Accouplements 276

Douze hommes rapaillés, 2008, pochette

(Accouplements : une rubriquel’Oreille tendue s’amuse à mettre en vis-à-vis deux œuvres, ou plus, d’horizons éloignés.)

En ses vertes années, l’Oreille tendue croisait à l’occasion Gaston Miron. Elle l’a entendu s’interroger sur le traitement de texte. «Pourquoi un traitement de texte ? Mes textes ne sont pas malades» (citation 100 % approximative).

Plume Latraverse ne semble pas penser différemment :

«Faudrait que je soigne mon langage, c’est c’qu’elle me dit
Comme s’il y avait dans mon langage une maladie»
Plume Latraverse, «Les grands moyens (Ma femme me tape)»

 

Référence

Latraverse, Plume, Tout Plume (… ou presque). Chansons, nouvelle édition. 1964-2009, Montréal, Typo, 2014. Édition numérique.

Autopromotion 898

Plume Latraverse, Cris et écrits (dits et inédits), 1983, couverture

Entre 15 h et 16 h aujourd’hui, l’Oreille tendue sera au micro de Karyne Lefebvre, à l’émission Dis-moi ce que tu lis…, à la radio de Radio-Canada. Au menu ? Plume Latraverse et la littérature.

Oui oui, ce Plume-là.

 

[Complément du jour]

On peut (ré)entendre l’entretien ici.

Et (re)découvrir «Les patineuses».

 

Référence

Latraverse, Plume, Cris et écrits (dits et inédits), Verchères, Éditions Rebelles, 1983, 306 p. Ill. Préface de Pierre Foglia.

Joli dimanche après-midi à la Cinquième salle

Spectacle Ella & Ellington, 2026, logo

La chose est de notoriété publique : l’Oreille tendue aime Ella Fitzgerald. Elle se devait donc d’assister au spectacle Ella & Ellington donné aujourd’hui, à Montréal, à la Cinquième salle de la Place des arts. Sur scène, un quatuor à cordes (trois violonistes, une contrebassiste), un pianiste, un saxophoniste, deux danseurs (pour la première pièce, «Summertime»), une chanteuse / présentatrice, dans des configurations variées.

C’était Ellington avec / sans Ella, avec / sans paroles.

Deux pièces étaient instrumentales : «African Flower» (sous le titre «Fleurette africaine») et «Sophisticated Lady», dans une version particulièrement lyrique.

Les pièces chantées allaient de «Summertime» à «It Don’t Mean a Thing (If It Ain’t Got That Swing)» et son scat. Entre les deux, «Lullaby of Birdland», «I Got It Bad (and That Ain’t Good)», «In a Sentimental Mood». «Cry Me a River» a soulevé la foule à juste titre.

L’Oreille doit faire un double aveu : malgré sa pléthorique liste de lecture fitzgeraldienne, elle ne connaissait ni «I Won’t Dance» ni «A Flower is a Lovesome Thing». Il y a là un mystère à éclaircir.

Un fort joli après-midi.

P.-S.—Oui, c’était l’anniversaire de la naissance d’Ella Fitzgerald pas plus tard qu’hier.

P.-P.-S.—Il manque peut-être des pièces dans la liste ci-dessus. C’est comme ça.

P.-P.-P.-S.—Oui, c’est encore arrivé.

 

Voix : Anne-Sophie Gagnon-Métellus

Piano : Matt Herskowitz

Quatuor : Les Chambristes du Grand Montréal

Saxophone : Louis Plouffe

Direction artistique : Marie-Anne Rozankovic

Arrangements : Matt Herskowitz, Karl A. Rozankovic

Autopromotion 896

Murale représentant Brendan Gallagher, des Canadiens de Montréal, rue Draper, Notre-Dame-de-Grâce (Montréal)

«Au printemps la fièvre est universelle
Pis i a juste une place où la glace i faut pas qu’à dégèle»
Loco Locass, «Le but», 2009

Vers 18 h 30, ce soir, au micro d’Étienne Leblanc, à l’émission Ça nous regarde, de la radio de Radio-Canada, l’Oreille tendue parlera de la fièvre montréalaise des séries éliminatoires de la Ligue nationale de hockey.

 

[Complément du jour]

On peut (ré)entendre l’entretien ici.

Histoires de bottines

Patins accrochés

Nous n’en sommes pas à nos première bottines.

Il y a la souriante.

Il y a celles du patin (et de l’Oreille tendue) et du hockey.

Il y a celles qui devraient suivre les babines.

Il y a les humoristiques (genre).

Ajoutons ce signe d’un considérable manque d’habileté : ce soir-là, Lane Hutson — c’est du hockey, encore — aurait été un des seuls «qui n’avait pas les deux pieds dans la même bottine» (la Presse+, 12 avril 2026).

Avoir les deux pieds dans la même bottine, donc, dans le français du Québec. Chez Usito : «être maladroit, sans initiative, peu débrouillard».

À votre service.