Parlons pseudonymes

Atlas littéraire du Québec, 2020, couverture

Selon l’Atlas littéraire du Québec, Élise B. Larivière (1847-1911) a utilisé (au moins) deux pseudonymes durant sa carrière poétique : Zouavella et Lise du Saint-Laurent (2020, p. 49).

Si jamais l’Oreille tendue laissait tomber son pseudonyme habituel (Benoît Melançon), elle choisirait volontiers Zouavella pour le remplacer.

Restez à l’écoute.

P.-S.—Oui, l’Oreille a collaboré à cet ouvrage collectif.

 

Référence

Hébert, Pierre, Bernard Andrès et Alex Gagnon (édit.), Atlas littéraire du Québec, Montréal, Fides, 2020, xvii/496 p. Ill.

Autopromotion 529

Atlas littéraire du Québec, 2020, couverture

Un Atlas littéraire du Québec vient de paraître sous la direction de Pierre Hébert, Bernard Andrès et Alex Gagnon (Montréal, Fides, 2020, xvii/496 p. Ill.).

Extrait de la quatrième de couverture :

À quoi ressemblent les conditions de vie des écrivains au XIXe siècle ? Comment évoluent, dans l’histoire littéraire québécoise, les représentations de la ville, du cheval, de l’Américain ou des rébellions de 1837 et 1838 ? Comment se transforment les pratiques littéraires au féminin, des épistolières de la Nouvelle-France à Nelly Arcan ? Que dire des nouvelles tendances du XXIe siècle chez les éditeurs, les poètes, les romanciers ? Quels sont les auteurs et œuvres à connaître ?

L’Oreille tendue y publie deux textes, l’un sur Gilles Marcotte (p. 241-242), l’autre sur le blogue (p. 417-418).

Le niveau baisse ! (1946)

«En des âges plus calmes, [Étienne Parent] eût été un excellent écrivain académique au surplus : par malheur, la langue du temps [XIXe siècle], je veux dire la langue du Canada français, faute de contact intime avec les véritables écrivains contemporains, s’appauvrissait de plus en plus […].»

Source : Berthelot Brunet, Histoire de la littérature canadienne-française, Montréal, L’Arbre, 1946, 186 p., p. 22.

Pour en savoir plus sur cette question :

Melançon, Benoît, Le niveau baisse ! (et autres idées reçues sur la langue), Montréal, Del Busso éditeur, 2015, 118 p. Ill.

Benoît Melançon, Le niveau baisse !, 2015, couverture

L’art de l’assassinat critique

Berthelot Brunet, Histoire de la littérature canadienne-française, 1946, couverture

Soit la phrase suivante, tirée de l’Histoire de la littérature canadienne-française de Berthelot Brunet (1946) :

[Mgr Camille Roy] eût vécu en France qu’il aurait été quelque chanoine Lecigne, quelque abbé Calvet, et il aurait reçu des lettres de remerciements et des envois d’auteur de Paul Bourget, Henry Bordeaux, René Bazin, Arsène Vermenouze et, une seule fois, de Maurice Barrès (p. 115).

Le «une seule fois» réjouit l’Oreille tendue. Certes, Camille Roy, vivant en France plutôt qu’au Québec, aurait eu des échanges avec quelques auteurs célèbres, mais Maurice Barrès, lui, ne s’y serait pas fait prendre deux fois. Trois mots, tant de cruauté.

P.S. — Autre exemple, en six mots : «Blanche Lamontagne ou la Pythie gaspésienne» (p. 95).

 

Référence

Brunet, Berthelot, Histoire de la littérature canadienne-française, Montréal, L’Arbre, 1946, 186 p.

Autarcie

Berthelot Brunet, Histoire de la littérature canadienne-française, 1946, couverture

«Berthelot Brunet (1901-…), un polygraphe dont on remarqua surtout les critiques humoristiques et les charges, a publié, après un recueil de notes et de pensées religieuses et politiques, Chacun sa vie, un recueil de contes que ses confrères ont assez bien accueilli, le Mariage blanc d’Armandine et le premier tome d’un grand roman, les Hypocrites, dont les uns ont dit qu’il leur rappelait Céline et d’autres qu’il n’avait de hardiesse que parce qu’il était écrit au Canada» (Berthelot Brunet, Histoire de la littérature canadienne-française, p. 177).

On n’est jamais mieux servi que par soi-même.

 

[Complément du 21 mars 2016]

Dans la réédition de l’ouvrage, en 1970, on lit «Berthelot Brunet (1901-1948)», la date finale, manquante en 1946, ayant été ajoutée. On n’est jamais si bien servi que par soi-même, même dans la mort.

 

Références

Brunet, Berthelot, Histoire de la littérature canadienne-française, Montréal, L’Arbre, 1946, 186 p.

Brunet, Berthelot, Histoire de la littérature canadienne-française suivie de portraits d’écrivains, Montréal, HMH, coll. «Reconnaissances», 1970, 332 p. Avant-propos d’André Major.

Berthelot Brunet, Histoire de la littérature canadienne-française, 1946, dédicace