L’oreille tendue de… Annie Goulet

Annie Goulet, Figurine, 2019, couverture

«Violaine baisse les yeux, prend un moment pour regarder Paul et Marthe, qui dorment sur le divan, la tête posée sur les cuisses de leur père. Le ciel commence à reprendre sa couleur, passe du noir au bleu et découpe les hauts sapins dans un halo scintillant d’humidité. En tendant l’oreille, on peut percevoir la vie grouillante de la forêt recommencer sans fatigue, comme si la nuit n’avait jamais eu lieu.»

Annie Goulet, Figurine. Novella, Montréal, Del Busso éditeur, 2019, 100 p., p. 85.

Les zeugmes du dimanche matin et de Maxime Raymond Bock

Maxime Raymond Bock, Des lames de pierre, 2015, couverture

«Les deux nouveaux occupaient les couchettes superposées les plus proches de l’arche de la cuisine, afin, le matin, de commencer la préparation du gruau le plus discrètement possible et, le soir, de se coucher de la même façon après tout le monde et la vaisselle» (p. 13).

«Puis des bosquets, des nuits lumineuses et des midis sans soleil, des coups de feu occasionnels dans le lointain, la fraîcheur revenue en altitude et des fruits trouvés ici et là se sont enchevêtrés jusqu’à ce qu’il tombe sur une caravane quechua qui menait ses ânes et ses paniers à Lima» (p. 66).

Maxime Raymond Bock, Des lames de pierre. Novella, Montréal, Le Cheval d’août, 2015, 104 p.