«“Je vaux mieux que vous tous”, répétaient à longueur de journée sa parure, ses exigences sans cesse renouvelées, jusqu’à la démarche hautaine qu’il adoptait en parcourant l’été venu les jardins du château» (p. 32).
«Dévots pendant le jour, les Vénitiens sont sacrilèges sous le couvert d’un masque ou des ténèbres» (p. 71).
«J’avais fini [c’est Casanova qui parle] par réviser mon premier avis à son égard en jugeant que si un homme avait les ressources intérieures pour se porter à pied au bout de l’Amérique, en gravissant les monts Appalachiens puis les montagnes Rocheuses, en se nourrissant d’herbes et de visions, en remplissant l’espace immense de chimères, pour l’aiguillonner jusqu’aux déserts gelés où le passage du Nord-Ouest attend son découvreur, c’était bien cet inlassable Français [Chateaubriand]» (p. 189).
Benjamin Hoffmann, les Minuscules. Roman, Paris, Gallimard, coll. «NRF», 2024, 285 p.
(Le hockey est partout dans la culture québécoise et canadienne. Les chansons sur ce sport ne manquent pas, plusieurs faisant usage de la langue de puck. Petite anthologie en cours. Liste d’écoute disponible sur Spotify. Suggestions bienvenues.)
Les lèvres scorbut de Jacques Cartier
Les lèvres envahies de Donnacona
Les lèvres barbecue de Jean de Brébeuf
Les lèvres tonitruantes de Frontenac
Les lèvres auréolées de Marguerite Bourgeoys
Les lèvres dévouées de madame de Peltrie
Les lèvres citadines de Paul de Chomedey de Maisonneuve
Les lèvres rôties de Gabriel Lalemant
Les lèvres aventureuses de Pierre Radisson
Les lèvres hospitalières de Jeanne Mance
Les lèvres puritaines de la reine Victoria
Les lèvres épiques de Louis Fréchette
Les lèvres vénérées du frère André
Les lèvres joualisantes de Jean Narrache
Les lèvres métissées de Louis Riel
Les lèvres black-out de Maurice Duplessis
Les lèvres mégalomanes de Jean Drapeau
Les lèvres méprisantes de Pierre Elliott Trudeau
Les lèvres en tabarnak de Michel Chartrand
Les lèvres polémiques de Pierre Bourgault
Les lèvres nicotine de René Lévesque
Les lèvres FLQ de Jacques Lanctôt
Les lèvres blanches de Michèle Lalonde
Les lèvres rapaillées de Gaston Miron
Les lèvres cantouque de Gérald Godin
Les lèvres kamikazes de Josée Yvon
Les lèvres tatouées de Denis Vanier
Les lèvres cajuns de Zachary Richard
Les lèvres allumées de Robert Lepage
Les lèvres magnétiques de Gérald Leblanc
Les lèvres peintes de Roméo Savoie
Les lèvres absentes de Réjean Ducharme
Les lèvres écologistes de Pierre Dansereau
Les lèvres kabuki de Diane Dufresne
Les lèvres highway de Jack Kerouac
Les lèvres géniales d?Émile Nelligan
Les lèvres exploréennes de Claude Gauvreau
Les lèvres carreautées de Félix Leclerc
Les lèvres familiales de Michel Tremblay
Les lèvres québécoises de Gaëtan Lévesque
Les lèvres incendiées de Paul-Marie Lapointe
Les lèvres monologuistes de Yvon Deschamps
Les lèvres autochtones de Florent Vollant
Les lèvres souriantes de Anne Hébert
Les lèvres boréales de Richard Desjardins
Les lèvres passionaras de Pauline Julien
Les lèvres Appalaches de Richard Séguin
Les lèvres western de Willie Lamothe
Les lèvres alchimiques de Paul Chamberland
Les lèvres amérindianistes de Serge Bouchard
Les lèvres innues de Joséphine Bacon
Les lèvres archivistes de Gaëtan Dostie
Les lèvres combatives de Lise Payette
Les lèvres tam ti dedam tam de Gilles Vigneault
Les lèvres pampamlinkquetinkquetonktonk de Raymond Lévesque
Les lèvres party de Pierre Falardeau
Les lèvres comètes de Guy Lafleur
Les lèvres herculéennes de Louis Cyr
Les lèvres nationales de Maurice Richard
Les lèvres ouvertes de Jean-Paul Daoust
Les lèvres inachevées de l’Amérique
P.-S.—Cette chanson est un hommage au poème «Les lèvres ouvertes», paru dans le recueil du même titre (2001), de Jean-Paul Daoust.
«Odile, d’habitude, dormait comme un plomb et jamais elle n’entendait rentrer les bateaux qui, pourtant, faisaient assez de bruit avec leur sirène pour demander l’ouverture du pont.
Une fois, pourtant, qu’elle avait mangé de la morue à la crème et qu’elle ne digérait pas, elle se réveilla au milieu de la nuit. Elle avait envie de se relever pour boire un verre d’eau. Elle hésitait, à cause du froid.
Soudain, il lui sembla qu’elle entendait un murmure et elle tendit l’oreille, troublée. Elle entendait et elle n’entendait pas. C’était curieux. Elle avait le corps chaud de la Marie à côté d’elle et elle cherchait à percevoir sa respiration, constatait quelque chose d’anormal.»
Simenon, la Marie du Port. Roman, dans Tout Simenon 21, Paris et Montréal, Presses de la Cité et Libre expression, coll. « Omnibus », 1992, p. 483-566, p. 561. Édition originale : 1938.
(Le hockey est partout dans la culture québécoise et canadienne. Les chansons sur ce sport ne manquent pas, plusieurs faisant usage de la langue de puck. Petite anthologie en cours. Liste d’écoute disponible sur Spotify. Suggestions bienvenues.)
Pour tous les p’tits matins passés à l’aréna d’quartier
Et les ti-culs congelés qui patinent la goutte au nez
Pour les milliers d’patins attachés ben trop serrés
Serrés comme les budgets des jambières c’est pas donné
Ô Maurice Richard
Que l’on prie tous les soirs
Donne-nous notre gain quotidien
Parce qu’on sait qu’t’es jamais ben loin
Hé ho go Habs go
Un aut’ ent’ les poteaux
Un dernier coup d’patin pour aller vers la victoire
On est des millions à tenir le flambeau
Je sais qu’c’est just’un sport mais pour nous c’est not’histoire
Pour toutes les dents cassées et les épaules disloquées
Les nez écrasés sur des visages ecchymosés
Pour ceux qui ont payé pour avoir le droit d’rêver
Et ceux qui étaient bons, bons mais juste pas assez
Ô Maurice Richard
Que l’on prie tous les soirs
Donne-nous notre gain quotidien
Parce qu’on sait qu’t’es jamais ben loin
Hé ho go Habs go
Un aut’ ent’ les poteaux
Un dernier coup d’patin pour aller vers la victoire
On est des millions à tenir le flambeau
Je sais qu’c’est just’un sport mais pour nous c’est not’histoire
Pour tous ceux dans les blancs qui ont fois deux payé
Les billets travaillant deux jours pour les acheter
Et tous les chandails rouges qui sont fièrement portés
Faites-le au moins pour ce sport, faites-le dans toute sa beauté
Hé ho go Habs go
Un aut’ ent’ les poteaux
Un dernier coup d’patin pour aller vers la victoire
On est des millions à tenir le flambeau
Je sais qu’c’est just’un sport mais pour nous c’est not’histoire
Hé ho go Habs go
La 656e livraison de XVIIIe siècle, la bibliographie de l’Oreille tendue, est servie.
La bibliographie existe depuis le 16 mai 1992. Elle compte 76 700 titres.
À partir de cette page, on peut interroger l’ensemble des livraisons grâce à un rudimentaire moteur de recherche et soumettre soi-même des titres pour qu’ils soient inclus dans la bibliographie.