur Indridason, le Duel, 2014, couverture

«Albert tendit l’oreille. La radio diffusait une chanson américaine intitulée Sylvia’s mother, qu’on entendait depuis des semaines dans les émissions de variétés.»

Arnaldur Indridason, le Duel, traduction d’Éric Boury, Paris, Métailié, coll. «Métailié noir. Bibliothèque nordique», 2014, 308 p., p. 17.