Les zeugmes du dimanche matin et de Maxime Raymond Bock

Maxime Raymond Bock, Morel, 2021, couverture

«C’est alors qu’un homme surgit à l’entrée de la ruelle à cinquante mètres devant Morel, talonné par trois poursuivants qui lui lancent des déchets, des pierres et des menaces de mort» (p. 7, incipit).

«Salababitch et Tipit racontaient quant à eux qu’ils avaient fui le curé Chose-Bine qui les avait amenés au Jardin botanique pour leur montrer de belles fleurs et sa queue» (p. 100-101).

«Jeannine s’était remise de l’accident avec une fracture au tibia, une crainte durable des voitures et une affection pour les antidouleurs» (p. 139).

«À peine dix-sept ans, Gaëtan, et déjà porté sur la fuite et la bouteille» (p. 143).

«Grecs, Italiens, Balkaniques, Ukrainiens et combien de Canadiens français qui sacraient en mâchouillant leurs syllabes et leurs cigarettes roulées» (p. 184).

«Ses cousines l’attendent allègres avec une table garnie et les derniers potins» (p. 212).

«Il est toujours ce doyen tranquille, qui donne l’exemple avec ses efforts économiques et son silence, qui râle peut-être un peu quand il force sur des matériaux lourds, mais ça, c’est parce qu’y faut expirer à chaque mouvement, si tu retiens ton souffle, les yeux vont te sortir de la tête pis tu vas te faire un lumbago, mon jeune» (p. 229).

Maxime Raymond Bock, Morel. Roman, Montréal, Le Cheval d’août, 2021, 325 p.

P.-S.—L’Oreille tendue a présenté ce texte le 12 janvier 2022.

Mises à jour du samedi glacial

Mises à jour, Charles Malo Melançon, logo, 2021

De l’article Alzheimer

De l’article Apparence que

De l’article Avoir de l’eau dans la cave

De l’article Bas du corps

De l’article Bazou

De l’article Bécosse

De l’article Bleuet, Casseau et Peanut

De l’article Blocs erratiques

De l’article Ça fera

De l’article Chapelets de sacres

De l’article Chicken (être ~)

De l’article Flaubert

De l’article Masques (au hockey)

De l’article Omicron

De l’article Oui (téléphonique)

De l’article Patiner sur la bottine

De l’article Pogo (dégelé ou pas)

De l’article Puck

De l’article Pure laine

De l’article Retarder le groupe

De l’article Zeugmes d’Hervé Le Tellier

Le zeugme du dimanche matin et de Marie-Hélène Voyer

Marie-Hélène Voyer, l’Habitude des ruines, 2021, couverture

«Ainsi, pour ses 40 ans, mon père a décidé de s’initier, et de nous initier, mon frère et moi, au colletage des lièvres. Cette année-là, dès les premiers jours des vacances de Noël, on partait à l’assaut de la forêt armés d’une bobine de fil de cuivre et d’une motivation plutôt tiède.»

Marie-Hélène Voyer, l’Habitude des ruines. Le sacre de l’oubli et de la laideur au Québec, Montréal, Lux éditeur, 2021, p. 200.

P.-S.—L’Oreille tendue a présenté ce texte le 6 janvier 2022.

Le zeugme du dimanche matin et de Jacques Ferron

Jacques Ferron, Contes. Édition intégrale. Contes anglais. Contes du pays incertain. Contes inédits, éd. de 1976, couverture

«La campagne qui se glissait par les brèches avec des vaches, des cochons, des poules, des légumes et des arbres jusqu’au cœur de la cité, peu à peu reflua, remportant ses animaux, le bon air et la joie. Les maisons soudées l’une à l’autre, tout en continuant leur rôle d’habitation, servent désormais de murailles. Les brèches sont réparées. Plus de fuite, plus d’espace : la ville est bien cimentée

Jacques Ferron, «Suite à Martine» (1948), dans Contes. Édition intégrale. Contes anglais. Contes du pays incertain. Contes inédits, Montréal, HMH, coll. «L’arbre», 1976 (1968), p. 125. Cité dans Marie-Hélène Voyer, l’Habitude des ruines. Le sacre de l’oubli et de la laideur au Québec, Montréal, Lux éditeur, 2021, p. 175.