Soit ceci, reçu par courriel hier :

«Visualiser» un «courriel». Pourquoi pas «voir» ? Ou «lire» ? Ça ferait trop plouc ?
P.-S. — Sur ce verbe, on lira Philippe Didion.
« Nous n’avons pas besoin de parler français, nous avons besoin du français pour parler » (André Belleau).
Soit ceci, reçu par courriel hier :

«Visualiser» un «courriel». Pourquoi pas «voir» ? Ou «lire» ? Ça ferait trop plouc ?
P.-S. — Sur ce verbe, on lira Philippe Didion.

(C’était en 2013 : l’Oreille tendue consacrait une série de dix textes à Ella Fitzgerald, «Tombeau d’Ella». Ajout ci-dessous.)
Un professeur d’école secondaire du New Jersey, David W. Niven, était passionné de jazz. Son héritage est désormais disponible en ligne : 1000 heures de musique enregistrées sur cassettes, de 1921 à 1991, pour 637 gigaoctets — à écouter gratuitement. Cela s’appelle The David W. Niven Collection of Early Jazz Legends, 1921-1991.
Sur la deuxième face de la 64e cassette, on trouve six chansons d’Ella Fitzegald enregistrées du 24 au 26 juin 1957 à New York, avec l’orchestre de Duke Ellington, en vue de l’album Ella Fitgerald Sings the Duke Ellington Song Book (Verve, 1957) :
«Take the A-Train»
«Day Dream»
«[I’m] Just a Lucky So & So»
«Everything But You»
«I Got It Bad [and That Ain’t Good]»
«Drop Me Off in Harlem»
L’Oreille tendue se régale, d’autant que certaines interprétations («[I’m] Just a Lucky So & So», «Drop Me Off in Harlem») ne paraissent pas avoir été reprises sur d’autres albums d’Ella Fitzgerald. Merci, M. Niven («Ella does it so well»).
Il arrive que l’Oreille tendue se définisse comme un service public : n’existe-t-elle pas pour aider ses bénéficiaires ?
C’est dans le cadre de cette mission qu’elle leur propose parfois des générateurs de textes, ces formes de RAO (rédaction assistée par ordinateur). Voir à cet égard la rubrique qui vient d’être créée ici.
Ajouts du jour.
Vous vous sentez la fibre patriotique ? Le Canlit Premise Generator vous attend.
C’est l’économie qui vous intéresse ? Plus besoin de vous casser la tête à inventer de nouvelles mesures d’austérité : allez là.
Créer son emploi, c’est bien. Inventer sa catégorie d’emploi, c’est mieux — surtout dans la Silicon Valley.
Vous êtes journaliste ? On fait (presque) tout le travail pour vous de ce côté.
Les artistes contemporains qui ont besoin d’aide pour leur titre d’exposition sauront où s’adresser.
Yapadkoi.
Afin de favoriser le libre accès au savoir, les professeurs du Département des littératures de langue française (DLLF) de la Faculté des arts et des sciences de l’Université de Montréal ont décidé de créer une collection de leurs textes disponibles gratuitement en ligne.
Hébergée sur la plateforme Papyrus, le dépôt institutionnel de l’Université de Montréal, cette collection se trouve à l’adresse suivante : https://papyrus.bib.umontreal.ca/xmlui/handle/1866/11371.
Elle compte pour l’instant plus d’une centaine de textes (comptes rendus, articles, chapitres de livres, livres, etc.) signés par des professeurs du DLLF. Tous sont consultables gratuitement. De nouvelles publications y seront périodiquement ajoutées.
Il y a là des publications de l’Oreille tendue.
Dans le Devoir des 30 et 31 janvier 2016, ceci : «Les messages qui émergeront sur les réseaux sociaux, mélange d’attaques violentes, d’affligeantes banalités et de syntaxe à faire pleurer un Bescherelle, ne feront que cimenter ce [que le personnage de Thomas Bernedi du roman Étoiles tombantes de Ghislain Taschereau (2015)] supposait de plus dégueulasse ou décourageant chez ses semblables.»
Bescherelle comme modèle de syntaxe ? C’est peu plausible. (Un guide de conjugaison, si, puisque c’est pour cela que Bescherelle est passé à la postérité.)
Est pris qui croyait prendre.