L’oreille tendue de… Michel Tremblay

Michel Tremblay, L’homme qui entendait siffler une bouilloire, Montréal, 2001, couverture

«Il se rappela, par exemple, que chaque fois qu’il écoutait de musique, depuis quelques années — trop fort c’est vrai, ses amis le lui disaient depuis des lustres —, sa tête était un peu tournée vers la gauche quand il rouvrait les yeux. Pour tendre l’oreille droite ? Pour compenser une perte, à gauche, qui brouillait de plus en plus l’image stéréophonique ?»

Michel Tremblay, L’homme qui entendait siffler une bouilloire, Montréal et Arles, Leméac et Actes Sud, 2001, 179 p., p. 51.

L’oreille tendue de… Catherine Leroux, bis

Catherine Leroux, le Mur mitoyen, 2013, couverture

«Chaque atome de la pièce se rapproche d’elle comme si l’énergie du monde se concentrait autour de sa bouche pour l’aider à poursuivre. L’univers est une oreille tendue.»

Catherine Leroux, le Mur mitoyen, Québec, Alto, 2013, 341p., p. 155.

P.-S.—La première oreille tendue de Catherine Leroux se trouve ici.

L’oreille tendue de… Glaser et Strauss

Barney G. Glaser et Anselm L. Strauss, la Découverte de la théorie ancrée, éd. de 2010, couverture

«Lorsque quelqu’un est debout au milieu des étagères, il se trouve, métaphoriquement, entouré de voix suppliant d’être entendues. […] Le chercheur n’a qu’à tendre l’oreille pour entendre les voix dans la bibliothèque et découvrir ce qu’elles ont à lui dire afin de les utiliser pour ses analyses.»

Barney G. Glaser et Anselm L. Strauss, la Découverte de la théorie ancrée. Stratégies pour la recherche qualitative, traduction de Marc-Henry Soulet et Kerralie Œuvray, Paris, Armand Colin, coll. «Individu et société», 2012 (1967), 416 p., p. 278.

L’oreille tendue… d’Yves Ravey

Yves Ravey, Pas dupe, 2019, couverture

«Pour l’instant, c’est idéal, il n’y a pas spécialement de bruit, et je vous demanderai à vous, madame Lamarr, de tendre l’oreille, et de me dire.»

Yves Ravey, Pas dupe, Paris, Éditions de Minuit, 2019, 139 p., p. 88.

L’oreille tendue de… Marielle Macé

Mireille Macé, Nos cabanes, 2019, couverture

«Il y a plus d’idées sur terre qu’on ne l’imagine; des idées à même la terre, à même les choses, à même les formes du vivant, des idées de vie à entendre, des pensées et des phrases à mêler enfin aux nôtres (et je me souviens de La Boétie tendant l’oreille aux animaux : “Si les hommes ne font trop les sourds, [les bêtes] leur crient : Vive la liberté !”).»

Marielle Macé, Nos cabanes, Lagrasse, Verdier, 2019, 121 p., p. 71.