Autopromotion 393

En juin dernier, l’Oreille tendue parlait de la fortune canadienne de Voltaire dans une vidéo de la chaîne «L’histoire nous le dira» de Laurent Turcot, sur YouTube.

Rebelote aujourd’hui, sur Maurice Richard — c’est du hockey — et l’émeute du 17 mars 1955. (Merci encore de l’invitation.)

Pour en savoir plus :

Les Yeux de Maurice Richard, édition de 2012, couverture

Autopromotion 368

L’Oreille tendue s’intéresse à l’image du XVIIIe siècle aujourd’hui, notamment à celle de Voltaire.

Voilà de quoi elle cause dans cette vidéo de la chaîne «L’histoire nous le dira» de Laurent Turcot, sur YouTube. (Merci de l’invitation.)

[Complément]

Vous en voulez encore ? Il y a Curiosités voltairiennes pour ça.

Michel Tremblay

Le 30 octobre 2017, l’Oreille tendue remettait, au nom de la Fondation Émile-Nelligan, le prix Gilles-Corbeil à Michel Tremblay pour l’ensemble de son œuvre. On peut lire l’éloge qu’elle a alors prononcé ici.

Le 22 mai dernier, à l’Université de Montréal, l’Oreille s’entretenait avec l’écrivain dans le cadre du séminaire de création littéraire «Habiter le territoire» de sa collègue Marie-Pascale Huglo.

Le site udemnouvelles publie aujourd’hui un article sur cet événement.

La vidéo de l’entretien est sur YouTube.

Accouplements 101

(Accouplements : une rubriquel’Oreille tendue s’amuse à mettre en vis-à-vis deux œuvres, ou plus, d’horizons éloignés.)

La langue nous arrive souvent chargée de préjugés ethniques, auxquels nous ne prêtons peut-être pas toujours l’attention nécessaire. Ci-dessous, on trouvera trois occurrences tirées de lectures de l’Oreille, deux récentes, l’une plus ancienne, d’expressions québécoises que l’on pouvait encore récemment entendre, l’une évoquant les Chinois, l’autre, les Juifs. Le travail des romanciers est de les faire entendre; le nôtre, de leur résister

Tremblay, Michel, Survivre ! Survivre ! (2014), dans la Diaspora des Desrosiers, Montréal et Arles, Leméac et Actes sud, coll. «Thesaurus», 2017, 1393 p. Préface de Pierre Filion.

«La chose se produit avec une telle rapidité que Victoire n’a pas le temps de réfléchir à ce qu’elle fait. Elle voit la tête de son mari rebondir avant de comprendre qu’elle vient de lui donner une claque chinoise (si tu restes pas tranquille, moman va te donner une claque chinoise en arrière de la tête pis tu vas rester empesée pour le reste de la journée) dans ses cheveux gras et humides» (p. 1174).

DesRochers, Jean-Simon, les Inquiétudes. L’année noire – 1, Montréal, Les Herbes rouges, 2017, 591 p.

«Aimée, c’est toi qui as pris le sucre en poudre ?
Non, maman, c’est pas moi.
Pourquoi tu as du sucre en poudre autour de la bouche, d’abord ?
Parce que c’est Ovide qui m’en a donné.
Arrête de conter des menteries !
Mais…
Tais-toi ! Pis baisse les yeux !

Mettre ça su’l dos de ton p’tit frère qui est au ciel… Ça, ma p’tite Juive, tu l’f’ras pas deux fois… Attends que j’le dise à ton père, ma noire !» (p. 492)

Gottheil, Allen, «Nancy Neamtan», dans les Juifs progressistes au Québec, Montréal, Éditions par ailleurs…, 1988, p. 269-296.

«Lorsque j’habitais Saint-Henri, j’étais liée d’amitié avec une famille québécoise qui comptait trois jeunes filles, dont Huguette. Quand la petite gamine faisait des coups et que ses parents se fâchaient, ils l’apostrophaient d’une épithète que je ne comprenais pas, même après l’avoir entendue plusieurs fois. Un jour, j’ai pigé ce qu’ils grondaient : “Fais pas ta petite Juive !” Ça m’a surprise mais je ne savais trop comment réagir. Ça m’a pris du temps, peut-être un mois ou deux, avant de pouvoir dire à ces gens que moi, j’étais Juive. J’étais trop gênée, et lorsque je leur ai dévoilé mes origines, il n’y a pas eu de grosses discussions sur ce que cela pouvait représenter. Après, ils ont continué de la traiter de “petite Juive” sans toutefois faire d’association entre l’expression et moi. Soulignons que l’incident n’a aucunement changé nos rapports» (p. 285-286).

 

[Complément]

Exactement dans le même sens que ce qui précède, ceci, sur Twitter :

 

[Complément du 28 novembre 2017]

L’Oreille tendue a été interrogée plus tôt aujourd’hui par la journaliste Maya Johnson, du réseau de télévision CTV, sur l’utilisation de l’expression «travailler comme un nègre» par un député du parlement québécois, François Gendron. Ça se trouve ici.