Nostalgie du jour

L’Oreille tendue, dit-on, ne rajeunit pas. Elle en a vécu un nouvel exemple aujourd’hui.

Les Canadiens — c’est du hockey — jouent un match ce soir. La Société de transport de Montréal suggère aux spectateurs — 3500 dans le Centre Bell lui-même, plusieurs centaines à l’extérieur — de s’y rendre en métro.

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On doit entendre doublement «gagner la série» : le verbe désigne à la fois se rendre à et triompher.

Il y a sept (!) lustres, dans un cours de français destiné à des étudiants états-uniens, l’Oreille présentait le double sens de ce verbe avec une publicité pour du thon en boîte : «Gagnez le Sénégal.» (Vous achetiez du thon. Il y avait un concours. La récompense était un voyage.)

À la manière de Racine, l’Oreille sent parfois, et de plus en plus, «des ans l’irréparable outrage» (Athalie, acte II, sc. V).

Onomastique de puck

Contrairement à la plupart des professeurs d’université, les sportifs ont très souvent droit à un surnom. Au hockey, Maurice Richard était Le Rocket; Jean Béliveau, Le Gros Bill; Georges Vézina, Le Concombre de Chicoutimi.

Une publicité lancée il y a deux jours évoque deux de ces surnoms.

 

Patrick Roy parle d’un petit contenant de frites ? Bien sûr : Casseau est son surnom. Mario Tremblay se délecte par avance d’une tarte aux bleuets ? Qu’attendre de plus du Bleuet bionique ?

P.-S.—Pourquoi rassembler ces deux joueurs ? Parce que.

Les chandails de Roch Carrier

Roch Carrier, le Chandail de hockey, éd. de 1984, couverture

«But watch this here replay that shows the ref had absolutely
no reason to call a penalty on Carrier for wearing the wrong sweater
Keith Harrison, World Hockey Supremacy (A Transcript), 1998

L’écrivain Roch Carrier a beaucoup écrit sur Maurice Richard, le plus célèbre joueur de la plus célèbre équipe de hockey au monde, les Canadiens de Montréal.

En 1970, dans le roman Il est par là, le soleil, Philibert saute sur la glace du Forum de Montréal pour venger son idole, injustement attaquée par un joueur des Maple Leafs de Toronto (p. 52-55). En 2000, Carrier publie le Rocket, à la fois biographie et ode à un héros. Entre ces deux dates paraît un conte, «Une abominable feuille d’érable sur la glace», qui sera voué à un étonnant retentissement pancanadien sous le titre le Chandail de hockey / The Hockey Sweater. Roy MacGregor a rappelé le contexte de sa rédaction, d’abord pour la radio, dans les pages du Globe and Mail en décembre 2018.

L’intrigue du conte est simple. Le narrateur, dans son petit village rural du Québec des années 1940 — le Sainte-Justine décrit par John Willis en 2018 —, est un fan fini de Maurice Richard, dont il porte le chandail, le numéro 9. Quand vient le moment fatidique de remplacer ce chandail devenu trop vieux, sa mère écrit de sa plus belle plume à Mr. Eaton, celui du catalogue de vente par correspondance, pour en obtenir un nouveau. Son anglais n’est pas ce qu’il devrait être : elle commande en français et, au lieu du chandail tricolore, son fils reçoit le chandail honni entre tous, celui des Maple Leafs de Toronto. Voilà qui explique le titre original : par respect pour les valeurs maternelles, il portera «Une abominable feuille d’érable sur la glace», celle de la patinoire. Devant neuf «Maurice Richard en bleu, blanc, rouge» (éd. de 1979, p. 80), il sera ostracisé par les autres enfants, le chef d’équipe et le vicaire-arbitre. Il en sera fort marri.

La postérité de ce conte est phénoménale.

Il a été traduit en anglais par Sheila Fischman. Sheldon Cohen en a tiré un court métrage d’animation pour l’Office national du film du Canada, le Chandail / The Sweater, dont Carrier assure la narration, en anglais et en français (1980). Quand Maurice Richard meurt, en 2000, la revue les Canadiens lui rend hommage. Quelle image les services financiers Desjardins reproduisent-ils dans leur publicité commémorative ? Un tableau illustrant le conte : «On est tous des “Rocket” Richard», dit la légende (p. 2). L’astronaute canadien Robert Thirsk en avait apporté un exemplaire lors de sa mission à bord de la Station spatiale internationale en 2009. Il a ses entrées dans Wikipédia, en français, en anglais et en allemand. L’Orchestre symphonique de Toronto en a proposé une adaptation musicale pour son 90e anniversaire, en 2012. Cinq ans plus tard, dans le cadre des célébrations du 375e anniversaire de Montréal, le Centre Segal de Montréal présentait la comédie musicale The Hockey Sweater : A Musical et celle-ci est appelée à être reprise. Son livret a été conçu par Emil Sher, avec des musiques et paroles de Jonathan Monro, dans une mise en scène de Donna Feore.

«Le chandail de hockey», sous sa forme écrite, sert de matériel pédagogique aussi bien en Colombie britannique et en Ontario qu’en Alberta et au Québec (Côté 1999; Bédard et Roy Robert 2006; Fradette 2010). Le didacticiel le Chandail de hockey / The Hockey Sweater (cédérom, 2006), destiné à l’enseignement du français ou de l’anglais langue seconde au Canada, s’appuie sur le court ménage d’animation de Cohen (Caws 2007; Serres 2008). Comme l’écrit Pasha Malla dans les pages du magazine The New Yorker en 2015, «Roch Carrier’s “The Hockey Sweater” is a foundational text in almost every Canadian classroom».

Des écrivains s’approprient le texte. En 2002, David Bouchard, sous le titre That’s Hockey, en propose une lecture féministe. Le narrateur de Des histoires d’hiver avec encore plus de rues, d’écoles et de hockey (2013) reçoit, d’un cousin ontarien, «le vrai équipement des Maple Leafs de Toronto».

Quand j’ai vu ça, j’ai dit à maman que jamais de la vie je porterais ça et j’ai pleuré pour être sûre qu’elle comprenne vite. Mais elle a dit que c’était excessivement bébé de pleurer pour une histoire d’équipement bleu et que c’était sûrement arrivé à d’autres avant moi et qu’il n’y avait pas de quoi faire une histoire avec ça (p. 110).

Inutile de préciser que, parmi ces «autres», il y a eu Roch Carrier et qu’il en a fait, lui, «une histoire».

Les premières lignes du «Chandail de hockey» ont été lisibles pendant des années sur le billet de banque de cinq dollars de la monnaie canadienne. D’un côté, un portrait de sir Wilfrid Laurier, premier ministre du Canada de 1896 à 1911. De l’autre, une scène (évidemment) hivernale : à gauche, une petite fille glisse en toboggan et un adulte initie un enfant au patinage; à droite, sur fond de sapins enneigés, quatre enfants jouent au hockey; au centre, une petite fille qui manie le bâton et la rondelle, chandail numéro 9 sur le dos, le numéro immortalisé par celui qu’on a surnommé le Rocket; sous l’image de la jeune fille, ces phrases (nécessairement) bilingues :

Les hivers de mon enfance étaient des saisons longues, longues. Nous vivions en trois lieux: l’école, l’église et la patinoire; mais la vraie vie était sur la patinoire.
Roch Carrier
The winters of my childhood were long, long seasons. We lived in three places — the school, the church and the skating-rink — but our real life was on the skating-rink.

Ce sont les premières lignes du «Chandail de hockey». (Elles apparaissent en exergue au premier chapitre de la Surface de jeu, d’Hugo Beauchemin-Lachapelle, en 2020 [p. 18].)

Dans une photo officielle des Canadiens de Montréal, on voit Maurice Richard faire la lecture à ses petites filles : il leur lit un autre ouvrage pour la jeunesse, Un bon exemple de ténacité. Maurice Richard raconté aux enfants, mais, sur la table de chevet, le chandail de hockey est bien en vue (les Canadiens, p. 47). Voilà qui ne devrait pas étonner : selon Michael A. Peterman, il s’agit du «récit le plus populaire sur le hockey au pays» (2007, p. 154). Dans le quotidien The Globe and Mail, en 2014, Roy MacGregor va plus loin : c’est «the best-known, most-honoured short story this country has known», pas seulement dans le domaine du hockey, mais en général. On le dit plus volontiers au Canada anglais qu’au Québec : voilà une œuvre classique. Selon Anne Hiebert Alton, c’est «a symbol of Canadian identity» (2002, p. 5). Pour Amy J. Ransom, il s’agit d’«a beloved classic» (2014, p. 18 et p. 181) et d’une «beloved story» (p. 21). En 2001, l’ancien gardien de but Ken Dryden parlait de «perfect little book»; en 2019, il évoquait «the children’s classic» (2019, p. 42). Signalons toutefois, a contrario, un éloge publié par Louis Cornellier en 2019 : «Le chandail de hockey est […] un chef-d’œuvre, dont la portée dépasse la trame du sympathique récit narré par l’auteur.»

Pourquoi ce succès ? Quand Carrier publie son conte, il n’y a pas, comme aujourd’hui, des dizaines de textes sur le sport destinés à la jeunesse; il fait figure de pionnier, voire de modèle. Le texte est bref. Sa trame narrative repose sur une série d’oppositions tranchées et dès lors faciles à interpréter : les parents et les enfants, Montréal et Toronto, le français et l’anglais, les francophones et les anglophones, les Canadiens et les Maple Leafs, le jeune homme et le religieux plus vieux que lui. «Une abominable feuille d’érable sur la glace» reprend les grands traits du récit collectif sur le hockey : on découvre ce sport durant l’enfance, on le pratique à l’extérieur, il nourrit l’identité nationale, c’est un rituel (à côté de l’école et de l’Église). Le narrateur et ses coéquipiers s’identifient à une figure positive, tant chez les francophones (surtout) que chez les anglophones, Maurice Richard, qu’ils essaient d’imiter dans son apparence et dans son jeu. La morale du texte se résumerait ainsi : il faut aller au-delà des apparences pour découvrir ce qui nous unit les uns aux autres. N’est-ce pas son absence de complexité qui garantit la permanence du texte le plus connu de Roch Carrier ?

Le conte date de 1979. La dernière fois que les Canadiens ont affronté les Maple Leafs en séries éliminatoires ? La même année. La prochaine ? Ce soir. Dave Stubbs n’a pas manqué de faire le rapprochement.

P.-S.—Non, ni ce relevé ni la bibliographie qui suit ne sont exhaustifs.

P.-P.-S.—Foi d’Oreille tendue, Roch Carrier aurait prêté sa voix à une publicité hockeyistique télévisée en 2014.

 

Message d’enfant tiré de Maurice Richard. Paroles d’un peuple, 2008, p. 61

Illustration tirée de Michel Foisy et Maurice Richard fils, Maurice Richard. Paroles d’un peuple, 2008, p. 61

 

Références

Alton, Anne Hiebert, «The Hockey Sweater : A Canadian Cross-Cultural Icon», Papers : Explorations into Children’s Literature, 12, 2, 2002, août 2002, p. 5-13. URL : <http://www.paperschildlit.com/pdfs/200210512.pdf>.

Beauchemin-Lachapelle, Hugo, la Surface de jeu. Roman, Montréal, La Mèche, 2020, 276 p.

Bédard, Frédéric et Cynthia Roy Robert, «Hockey et lecture», Québec français, 143, automne 2006, p. 71-73. URL : <https://www.erudit.org/fr/revues/qf/2006-n143-qf1179170/49498ac.pdf>.

Bouchard, David, That’s Hockey, Victoria, Orca Book Publishers, 2002, [s.p.]. Illustrations de Dean Griffiths. Version française : Ça, c’est du hockey !, Montréal, Les 400 coups, 2004, 31 p. Traduction de Michèle Marineau.

Les Canadiens, 15, 7, saison 1999-2000, 106 p. Ill. Édition spéciale. Dossier «Maurice Richard 1921-2000».

Carrier, Roch, Il est par là, le soleil, Montréal, Éditions du jour, coll. «Romanciers du jour», R-65, 1970, 142 p. Rééditions : Montréal, Stanké, coll. «10/10», 35, 1981, 160 p.; dans Presque tout Roch Carrier, Montréal, Stanké, 1996, 431 p.; Montréal, Éditions internationales Alain Stanké, coll. «10/10», 206, 2009, 89 p.

Carrier, Roch, «Une abominable feuille d’érable sur la glace», dans les Enfants du bonhomme dans la lune, Montréal, Stanké, 1979, p. 75-81. Repris sous le titre le Chandail de hockey, Montréal, Livres Toundra, 1984, [s.p.]. Avec des illustrations de Sheldon Cohen. Repris partiellement dans Chrystian Goyens et Frank Orr, avec Jean-Luc Duguay, Maurice Richard. Héros malgré lui, Toronto et Montréal, Team Power Publishing Inc., 2000, p. 145. Réédition : Montréal, Éditions Petit homme, 2019, 28 p.

Carrier, Roch, «The Hockey Sweater», dans The Hockey Sweater and Other Stories, traduction de Sheila Fischman, Toronto, Anansi, 1979, p. 75-81. Repris dans The Hockey Sweater, Montréal, Tundra Books, 1984, [s.p.]. Avec des illustrations de Sheldon Cohen. Repris dans Doug Beardsley (édit.), Our Game. An All-Star Collection of Hockey Fiction, Victoria, Polestar Book Publishers, 1997, p. 15-17, partiellement, dans Chrys Goyens et Frank Orr, avec Jean-Luc Duguay, Maurice Richard. Reluctant Hero, Toronto et Montréal, Team Power Publishing Inc., 2000, p. 146 et dans Michael P.J. Kennedy (édit.), Words on Ice. A Collection of Hockey Prose, Toronto, Key Porter Books, 2003, p. 47-50.

Carrier, Roch, le Rocket, Montréal, Stanké, 2000, 271 p. Réédition : le Rocket. Biographie, Montréal, Éditions internationales Alain Stanké, coll. «10/10», 2009, 425 p. Version anglaise : Our Life with the Rocket. The Maurice Richard Story, Toronto, Penguin / Viking, 2001, viii/304 p. Traduction de Sheila Fischman.

Caws, Catherine, «Review of Le Chandail de hockey CD-ROM», Language Learning & Technology, 11, 3, octobre 2007, p. 29-37. Ill. URL : <http://scholarspace.manoa.hawaii.edu/bitstream/10125/44116/1/11_03_review2.pdf>.

Le Chandail de hockey / The Hockey Sweater, cédérom, 3D Courseware/ Les Éditions 3D, 2006. Conception de Donna Mydlarski, Dana Paramskas, André Bougaïeff et Larry Katz. Contient le film d’animation le Chandail / The Sweater de Sheldon Cohen (1980).

Cohen, Sheldon, le Chandail / The Sweater, film d’animation de 10 minutes, 1980. Production : Office national du film du Canada.

Cornellier, Louis, «La Sainte Trinité québécoise», article électronique, Présence. Information religieuse, 15 octobre 2019. URL : <http://presence-info.ca/article/opinion/la-sainte-trinite-quebecoise>.

Côté, Jean-Denis, «Place au hockey !», Québec français, 114, été 1999, p. 82-85. URL : <https://www.erudit.org/fr/revues/qf/1999-n114-qf1200499/56195ac.pdf>.

Donegan Johnson, Ann, Un bon exemple de ténacité. Maurice Richard raconté aux enfants, [s.l.], Grolier, coll. «L’une des belles histoires vraies», 1983, 62 p. Illustrations de Steve Pileggi. Version anglaise : The Value of Tenacity. The Story of Maurice Richard, La Jolla, Value Communications, coll. «ValueTale», 1984, 62 p.

Dryden, Ken, «Sports. What could Mr. Eaton have been thinking ?», The Globe and Mail, 13 octobre 2001, p. D8. URL : <https://www.theglobeandmail.com/arts/what-could-mr-eaton-have-been-thinking/article763583/>.

Dryden, Ken, Scotty. A Hockey Life Like no Other, Toronto, McClelland & Stewart, 2019, viii/383 p. Ill. Traduction : Scotty. Une vie de hockey d’exception, Montréal, Éditions de l’Homme, 2019, 439 p. Préface de Robert Charlebois.

Foisy, Michel et Maurice Richard fils, Maurice Richard. Paroles d’un peuple, Montréal, Octave éditions, 2008, 159 p. Ill.

Fradette, Marie, «Le sport dans la littérature de jeunesse : représentations, valeurs et discours», Québec français, 157, printemps 2010, p. 43-46. URL : <https://www.erudit.org/fr/revues/qf/2010-n157-qf1503646/61508ac.pdf>.

Harrison, Keith, «World Hockey Supremacy (A Transcript)», Textual Studies in Canada. Canada’s Journal of Cultural Literacy / Études textuelles au Canada. Revue de l’éducation culturelle au Canada, 12, 1998, p. 19-23.

MacGregor, Roy, «The Hockey Sweater : An Enduring Simplicity», The Globe and Mail, 17 janvier 2014. URL : <https://www.theglobeandmail.com/sports/hockey/the-hockey-sweater-an-enduring-simplicity/article16397859/>.

MacGregor, Roy, «Roch Carrier’s The Hockey Sweater is a Constant Thread of Canadian Culture», The Globe and Mail, 7 décembre 2018. URL : <https://www.theglobeandmail.com/sports/article-an-allegory-about-canada-keeps-finding-new-life/>.

Malla, Pasha, «Too Different and Too Familiar : The Challenge of French-Canadian Literature», The New Yorker, 26 mai 2015. URL : <https://www.newyorker.com/books/page-turner/too-different-and-too-familiar-the-challenge-of-french-canadian-literature>.

Melançon, Benoît, les Yeux de Maurice Richard. Une histoire culturelle, Montréal, Fides, 2006, 279 p. 18 illustrations en couleurs; 24 illustrations en noir et blanc. Nouvelle édition, revue et augmentée : Montréal, Fides, 2008, 312 p. 18 illustrations en couleurs; 24 illustrations en noir et blanc. Préface d’Antoine Del Busso. Traduction : The Rocket. A Cultural History of Maurice Richard, Vancouver, Toronto et Berkeley, Greystone Books, D&M Publishers Inc., 2009, 304 p. 26 illustrations en couleurs; 27 illustrations en noir et blanc. Traduction de Fred A. Reed. Préface de Roy MacGregor. Postface de Jean Béliveau. Édition de poche : Montréal, Fides, coll. «Biblio-Fides», 2012, 312 p. 42 illustrations en noir et blanc. Préface de Guylaine Girard.

Peterman, Michael A., «Les livres et autres écrits sur le sport», dans Carole Gerson et Jacques Michon (édit.), Histoire du livre et de l’imprimé au Canada. Volume III. De 1918 à 1980, Montréal, Presses de l’Université de Montréal, 2007, p. 151-154.

Ransom, Amy J., Hockey, P.Q. Canada’s Game in Quebec’s Popular Culture, Toronto, University of Toronto Press, 2014, ix/265 p.

Robitaille, Marc, Des histoires d’hiver avec encore plus de rues, d’écoles et de hockey. Roman, Montréal, VLB éditeur, 2013, 180 p. Ill.

Serres, Linda de, «Analyse du didacticiel Le chandail de hockey», article électronique, Alsic, 11, 2, 2008. Ill. URL : <http://alsic.revues.org/index507.html>.

Willis, John, «In the Beginning Was the Sweater : L’abominable feuille d’érable of Ste-Justine», dans Jenny Ellison et Jennifer Anderson (édit.), Hockey. Challenging Canada’s Game. Au-delà du sport national, Gatineau et Ottawa, Musée canadien de l’histoire et Presses de l’Université d’Ottawa, coll. «Mercury», série «History Paper», 58, 2018, p. 85-96.

Divergences transatlantiques 061

Quelque chose s’en vient ? Comment appâter le public ?

Vous pouvez y aller avec teasing.

 

Vous pouvez aussi y aller avec aguiche.

«Aguiche», titre, la Presse plus, 8 mai 2021

Maniez toutefois agace avec parcimonie.

Molson est réactionnaire

Publicité (fautive) de la bière Molson, 2021

En 1990, en France, des rectifications orthographiques ont été adoptées, puis la francophonie a suivi (l’Oreille tendue en causait notamment ici). Chez les promoteurs de ces rectifications, il y avait le désir de simplifier les choses en matière d’accents circonflexes, bref d’en enlever.

Un brasseur québécois pense exactement le contraire : il ne faut pas en utiliser moins; au contraire, il faut en ajouter, même là où c’est fautif («fûmé» au lieu de «fumé»).

Merci, Molson.