Autopromotion 332

Argument, 20, 1, 2017-2018, couverture

Pour marquer son vingtième anniversaire, la revue Argument a invité des paires d’intellectuels à débattre. L’Oreille tendue y est; elle cause, encore et toujours, de langue, cette fois-ci avec Lionel Meney.

 

Référence

«Savoir débattre. Numéro anniversaire 20 ans», Argument, 20, 1, automne 2017-hiver 2018, 182 p. ISSN : 1481-3971; ISBN : 978-2-89578-624-5.

Table des matières

Charbonneau, François et Patrick Moreau, «Dossier. Savoir débattre. Présentation», p. 3-6.

Quérin, Joëlle et Louis Rousseau, «Doit-on supprimer le cours Éthique et culture religieuse ?», p. 7-19.

Vinay, Patrick et Alain Naud, «L’aide médicale à mourir est-elle un progrès ?», p. 21-32.

Meney, Lionel et Benoît Melançon, «Les Québécois parlent-ils bien français ?», p. 33-45.

Scraire, Mathieu et Étienne Beaulieu, «Les animaux sont-ils des personnes ?», p. 46-58.

Durand, Guy et Daniel Weinstock, «L’État québécois doit-il cesser de financer les écoles privées ?», p. 59-71.

Gibeau, Élisabeth et Youri Chassin, «Le remboursement de la dette publique au Québec doit-il être une priorité ?», p. 72-84.

Vibert, Stéphane et Vanessa Udy, «L’appropriation culturelle, est-ce bien grave ?», p. 85-99.

Moisan, Sabrina et Éric Bédard, «Doit-on enseigner d’abord l’école nationale à l’école ?», p. 100-112.

Simard, Marc et Simon Tremblay-Pepin, «Faut-il sortir du capitalisme ?», p. 113-124.

Boucher, François et Mathieu Bock-Côté, «Immigrants : intégration à la culture commune ou multiculturalisme ?», p. 125-138.

Trottier, Jean-Philippe et Marilyse Hamelin, «Vivons-nous dans une société patriarcale ?», p. 139-151.

Benhabib, Djemila et Louis-Philippe Lampron, «La laïcité ouverte, est-ce toujours la laïcité ?», p. 152-164.

Jacques, Daniel D. et Sol Zanetti, «Doit-on en finir avec le projet d’indépendance du Québec ?», p. 165-176.

Jacques, Daniel D., «20 ans. L’esprit d’Argument, bis», p. 177-182.

Autopromotion 323

L’Inconvénient, 70, automne 2017, couverture

Le magazine québécois l’Inconvénient, dans son plus récent numéro (70, automne 2017), publie un dossier intitulé «Faudra-t-il toujours lutter pour le français ?» L’Oreille tendue en est.

Table des matières

«Une obsession québécoise. Entretien avec Chantal Bouchard. Propos recueillis par Mauricio Segura», p. 16-19.

Louis Cornellier, «La fatigue linguistique du Québec français», p. 20-23.

Benoît Melançon, «La langue de mes fils», p. 24-25.

Antoine Boisclair et Mathieu Bélisle, «Lettres québécoises», p. 26-32.

Monique LaRue, «Détournement de ton», p. 33-37.

Louis-Philippe Brochu, «Pour une vision réaliste des relations interlinguistiques», p. 38-40.

Ugo Gilbert Tremblay, «La dernière transcendance. Essai d’eschatologie linguistique», p. 41-47.

Accouplements 15

Liberté, 207, printemps 2015, couverture

(Accouplements : une rubriquel’Oreille tendue s’amuse à mettre en vis-à-vis deux textes d’horizons éloignés.)

Le plus récent numéro de la revue Liberté comporte un dossier intitulé «La moitié du monde. Comment le féminisme pense la société» (numéro 307, printemps 2015). On peut y lire des textes de Maïté Snauwaert, Annelyne Roussel, Catherine Mavrikakis, Mélanie Loisel, Martine Delvaux, Marie-Andrée Bergeron et Anne-Marie Régimbald. Le dossier est précédé d’un entretien avec Francine Pelletier, «De la Vie en rose à aujourd’hui». (L’Oreille tendue apprécie fort le titre d’Annelyne Roussel, «Attention à nos femmes… C’est peut-être la vôtre.» Explication ici.) Extrait de la présentation du dossier par La rédaction : «Le féminisme s’emploie à lire le monde autrement» (p. 19).

À la fin du numéro, Robert Lévesque tient une chronique de potins littéraires rétros, «Le lecteur impuni». On peut y lire un subtil portrait de Nathalie Sarraute — «seule femme du groupe assez hommasse d’allure mais un peu vieille pour faire garçonne» (p. 70) — et une fine allusion à la compagne d’Alain Robbe-Grillet — «une échangiste» (p. 71).

On peut imaginer que Lévesque — sa prose de mononc’ l’atteste — n’a pas lu le dossier. Il aurait pourtant eu intérêt à réfléchir au texte de Marie-Andrée Bergeron, «Une étrange façon de reconduite l’absence» : «J’ai toujours cru qu’il n’y avait pas de place pour les femmes à Liberté» (p. 38).

 

[Complément du 17 juin 2018]

Dans le Devoir de la fin de semaine, le même Robert Lévesque rend hommage au comédien Gabriel Gascon. Citation : «Je lui dis que je m’apprête à visionner le documentaire La passion selon Gabriel, que la nièce de Georges Groulx (autre grand comédien de sa génération, née dans les années 1920, embarquée dans la création du TNM en 1951) lui consacre» (p. B11). La «nièce de Georges Groulx» a un nom : elle s’appelle Sylvie Groulx.

Autopromotion 149

Études françaises, 50, 3, 2014, couverture

Dans le cadre de son cinquantième anniversaire, la revue Études françaises publie le troisième numéro de son «Volume jubilaire» (le numéro double 1-2 ayant paru à la fin de l’été).

Sous la direction de Francis Gingras, ce numéro propose six articles :

Francis Gingras
«Cinquante ans d’Études françaises» (p. 5-14)

Martine-Emmanuelle Lapointe
«Faire la littérature. La réception des textes et des auteurs québécois à la revue Études françaises (1965-2014)» (p. 17-36)

Michel Lacroix
«“L’épreuve de la lecture publique” : Études françaises, la disciplinarisation du savoir et l’idéal du critique-écrivain» (p. 39-80)

Marcello Vitali-Rosati
«Les revues littéraires en ligne : entre éditorialisation et réseaux d’intelligences» (p. 83-104)

Benoît Melançon
«Éditer des revues savantes : le point de vue des presses universitaires» (p. 105-111)

Élisabeth Nardout-Lafarge
«Relais» (p. 113-119)

Le texte de l’Oreille tendue est en consultation libre ici.

Les abonnés de la plateforme Érudit peuvent y lire l’ensemble des textes.

La revue est également disponible en kiosque.

«Volume jubilaire», Études françaises, volume 50, numéro 3, 2014, 126 p. ISSN : 0014-2085 (imprimé); 1492-1405 (numérique). ISBN : 978-2-7606-3466-4.

Illustration de la couverture : François Desharnais, «Études françaises», 2014, acrylique, huile et collage sur toiles (101, 6 X 76, 2 cm)

Unité monétaire corporelle

Soit ce passage, d’une critique gastronomique du Devoir :

«Si vous vous laissez entraîner et cédez aux multiples tentations mises en avant par la maison […], vous y laisserez un avant-bras.

Si votre épouse tombe sous le charme ravageur de M. Lighter et succombe à son élégance féline lorsqu’il traverse la salle pour s’enquérir de votre bien-être, ce sera le bras au complet» (13 septembre 2013, p. B7).

Soit celui-ci, d’une chronique automobile de la Presse :

«La Volks qui brûle 1l / 100km coûte un bras» (9 septembre 2013, cahier Auto, p. 4).

Soit, enfin, celui-ci, d’un roman :

«Ça coûte un bras, ta bébelle» (Attaquant de puissance, p. 11).

Un bras, donc : ce qui est très cher.

P.-S. — Il n’est pas interdit d’associer cette expression et les bandits manchots.

 

[Complément du 5 octobre 2016]

L’abonnement à (au ?) Gnou, une revue québéco-belge aujourd’hui disparue, pouvait coûter cher.

Gnou, bulletin d’abonnement

 

Référence

Hotte, Sylvain, Attaquant de puissance, Montréal, Les Intouchables, coll. «Aréna», 2, 2010, 219 p.