Autopromotion 305

«Libérez le Rocket» de Robert Ullman et Jeffrey Brown (2011)L’émission de radio Aujourd’hui l’histoire (Radio-Canada) consacre sa semaine à des grandes dates de l’histoire montréalaise, 375e anniversaire de naissance oblige. Ce soir : le 17 mars 1955, pour l’émeute Maurice-Richard. L’Oreille tendue raconte.

Elle s’est inspirée de son livre de 2006 et d’une série de billets de ce blogue.

C’est à 20 h, au micro de Jacques Beauchamp.

 

[Complément]

On peut (ré)entendre l’entretien ici.

 

Illustration : Extrait de la bande dessinée «Libérez le Rocket» de Robert Ullman et Jeffrey Brown (2011). Reproduit avec l’autorisation des auteurs.

 

Références

Melançon, Benoît, les Yeux de Maurice Richard. Une histoire culturelle, Montréal, Fides, 2006, 279 p. 18 illustrations en couleurs; 24 illustrations en noir et blanc. Nouvelle édition, revue et augmentée : Montréal, Fides, 2008, 312 p. 18 illustrations en couleurs; 24 illustrations en noir et blanc. Préface d’Antoine Del Busso. Traduction : The Rocket. A Cultural History of Maurice Richard, Vancouver, Toronto et Berkeley, Greystone Books, D&M Publishers Inc., 2009, 304 p. 26 illustrations en couleurs; 27 illustrations en noir et blanc. Traduction de Fred A. Reed. Préface de Roy MacGregor. Postface de Jean Béliveau. Édition de poche : Montréal, Fides, coll. «Biblio-Fides», 2012, 312 p. 42 illustrations en noir et blanc. Préface de Guylaine Girard.

Ullman, Robert et Jeffrey Brown, «Libérez le Rocket», dans Old-Timey Hockey Tales, Volume One, Greenville, Richmond et Minneapolis, Wide Awake Press, 2011, s.p.

Les Yeux de Maurice Richard, édition de 2012, couverture

Meuble télévisuel

Y’a du monde à messe, Télé-Québec, logoPrenez un animateur télé. Faites-le dialoguer avec des invités. En anglais, cela s’appelle un talk show. Au Québec, on voit parfois show de chaises. Télé-Québec vient de lancer une émission apparentée à ce genre, Y’a du monde à messe. La première a eu lieu vendredi dernier.

D’un joueur de hockey qu’on utilise à bon escient, on dit qu’il est assis dans la bonne chaise.

Commentaire sur Twitter vu pendant la diffusion de #YAMM (pour les intimes) :

Pour un show de chaises, l’animateur Christian Bégin serait parfait dans sa chaise. Il y aurait donc une justice en ce bas monde ?

Histoire(s) de pied(s)

Publicité pour Volkswagen, la Presse+, mai 2017Le verbe signifie taper sur quelque chose avec son pied. C’est vrai d’un personnage d’Attaquant de puissance, de Sylvain Hotte, représenté «kickant de la garnotte» (2010, p. 22).

Dans un article récent sur le français canadien, signé par Salvatore Digesto et Shana Polack, il est question du même verbe, mais dans un sens figuré (du moins on l’espère) :

il arrive qu’en français canadien soient incorporés des mots anglais dans le discours […] : «Je ne peux pas te kicker dehors.» […] Selon l’idée reçue, ces manifestations attribuées au contact de l’anglais modifieraient la structure grammaticale du français canadien. Or, les études empiriques ont démontré le contraire. […] le mot kicker, d’origine anglaise, porte la marque d’une terminaison française contrairement à son équivalent anglais, kick. Ainsi, les mots anglais insérés dans un discours en français revêtent la grammaire française, se comportant comme n’importe quel mot français (p. 94).

Le substantif peut renvoyer à un geste sportif (un beau kick), mais aussi à l’attrait qu’une personne ressent pour une autre. C’est le cas, en quelque automobile sorte, dans la publicité ci-dessus. Ce l’est aussi dans la bande dessinée Je sais tout de Pierre Bouchard : «Sérieux, j’pense qu’a l’a un kick solide sur Reynald !» (2014, p. 11) On peut imaginer que, dans ces deux cas de béguin, le rapport au pied est moins immédiat que dans les précédents, mais il existe néanmoins : ne s’agit-il pas d’espérer prendre son pied ?

Pierre DesRuisseaux, dans son Trésor des expressions populaires (éd. de 2015, p. 185-186), indique d’autres sens pour ce mot, outre s’amouracher ou s’enticher : donner un (gros) kick (procurer un plaisir intense), être son kick (être son plaisir), faire quelque chose pour le kick (faire quelque chose par plaisir), perdre son kick (ne plus prendre plaisir à quelque chose) et se donner un kick (se donner de l’exaltation, du plaisir).

Références

Bouchard, Pierre, Je sais tout, Montréal, Éditions Pow Pow, 2014, 106 p.

DesRuisseaux, Pierre, Trésor des expressions populaires. Petit dictionnaire de la langue imagée dans la littérature et les écrits québécois, Montréal, Fides, coll. «Biblio • Fides», 2015 (nouvelle édition revue et augmentée), 380 p.

Digesto, Salvatore et Shana Polack, «Le français canadien, un français comme les autres. Tomber en amour ne vient donc pas de “to fall in love” ? Dommage !», France Forum, nouvelle série, 65, avril 2017, p. 93-94.

Hotte, Sylvain, Attaquant de puissance, Montréal, Les Intouchables, coll. «Aréna», 2, 2010, 219 p.

Autopromotion 302

France Forum, 67, avril 2017, couvertureÀ la demande d’une revue française, France Forum, l’Oreille tendue vient de rédiger un court texte sur le hockey au Québec :

Melançon, Benoît, «Au pays du hockey. Le hockey a son palet à Montréal», France Forum (Paris), nouvelle série, 65, avril 2017, p. 95-96.

Le sous-titre n’est pas de l’Oreille, mais le jeu sur palet / palais ne lui déplaît pas.