«Le patron du relais examinait notre chargement. L’air perplexe. Certes ce n’était pas mal, mais un camionneur avisé pouvait faire mieux encore. Il se trouvait précisément avoir, à destination de Mazar-i-Shérif, quelques ballots dont il s’est ouvert au chauffeur. Ses mains soulignaient les offres, voletant en orbes séduisantes autour du camionneur qui cédait petit à petit. À midi l’affaire était bien engagée et promettait encore trop de plaisir pour se conclure avant la nuit. Je suis parti de mon côté. Cheminé en tendant l’oreille pendant quelques kilomètres; je ne les ai jamais revus.»
Nicolas Bouvier, l’Usage du monde, Montréal, Boréal, 2014, 375 p., p. 352. Édition originale : 1963.
En répondant aux invitations de Radio-Canada, tant pour la radio (le 15-18) que pour la télévision (le Téléjournal 22 h).
En tournant une vidéo pour le Devoir.
[Complément du 25 avril 2022]
Il a aussi été question de Guy Lafleur et de sa place dans la culture populaire avec Jean-Christophe Laurence et avec André Duchesne, les deux de la Presse+.
Encore un coup, à la télévision, pour répondre aux questions d’Anne-Marie Dussault.
Illustration : Arsène et Girerd, les Enquêtes de Berri et Demontigny. On a volé la coupe Stanley, Montréal, Éditions Mirabel, 1975, 48 p. Bande dessinée. Premier et unique épisode des «Enquêtes de Berri et Demontigny». Texte : Arsène. Dessin : Girerd. Détail de la couverture.
«Elle va écouter, comme elle le fait derrière la porte de sa chambre, à Montréal, quand elle sent que la conversation risque de devenir intéressante pendant les parties de cartes. Elle éteint la lampe à huile pour ne pas révéler sa présence et tend l’oreille.»
Michel Tremblay, la Traversée des sentiments, dans la Diaspora des Desrosiers, Montréal et Arles, Leméac et Actes sud, coll. «Thesaurus», 2017, 1393 p., p. 331-491, p. 463. Préface de Pierre Filion. Édition originale : 2009.
Il y a quelques années, l’Oreille tendue a eu le plaisir de publier un court livre de Marc Zaffran / Martin Winckler, Profession médecin de famille. Sur ce blogue, elle a abordé le statut du français populaire du Québec dans un de ses romans policiers, les Invisibles. Depuis quelques années, elle et lui se croisent à l’occasion à Montréal.
Quand le romancier lui a demandé de lire quelques passages d’un roman (alors) à paraître, histoire de voir ce qu’il en était du français québécois d’un des personnages, l’Oreille n’allait évidemment pas refuser.
C’est de cela qu’il est brièvement question à la quinzième minute de cette vidéo présentant les Histoires de Franz.
P.-S.—Il arrive aussi à MZ / MF de pratiquer le zeugme.
Références
Winckler, Martin, les Invisibles, Paris, Fleuve noir, 2011, 277 p.