Accouplements 183

Dave Corriveau, l’Histoire des p’tits gâteaux Vachon. 1923-1999, 2019, couverture

(Accouplements : une rubriquel’Oreille tendue s’amuse à mettre en vis-à-vis deux œuvres, ou plus, d’horizons éloignés.)

Rheault-Leblanc, Lisanne, Présages. Nouvelles, Montréal, Del Busso éditeur, 2020, 201 p.

«À côté de lui, sa mère, Jocelyne, se plaint de la vulgarité à la télévision tout en engloutissant à la chaîne des petits gâteaux Vachon» (p. 67).

Picard-Sioui, Louis-Karl, Chroniques de Kitchike. La grande débarque. Nouvelles, Wendake, Éditions Hannenorak, 2021 (2017), 173 p.

«Pis c’est cette année-là que le pow-wow de Kitchike perdit sa commandite des petits gâteaux Chavon» (p. 45).

L’oreille tendue de… Louis-Karl Picard-Sioui

Louis-Karl Picard-Sioui, Chroniques de Kitchike, éd. de 2021, couverture

«Après quelques secondes de silence, le chef insista pour avoir une réponse, bien que Jacqueline, qui tendait secrètement l’oreille à la porte, eût certainement pu témoigner que puisqu’il n’avait jamais vraiment posé de question, c’était un peu incongru d’attendre une réponse.»

Louis-Karl Picard-Sioui, Chroniques de Kitchike. La grande débarque. Nouvelles, Wendake, Éditions Hannenorak, 2021 (2017), 173 p., p. 158.

Objets de débat

Julien Grégoire, Météo, 2017, couverture

À débattre, dans le Petit Robert (édition numérique de 2018), on lit : «V. intr. VX ou RÉGION. (Canada) Battre fortement. Le cœur me débat. => palpiter.»

Exemple tiré de Météo (2017), de Julien Grégoire : «Le cœur me débattait encore […]» (p. 109).

Le cœur étant la patate, on trouvera ceci, chez Thierry Dimanche, dans Cercles de feu (2019) : «La patate me débattait» (p. 434).

C’est logique.

 

Références

Dimanche, Thierry, Cercles de feu. Roman, Montréal, Le Quartanier, «série QR», 138, 2019, 438 p.

Grégoire, Julien, Météo. Nouvelles, Montréal, Del Busso éditeur, 2017, 147 p.

Les zeugmes du dimanche matin et d’Éric Plamondon

Éric Plamondon, Aller aux fraises, 2021, couverture

«En 1876, Joseph Fecteau a cinquante-trois ans et une ferme laitière au milieu de nulle part» (p. 82).

«On faisait l’amour et la grasse matinée» (p. 93).

Éric Plamondon, Aller aux fraises. Nouvelles, Montréal, Le Quartanier, «série QR», 159, 2021, 106 p.

Non-vœu

Maxime Raymond Bock, les Noyades secondaires, 2017, couverture

Dans le français populaire du Québec, le mot flat(t)(e) peut désigner plusieurs choses.

Venu de l’anglais, il est synonyme de crevaison : J’ai eu un flat.

En matière d’imbibition, il indique qu’une boisson houblonnée a perdu son effervescence :

Il se lève et finit la grosse bière
flatte sur sa table de travail (Poèmes anglais, p. 170).

Un plongeur ratant son entrée dans l’eau fait aussi un flatte :

un flatte en pleine face après une ouverture aléatoire, qu’il ne fallait jamais perdre le décompte quand alternaient l’eau et le plafond à toute vitesse (les Noyades secondaires, p. 27).

Dans la Presse+ du 4 juin, on apprend que la Québécoise Lysanne Richard entend plonger du haut d’une montgolfière «volant à une altitude de 20 à 25 mètres, l’équivalent d’un immeuble de huit étages». On ne lui souhaite pas de faire un flatte.

 

Références

Desbiens, Patrice, Poèmes anglais suivi de la Pays de personne suivi de la Fissure de la fiction, Sudbury, Prise de parole, coll. «Bibliothèque canadienne-française», 2010 (1988, 1995 et 1997), 223 p. Préface de Jean Marc Larivière.

Raymond Bock, Maxime, les Noyades secondaires. Histoires, Montréal, Le Cheval d’août, 2017, 369 p.