Conseils du jour

L’Oreille tendue est volontiers donneuse de leçons. Ici, elle s’adresse à ses étudiants. , à un critique littéraire débutant.

Elle n’est évidemment pas la seule. Voici deux exemples tirés de son fil Twitter du jour.

La première contribution se trouve chez Sébastien Bailly, qui l’emprunte à Shaun Usher (Au bonheur des listes) à Metallurgeek.

Conseils de rédaction de Shaun Usher

La seconde est chez Jean-Patrice Martel, qui traduit Christopher Whitt.

Conseils de rédaction de Christopher Whitt, traduits par Jean-Patrice Martel

Merci à eux tous.

Autopromotion 423

Affiche de la 24e édition du Colloque interuniversitaire en études littéraires (CIEL)

La 24e édition du Colloque interuniversitaire en études littéraires — CIEL XXIV, pour parler la langue du Super Bowl — se tiendra le 1er mai à l’Université de Montréal. L’Oreille tendue fait partie du comité d’organisation. Ci-dessous, le programme.

Université de Montréal
Pavillon Lionel-Groulx
Local C-8141 (salle du CRILCQ)

 

9 h — Accueil

 

Première séance : Renversements de pouvoir
Présidence : Émilie Bauduin (Université du Québec à Montréal)

9 h 15 — Mélodie Drouin : «Penser l’horizontalité des oppressions : les stratégies narratives performatives et politiques d’Édouard Louis»

9 h 35 — Catherine Fortin : «L’écriture de l’abjection comme un joyeux sabbat»

9 h 55— Discussion

 

10 h 15 — Pause

 

Deuxième séance : Questions de genre
Présidence : Jolianne Bourgeois (Université McGill)

10 h 30 — Fabrice C. Bergeron : «Barbey d’Aurevilly contre Eugène Poitou. L’œuvre de Balzac au centre d’une querelle journalistique»

10 h 50 — Virginie Turcot : «La polygénéricité de la Vengeance Nostre Seigneur : de la chanson de geste au récit hagiographique»

11 h 10 — Discussion

 

11 h 30 — Dîner

 

Troisième séance : L’écriture du deuil
Présidence : Eugénie Matthey-Jonais (Université de Montréal)

13 h — Élise Achille-Sautrelle : «L’écriture du deuil dans l’œuvre diaristique et poétique de Simone Routier»

13 h 20 — Sophie Marcotte : «Le rôle de l’imagination dans l’écriture post-mémorielle»

13 h 40 — Discussion

 

14 h — Pause

 

Quatrième séance : Lieux et littérature
Présidence : Éric Debacq (Université de Montréal)

14 h 20 — Alexandre Jutras : «Entre la tchén’ssâ et le livre»

14 h 40 — Maxime Leblond : «Sources thermales et sources livresques — la description des bains de Bade chez Le Pogge, Montaigne, Münster et Lescarbot»

15 h — Discussion

 

15 h 30 — Pot de fin de colloque

3000

3000e livraison, logo

 

L’Oreille tendue en est aujourd’hui à son 3000e billet. Pour l’occasion, elle a répondu aux questions de son collègue, et néanmoins ami, Marcello Vitali-Rosati sur son histoire, sa nature, son avenir. C’est ici et ça dure 50 minutes.

L’introduction sonore est de Charles Malo Melançon.

P.-S. — L’Oreille demande votre indulgence pour son emploi abusif de donc et pour ses bruits de gorge. Elle ne le fera plus.

 

Références

Francard, Michel, «Vous avez de ces mots…», chronique du quotidien le Soir (Bruxelles).

Laberge, Clément, «Les blogues comme des bouteilles à la mer», blogue Jeux de mots et d’images. Le blogue personnel de Clément Laberge, 7 janvier 2017.

L’Oreille tendue

«La langue de Tintin» [Un texte corrigé], 24 octobre 2009.

«Du postcool» [Le swag], 12 avril 2011.

«Histoire de la littérature 101» [La 1000e entrée : l’École de la tchén’ssâ], 19 mai 2012.

«Pourquoi bloguer» [La 2000e entrée], 24 septembre 2014.

Thérenty, Marie-Ève, «L’effet-blog en littérature. Sur l’Autofictif d’Éric Chevillard et Tumulte de François Bon», Itinéraires. Littérature textes cultures, 2, 2010, p. 53-63. https://doi.org/10.4000/itineraires.1964

Vignola, Éric, «Du blogue au livre. Réflexions sur la nature générique du blogue», Montréal, Université de Montréal, mémoire de maîtrise, juillet 2009, x/114 p. http://hdl.handle.net/1866/3754

Sound Icon / Icône du son

Autopromotion 264

Benoît Melançon, l’Oreille tendue, 2016, couverture

Le plus récent livre de l’Oreille tendue, chez Del Busso éditeur, arrive en librairie cette semaine :

Melançon, Benoît, l’Oreille tendue, Montréal, Del Busso éditeur, 2016, 411 p. ISBN : 978-2-923792-99-6. (27,95 $ CAN)

Sa bande-annonce

Sa présentation

Sa quatrième de couverture

Essayiste, professeur et éditeur, Benoît Melançon est l’auteur de plusieurs livres remarqués : Les yeux de Maurice Richard (2006); Écrire au pape et au Père Noël (2011); Langue de puck (2014); Le niveau baisse ! (2015). En 2012, il recevait du gouvernement du Québec sa plus haute distinction en matière de qualité et de rayonnement de la langue française, le prix Georges-Émile-Lapalme.

L’Oreille tendue reprend 300 textes publiés sur son blogue.

Avoir l’oreille tendue…

…c’est se souvenir que son grand-père disait slices pour sandwichs.

…c’est regarder, sourire en coin, le plombier qui déplore la problématique de son tuyau.

…c’est réentendre une chanson où il était question des djos de Ginette.

…c’est retrouver intact, au détour d’un discours, un mot oublié depuis quarante ans.

…c’est lire ou regarder la télévision, crayon à la main, à la recherche du mot rare, de l’expression incongrue, de l’invention spectaculaire, du tic à la mode.

…c’est s’interroger en entendant des tournures comme passer un tapis, faire du pouce sur mon voisin, prédécéder, avoir une poignée dans le dos, être swag, se garder une petite gêne, gosser les poils de grenouille.

…c’est prendre la langue au sérieux, sans montée de lait, mais en pestant à l’occasion.

Illustration de la couverture : Samuel Cantin

Son avant-propos

L’Oreille tendue est née le 14 juin 2009. Ma vie numérique était intense depuis plusieurs années, mais, jusque-là, je n’avais pas trouvé l’approche qui me permettrait de créer un blogue.

J’ai pourtant utilisé, au fil des âges numériques, au moins quatre formats de disquettes. J’ai eu des adresses de courriel, dès la fin des années 1980, sur aol.com et sur compuserve.com, puis sur un serveur universitaire à partir de 1991. L’année suivante, de Paris, j’ai lancé une bibliographie numérique sur le XVIIIe siècle à partir d’un Minitel branché à Internet (si, si). J’ai monté mes premières pages Web, dans un éditeur de texte, presque au moment même de l’apparition d’Internet pour le grand public. J’ai publié un livre sur le courrier électronique, Sevigne@Internet, en 1996, fruit d’une conférence de l’année précédente. Le 18 mars 1997, je donnais pour la première fois une séance de cours, à l’Université de Montréal, sur «Informatique et littérature» (j’ai été reçu assez fraîchement). J’ai géré — les plus vieux se souviendront peut-être de la chose — un site gopher pendant quelques années. Bref, mes expériences numériques étaient nombreuses et anciennes, mais il m’en manquait une.

C’est en dirigeant un mémoire de maîtrise à l’Université de Montréal que j’ai découvert les deux principes qui allaient me permettre de bloguer. Ce mémoire, «Du blogue au livre. Réflexions sur la nature générique du blogue», ne portait pas stricto sensu sur le blogue, mais sur la transformation en livres du contenu de trois blogues québécois. Son auteur, Éric Vignola, y formulait deux hypothèses : que les blogues qui durent proposent très régulièrement de nouveaux textes; que ces blogues ont une thématique forte.

Pour moi, cette thématique serait la langue, et la périodicité, pendant plusieurs années, quotidienne. Je pouvais devenir blogueur. À ces deux principes fondateurs, un troisième s’est rapidement ajouté : un personnage y parlerait, l’Oreille tendue; ce serait moi sans être moi, l’enseigne à laquelle je logerais.

Pourquoi m’obliger à écrire tous les jours ? Au moment de lancer mon blogue, j’occupais des postes de direction dans mon université. Pour écrire autre chose que de la prose administrative, rien de tel qu’une obligation comme celle-là. (Cela va sans dire : écrire rend heureux.)

Avoir une thématique forte, en l’occurrence les questions de langue, surtout au Québec, mais pas uniquement, n’interdit pas d’aborder d’autres sujets. L’Oreille tendue parle donc aussi de sport et de culture, de politique, d’actualité, de livres.

Les pages qui suivent reprennent quelques-uns des 2797 textes publiés à ce jour sur mon blogue. Des ensembles de textes ont été complètement laissés de côté : les citations, les portraits choisis, les annonces autopromotionnelles, les entrées collées sur l’actualité, les néologismes et leurs définitions, les bibliographies, les entrées de mon dictionnaire personnel de rhétorique. Il en va de même pour ceux déjà repris sous forme de livre, dans Langue de puck. Abécédaire du hockey (2014), puis dans Le niveau baisse ! (et autres idées reçues sur la langue) (2015). Le blogue est illustré; pas ce livre. En ligne, il y a des commentaires des lecteurs; point ici. L’Oreille tendue s’appuie souvent sur le Dictionnaire québécois instantané que j’ai cosigné avec Pierre Popovic (2004); quand c’est le cas, je n’ai généralement pas retenu ces textes.

Les textes conservés ont été regroupés thématiquement et, très souvent, réécrits, découpés, réorganisés, augmentés, sans que soit retenue leur date de parution initiale. Ils devraient donner une idée du contenu de L’Oreille tendue, mais sans s’y substituer. Un blogue, ce n’est pas un livre. Ce livre n’est pas mon blogue.

Benoît Melançon
31 août 2016

Sa table des matières

Autoportraits

Avoir l’oreille tendue

Brèves 01

Lubies

Scènes de la vie de famille

Jeunesse de la langue

Listes

Sacrons

Accouplements

Travaux pratiques

Images

Brèves 02

Québécismes

Figures

Tu

Langue parlée

Langues en contact

Brèves 03

Politique

Langues de bois

L’amatrice de sport

Bibliothèque linguistique

Ma cabane au Canada

Lectures d’ailleurs

Lectures d’ici

Péripéties d’une tchén’ssâ

Remerciements

Bibliographie

Un long entretien avec l’auteur

Dans les médias

«Le livre que M. Melançon lance ces jours-ci reprend les textes de son blogue qu’il a remaniés et regroupés par thèmes. Ce n’est pas un livre qu’on lit d’un trait, on le déguste plutôt à petites doses» (Nathalie Collard, la Presse+, 6 novembre 2016).

«Benoît Melançon autant vous le dire tout de suite, a l’oreille très fine. Si fine d’ailleurs qu’il détecte tous les modernismes que l’on fait entrer dans notre langage, les incongruités qui sortent de notre bouche, même celle du très visible maire de Montréal Denis Coderre. Sans être sentencieux il s’en amuse. Mais que de dérives. C’est un bouquin qui amuse énormément […]. L’oreille tendue est une fine récréation pour l’esprit» (Culturehebdo.com, novembre 2016).

«Un petit bijou de livre. Ses plus de 400 pages ne doivent pas vous faire ­remettre à ­demain sa lecture. Vous bouderez ainsi votre plaisir. Ouvrez ce livre à n’importe quelle page et je vous garantis que vous allez prendre quelques minutes pour lire au complet la rubrique sur ­laquelle vous êtes tombé par hasard. Tout est question de langue, donc d’oreille et d’écriture. Melançon relève joyeusement tous nos travers. À lire absolument avant que la situation ne devienne “problématique”. Car ce serait “malaisant au carré”» (Jacques Lanctôt, le Journal de Montréal, 10 décembre 2016).

François Bon, le Tiers livre, 12 janvier 2017, vidéo, vers la 30e minute.

«Benoît Melançon, professeur à l’université de Montréal, est un observateur constant et passionné du parler du français d’Amérique. Souvent il critique les façons de dire de ses concitoyens ; souvent il en apprécie la créativité. […] Le florilège intéressera tous les observateurs du français parlé au Québec et dans son voisinage» (Gaston Bernier, Défense de la langue française, 263, 1er trimestre 2017).

«On prend plaisir à suivre les errements linguistiques de Benoît Melançon dans ce recueil inhabituel dont le ton léger et malicieux dégage un charme certain» (Thomas Merle, France Forum, Paris, nouvelle série, 65, avril 2017, p. 107).

 

[Complément du 9 mai 2021]

Sur sa chaîne YouTube, Sébastien Bailly rendu compte de deux livres de l’Oreille tendue, Dictionnaire québécois instantané (éd. or. : 2004; éd. de poche : 2019) et l’Oreille tendue (2016). Merci, l’ami.

 

Références

Melançon, Benoît, en collaboration avec Pierre Popovic, Dictionnaire québécois instantané, Montréal, Fides, 2004 (deuxième édition, revue, corrigée et full upgradée), 234 p. Illustrations de Philippe Beha. Édition de poche : Montréal, Fides, coll. «Biblio-Fides», 2019, 234 p.

Melançon, Benoît, Épistol@rités, Saint-Cyr sur Loire, publie.net, coll. «Washing Machine», 2013. Livre numérique. Recueil de trois textes : Sevigne@Internet. Remarques sur le courrier électronique et la lettre (1996), «Postface inédite : Quinze ans plus tard» (2011) et «Épistol@rités, d’aujourd’hui à hier» (2011). http://www.publie.net/fr/ebook/9782814506602/epistol@rites

Melançon, Benoît, Langue de puck. Abécédaire du hockey, Montréal, Del Busso éditeur, 2014, 128 p. Préface de Jean Dion. Illustrations de Julien Del Busso.

Melançon, Benoît, Le niveau baisse ! (et autres idées reçues sur la langue), Montréal, Del Busso éditeur, 2015, 118 p. Ill.

Melançon, Benoît, l’Oreille tendue, Montréal, Del Busso éditeur, 2016, 411 p.

Vignola, Éric, «Du blogue au livre. Réflexions sur la nature générique du blogue», Montréal, Université de Montréal, mémoire de maîtrise, juillet 2009, x/114 p. http://hdl.handle.net/1866/3754