
Chers Bénéficiaires,
L’Oreille tendue va voir ailleurs si les claviers y sont plus verts.
De retour dans quelque temps.
L’OT
« Nous n’avons pas besoin de parler français, nous avons besoin du français pour parler » (André Belleau).

Chers Bénéficiaires,
L’Oreille tendue va voir ailleurs si les claviers y sont plus verts.
De retour dans quelque temps.
L’OT

L’Oreille tendue est née il y a pile-poil dix-sept ans. Avec ses bénéficiaires, elle célèbre donc aujourd’hui ses noces de rose, non sans certaines préoccupations (voir à la fin du texte).
En chiffres, cela donne :
6371 billets, dont 1185 contiennent au moins un «Complément» (certains en contiennent plusieurs, notamment celui sur la ruée vers les bars);
4894 photos et vidéos;
21 368 liens (internes ou externes, utilisés une ou plusieurs fois);
quelques dizaines de collaborateurs (merci à tous).
Beaucoup de statistiques données au cours des années précédentes manquent : le nombre de vues; le nombre de «tentatives de connexion malveillantes bloquées»; le nombre de «commentaires indésirables bloqués»; la liste des articles les plus populaires du blogue. Pourquoi cette absence ? L’Oreille tendue a été victime d’une attaque numérique massive le 9 mai dernier. Histoire de contrer cette attaque, nos services techniques (n=1) ont dû désactiver quelques outils, dont ceux fournissant les statistiques. Il n’est pas impossible qu’elles reviennent un de ces jours.
Qu’est-ce que ce blogue ? L’Oreille tendue a donné un long entretien à ce sujet à Emmanuelle Lescouët en 2021; ça se trouve sur le Carnet de la Fabrique du numérique sous le titre «Penser publiquement la recherche». Elle a aussi publié un article sur le sujet dans les Cahiers internationaux de sociolinguistique en 2022. Il lui est aussi arrivé de répondre à ses propres questions, par exemple ici et là.
L’Oreille tendue, c’est un blogue. C’est aussi des livres tirés, complètement ou partiellement, d’icelui.
Langue de puck. Abécédaire du hockey, Montréal, Del Busso éditeur, 2014, 125 p. Préface de Jean Dion. Illustrations de Julien Del Busso. Édition revue et augmentée : Montréal, Del Busso éditeur, 2024, 159 p. Préface d’Olivier Niquet. Illustrations de Julien Del Busso.
Le niveau baisse ! (et autres idées reçues sur la langue), Montréal, Del Busso éditeur, 2015, 118 p. Ill. Réimpression : 2021.
L’Oreille tendue, Montréal, Del Busso éditeur, 2016, 411 p.
Nos Lumières. Les classiques au jour le jour, Montréal, Del Busso éditeur, 2020, 194 p.
La vie et l’œuvre du professeur P. Sotie, Montréal, À l’enseigne de l’Oreille tendue, 2022, 56 p.
Le Hockey en nous. Sport et culture au Québec, qui paraîtra à l’automne dans la collection «La petite culture» des Presses de l’Université de Montréal.
On continue ? On continue.
Non sans inquiétudes, cependant. Google a changé son mode de fonctionnement au cours des dernières années. La société a d’abord modifié son algorithme de classement des résultats de recherche, histoire de favoriser les grands groupes médiatiques. Par la suite, au lieu d’offrir des liens vers des sites (par exemple, ce blogue), elle a préféré offrir des réponses générées par l’intelligence artificielle. Or Google est en position de quasi-monopole au sein des moteurs de recherche. Conséquence ? Les blogues sont de moins en moins référencés dans les résultats de recherche, voire pas du tout, ce qui entraîne une baisse considérable de leur achalandage (explication ici, par exemple). C’est le cas de l’Oreille tendue. C’est regrettable, mais évidemment pas au point de fermer boutique.
Une dernière chose : l’utilisation des ressources d’Internet par l’intelligence artificielle n’est pas une vue de l’esprit. Le 2 mars 2024, un samedi, l’Oreille tendue a été visitée près de 10 000 fois. Il ne s’agissait pas d’humains venus la lire. Il s’agissait d’une machine qui, anonymement, en a pompé tout le contenu… pour le recracher sans citer ses sources, probablement contre rétribution. Cela s’est reproduit à quelques reprises en 2025 et 2026 (au début de cette année, on s’est étrangement pris de passion pour l’Oreille à… Hong Kong, ce qui peut étonner un brin). On est bien peu de chose.

Ô bénéficiaires !
Pour des raisons inconnues de nos services, l’Oreille tendue — le blogue, pas la blogueuse — a été la victime d’attaques numériques massives depuis samedi matin. C’est ce qui explique son silence depuis.
Notre équipe technique (n=1) s’affaire à corriger la situation, mais il y a des embûches sur son chemin.
Le retour sera progressif. Touchez du bois et gardez l’oreille tendue.
Et merci de votre compréhension.
L’OT

L’Oreille tendue a des projets domiciliaires en cours. Elle sera de retour après la pause / la pose.
«Plagier. Copier (un auteur) en s’attribuant indûment
des passages de son œuvre. -> piller»
(le Robert. Dico en ligne).
L’autre jour, sur Mastodon, l’Oreille tendue tombe sur ceci.

L’Oreille ne peut pas être en désaccord avec cette phrase : c’est elle qui l’a écrite (sauf pour les cinq derniers mots). C’est facile à vérifier : il y en a trois occurrences sur son blogue, toutes identiques. Auparavant, il y en avait plusieurs autres sur https://curiositesvoltairiennes.tumblr.com/, mais ce blogue, sans raison, a été retiré de la plateforme Tumblr. L’Oreille utilise donc ce bout de texte depuis des années.
Dans la publication initiale, rien ne permet de savoir que ce qui est écrit l’a été par quelqu’un d’autre que la personne qui publie sur Mastodon.
Un brin ulcérée, mais poliment, l’Oreille indique à l’auteur de la publication sur Mastodon — personne qu’elle ne connaît pas — qu’il faudrait corriger la publication initiale, histoire de rendre à César ce qui est à César. Cette personne refuse, pour des raisons parfaitement indéfendables : la phrase aurait été dite en 1906 (ce qui n’a aucun sens); cette phrase serait du «domaine publique» (sic, ce qui n’a non plus aucun sens, l’Oreille étant encore en vie); etc.
Au moment d’écrire le présent texte, l’auteur de la publication sur Mastodon refusait toujours de la modifier ou de la retirer.
La phrase initiale, tout à fait banale, n’a pas d’importance particulière. À défaut de la rendre à son auteur initial — l’Oreille —, il aurait été facile de la paraphraser. Pourtant, voilà quelqu’un qui préfère s’approprier les paroles d’un autre, et qui le reconnaît, au lieu d’avoir la politesse élémentaire de dire qui est cité et de donner sa source.

On vit une époque formidable.
P.-S.—On n’en disconviendra pas : le vol de contenu pratiqué par les intelligences artificielles est d’une tout autre ampleur.