Le niveau baisse ! (1880)

«Chaque année, ceux qui voient arriver à l’Université les jeunes gens sortis de Rhétorique constatent les plus fâcheux résultats. Fort peu sont en état d’écrire correctement le français […]. Sept années d’études, et, pour conclusion, l’ignorance.»

Source : Vandenkindere, 1880, cité dans Jean-Marie Klinkenberg, la Langue dans la Cité. Vivre et penser l’équité culturelle, préface de Bernard Cerquiglini, Bruxelles, Les Impressions nouvelles, 2015, 313 p., p. 157.

Pour en savoir plus sur cette question :

Melançon, Benoît, Le niveau baisse ! (et autres idées reçues sur la langue), Montréal, Del Busso éditeur, 2015, 118 p. Ill.

Benoît Melançon, Le niveau baisse !, 2015, couverture

Le niveau baisse ! (1962)

«Maître Normand, notaire à Sainte-Eulalie, est d’avis que les impôts sont trop élevés; que l’art oratoire est en décadence; que, de manière générale, le monde court à sa perte.

La faute en est évidemment à la jeunesse.

— Les jeunes d’aujourd’hui, monsieur l’abbé, ne savent plus raisonner. Tirer une conclusion de données bien posées leur paraît une opération trop difficile et, pour tout dire (l’avant-bras balayant l’espace), pas très intéressante. Je ne sais pas ce qu’on leur enseigne dans les collèges, mais le résultat est déplorable. J’ai bien peur que l’on n’y sacrifie un peu trop souvent sur l’autel du hockey (Maître Normand prononce “hocquet”), de la balle au camp et du tennis. Notre temps est celui de la facilité, monsieur l’abbé !»

Source : Gilles Marcotte, le Poids de Dieu, Paris, Flammarion, 1962, 218 p., p. 119.

Pour en savoir plus sur cette question :

Melançon, Benoît, Le niveau baisse ! (et autres idées reçues sur la langue), Montréal, Del Busso éditeur, 2015, 118 p. Ill.

Benoît Melançon, Le niveau baisse !, 2015, couverture

Le niveau baisse ! (1909)

«Tous les professeurs et tous les examinateurs de France […] sont d’accord là-dessus : les jeunes Français n’écrivent pas en français. La déchéance progressive est, en cette affaire, d’une prodigieuse rapidité.»

Source : Émile Faguet, 1909, cité dans Jean-Marie Klinkenberg, la Langue dans la Cité. Vivre et penser l’équité culturelle, préface de Bernard Cerquiglini, Bruxelles, Les Impressions nouvelles, 2015, 313 p., p. 157.

Pour en savoir plus sur cette question :

Melançon, Benoît, Le niveau baisse ! (et autres idées reçues sur la langue), Montréal, Del Busso éditeur, 2015, 118 p. Ill.

Benoît Melançon, Le niveau baisse !, 2015, couverture

Le niveau baisse ! (1886)

«L’orthographe des étudiants en lettres est devenue si défectueuse que la Sorbonne s’est vue réduite à demander la création d’une nouvelle maîtrise de conférences, dont le titulaire aurait pour principale préoccupation de corriger les devoirs de français des étudiants de la faculté des lettres.»

Source : Albert Duruy, «L’instruction publique et la démocratie», 1886, cité dans Claude Lelievre, «La “bataille de l’orthographe” à l’Université», 5 octobre 2010.

Pour en savoir plus sur cette question :

Melançon, Benoît, Le niveau baisse ! (et autres idées reçues sur la langue), Montréal, Del Busso éditeur, 2015, 118 p. Ill.

Benoît Melançon, Le niveau baisse !, 2015, couverture